Église Sant'Andrea della Zirada

L'église Sant'Andrea della Zirada est un édifice religieux de la ville de Venise, situé dans le sestiere de Santa Croce.

Église Sant'Andrea della Zirada
Sant'Andrea della Zirada
Présentation
Culte
Type
Diocèse
Dédicataire
Style
Architecture gothique italienne (en)
Matériau
Construction
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées
45° 26′ 18″ N, 12° 18′ 58″ E

Situation

La façade orienté nord-ouest donne sur le Campo Sant'Andrea et le Canal de Santa Chiara. Le transport hectométrique de Venise limite son flanc nord-est.

Histoire

Quatre Vénitiennes nobles : Francesca Corraro, Elisabetta Gradenigo, Elisabetta Soranzo et Maddalena Malipiero obtinrent en 1329 le droit d'ériger au caò de zirada, endroit où les bateaux pouvaient faire demi-tour, un oratoire et un hospice pour femmes pauvres, sous le patronage de l'apôtre Saint-André. Le projet se heurta à l'opposition des religieuses de Santa Chiara, mais put s'accomplir en 1331, grâce à l'apport de la famille Bonzio,. En 1347, les dames Soranzo et Malipiero encore vivantes, ensemble avec sept autres nobles, adoptèrent la règle de saint Augustin, et se soumirent au patronage du doge. Elles commencèrent la construction du monastère adjacent ainsi qu'une église à la place de l'oratoire. Celle-ci fut reconstruite en 1475 et consacrée en 1502 par Giulio Brocchetta, archevêque de Corinthe, avant d'être restaurée au cours du XVIIe siècle. Les Augustines continuèrent à alimenter les pauvres jusqu'en 1684, quand l'ancien hospice fut supprimé et incorporé au monastère.
La communauté fut supprimée par décret du 25 avril 1810. Le monastère fut démoli. L'église fut rouverte le 25 octobre 1810 comme dépendance de l'église San Nicolò da Tolentino. Elle est aujourd'hui déconsacrée.

Description

Extérieure

La façade est tout ce qui reste de l'édifice gothique tardif datant de 1475, elle est divisée en trois par des pilastres réunis par des arcs aveugles. Cette architecture de la façade est très simple et se retrouve dans d'autre églises vénitiennes comme San Sant'Aponal ou San giovani in Bragora. Il en est de même pour le portail dont le tympan contient deux bas-reliefs du XIVe siècle, représentant respectivement : La vocation des apôtres Pierre et André et la passion du Christ. Au-dessus un rosace monochrome flanquée de deux fenêtres à meneaux.

Intérieur

L'intérieur, à une seule nef est typique des églises de petite et moyenne taille construites à Venise dans la seconde moitié du XVe siècle. À noter le Barco : Pièce particulière sur la contre-façade qui a gardé ses deux colonnes d'origine avec des contreforts gothiques en bois. La face avant est richement décorée de stuc à festons floraux, qui encadrent les deux grandes ouvertures protégées par des grilles de fer forgé, derrière lesquelles les religieuses pouvaient assister aux services religieux.

  • Le maître autel et son retable est une œuvre en marbre polychrome du sculpteur flamand Josse le Court; c'est sa dernière œuvre vénitienne, elle date de 1669.
  • Premier autel du côté droit : Statue en marbre de Saint-Nicolas XVIIIe
  • deuxième autel du côté droit :Statue en marbre de Marie de Cléophas
  • Premier autel du côté gauche : Statue en marbre de Saint André l’apôtre
  • Le second autel du côté gauche : Christ en croix en marbre polychrome du XVIIIe
  • Un tableau de Véronèse, Saint Jérôme, datant de 1580 environ (huile sur toile||251 × 167 cm), ornait cette église. Il est aujourd'hui conservé aux Gallerie dell'Accademia de Venise[1].

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Notes et références

  1. Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires, , 605 p. (ISBN 978-2-8099-0019-4), p.316-340
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