Église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage

L'église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage, sise place du Béguinage dans le centre historique de la ville de Bruxelles, est un édifice religieux catholique de style baroque italo-flamand. Sa construction en 1657 est attribuée à l'architecte Lucas Faydherbe (attribution incertaine). L'église est église paroissiale catholique. Elle fut restaurée après l'incendie qui ravagea sa charpente en 2000.

Église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage
Présentation
Nom local Sint-Jan-de-Doper-op-het-Begijnhof
Culte catholique
Type église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Malines-Bruxelles
Début de la construction 1657
Architecte Lucas Faydherbe
Style dominant baroque
Géographie
Pays Belgique
Région Région de Bruxelles-Capitale
Ville Bruxelles
Coordonnées 50° 51′ 10″ nord, 4° 21′ 02″ est
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

Histoire

Vivant d'abord dispersées dans le bourg, des béguines reçoivent de l'évêque de Cambrai (dont dépend le doyenné de Bruxelles) la permission (en 1252) de construire un vaste enclos fait de maisons individuelles qui leur permettent de vivre communautairement : c'est le béguinage de Bruxelles. Il s'appelle Notre-Dame de la Vigne. Celui-ci devient très important, possédant au meilleur moment de son histoire, sa blanchisserie, son moulin sur la Senne, son hôpital.

En 1579, l'église gothique du béguinage fut mise au pillage par les Calvinistes. Une nouvelle église, de style baroque, remplaça l'ancienne. La première pierre est posée en 1657. L'architecte n'est pas connu bien que Lucas Faydherbe soit parfois cité. On ne sait pas dans quelle mesure l'ancienne église gothique fut démolie ou pas.

Au XVIIIe siècle le coût de s'installer au béguinage est relativement élevé. Ce qui entraîne son déclin. Au début du XIXe siècle les maisonnettes, peu entretenues, sont mises à la disposition de personnes âgées indigentes. En 1824, une grande partie des constructions béguinales est jugée vétuste : elles sont démolies pour faire place à la construction d'un grand hospice, devenu l'hospice Pachéco. Les dernières maisons du béguinage disparaissent en 1856.

En novembre 2000, l'église fut victime d'un incendie qui ravagea la toiture. En 2006, on entreprit la reconstruction de la charpente en employant du chêne de la Loire. Cette structure reçut ensuite 3 000 m2 d'ardoises provenant d'Espagne.

Architecture

Du béguinage seul subsiste sa remarquable église Saint-Jean-Baptiste, construite à partir de 1657 par l'architecte brabançon Lucas Faydherbe (attribution incertaine). De style baroque tardif, elle fut construite sur les fondations de l'église gothique détruite lors des troubles religieux : cela explique son plan en forme de croix latine qui n'est pas habituel pour une église baroque. Sa façade présente tout ce que les tendances architecturales de la fin du XVIIe siècle permettent — pilastres, colonnes, chapiteaux, torchères, entablements, œils-de-bœuf — dans un ensemble chargé mais harmonieux qui fait déjà penser au style néo-classique qui n'est pas loin.

Patrimoine

  • Le maître-autel est de style Louis XVI. Le médaillon central représente la Sainte Famille.
  • Adossés aux murs des bas-côtés: les six confessionnaux, du XVIIIe siècle, ornés de figures allégoriques féminines tenant différents objets liés au sacrement de réconciliation.
  • La chaire de vérité, du XVIIIe siècle également, est consacrée à Saint Dominique le fondateur des Dominicains. Elle provient d'une église à Malines. Un vaste rocher (en bois) soutient la cuve et l'escalier de la chaire. Dominique y est représenté comme vainqueur de l'hérésie cathare.
  • En ce qui concerne les peintures ce qui retient le plus l'attention c'est une série de tableaux par Theodoor van Loon. Celui-ci fut désigné à l'époque pour reconstituer le patrimoine pictural suite aux destructions iconoclastes (l'église fut détruites par les calvinistes deux fois lors des guerres de religion du XVIe siècle)[1]. Cependant, des six tableaux de van Loon, seul deux restent visibles dans l'église (août 2017) : Le couronnement de Sainte Ursule (transept nord) et l'Adoration des mages. Un autre fut volé, un est placé aux musées royaux des beaux arts (l'assomption), quatre autres Van Loon de l'église viennent d'être restaurés à l'occasion de l'exposition "Théodore Van Loon, un caravagesque entre Rome et Bruxelles"[2],[3]. Un remarquable tableau du XVIe siècle se trouve dans le transept droit. Un Christ en croix monumental, œuvre de Gaspard de Crayer (Anvers 1584 - Gand 1669), se trouve à l'extrémité du transept sud.
  • Dans le transept sud, une émouvante mise au tombeau en pierre, provenant d'un atelier anversois, peut être admirée.
  • Le chemin de croix en plâtre, placé en 1862, est l'œuvre de "monsieur Geefs d'Anvers"[1].
  • Il y a régulièrement des expositions, les paroissiens ont un engagement marqué en faveur des pauvres et des émigrants.

Galerie

    Références

    1. Denis Coekelberghs, L'église Saint-Jean-Baptiste au béguinage à Bruxelles et son mobilier, Bruxelles, Monographie du Patrimoine artistique de la Belgique, , 332 p., p. 183
    2. « Théodore Van Loon », sur bozar.be (consulté le 7 décembre 2018)
    3. « La technique picturale de Van Loon », sur www.researchgate.net (consulté le 13 aout 2017)
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