Éloy-Ernest Forestier de Boinvilliers

Éloy-Ernest Forestier de Boinvilliers (né le à Beauvais - mort le à Beauval) est un avocat français.

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Éloy-Ernest Forestier de Boinvilliers
Fonctions
Bâtonnier
Ordre des avocats de Paris
-
Joachim Gaudry (d)
Sénateur du Second Empire
Député
Biographie
Naissance
Décès
(à 86 ans)
Somme
Nationalité
Activités
Père

Il est le père d'Édouard Boinvilliers, maître des requêtes au Conseil d'État.

Biographie

Sa famille était originaire de Versailles. Son père, Jean-Étienne Forestier, dit de Boinvilliers (1764-1830), qui avait commencé sa carrière dans l'enseignement était professeur de « belles-lettres » à l'école centrale de Beauvais en 1799 créée par la Révolution. Ces écoles centrales étant devenu ensuite des collèges et des lycées, il est nommé censeur du lycée de Rouen, puis inspecteur d'académie à Douai. Il est membre correspondant de la classe d'Histoire et de littérature de l'Institut en 1803, jusqu'en 1816, puis de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il a écrit pour le libraire et éditeur Auguste Delalain (1774-1852) de nombreux livres de classe, des manuels de grammaire, des anthologies latine et française, ..., soit une centaine de livres en vingt ans.

Dans les années 1820, il participe à la charbonnerie[1]. Il a débuté à 21 ans au tribunal de Versailles, et en 1822, il s'est inscrit au stage du barreau de Paris. Avec Gustave Louis Chaix d'Est-Ange, il va être parmi les avocats de la défense dans le procès des quatre sergents de La Rochelle.

Lors de la révolution de juillet 1830, il fait partie du petit groupe qui tente, sans succès, d'obtenir des institutions républicaines[2].

Il est député de la Seine de 1849 à 1851, siégeant à droite.

Sous le Second Empire, Éloy-Ernest Forestier de Boinvilliers devint conseiller d'État, puis sénateur le 5 octobre 1864. Fidèle à Napoléon III, il se retira de la vie politique après le 4 septembre 1870.

Famille

Œuvres littéraires

  • Beautés de Tacite, ou Choix des morceaux et des pensées les plus remarquables de cet historien sur la morale, la philosophie et la politique, avec la traduction en regard…, Paris, A. Emery, 1825, in-8°, 416 p. (notice BnF no FRBNF30121085)

Références

  1. Alan Spitzer, Old Hatreds and Young Hopes, The French Carbonari against the Bourbon Restauration, Harvard University Press, 1971
  2. Georges Weill, Histoire du parti républicain en France (1814-1870), Paris, Félix Alcan, , pp.25-26

Sources

Annexes

Bibliographie

  • Boinvilliers, par Victor Frond, Le panthéon des illustrations françaises au XIXe siècle, tome II (lire en ligne)
  • Edmond Rousse, Notice sur M. Boinvilliers, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats à la Cour d'appel de Paris, Alcan-Lévy, Paris, 1888 (lire en ligne)

Liens externes

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