Peinture romaine

Mur de la Domus Aurea de Néron, à Rome, construite en 65, assimilable au quatrième style pompéien.

La peinture des anciens Romains nous est connue par les fouilles des villas romaines disséminées dans tout l'Empire, mais surtout dans les cités ensevelies par l'éruption du Vésuve, en 79 ap. J.-C. : Pompéi, Herculanum, Stabies, Oplontis.

Techniques

Les peintures murales romaines ont été exécutées selon trois techniques :

Les quatre styles de la peinture pompéienne

On distingue quatre styles de peintures pompéiennes, applicables par analogie à toutes les autres régions de l'Empire.

Premier style : du IVe au début du Ier siècle av. J.-C.

Le premier style imite les grandes dalles et incrustations de marbre des palais hellénistiques, par de simples revêtements de stuc polychromes imitant des marbres de différentes couleurs.

Les parois sont divisées en compartiments par des cloisonnements en creux ou en saillie.

Des tableaux de peinture sur panneaux de bois (peints en atelier, aujourd'hui disparus) étaient fixés dans les encadrements de stuc.

Deuxième style : de 80 à 15 av. J.-C.

Le deuxième style est celui de la fin de la République romaine. On voit apparaître des éléments architecturaux peints en perspective ou en trompe-l'œil, comme des frontons, des colonnes, qui s'ouvrent comme de grandes fenêtres sur des jardins, des scènes du quotidien ou des épisodes mythologiques.

Les tableaux ne sont plus peints en atelier sur des panneaux de bois, mais directement sur les murs par des artistes, travaillant parmi une équipe de peintres en bâtiment moins spécialisés.

Ce deuxième style évolue au long de son existence : les éléments d'architecture se font moins nombreux, laissant la place à de vastes espaces de scènes de paysages ou de mythologie.

Troisième style : 15 av. à 50 ap. J.-C.

Le troisième style apparaît au début du règne d'Auguste. Les éléments en trompe-l'œil ont disparu : le décor devient plat. Les murs sont divisés horizontalement et verticalement en rectangles colorés.

Des paysages idylliques prennent place sur le panneau central. Des miniatures aux couleurs vives sont peintes sur des fonds noirs ou blancs.

Quatrième style : 50 à 79 ap. J.-C.

Le quatrième style pompéien voit le retour de la perspective et du trompe-l'œil. Mais cette fois, on assiste à une décoration mêlant des éléments architecturaux « baroques » à de petites figurines et des festons en trompe-l'œil. Les scènes mythologiques sont à caractère initiatique ou moral. Les couleurs sont nettes, avec de vives oppositions chromatiques.

La peinture romaine après Pompéi

La peinture murale post-pompéienne est beaucoup moins connue, parce que beaucoup moins abondante. Elle s'étend jusqu'au Ve siècle.

Les portraits du Fayoum

Pour en savoir plus, lire l’article : Portraits du Fayoum.

Les portraits du Fayoum sont des portraits sur panneaux de bois trouvés à partir de 1888 dans le Fayoum, en Égypte. Ils datent des premiers siècles de notre ère (Ier au IVe siècle). Ils étaient peints du vivant des populations de cette époque, puis placés dans les tombes, généralement sur le visage des momies. Un millier de ces portraits sont parvenus jusqu'à nous, grâce à l'atmosphère très sèche qui règne dans les nécropoles égyptiennes. Ce sont les seuls tableaux de chevalet qui nous restent de l'Antiquité.

Liens, sources

Portail Rome antique   Histoire romaine, langues et civilisations italiotes.
Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Style pompéien de Wikipédia.
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