Équipe d'Italie de rugby à XV

L’équipe d'Italie de rugby à XV ou Squadra Azzurra est l'équipe qui représente l'Italie dans les compétitions majeures de rugby à XV, la Coupe du monde de rugby à XV et le Tournoi des Six Nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article). Elle intègre le tournoi lors de l'édition 2000. Elle n'a jamais remporté cette compétition et son bilan est de 12 rencontres gagnées et un match nul pour 67 défaites. L'Italie participe également à la Coupe du monde depuis sa création mais elle n'a jamais dépassé le stade des matchs de poule.

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Italie
Surnom la Squadra Azzurra, les Azzurri
Stade Stadio Olimpico (72 698 places)
Entrée au Board 1987
Sélectionneur Franco Smith
Capitaine Luca Bigi
Record de sélections Sergio Parisse (142)
Record de points Diego Domínguez (983)
Record d’essais Marcello Cuttitta (25)
Premier match officiel

Espagne 9 - 0 Italie

Plus large victoire

Italie 104 - 8 Rép. Tchèque

Plus large défaite

Afrique du Sud 101 - 0 Italie

Coupe du monde  
· Phases finales 9/9
· Meilleur résultat 3e de poule (1987, 1991, 1995, 2003, 2007, 2011, 2015, 2019)

La Federazione Italiana Rugby (fédération italienne de rugby à XV ou F.I.R.) fondée en 1928, a la charge de gérer l'équipe d'Italie. Les Italiens jouent en blanc et bleu. Les Azzurri ont évolué à domicile au stade Flaminio de Rome jusqu'en 2013. À la suite de difficultés rencontrées pour effectuer une mise aux normes et d'agrandissement de ce stade, la F.I.R. décide que l'équipe nationale joue ses rencontres au Stade olympique et abandonne ses droits sur le stade Flaminio à la Fédération italienne de football. Le sud-africain Franco Smith, successeur de l'irlandais Conor O'Shea, est l'entraîneur par intérim de la sélection nationale pour le Tournoi des Six Nations 2020.

Au , elle est treizième au classement des équipes nationales de rugby[1].

Histoire

Débuts (1911-1942)

Équipe d'Italie en 1933.

En 1929 a lieu le premier championnat d'Italie, gagné par Ambrosiana Milano. Il regroupe alors 6 des 16 équipes existant en Italie. C'est en mai de la même année que l'équipe nationale joue sa première rencontre internationale, contre l'Espagne, à Barcelone, et perd 9 à 0[2]. L'année suivant les Italiens prennent leur revanche à l'Arena Civica de Milan, en battant les Ibériques (3-0)[3].

En 1934, le rugby à XV se répand en Italie, notamment dans les villes de Milan, Rome, Turin, Bologne, Padoue, Naples, Gênes, Brescia, Trévise, Rovigo et Parme[2]. En 1935 l'Italie, sous les ordres de Julien Saby, affronte pour la première fois l'équipe de France au stade Flaminio, lors du premier Tournoi européen FIRA et perd (6-44)[4]. Sous la férule d'un autre entraîneur français, Michel Boucheron, l'Italie participe au Tournoi préolympique de Berlin où elle termine à la 3e place, en battant la Roumanie (8-7)[5]. En 1937, les Italiens sont à nouveau largement dominés par les Français (43-5) au Parc des Princes, lors de la finale du Tournoi FIRA 1937[6].

Malgré la Seconde Guerre mondiale, le championnat italien et l'équipe nationale continuent d'organiser des rencontres jusqu'en mai 1942[7]. Le régime fasciste pourtant hostile au départ à ce sport en raison de ses origines anglaises, va ensuite en faire la promotion, valorisant « l'esprit de combat et de camaraderie »[8].

Après-guerre (1948-1980)

Italie - France en 1954.

Après le conflit, le rugby à XV entre dans une nouvelle dimension grâce à l'aide des troupes alliées basées en Italie[2]. L'ancien joueur Tommaso Fattori (it) devient l'entraîneur de la sélection nationale, mais il faut attendre 1948 pour que l'Italie joue un nouveau match international face à la Tchécoslovaquie, victoire 17 à 0[9]. La Vénétie (Rovigo, Padoue et Trévise) domine rapidement le rugby italien, gagnant le surnom de République du rugby italien. Parme et L'Aquila sont alors aussi des centres importants du rugby à XV.

Pierre Villepreux, entraîneur de l'Italie de 1978 à 1981.

Dans les années 1950, l'Italie domine les équipes européennes qu'elle affronte, à savoir les équipes d'Espagne, de Roumanie, d'Allemagne de l'ouest et de Tchécoslovaquie, à l'exception de la France[10].

Dans les années 1960, l'Italie est concurrencée par la Roumanie, mais le , elle est toute proche de réaliser l'exploit de battre pour la première fois la France, au stade Lesdiguières à Grenoble, menant sur le score de 6 à 12 à quelques minutes de la fin de la rencontre[11] avant que les deux ailiers Christian Darrouy et Jean Dupuy permettent à l'équipe de France de sortir du piège italien en marquant deux essais pour une victoire compliquée 14-12[12]. Entre octobre 1965 et novembre 1966, la nouvelle formule de la Coupe européenne voit l'équipe d'Italie terminer deuxième, battant la Tchécoslovaquie (11-0)[13], et la Roumanie (3-0)[14], faisant match nul contre l'Allemagne de l'ouest (3-3)[15], et perdant contre la France (0-21)[16], cette dernière remportant la coupe européenne. La fin de la décennie est compliquée pour les Italiens, qui se retrouvent dans le groupe B de la Coupe européenne des nations FIRA, en raison de mauvais résultats.

Au début des années 1970, l'Italie effectue des tournées en Afrique, affrontant le Madagascar, le Zimbabwe et une sélection d'Afrique du sud nommée les Léopards. Grâce à de meilleurs résultats et l'apport d'entraineurs venant de l'étranger, les Gallois Roy Bish[17], et Gwyn Evans ainsi que le Français Pierre Villepreux[18], l'Italie commence à rencontrer des sélections britanniques, australiennes et néo-zélandaises.

Entrée dans le haut niveau mondial (1980-2000)

Ballon de rugby italien.
Victoire contre la France 1997

Grenoble, stade Lesdiguières,

France - Italie 32-40

Points marqués:

  • France : 4 essais : collectif (14e) Bondouy (52e, 82e), Sadourny (79e), 3 transformations d'Aucagne (14e, 52e, 82e), 2 pénalités d'Aucagne (20e, 24e)
  • Italie : 4 essais : Francescato (5e) Gardner (34e), Croci (56e), Vaccari (74e), 4 transformations de Dominguez (5e, 34e, 56e, 74e), 4 pénalités de Dominguez (17e, 30e, 62e, 68e).

France: Sadourny, Ougier, Delaigue, Bondouy, Saint-André, Aucagne, Accoceberry, Costes, Pelous, Benetton, Miorin (Betsen), Merle, Tournaire, Dal Maso (Ibañez), Rougemont.
Entraîneur: Jean-Claude Skrela.

Italie: Pértile; Vaccari, Bordon, I. Francescato (24e Mazzariol), Marcello Cuttitta; Domínguez, Troncon (39e et 42e Guidi); Gardner, Giovanelli, Sgorlon; Cristofoletto, Croci; Properzi, Orlandi, Massimo Cuttitta.
Entraîneur: Georges Coste.

Arbitre: McHugh

À partir de 1980, les victoires obtenues contre des membres de la Coupe d'Europe des nations (Roumanie, Espagne, Portugal, Allemagne ou Union soviétique), mais également contre le Canada (9-37)[19], permettent à la Squadra Azzurra d'affronter en 1983, pour la première fois l'Australie à Rovigo au stade Mario-Battaglini, perdant 7 à 29[20].

En 1987, l'Italie fait partie des seize équipes qui participent à la première Coupe du monde de rugby qui a lieu en Nouvelle-Zélande et en Australie[21]. L'Italie joue le match d'ouverture à l'Eden Park d'Auckland face à la Nouvelle-Zélande. La défaite est lourde pour les Azzurri (70-6)[22]. Après une nouvelle défaite face à l'Argentine (25-16)[23], les Italiens terminent la Coupe du monde par une victoire face aux Fidji (18-15)[24]. En 1988, l'Italie rencontre à nouveau l'Australie et perd cette rencontre 6 à 55, puis affronte pour la première fois l'Irlande, perdant à Lansdowne Road 31 à 15[25].

La Squadra Azzurra participe à la Coupe du monde 1991 qui a lieu en Angleterre, se trouvant dans une poule très relevée, avec l'Angleterre, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Elle démarre cette compétition par une victoire face aux États-Unis (30-9), avant de perdre les deux rencontres suivantes, 36 à 6 face au XV de la rose[26], et 31 à 21 face aux All Blacks[27]. Dans cette compétition, le demi d'ouverture Diego Dominguez inscrit 29 points.

Peu avant la Coupe du monde 1995, en mai, elle obtient la première victoire de son histoire face à une équipe participant au Tournoi des Cinq Nations : elle s'impose 22 à 12 à Trévise face à l'Irlande. Lors de la Coupe du monde, les Italiens se retrouvent dans une poule en compagnie de l'Angleterre, des Samoa et de l'Argentine, où ils ont l'ambition de se qualifier pour les quarts de finale, avec des joueurs de qualité tels que le pilier Massimo Cuttitta, la charnière Alessandro Troncon et Diego Dominguez, ainsi que l'ailier Marcello Cuttitta. Mais ils manquent leur entame de compétition en perdant contre les Samoa (42-18)[28]. Ils perdent ensuite de peu face à l'Angleterre (27-20)[29]. Ils terminent la phase de poule par une victoire face à l'Argentine (31-25)[30], mais ne réussissent pas à se qualifier pour la suite de la compétition.

En 1997, l'Italie a des résultats significatifs. En janvier, elle bat l'irlande à Lansdowne Road sur le score de 29 à 37[31], puis, le , elle remporte pour la première fois une rencontre contre la France (32-40), au stade Lesdiguières de Grenoble[32]. Giambattista Croci est à la conclusion d'une action remarquable lors de cette rencontre. En fin d'année, elle affronte de nouveau l'Irlande. Pour la troisième fois consécutive lors des confrontations entre les deux équipes, elle s'impose face à celle-ci.

En janvier 1998, c'est l'Écosse qui tombe au Stadio Comunale di Monigo à Trévise, (25-21)[33]. La même année, l'Italie se qualifie pour la Coupe du monde 1999 en battant l'équipe des Pays-Bas (67-7)[34]. Le XV italien apprend également son intégration dans le Tournoi par le comité d'organisation, à partir de l'édition 2000[35].

À l'approche de la Coupe du monde, les Italiens perdent quasiment tous leurs matchs, subissant la plus large défaite de leur histoire, à Durban contre l'Afrique du Sud (101-0)[36]. Durant la compétition, l'Italie termine dernière de son groupe, perdant ses trois rencontres, face à l'Angleterre (67-7)[37], les Tonga (28-25)[38], et la Nouvelle-Zélande (101-3)[39].

Intégration et apprentissage du Tournoi (2000-2007)

John Kirwan, entraîneur de l'Italie de 2002 à 2005.

En 2000, l'Italie rejoint le Tournoi, qui devient le Tournoi des Six Nations[40], avec à sa tête le Néo-Zélandais Brad Johnstone[41]. L'équipe gagne son premier match dans cette compétition, contre l'Écosse sur le score de 34 à 20[42], Diego Domínguez, avec 29 points, établissant un nouveau record de points pour un joueur lors d'un match du tournoi[43],[N 1]. La suite du Tournoi est compliquée pour la Squadra Azzurra, avec trois lourdes défaites, au pays de Galles (47-16), en Irlande (60-13) et contre l'Angleterre (12-59). Pour terminer, l'Italie se déplace au Stade de France et subit une courte défaite face à la France (42-31)[44].

En 2001 les Italiens héritent de la cuillère de bois et subissent une lourde défaite à Twickenham face à l'Angleterre (80-23)[45]. Lors du Tournoi 2002, l'Italie perd à nouveau tous ses matchs, ce qui a pour conséquence le renvoi de l'entraîneur Brad Johnstone[46]. Il est alors remplacé par un autre Néo-Zélandais, John Kirwan[47]. Les Italiens gagnent le deuxième match de leur histoire dans un tournoi en 2003 contre le pays de Galles, (30-22)[47]. Pour la première fois, l'équipe ne termine pas à la dernière place de la compétition, et c'est le XV du Poireau qui récupère la cuillère de bois.

Les Italiens entament la Coupe du monde 2003 par une défaite face à la Nouvelle-Zélande (70-7), mais ils enchaînent ensuite deux victoires face aux Tonga (36-12) puis face au Canada (19-14). Dans le match pour la deuxième place de poule qualificative pour les quarts de finale, les Azzurri s'inclinent face aux Gallois (15-27)[48]. En 2004, l'Italie ne remporte qu'une seule rencontre dans le Tournoi, face à l'Écosse (20-14). Lors du Tournoi 2005, l'Italie termine en dernière position avec la cuillère de bois, et John Kirwan est remplacé par les Français Pierre Berbizier et Jean-Philippe Cariat. En juin, les Italiens réalisent une tournée en Argentine où ils créent la surprise en battant les Pumas (29-30)[49].

Lors du Tournoi des Six Nations 2006, les Italiens opposent une forte résistance à leurs adversaires. Ils obtiennent un match nul contre le pays de Galles (18-18)[50] et ne s'inclinent face à l'Écosse, par 13 à 10[51], qu'à cause d'une pénalité de Chris Paterson en fin de partie. Cependant ils terminent à nouveau dernier de la compétition avec un seul point.

Le début du Tournoi 2007 est compliqué pour l'Italie qui perd lourdement à domicile face à la France (3-39), puis s'incline à Twickenham face au XV de la rose (20-7). Se déplaçant ensuite à Murrayfield, l'Italie arrache un succès significatif face à l'Écosse (17-37), marquant trois essais transformés dans les six premières minutes de la partie, de la part de Mauro Bergamasco, Andrea Scanavacca et Kaine Robertson[52]. C'est la première victoire de la Squadra Azzurra à l'extérieur dans le cadre du Tournoi. Fort de ce succès, l'Italie domine ensuite le pays de Galles (23-20)[53]. Pour la première fois, l'Italie termine quatrième du Tournoi avec deux victoires.

La même année, l'Italie joue dans la poule C de la coupe du monde, où elle affronte la Nouvelle-Zélande, l'Écosse, la Roumanie et le Portugal. Pour commencer la compétition, les All Blacks écrasent les Italiens (76-14), mais les Italiens se reprennent lors des deux rencontres suivantes et s'imposent face à la Roumanie (24-18), puis face au Portugal (31-5). Pour terminer cette phase de poule, ils jouent la deuxième place face à l'Écosse, afin d'obtenir leur qualification pour les quarts de finale. Le buteur écossais Chris Paterson passe six pénalités durant la rencontre et permet au XV du chardon de l'emporter 18 à 16 et élimine l'Italie[54]. À l'issue de la compétition, Pierre Berbizier quitte ses fonctions[55].

Stagnation (depuis 2007)

Italie - Australie à Padoue, en 2008.

Le Sud-Africain Nick Mallett est nommé à la tête de l'équipe[56]. Lors du Tournoi 2008 l'Italie débute par une courte défaite (16-11) face à l'Irlande à Lansdowne Road, avant de s'incliner à domicile face à l'Angleterre (19-23). Les Italiens perdent ensuite lourdement face aux Gallois (47-8), puis au Stade de France face aux Bleus (25-13). Pour clôturer ce Tournoi, ils évitent la cuillère de bois, en dominant l'Écosse (23-20), cette victoire est arrachée grâce à un drop de dernière minute d'Andrea Marcato[57].

Le Tournoi 2009 débute face à l'Angleterre, par le fiasco de la titularisation de Mauro Bergamasco au poste de demi de mêlée[58], alors qu'il est habituellement troisième ligne. Le sélectionneur le remplace à la mi-temps, mais cela ne peut éviter la défaite (11-36). Les Italiens perdent ensuite tous les autres matchs et décrochent la cuillère de bois. En 2010 les Italiens ne gagnent qu'une seule rencontre face à l'Écosse (16-12) et terminent à la dernière place.

Lors du Tournoi 2011, la sélection italienne commence par une courte défaite contre l'Irlande (11-13)[59], avant de subir une large défaite en Angleterre (59-13) et un nouvel échec à domicile face aux Gallois (16-24). Mais le , au Stadio Flaminio, l'Italie réussit pour la première fois dans le Tournoi, à gagner contre la France (22-21)[60]. Une semaine plus tard, l'Italie chute en Écosse (21-8) et n'échappe pas à la dernière place.

Participante de la coupe du monde 2011, l'Italie est dans la poule C, en compagnie de l'Australie, de l'Irlande, des États-Unis et de Russie. Après une défaite face aux Wallabies (32-6)[61], les Italiens dominent successivement la Russie (53-17)[62], puis les États-Unis (27-10)[63]. Lors de la dernière rencontre, ils s'inclinent face à l'Irlande (36-6)[64], étant une nouvelle fois dans l'impossibilité de se qualifier pour les quarts de finale.

Nick Mallett n'est pas conservé à son poste[65], remplacé par le Français Jacques Brunel, qui prend la tête de l'équipe le [66].

Lors du Tournoi 2012, les Italiens entament la compétition par une défaite au Stade de France contre l'équipe de France (30-12)[67]. Une semaine plus tard, lors de leur premier match au Stadio Olimpico de Rome, les Azzuri livrent une prestation plus qu'honorable, inscrivant deux essais en toute fin de première mi-temps. L'Angleterre s'impose finalement 19 à 15[68]. L'Italie s'incline ensuite deux nouvelles fois à l'extérieur, plus lourdement, en Irlande (42-10) et au pays de Galles (24-3). En clôture du Tournoi, lors du match pour la cuillère de bois, les Italiens l'emportent face à l'Écosse (13-6), s'évitant l'antitrophée qui revient aux Écossais[69]. En juin, les Azzurri partent en tournée en Amérique ; après une défaite contre l'Argentine (37-22), ils gagnent contre le Canada (25-16) et les États-Unis (30-10). Lors des tests de novembre, ils battent les Tonga (28-23), avant une défaite logique contre la Nouvelle-Zélande (10-42)[70]. Pour leur dernier match, ils frôlent l'exploit contre l'Australie (19-22)[71],[72].

Italie - Galles, en 2013.

En 2013, Le Tournoi s'avère être une réussite pour les Italiens. Lors de la première journée, l'Italie bat à nouveau, deux ans après la victoire 22-21 à Flaminio, le XV de France (23-18)[73]. Néanmoins, la Squadra Azzura ne confirme pas par la suite, s'inclinant largement en Écosse (34-10) et face au pays de Galles (9-26). En revanche, elle se montre héroïque en Angleterre, inscrivant le seul essai du match et s'inclinant de sept points (18-11). Lors de la dernière journée, elle montre le même visage que face à la France et domine étonnamment l'Irlande, (22-15)[74], battant le XV du Trèfle pour la première fois dans le Tournoi. C'est la deuxième fois que l'Italie remporte deux matchs dans un même tournoi, après celui de 2007. En juin, les Italiens se rendent en Afrique du Sud pour un Tournoi contre les Springboks, les Samoa et l'Écosse. Ils perdent les trois rencontres, face à l'Afrique du Sud (44-10)[75], aux Samoa (39-10), puis face aux Écossais (30-29)[76]. Lors de la tournée d'automne, les Italiens sont dominés par les Australiens (20-50)[77], avant de s'imposer face aux Fidji (37-31)[78], dans une rencontre marquée par la centième sélection du capitaine Sergio Parisse (auteur d'un essai) et du pilier Martin Castrogiovanni. Ils terminent leur tournée par une défaite face à l'Argentine (14-19). C'est également la dernière rencontre jouée par Les Azzurri au stade Flaminio de Rome[79]. Des travaux de mise aux normes et d'agrandissement de ce stade ont été exigés par l'IRB. Et vu les difficultés rencontrées pour effectuer la rénovation[80], la F.I.R. décide que l'équipe nationale joue ses rencontres au Stade olympique et abandonne ses droits sur le stade Flaminio à la Fédération italienne de football[81].

Jacques Brunel, sélectionneur de l'Italie de 2011 à 2016.

Lors du Tournoi 2014, après une défaite honorable au pays de Galles (23-15), l'Italie perd plus lourdement en France (30-10). Le troisième match contre l'Écosse s'avère être la finale des perdants avant l'heure et le match pour la cuillère de bois. Menant de dix points à la pause, l'Italie se relâche en seconde période et s'incline à la dernière minute (20-21), à la suite d'un drop de Duncan Weir[82]. Dès lors, la cuillère de bois semble promise aux Italiens, qu'elle décroche pour la cinquième fois en quinze participations au Tournoi, après deux débâcles en Irlande et contre l'Angleterre, respectivement 46 à 7 et 11 à 52.

En juin, après ce tournoi désastreux, l'équipe va concéder trois nouvelles défaites. Elle perd d'abord à Suva, face aux Fidji (25-14). La semaine suivante, les Azzurri sont incapables d'inscrire le moindre point à Apia face aux Samoa, s'inclinant 15-0. Ils terminent leur tournée à Tokyo, où ils concèdent leur première défaite de leur histoire face au Japon (26-23)[83]. En novembre, l'Italie met un terme à une série de neuf défaites de suite en s'imposant face aux Samoa (24-13)[84], mais elle s'incline 20-18 contre l'Argentine et 22-6 contre l'Afrique du Sud.

L'Italie débute le Tournoi 2015 face à l'Irlande. Après avoir tenu tête au XV du Trèfle pendant une heure, elle s'incline finalement 26 à 3[85]. Une semaine plus tard à Twickenham, malgré une large défaite face aux Anglais (47-17)[86], les Italiens inscrivent trois essais. C'est en Écosse que l'Italie arrache un succès inespéré dans les derniers instants (19-22)[87], grâce à un essai de pénalité en toute fin de rencontre, et un autre essai (de Giovanbattista Venditti) consécutif à une pénalité manquée par Kelly Haimona. Si en 2014, l'Écosse avait battu l'Italie à Rome dans les derniers instants, c'est bien l'Italie qui bat l'Écosse à Édimbourg en 2015 à la dernière minute, se mettant à l'abri de la cuillère de bois. Mais quinze jours plus tard, l'Italie ne rivalise absolument pas avec le XV de France, et s'incline sans marquer le moindre point (29-0)[88]. Pour le dernier match, si les Azzuri livrent une première mi-temps assez convaincante contre le pays de Galles (menés 13-14 à la mi-temps), ils explosent en plein vol en seconde période, s'inclinant finalement sur le score sévère de 61 à 20[89].

Lors de la Coupe du monde, l'Italie présente dans la poule D, perd sa première rencontre à Twickenham face à la France (32-10)[90], avant de l'emporter difficilement contre le Canada (23-18)[91]. Lors de son troisième match, elle s'incline de peu face à l'Irlande (16-9)[92]. Malgré une victoire avec le bonus offensif face à la Roumanie (32-22)[93], l'Italie quitte une nouvelle fois la coupe du monde en phase de poules.

En 2016, lors de l'entame du Tournoi, l'Italie est proche de battre la France au Stade de France, s'inclinant de peu (23-21), Parisse manquant le drop de la gagne à la dernière minute[94]. Lors du deuxième match à domicile, après avoir fait jeu égal face aux Anglais lors de la première mi-temps, les Italiens s'inclinent 9 à 40[95]. Par la suite, Ils perdent à nouveau à Rome face au XV du Chardon (20-36)[96], avant de subir deux revers cinglants en Irlande (58-15)[97], puis au pays de Galles (67-14)[98], récoltant une nouvelle fois la cuillère de bois. À l'issue de la compétition Jacques Brunel quitte ses fonctions de sélectionneur afin de devenir entraîneur des avants à l'Union Bordeaux Bègles[99]. C'est l'Irlandais Conor O'Shea qui le remplace à la tête de la Squadra azzurra[100].

En juin, l'Italie effectue avec son nouveau sélectionneur, une tournée en Amérique du Nord. Elle s'impose à San José face aux États-Unis (20-24)[101], puis à Toronto face au Canada (18-20)[102]. En novembre, lors de la tournée européenne des équipes de l’hémisphère sud, elle chute lourdement face à la Nouvelle-Zélande (10-68)[103], puis remporte un succès historique contre l'Afrique du sud (20-18)[104] et s'incline à nouveau face aux Tonga (17-19)[105].

Palmarès

Coupe du monde

Le tableau suivant récapitule les performances des Italiens en Coupe du monde. L'Italie participe à la Coupe du monde depuis sa création mais elle n'a jamais dépassé le stade des matchs de poule.

Performances de l'Italie en Coupe du monde.[106]
Édition Organisateur Place Commentaire
1987 Nouvelle-Zélande & Australie poule du 1er tour voir Italie CM 1987
1991 Angleterre[107] poule du 1er tour voir Italie CM 1991
1995 Afrique du Sud poule du 1er tour voir Italie CM 1995
1999 Pays de Galles[108] poule du 1er tour voir Italie CM 1999
2003 Australie poule du 1er tour voir Italie CM 2003
2007 France poule du 1er tour voir Italie CM 2007
2011 Nouvelle-Zélande poule du 1er tour voir Italie CM 2011
2015 Angleterre poule du 1er tour voir Italie CM 2015
2019 Japon poule du 1er tour voir Italie CM 2019

Tournoi des Six Nations

Galles - Italie en 2008
France - Italie en 2012
Nations Tournois disputés victoires dont victoires seul[N 2] dont Grands Chelems
Angleterre 123[N 3]382813
Pays de Galles125382712[N 4]
France9025179
Écosse12522143
Irlande12522133
Italie20000

L'Italie a intégré le Tournoi depuis l'édition 2000, soit 17 Tournois joués. Elle n'a jamais remporté cette compétition et son palmarès est de douze rencontres gagnées et un match nul pour 72 défaites[109].

Statistiques des rencontres

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Italie, il est mis à jour au 19 novembre 2016[110].

L'équipe d'Italie est largement dominée par les équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande) et elle présente un bilan négatif par rapport aux autres équipes classées dans les dix meilleures nations du rugby à XV (Angleterre, Argentine, Australie, Écosse, France, Irlande et pays de Galles).

Bilan de l'Italie par adversaire : matches jouées par l'Italie, nombre de victoires et défaites italiennes, nombre de matches nuls, et taux de victoires. Le nombre de matches est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Italie avec l'équipe en question. ()
Adversaires Matches Victoires Nuls Défaites % victoires
Afrique du Sud1310127,69
Allemagne20151475,0
Angleterre2200220,00
Angleterre A10010,00
Angleterre -23311133,3
Argentine20511325,0
Australie1600160,00
Belgique2200100,00
Bulgarie1100100,00
Canada970277,78
Catalogne211050,00
Croatie1100100,00
Écosse26801830,77
Écosse A310233,3
Espagne27231385,18
États-Unis5500100,00
Fidji1050550,00
France3930367,69
France XV20010,00
France A1000100,00
France A11911175,26
France Espoirs10010,00
Pays de Galles2421218,33
Géorgie1100100,00
Îles Cook10010,00
Irlande26402215,38
Japon540180,00
Léopards2200100,00
Madagascar2200100,00
Maroc860275,00
Namibie310233,33
Nouvelle-Zélande1300130,00
Nouvelle-Zélande juniors10010,00
Pays-Bas4400100,00
Pacific Islanders10010,00
Pologne760185,71
Portugal12101183,33
République tchèque1100100,0
Roumanie422331654,76
Russie5500100,00
Samoa720528,57
Tchécoslovaquie1191181,81
Tonga430175,00
Tunisie3300100,0
URSS14311028,57
Uruguay3300100,0
Yougoslavie3300100,00
Zimbabwe (ex-Rhodésie)430175,00
Total contre 25 adversaires4161741023241,83

Tenue, emblèmes, symboles

Tenue vestimentaire

L'équipe d'Italie ne joue pas aux couleurs du drapeau national, mais en bleu, en hommage à la famille royale issue de la Maison de Savoie[111]. De 2000 à 2012, Kappa a été l'équipementier de l'équipe nationale d'Italie[112]. Depuis, la sélection italienne est équipée par Adidas[113]. Pour les rencontres à domiciles, ils jouent avec un ensemble, maillot bleu ciel avec les 3 bandes de la marque bleu marine sur les épaules, un short et des chaussettes bleu marine. Durant certaines rencontres lorsque son adversaire est également en bleu, ils jouent avec un maillot blanc avec les bandes bleu ciel sur les épaules, un short et les chaussettes bleu ciel. Cariparma, banque de détail italienne, filiale du groupe Crédit agricole, est le sponsor du maillot italien depuis 2007[114].

Période Équipementiers Sponsors maillot
2000-2007 Kappa -
2007-2012 Cariparma
2012- Adidas

Hymne et emblème

L'équipe d'Italie pendant l'hymne national.
Emblème actuel de l'équipe d'Italie.
Premier emblème de l'équipe d'Italie.

Avant chaque début de rencontre de l'équipe d'Italie, est joué Fratelli d’Italia (« Frères d'Italie »), l'hymne national italien[115].

Des débuts de l'équipe d'Italie de rugby jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, l'emblème sur le maillot venait du blason de la Maison de Savoie. Aujourd'hui, le symbole de l'Italie est un écusson rappelant le drapeau italien (vert, blanc, rouge), entouré de feuilles de lauriers, qui symbolisent la grandeur de l'histoire romaine et les victoires de Jules César dans l'Antiquité. La couronne de lauriers était portée par les empereurs romains. Elle était aussi octroyée aux généraux en récompense de victoires militaires[116].

Stades

La première rencontre internationale a lieu le 29 mai 1930 à l'Arena Civica située à Milan[3], contre l'Espagne. Ce stade sera quasiment l'unique utilisé par l'équipe nationale jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, les Italiens vont aussi affronter leurs adversaires sur les différents stades de rugby du pays, à savoir le Stadio Flaminio à Rome, le Stadio Plebiscito à Padoue, le Stadio Comunale di Monigo à Trévise, le stade Tommaso-Fattori à L'Aquila et le stade Mario-Battaglini à Rovigo.

Admise dans le Tournoi des 6 nations 2000, la sélection italienne va jouer dans le stade Flaminio, basé dans le quartier Parioli, à Rome. Depuis l'édition 2012, le rugby devenant un sport de plus en plus populaire en Italie, afin d'accueillir plus de spectateurs, mais aussi devant des demandes vaines de travaux et de modernisation du stade Flaminio de la part de la F.I.R[117], c'est le Stade olympique qui est devenu le stade principal.

Stadio Flaminio
Capacité : 30 000
Stadio Olimpico
Capacité : 72 698

Composition du XV italien

Joueurs

Provenance des joueurs

À l'époque de la première édition du championnat d'Italie en 1928-29, tous les joueurs internationaux italiens y jouent. Les premiers clubs sont Amatori Milan, Rugby Brescia, la SS Lazio, le Rugby Rome et le Rugby Bologne. Puis viennent s'ajouter après-guerre, les clubs vénitiens, à savoir Rugby Rovigo, Benetton Trévise et Petrarca Padoue. Dans les années 1950, Sergio Lanfranchi fait partie des premiers joueurs à s'expatrier et s'engage avec le FC Grenoble, devenant champion de France lors de la saison 1953-1954[118]. Dans les années 1960, Francesco Zani remporte trois titres du championnat de France avec le SU Agen[119]. À partir des années 1990, les meilleurs joueurs italiens évoluent à l'étranger, comme Diego Domínguez au Stade français[120], et Alessandro Troncon au ASM Clermont[121]. Dans les années 2000, l'exode s'accentue vers la France et l'Angleterre, et afin de garder les joueurs internationaux en Italie, deux clubs (Benetton Trèvise et Aironi Rugby) intègrent la Celtic League en 2010, afin d'affronter les clubs Irlandais, Gallois et Écossais[122]. En 2012, Zebre remplace Aironi Rugby qui disparaît[123]. Cependant à l'issue de la saison 2014-2015, les clubs italiens sont menacés d'être exclus à cause d'important problèmes financiers[124].

La plupart des joueurs internationaux actuels nés en Italie, sont originaires de la région de Vénétie (entre autres : Marco Bortolami, Mauro Bergamasco, Michele Campagnaro, Alberto De Marchi, Leonardo Ghiraldini, Leonardo Sarto, Alessandro Zanni). Depuis les années 1990, afin de faire progresser la Squadra Azzurra dans la hiérarchie mondiale du rugby, un certain nombre de joueurs venant d'Argentine, d'Australie, d'Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande ont incorporé l'effectif[125].

Joueurs emblématiques

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Italie, plus quelques personnalités marquantes (capitaines de l'équipe d'Italie, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Avants :

Demis :

Arrières :

Record de sélections

Le demi de mêlée, Alessandro Troncon devient le premier joueur italien à franchir la barre des 100 sélections, lors d'une rencontre face au Portugal lors de la Coupe du monde 2007[126]. Andrea Lo Cicero rejoint Troncon lors du Tournoi des six nations 2013 face au pays de Galles, avant de porter le record à 103 sélections[127]. Le pilier, Martin Castrogiovanni et le troisième ligne centre, Sergio Parisse deviennent codétenteurs du record en 2014 face à l'Écosse[128]. Parisse est désormais seul détenteur du record avec 142 sélections[129].

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais biannuelle des tournées et l'intégration au tournoi influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Tests disputés[130]
# Joueur Parcours en équipe nationale Nombre de sélections
1Sergio Parisse2002-2019142
2Martin Castrogiovanni2002-2016119
-Alessandro Zanni2005-119
4Marco Bortolami2001-2015112
5Mauro Bergamasco1998-2015106
6Leonardo Ghiraldini2006-2019104
7Andrea Lo Cicero2000-2013103
8Alessandro Troncon1994-2007101
9Andrea Masi1999-201595
10Mirco Bergamasco2002-201289
-Luke McLean2008-201789

Record de points

Le record de points marqués pour la sélection italienne est détenu par Diego Dominguez avec 983 points (9 essais, 127 transformations, 208 pénalités et 20 drops)[131].

Points marqués[132]
# Joueur Parcours en équipe nationale Nombre de points
1Diego Dominguez1991-2003983
2Stefano Bettarello1979-1988483
3Tommaso Allan2013-320
4Luigi Troiani1985-1995294
5Ramiro Pez2000-2007260
6Mirco Bergamasco2002-2012256
7Luciano Orquera2004-2015154
8David Bortolussi2006-2008153
9Carlo Canna2015-147
10Ennio Ponzi (it)1973-1977133

Record d'essais

Marcello Cuttitta, ailier de l'équipe d'Italie, détient le record d'essais de la sélection, avec 25 unités[133].

Essais marqués[134]
# Joueur Parcours en équipe nationale Essais
1Marcello Cuttitta1987-199925
2Paolo Vaccari1991-200322
3Manrico Marchetto (it)1972-198121
Carlo Checchinato1990-200421
5Alessandro Troncon1994-200719
6Serafino Ghizzoni1977-198717
Massimo Mascioletti (it)1977-199017
Mirco Bergamasco2002-201217
9Ivan Francescato1990-199716
-Sergio Parisse2002-201916

Équipe pour la Coupe du monde de rugby à XV 2019

Le nombre de sélections et le nombre de points marqués ont été mis à jour le .

Avants
Nom Poste Naissance Sélections
(points marqués)
Club Année 1re
sélection
Oliviero Fabiani Talonneur 13/07/1993 10 (0) Zebre 2016
Luca BigiTalonneur19/04/199125 (0) Zebre2017
Federico ZaniTalonneur09/04/198914 (5) Benetton Trévise2017
Pietro CeccarelliPilier16/02/19929 (0) Édimbourg Rugby2016
Andrea LovottiPilier28/07/198937 (0) Zebre2016
Giosuè ZilocchiPilier15/01/19973 (0) Zebre2018
Marco RiccioniPilier19/10/19973 (0) Benetton Trévise2019
Danilo FischettiPilier26/01/19981 (0) Zebre2020
Alessandro ZanniDeuxième ligne31/01/1984118 (20) Benetton Trévise2005
Dean BuddDeuxième ligne31/07/198627 (10) Benetton Trévise2017
Federico RuzzaDeuxième ligne04/08/199418 (0) Benetton Trévise2017
David SisiDeuxième ligne05/02/19939 (0) Zebre2019
Niccolò Cannone Deuxième ligne 17/05/1998 1 (0) Benetton Trévise 2020
Sebastian NegriTroisième ligne30/06/199423 (5) Benetton Trévise2016
Braam SteynTroisième ligne02/05/199237 (15) Benetton Trévise2016
Giovanni LicataTroisième ligne18/02/19979 (0) Zebre2017
Jake PolledriTroisième ligne08/11/199514 (15) Gloucester Rugby2018
Johan Meyer Troisième ligne 26/02/1993 4 (0) Zebre 2018
Marco LazzaroniTroisième ligne18/02/199515 (10) Benetton Trévise2018
Arrières
Nom Poste Naissance Sélections
(points marqués)
Club Année 1re
sélection
Guglielmo PalazzaniDemi de mêlée11/04/199137 (15) Zebre2014
Marcello VioliDemi de mêlée11/10/199315 (3) Zebre2015
Callum BraleyDemi de mêlée24/03/19946 (0) Gloucester Rugby2019
Tommaso AllanDemi d'ouverture26/04/199355 (313) Benetton Trévise2013
Carlo CannaDemi d'ouverture25/08/199240 (147) Zebre2015
Alberto SgarbiCentre16/11/198629 (10) Benetton Trévise2008
Luca MorisiCentre22/02/199130 (25) Benetton Trévise2012
Giulio BisegniCentre04/04/199214 (0) Zebre2014
Tommaso BoniCentre15/01/199311 (0) Zebre2016
Tommaso Benvenuti Ailier 12/12/1990 62 (35) Benetton Trévise 2010
Leonardo Sarto Ailier 15/01/1992 35 (40) Benetton Trévise 2013
Mattia BelliniAilier08/02/199427 (30) Zebre2016
Matteo MinozziAilier04/06/199618 (45) Wasps2017
Michelangelo Biondelli Ailier 15/10/1998 0 (0) Zebre -
Edoardo PadovaniArrière15/05/199324 (44) Zebre2016
Jayden Hayward Arrière 11/02/1987 23 (5) Benetton Trévise 2017

Entraîneurs

Entraîneurs notables

Mis à part Luigi Bricchi qui restera de longues années dans l'encadrement technique, ce sont surtout les entraîneurs étrangers qui ont marqué l'équipe d'Italie. À commencer par Julien Saby dans les années 1930, qui remporta un concours international ouvert par l'Italie pour recruter un entraîneur[135]. Vers la fin du XXe siècle, ce sont le Gallois Roy Bish et les Français Pierre Villepreux et Georges Coste qui vont permettre à la sélection italienne de progresser et d'intégrer le Tournoi des Cinq Nations[136]. Depuis cinq entraîneurs se sont succédé à la tête de l'équipe, deux Néo-Zélandais Brad Johnstone, John Kirwan, un Sud-Africain Nick Mallett et deux Français Pierre Berbizier et Jacques Brunel[137]. À l'issue du Tournoi 2016, l'Irlandais Conor O'Shea est nommé sélectionneur de l'équipe[100].

Entraîneurs de l'équipe d'Italie[138]
Nom Début Fin Tests Victoires Nuls Défaites % de victoires
 Arnaldo Cortese
 John Thomas
20 mai 1929 - 1 0 0 1 0
 Arturo Cameroni
 Luigi Bricchi
29 mai 1930 - 1 1 0 0 100
 Luigi Bricchi 1er novembre 1932 26 décembre 1934 4 3 0 1 75
 Luigi Bricchi
 Julien Saby
26 décembre 1934 7 avril 1935 1 1 0 0 100
 Julien Saby 7 avril 1935 14 mai 1936 2 0 0 2 0
 Luigi Bricchi
 Michel Boucheron
14 mai 1936 16 mai 1936 2 1 0 1 50
 Luigi Bricchi
 Julien Saby
1er janvier 1937 17 octobre 1937 5 2 1 2 40
 Luigi Bricchi 6 mars 1938 20 novembre 1938 1 0 0 1 0
 Luigi Bricchi
 Giuseppe Sessa
20 novembre 1938 19 mars 1940 2 1 0 1 50
 Romano Bonifazi 19 mars 1940 9 février 1941 2 1 0 1 50
 Luigi Bricchi
 Franco Chiaserotti
9 février 1941 18 mai 1947 1 1 0 0 100
 Tommaso Fattori 18 mai 1947 27 mars 1949 2 1 0 1 50
 Giorgio Briasco
 Antonio Radicini
27 mars 1949 26 février 1950 2 0 0 2 0
 Romano Bonifazi 26 février 1950 29 juillet 1950 - - - - -
 Francesco Vinci 29 juillet 1950 4 octobre 1950 - - - - -
 Renzo Maffioli 4 octobre 1950 25 février 1951 - - - - -
 Renzo Maffioli
 Julien Saby
25 février 1951 1er août 1954 9 6 0 3 66,7
 Piermarcello Farinelli
 Aldo Invernici
 Umberto Silvestri
1er août 1954 22 décembre 1956 8 5 0 3 62,5
 Giulio Fereoli
 Aldo Invernici
 Umberto Silvestri
22 décembre 1956 8 décembre 1957 2 1 0 1 50
 Sergio Barilari
 Aldo Invernici
 Umberto Silvestri
8 décembre 1957 19 juillet 1958 1 0 0 1 0
 Sergio Barilari
 Mario Battaglini
 Aldo Invernici
19 juillet 1958 10 avril 1960 2 1 0 1 50
 Sergio Barilari
 Romano Bonifazi
10 avril 1960 22 avril 1962 4 2 0 2 50
 Aldo Invernici 22 avril 1962 8 décembre 1965 7 2 0 5 28,5
 Sergio Barilari
 Mario Martone
8 décembre 1965 28 octobre 1967 7 3 1 3 42,8
 Aldo Invernici 28 octobre 1967 24 mai 1970 8 7 0 1 87,5
 Giordano Campice 24 mai 1970 25 octobre 1970 2 2 0 0 100
 Sergio Barilari 25 octobre 1970 10 avril 1971 3 0 0 3 0
 Domenico Geremia 11 avril 1971 27 mai 1971 1 0 0 1 0
 Aldo Invernici 28 mai 1971 19 février 1972 - - - - -
 Umberto Levorato 20 février 1972 25 novembre 1972 4 1 2 1 25
 Gianni Villa 26 novembre 1972 14 février 1975 20 6 1 13 30
 Roy Bish 15 février 1975 1er avril 1977 15 8 1 6 53,3
 Isidoro Quaglio 2 avril 1977 1er mai 1977 2 1 0 1 50
 Gwyn Evans 23 octobre 1977 23 octobre 1978 5 1 1 3 20
 Pierre Villepreux 24 octobre 1978 24 octobre 1981 24 10 1 13 41,6
 Paolo Paladini
 Marco Pulli
25 octobre 1981 9 novembre 1985 28 16 2 10 57,14
 Marco Bollesan 10 novembre 1985 4 novembre 1988 19 7 1 11 36,8
 Loreto Cucchiarelli 5 novembre 1988 29 septembre 1989 7 1 0 6 14,3
 Bertrand Fourcade 30 septembre 1989 30 août 1993 29 17 0 12 58,6
 Georges Coste 31 août 1993 19 juin 1999 48 19 1 28 39,6
 Massimo Mascioletti 20 juin 1999 4 février 2000 5 2 0 3 40
 Brad Johnstone 5 février 2000 26 avril 2002 27 5 0 22 18,5
 John Kirwan 27 avril 2002 18 avril 2005 32 10 0 22 31,2
 Pierre Berbizier 19 avril 2005 30 septembre 2007 30 12 1 17 40
 Nick Mallett 3 octobre 2007 2 octobre 2011 42 9 0 33 21,4
 Jacques Brunel 1er novembre 2011 19 mars 2016 50 11 0 39 22
 Conor O'Shea 18 juin 2016 4 3 0 1 75

Équipe technique 2017

En 2017, l'encadrement technique est composé de la manière suivante :

Aspects socio-économiques

Popularité

Jusqu'en 2000, l'année de l'entrée de l'Italie dans les Six Nations, le rugby italien comptait environ 30 000 licenciés[140]. Le Comité olympique national italien, dans son rapport de 2014, révèle un nombre de 76 875 membres, le nombre réel est moindre car l'adhésion n'est pas nécessairement la pratique de ce sport[141].

La fréquentation dans les stades où évolue l'équipe italienne est bonne (ex. : le match en 2009 contre la Nouvelle-Zélande perdu 6 à 20, disputé dans le stade Giuseppe Meazza à Milan, devant 81 018 spectateurs, alors que la ville est plus connue pour être accro au football[142]). Puis lorsque la F.I.R. a adopté le Stade olympique à Rome à la place du stade Flaminio. Pour le premier match prévu contre l'Angleterre dans le Tournoi 2012, environ 73 000 billets ont été vendus, même si, en raison d'une tempête de neige qui a frappé la capitale, la présence réelle était entre 58 000 et 65 000 spectateurs[143]. La même année, la victoire italienne sur l'Écosse 13 à 6, a vu la présence de 72 354 spectateurs[144]. En 2013, la victoire sur l'Irlande 22 à 15, lors de la dernière journée du Tournoi, a eu lieu devant 74 174 spectateurs, sixième plus grosse affluence de la saison derrière les rencontres disputés à Twickenham et au Stade de France[145].

Couverture médiatique

Les rencontres de l'équipe nationale sont retransmises par DMAX, qui a acquis les droits de diffusion des Tournois de 2014 à 2017[146]. L'audience moyenne de la première rencontre du Tournoi 2014, contre le pays de Galles est de 736 000 téléspectateurs, soit 4,5 % de part de marché[146], ce qui correSpond au cinquième plus grand taux d'audience globale et le second pour les hommes entre 20 et 49 ans[146]. Lors du premier match du Tournoi 2015 entre l'Italie et l'Irlande, l'audience moyenne est de 710 000 téléspectateurs, soit 4,5 % de part de marché[147].

Aspects économiques

L'industrie italienne utilise la popularité des joueurs de rugby dans la publicité, comme Edison qui a choisi le pilier Martin Castrogiovanni en 2013[148]. En 2014, la Fédération Italienne a collaboré à une campagne de prestation sociale pour l'Agence nationale pour la sécurité des chemins de fer avec six joueurs internationaux (Mauro Bergamasco, Lorenzo Cittadini, Alberto De Marchi, Luke McLean, Leonardo Sarto et Quintin Geldenhuys)[149]. À noter également que Peugeot a effectué une campagne de publicité avec certains joueurs de la Squadra Azzurri en 2014[150].

Annexes

Notes et références

Notes

  1. Le record de Diego Domínguez avec 29 points est battu une semaine plus tard par l'Irlandais Ronan O'Gara, 30 points, lors de la victoire 60 à 13 de Irlande face à l'Italie.
  2. Victoire dans le Tournoi auquel on a retranché les victoires partagées, une victoire partagée indique que plusieurs équipes se partagent la victoire du Tournoi. La dernière victoire partagée fut celle du pays de Galles et de la France en 1988. En 1994, la victoire fut accordée pour la première fois au bénéfice de la différence de points marqués et encaissés dans la compétition avec un nouveau règlement en application depuis 1993. Le pays de Galles a alors été la première à bénéficier du changement de règlement au détriment de l’Angleterre.
  3. L’Angleterre compte deux participations de moins, en 1888 et 1889, elle ne fut pas officiellement exclue mais boycottée par les trois autres équipes.
  4. Par convention le pays de Galles est crédité d'onze Grands Chelems et non de neuf, on compte effectivement les années 1908 et 1909 car, si la France fut admise seulement en 1910, le pays de Galles rencontrait déjà la France ces années-là en marge du Tournoi et doublait ses « triples couronnes » par une victoire face aux Français.

Références

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