Équipe de Côte d'Ivoire de football

L'équipe de Côte d'Ivoire de football est la sélection de joueurs ivoiriens représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Côte d'Ivoire de football féminin.
Équipe de Côte d'Ivoire
Généralités
Confédération CAF
Emblème L'éléphant
Couleurs Orange et vert
Surnom Les Éléphants
Stade principal Stade Félix-Houphouët-Boigny
(45 000 places)
Classement FIFA 61e (28 novembre 2019)[1]
Personnalités
Sélectionneur Patrice Beaumelle
Capitaine Serge Aurier
Plus sélectionné Didier Zokora (123)
Meilleur buteur Didier Drogba (65)
Rencontres officielles historiques
Premier match 3-2 Dahomey
()
Plus large victoire 11-0 Rép. centraf. ()
Plus large défaite 0 -5 Pays-Bas ()
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 3
1er tour en 2006, 2010 et 2014
Coupe d'Afrique Phases finales : 22
Vainqueur en 1992 et 2015

Maillots

Domicile
Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Coupe d'Afrique des nations de football 2019
Emblème depuis 2014

La Côte d'Ivoire a remporté à deux reprises la Coupe d'Afrique des nations (CAN), en 1992 et 2015, en battant à chaque fois le Ghana aux tirs au but. Elle compte en 2015 vingt-et-une qualifications pour la phase finale de la compétition continentale (seule l'Égypte a fait mieux) et huit podiums. Les « Éléphants » ont participé par ailleurs à trois phases finales de la Coupe du monde, en 2006, 2010 et 2014, sans jamais franchir le premier tour.

Parmi les joueurs de football ayant marqué l'histoire de la sélection, deux ont remporté le trophée du Joueur africain de l'année : Didier Drogba et Yaya Touré, respectivement deux et quatre fois.

Les joueurs de la sélection s'entraînent au Centre technique national de Bingerville et jouent au stade Félix-Houphouët-Boigny situé à Abidjan.

L'équipe de Côte d’Ivoire est la 5e meilleure sélection africaine de tous les temps avec 8 médailles, 2 en or, 2 en argent et 4 médailles de bronze.

Histoire

Des débuts prometteurs

La Fédération ivoirienne de football (FIF) est fondée en 1960, alors que la Côte d'Ivoire est inscrit dans un processus d'indépendance de la France depuis le référendum de 1958. Alors même que l'indépendance n'est pas encore proclamée (elle le sera le 7 août), la fédération réunit la sélection ivoirienne qui dispute le 13 avril 1960 son premier match à l'occasion des Jeux sportifs de la communauté française organisés à Tananarive (Madagascar). Les « Éléphants », comme ils seront bientôt surnommés, battent le Dahomey, futur Bénin (3-2), puis s'inclinent face au Congo[r 1]. En 1961, la Fédération devient membre de la Confédération africaine de football[2] et obtient son affiliation à la FIFA en 1964[3]. Fin 1961, Abidjan reçoit la 2e édition des Jeux de la communauté française, rebaptisés Jeux de l'Amitié, où les Ivoiriens s'inclinent en finale face à l'équipe de France amateur (2-3). Pendant le tournoi ils battent la République centrafricaine onze buts à zéro (dont sept pour le seul Joachim Diagou), ce qui reste leur victoire record[r 2].

En 1965, l'équipe de Côte d'Ivoire dispute son premier match éliminatoire de Coupe d'Afrique des nations. Les Ivoiriens se qualifient pour l'édition de 1965 aux dépens du Liberia, dominent le Congo-Léopoldville en phase finale en Tunisie mais sont battus par le Ghana, la meilleure équipe africaine du moment (4-1). Pour sa première participation au tournoi continental, la sélection d'Alphonse Bissouma Tapé termine à la 3e place devant le Sénégal, et Eustache Manglé en est le co-meilleur buteur[r 3]. Pendant l'été, la sélection atteint également la 3e place des premiers Jeux africains, dans lesquels ont été fondus les Jeux de l'Amitié[r 4].

Les Ivoiriens confirment leur 3e place lors de la Coupe d'Afrique suivante, en 1968, où ils sont de nouveau battus par le Ghana en demi-finale (3-4). Puis ils terminent à la 4e place en 1970. Ces performances sont rendues possibles par l'efficacité de Laurent Pokou, meilleur buteur des deux tournois[r 5],[r 6]. Malgré ses bons résultats en Coupe d'Afrique, la Fédération n'inscrit pas la sélection aux tours préliminaires à la Coupe du monde, ni en 1966 (où toutes les équipes africaines déclarent finalement forfait pour réclamer une place réservée à la meilleure sélection africaine[4]), ni en 1970. C'est chose faite pour la Coupe du monde 1974. Après avoir battu la Sierra Leone et la Tunisie, les Ivoiriens s'inclinent à l'été 1973 face au Maroc[r 7].

Deux décennies difficiles

Les années 1970 et 1980 sont globalement décevantes. Le 2 mai 1971, les Éléphants subissent la plus large défaite de leur histoire face au Ghana, à domicile (2-6). Quelques mois plus tard, ils échouent pour la première fois à se qualifier pour la CAN[r 8]. Le 6 juillet 1974, ils sont de nouveau battus par quatre buts d'écart, par le Malawi (1-5). Entre-temps ils ont réussi à devancer le Ghana pour se qualifier à la CAN 1974, mais y sont sèchement battus au premier tour[r 9]. De nouveau devancée lors des qualifications à la CAN 1976[r 10], la Côte d'Ivoire touche le fond en étant disqualifiée, en même temps que son adversaire le Mali, lors des éliminatoires de la CAN 1978, pour avoir aligné un joueur non autorisé[r 11]. Battue au 3e tour des qualifications pour la Coupe du monde 1978 par le Nigeria, la Côte d'Ivoire se qualifie pour la CAN 1980 mais ne passe pas le premier tour[r 12]. Elle connaît alors une crise d'existence et ne s'inscrit ni aux éliminatoires de la Coupe du monde, ni à ceux de la Coupe d'Afrique 1982[r 13].

Après près de deux ans sans match, la sélection retrouve les terrains pour la 1re édition de la coupe CSSA, opposant les pays d'Afrique de l'Ouest. En 1983 elle remporte la Coupe CEDEAO. En 1984, la Côte d’Ivoire est chargée d'organiser la Coupe d'Afrique en remplacement du Malawi, et se trouve donc qualifiée d'office. C'est la première édition dont le nombre de joueurs évoluant en Europe n'est pas limité, ce qui élève le niveau de jeu et le rend plus défensif[5]. Les Ivoiriens sont éliminés au premier tour après deux défaites face au Cameroun et l'Égypte[6],[7].

Les Éléphants renouent brièvement avec le succès en récoltant la médaille de bronze de la Coupe d'Afrique des nations 1986 en Égypte[8],[r 14]. Abdoulaye Traoré est co-meilleur buteur du tournoi. Mais ils ne parviennent ni à se qualifier pour les Coupes du monde de 1986 et 1990, ni à passer le premier tour des Coupes d'Afrique de 1988 (elle y est devancée au tirage au sort par l'Algérie) et 1990.

Les Éléphants champions d'Afrique 1992

Dirigés par Martial Yeo, les Ivoiriens remportent pour la première fois un titre d'importance en 1992, avec la Coupe d'Afrique des nations organisée au Sénégal. Après être sortie en tête de son groupe devant l’Algérie, tenant du titre battue 3-0, et le Congo (0-0), la Côte d’Ivoire s’impose en quart contre la Zambie (1-0), sur un but de à la 94e minute de Donald-Olivier Sié, puis en demi-finale contre le Cameroun, aux tirs au but, après un score nul et vierge[r 15]. En finale les Ivoiriens doivent de nouveau en passer par les tirs au but pour battre le Ghana d'Abedi Pelé, à l'issue d'une séance de tirs au but restée dans la légende (11 tirs au but à 10). Le gardien de but Alain Gouaméné devient le héros de la finale en arrêtant le dernier tir au but ghanéen[9],[5].

En octobre 1992, les Ivoiriens sont invités à la 1re édition de la Coupe des confédérations, connue alors comme la « Coupe du Roi Fahd ». Les champions d'Afrique s'y inclinent assez lourdement face à l'Argentine de Gabriel Batistuta (5-0), championne d'Amérique du Sud, puis face aux États-Unis, vainqueur de la Gold Cup 1991 (5-2)[10].

Sur cette lancée de 1992, les Ivoiriens manquent la qualification pour la Coupe du monde 1994 à la différence de buts, au bénéfice du Nigeria. Le même Nigeria prive la Côte d'Ivoire d'une 2e finale d'affilée lors de la CAN suivante, aux tirs au but encore, après un beau tournoi[11]. Cette défaite marque la fin d'un cycle pour les Éléphants. Lors des quatre éditions suivantes de la CAN, ils n'atteignent qu'une fois le stade des quarts de finale, en 1998 (où ils sont battus par l'Égypte, futur vainqueur, aux tirs au but)[r 16]. Pire, en 2004 en Tunisie, la Côte d'Ivoire n’est même pas qualifiée[r 17], alors que le pays traverse une grave crise politique.

2005-2014: La génération dorée

Drogba en 2012.

Quinze ans après leur unique titre africain, les Ivoiriens reconstituent une équipe compétitive au niveau international, portée par l'éclosion des jeunes de l'Académie Mimosifcom (Kolo et Yaya Touré, Didier Zokora, etc.)[12] et de Didier Drogba en France[13]. Fort de la victoire des moins de 20 ans aux Jeux de la Francophonie en 2005, les Éléphants, entraînés par Henri Michel, retrouvent leur place parmi les équipes majeures du continent africain en se qualifiant pour leur première Coupe du monde en 2006 aux dépens du Cameroun et de l’Égypte. Ils atteignent en plus la finale de la CAN 2006, éliminant au passage le Cameroun, après une séance de tirs au but interminable (0-0, 12-11 t.a.b.)[14], et le Nigeria, mais s'y inclinent face à l'Égypte aux tirs au but (0-0, 4-2 t.a.b.)[r 18],[15].

Penalty de Kalou lors de la Coupe du monde 2006.

La Côte d'Ivoire, tombée dans le « groupe de la mort » lors du Mondial en Allemagne, ne parvient pas à franchir le premier tour après deux défaites (2-1) contre l'Argentine et les Pays-Bas. Mais elle obtient une victoire historique, sa première en phase finale de Coupe du monde, contre la Serbie-Monténégro (3-2)[16].

Henri Michel laisse sa place à l'Allemand Ulrich Stielike, qui a pour objectif de remporter la CAN 2008. Favorite de la compétition avec son effectif de stars, la « Séléphanto » se qualifie aisément pour les quarts de finale et y écarte la Guinée sèchement. En demi-finale, elle est pourtant surprise par l'Égypte, tenant du titre (1-4)[17],[18], puis laisse la 3e place au Ghana. Drogba, qui devait recevoir le trophée de Joueur africain de l'année 2007 mais qui refuse de se déplacer pour préparer le quart de finale, se voit finalement devancé par la CAF, qui offre le trophée au Malien Frédéric Kanouté[19].

Les Éléphants, avant le match contre la Pologne en , après la fin de la Coupe du monde en Afrique du Sud.

En mai 2008, Vahid Halilhodžić se voit confier la mission de qualifier la sélection pour la CAN 2010 et la Coupe du monde en Afrique du Sud, ce qu'il réussit brillamment. Lors de la Coupe d'Afrique, la Côte d'Ivoire est de nouveau favorite. Elle se qualifie pour les quarts de finale grâce à une victoire sur le Ghana, mais s'incline contre l'Algérie dès les quarts de finale, après prolongation (3-2)[20]. À quelques mois du Mondial 2010, Halilhodžić est licencié.

Entre temps, en 2009, la Côte d'Ivoire est chargée de l'organisation de la première édition du Championnat d'Afrique des nations, réservé aux joueurs évoluant dans leur championnat national. La sélection bis ivoirienne, dirigée par Georges Kouadio, s'incline au premier tour. Elle ne fera pas mieux deux ans plus tard au Soudan.

Le glorieux et très cher entraîneur suédois Sven-Göran Eriksson arrive pour la Coupe du monde 2010. La Côte d'Ivoire se trouve une fois de plus dans un groupe relevé avec deux favoris, le Portugal et le Brésil. Elle résiste d'abord aux Portugais (0-0) puis cède face aux Brésiliens (1-3). La victoire face aux Nord-coréens (3-0) ne suffit pas à les qualifier du fait du match nul entre Brésiliens et Portugais[21],[22].

L'Ivoirien François Zahoui prend la suite d'Eriksson. Il qualifie sa sélection à la CAN 2012 et la mène en finale du tournoi sans prendre le moindre but. Vainqueurs de la Guinée équatoriale (3-0) et du Mali (1-0), les Éléphants s'inclinent finalement aux tirs au but (8-7) face à la Zambie après un match nul et vierge, alors que Drogba a manqué un pénalty en cours de jeu. Cette défaite inattendue fait le désespoir des supporters ivoiriens[23]. Un an après la crise post-électorale, cet échec est une claque pour le nouveau président Alassane Ouattara, qui avait misé sur cette CAN pour contribuer au processus d'unité nationale en cours[24].

Sous la direction du Français Sabri Lamouchi, les Ivoiriens se qualifient pour la CAN 2013 face au Sénégal[25], la dernière annoncée pour Drogba, mais y déçoivent une nouvelle fois en étant éliminés dès les quarts de finale face au Nigeria (1-2)[26].

Versée dans un groupe très ouvert avec la Colombie, la Grèce et le Japon, la Côte d'Ivoire est l'une des outsiders de la Coupe du monde 2014. Lors du premier match contre le Japon, elle est menée dès la 16e minute, mais l'emporte par 2 buts à 1 grâce à Wilfried Bony et Gervinho[27]. Elle perd son second match contre la Colombie sur le même score. Lors de son troisième match, contre la Grèce, la Côte d'Ivoire encaisse un but à la 42e minute : elle est alors éliminée. L'égalisation de Bony à la 74e minute offre aux Ivoiriens la deuxième place du groupe, mais la qualification leur échappe tout à la fin du match, lorsque Yeóryos Samarás inscrit un penalty pour la Grèce à la 93e minute. La Grèce remporte le match 2-1 et se qualifie pour les huitièmes de finale aux dépens de son adversaire du soir[28].

Le deuxième sacre africain en 2015

Hervé Renard, ancien sélectionneur de la Zambie et champion d'Afrique en 2012, succède à Sabri Lamouchi sur le banc des Éléphants en juillet 2014[29]. Sous sa houlette, la Côte d'Ivoire se qualifie pour la 30e édition de la Coupe d'Afrique des nations en Guinée équatoriale.

Tête de série du groupe D du tournoi, la Côte d'Ivoire connaît des débuts poussifs en concédant deux nuls 1-1 lors de ses deux premiers matches face à la Guinée puis contre le Mali. Cependant les Ivoiriens se ressaisissent en battant le Cameroun 1-0 (but de Gradel) lors du dernier match de la poule et se qualifient pour la deuxième phase de la compétition.

En quarts de finale les Éléphants éliminent l'Algérie – considérée comme l'un des prétendants à la victoire finale en raison de sa bonne campagne lors du Mondial 2014 – sur un score de trois buts à un (doublé de Bony et but de Gervinho)[30]. Ils battent sur le même score l'équipe de République démocratique du Congo en demi-finales. En finale, les Ivoiriens sont opposés aux Black Stars du Ghana et s'imposent dans la séance des tirs au but (9:8 t.a.b.) après un match nul et vierge (0-0 a.p.) exactement comme lors de l'édition de 1992 qui avait vu la Côte d'Ivoire remporter la séance de tirs au but face à ce même adversaire en finale (11:10 t.a.b.)[31].

Identité

Supporters de la Côte d'Ivoire

Comme pour de nombreuses autres sélections africaines, les joueurs ivoiriens sont surnommés du nom d'un animal[32], en l’occurrence les « Éléphants ». Ce choix est à rapprocher des légendes et traditions de la Côte d'Ivoire, dont le nom même renvoie à l'ivoire des défenses d'éléphants[33].

Traditionnellement, la sélection ivoirienne reprend les couleurs du drapeau de la Côte d'Ivoire : le maillot domicile est orange, le maillot extérieur blanc et/ou vert.

Résultats

Palmarès

Classement FIFA

Classement FIFA de l'équipe de Côte d'Ivoire
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Classement mondial 3325205152445351446470404218372916211614172819346165
Classement CAF 741967877101387345231113121111

Parcours

Parcours en Coupe du monde

Parcours en Coupe du monde
Phase finale Qualifications
Année Résultat Class. J G N P BP BC Class. J G N P BP BC
1930 à 1958La Côte d'Ivoire fait partie de l'AOF
1962Non inscrite
1966Non inscrite
1970Non inscrite
1974Non qualifiée3e tour641185
1978Non qualifiée3e tour6321156
1982Non inscrite
1986Non qualifiée2e tour411265
1990Non qualifiée2/3 (A)412151
1994Non qualifiéeTour final8431126
1998Non qualifiée1er tour201113
2002Non qualifiée2/5 (4)105412210
20061er tour19e3102561/6 (3)10712207
20101er tour17e3111431/4 (E)12840296
20141er tour21e310245Barrages8530197
2018 Non qualifiée 2/4 6 2 2 2 7 5
2022

Parcours en Coupe d'Afrique

Parcours en Coupe d'Afrique des nations
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1957 à 1963Non inscrit
1965Demi-finale3e320154
1968Demi-finale3e530296
1970Demi-finale4e5203119
1972Non qualifié
19741er tour7e301225
1976Non qualifié
1978Disqualifié
19801er tour6e302123
1982Non inscrit
19841er tour5e310244
1986Demi-finale3e530275
19881er tour6e303022
19901er tour6e310235
1992Vainqueur1re523040
1994Demi-finale3e5311115
19961er tour11e310225
1998Quart de finale7e4220106
20001er tour9e311134
20021er tour16e301214
2004Non qualifié
2006Finale2e632165
2008Demi-finale4e6402169
2010Quart de finale8e311154
2012Finale2e651090
2013Quart de finale5e421185
2015Vainqueur1re633094
2017 1er tour 11 3 0 2 1 2 3
2019 Quart de finale 5 5 3 1 1 7 3
2021
2023
Total22/302 titres95422528138100

Parcours en Coupe des confédérations

Parcours en Coupe des confédérations
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1992 Demi-finale Quatrième 2 0 0 2 2 9
1995 à 2017Non qualifié

Légende : les matchs nuls comprennent les matchs conclu par une séance de tirs au but ; le bord rouge indique les tournois organisés à domicile.

Infrastructures

Le Stade Félix-Houphouët-Boigny

La sélection ivoirienne évolue à domicile au stade Félix-Houphouët-Boigny, surnommé le « Félicia », une enceinte multifonctionnelle rebaptisée en 1964 du nom du fondateur de la nation ivoirienne Félix Houphouët-Boigny. Situé dans le quartier du Plateau d'Abidjan, la capitale ivoirienne, il a une capacité d'environ 35 000 spectateurs. La sélection en partage la résidence avec l'ASEC Mimosas. Stade principal de la CAN 1984 dont il accueille la phase finale, il est de nouveau rénové en 2009 à l'occasion du premier Championnat d'Afrique des nations. Il est cette même année endeuillé par la mort de 19 personnes lors d'un match de la sélection[35].

Depuis 2010, la sélection dispose avec le Centre technique national de Bingerville d'un centre d’entraînement et de formation dédié, copié sur le centre français de Clairefontaine. Il se situe à une vingtaine de kilomètres du stade[36].

Joueurs et personnalités

Sélectionneurs

Vahid Halilhodžić, sélectionneur de 2008 à 2010.

Comme ailleurs en Afrique, le poste de sélectionneur de la Côte d'Ivoire est un mandat instable, où il est rare d'être maintenu plus de deux ans.

Dans ces conditions, seuls quatre sélectionneurs sont parvenus à atteindre la finale d'une CAN à la tête de cette équipe : les Ivoiriens Martial Yeo, vainqueur du tournoi continental en 1992, et François Zahoui en 2012[37], ainsi que les Français Henri Michel en 2006[38] et Hervé Renard en 2015.

Liste des sélectionneurs de la Côte d'Ivoire[39]

Joueurs emblématiques

Joueurs les plus sélectionnés[42]
Sélections Joueur Période Buts
123Didier Zokora2000-20141
120Kolo Touré2002-20157
105Didier Drogba2002-201465
101Yaya Touré2004-201519
100Siaka Tiéné2000-20152
Meilleurs buteurs[42]
Buts Joueur Période Sél.
65Didier Drogba2002-2014105
50Abdoulaye Traoré1984-199688
28Salomon Kalou2007-97
25Joël Tiéhi1987-199940
22Gervinho2007-84
22Ibrahima Bakayoko1996-200240
Mis à jour le 13 octobre 2019

Parmi les joueurs de football ayant marqué l'histoire de la sélection, aucun n'a été récompensé du Ballon d'or africain, disparu en 1994, mais deux ont remporté le trophée du Joueur africain de l'année, qui l'a depuis remplacé : le buteur Didier Drogba[43] en 2006 et 2009 et le milieu de terrain Yaya Touré[44] en 2011, 2012 , 2013 et 2014[45]. Drogba particulièrement, a acquis une dimension extra-sportive importante en Côte d'Ivoire[46].

Dans les années 2000, la sélection ivoirienne peut compter, outre Drogba (Chelsea FC) et Yaya Touré (Manchester City), sur un nombre rare de joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens : Kolo Touré[47] (Liverpool), Didier Zokora (Trabzonspor), Salomon Kalou (Hertha Berlin), Bonaventure Kalou (Paris SG), Aruna Dindane (RC Lens), Kanga Akalé (RC Lens), Emmanuel Eboué et Kader Keita (Galatasaray SK) ou encore Gervinho (Hebei China Fortune FC).

Le onze vainqueur de la finale de la CAN 1992 est le suivant : GouaménéAka Kouamé, Abouo, Diaby, Hobou, Gadji Celi, Maguy, Sié, Otokoré (53' M. Traoré), Tiéhi, A. Traoré (101' Kassy).

Avant cette génération dorée, les footballeurs ivoiriens ne brillaient pas tant. Si les attaquants Laurent Pokou et Joël Tiéhi ou le gardien de but Alain Gouaméné, notamment lors de la victoire lors de la Coupe d'Afrique de 1992, ont connu des moments forts avec la sélection, il est à noter qu'aucun Ivoirien n'apparaît dans la liste FIFA 100 publiée en 2004, ni dans le classement des meilleurs 30 footballeurs africains de la période 1957-2007 publié par la CAF à l'occasion de son cinquantenaire en 2007[48]. Les Ivoiriens ont par contre compté régulièrement des joueurs dans les équipes types honorées à la fin de chaque CAN : Pokou en 1968 et 1970 (il restera le meilleur buteur de l'histoire de la compétition jusqu'à ce que Samuel Eto'o ne le dépasse), Henri Konan et Joseph Bléziri en 1968, Ernest Kallet Bialy et Bernard Gnahoré en 1970, Arsène Hobou en 1990, Joël Tiéhi en 1994, Tchiressoua Guel en 1998[49].

Effectif actuel

Liste des joueurs sélectionnés par Michel Dussuyer pour disputer la CAN 2017 et les matchs amicaux des 8 et 11 janvier 2017 face à la Suède et l'Ouganda.

Sélections et buts actualisés au 8 janvier 2017, après le match face à la Suède.

Pos. Nom Date de naissance Sélections Buts Club
1GBSayouba Mandé 40 Stabæk
16GBSylvain Gbohouo 290 TP Mazembe
23GBBadra Sangaré 100 AS Tanda
4DFLamine Koné 90 RC Strasbourg
5DFWilfried Kanon 201 ADO La Haye
2DFMamadou Bagayoko 60 Saint-Trond VV
17DFSerge Aurier 380 Tottenham Hotspur
18DFAdama Traoré 60 FC Bâle
3DFIsmaël Traoré 100 Angers SCO
21DFÉric Bailly 220 Manchester United
6MLJean Seri 101 Fulham
18MLIbrahim Sangaré 20 Toulouse FC
4MLJean-Philippe Gbamin 120 Everton FC
13MLCheick Doukouré 120 Levante UD
8MLFranck Kessié 110 AC Milan
20MLSerey Die 321 FC Bâle
11ATDidier Drogba 10665 Rising FC
10ATGervinho 8263 Parme
7ATMaxwel Cornet 82 Olympique Lyonnais
12ATWilfried Bony 4713 Swansea City
9ATWilfried Zaha 164 Crystal Palace
19ATNicolas Pépé 113 Arsenal FC
15ATMax-Alain Gradel 519  Toulouse FC 
22ATJonathan Kodjia 94 Aston Villa

Notes et références

Notes
    Références
    1. « Classement mondial », sur fr.fifa.com, (consulté le 28 novembre 2019).
    2. Roger W. NANA, « Coupe du monde 2010 - L’Algérie et la Côte d’Ivoire », L'hebdomadaire du Burkina (577) (consulté le 25 février 2014)
    3. « Côte d'Ivoire », FIFA.com (consulté le 25 février 2014)
    4. « Coupe du monde de la FIFA, Angleterre 1966 - Aperçu », FIFA.com (consulté le 20 février 2014)
    5. « Histoire de la CAN », sur afrique-sport.com (consulté le 26 février 2014)
    6. « 14ème édition : une séduisante équipe du Cameroun », Radio France internationale (consulté le 21 février 2014)
    7. « CAN 1984 : Les Lions indomptables triomphent à Abidjan », sur Afrik11.com (consulté le 20 février 2014)
    8. « 15ème édition : l’Égypte remporte sa troisième victoire dans la douleur », Radio France internationale (consulté le 21 février 2014)
    9. « 18ème édition : les Éléphanteaux devenus grands », Radio France internationale (consulté le 26 février 2014)
    10. « L’Argentine essuie les plâtres en beauté (Coupe des confédérations 1992) », FIFA.com (consulté le 26 février 2014)
    11. « 19ème édition : le Nigeria fait l’unanimité », Radio France internationale (consulté le 26 février 2014)
    12. « ASEC Mimosas, les fleurs du succès », FIFA.com (consulté le 26 février 2014)
    13. « Présentation de la Côte d'Ivoire avant la CAN 2006 », RFI (consulté le 26 février 2014)
    14. Gérard Dreyfus, « Eto’o coince, Drogba passe », RFI, (consulté le 26 février 2014)
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    Résultats
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