Évreux

Évreux est une commune française, préfecture du département de l’Eure en Normandie.

Évreux

L'hôtel de ville d'Évreux.

Blason

Logo
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Eure (préfecture)
Arrondissement Évreux (chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de trois cantons : Évreux-1, Évreux-2 et Évreux-3
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
(siège)
Maire
Mandat
Guy Lefrand (LR)
2014-2020
Code postal 27000
Code commune 27229
Démographie
Gentilé Ébroïcien
Population
municipale
47 733 hab. (2017 )
Densité 1 805 hab./km2
Population
aire urbaine
120 916 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 37″ nord, 1° 09′ 05″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 146 m
Superficie 26,45 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Évreux
Géolocalisation sur la carte : Eure
Évreux
Géolocalisation sur la carte : France
Évreux
Géolocalisation sur la carte : France
Évreux
Liens
Site web evreux.fr

    Géographie

    Localisation

    Évreux est une commune du département de l'Eure. Située au cœur de la vallée de l’Iton, elle borde une forêt à laquelle elle a donné son nom.

    Elle est située au sud-est de la Normandie à 96 kilomètres de Paris.

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    Canards barbotant dans l'Iton.

    L'agglomération, initialement construite dans la vallée de l'Iton, s'étend vers le sud-est, sur le plateau de craie sénonienne, recouvert de silex, et saupoudré de sables de Lozère[3].

    En direction d'Arnières-sur-Iton, on trouve une carrière ouverte dans les sables stampiens. L'ensemble est recouvert de sables de Lozère. Il s'agit d'une poche karstique remplie de sable[3].

    Hydrographie

    La ville est traversée par l’Iton[4].

    Sa dérivation, l'Espringale, court le long des remparts de la ville[5].

    Climat

    Le climat d’Évreux est tempéré océanique. Les précipitations sont comprises entre 600 mm et 700 mm par an.

    Relevé météorologique d’Évreux
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 0,9 0,9 2,7 4,1 7,7 10,3 12,4 12,3 9,9 7,1 3,3 1,8 6,2
    Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,4 10,8 13,4 17,4 20,3 23,3 23,6 20 15,2 9,9 7,1 14,6
    Record de froid (°C)
    date du record
    −18,6
    1985
    −15
    2012[6]
    −10,2
    1971
    −4
    1975
    −1,8
    1979
    −0,6
    1991
    4,9
    1979
    2,7
    1974
    −0,7
    1971
    −4,6
    1997
    −7,8
    1989
    −14
    1970
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    15,1
    2003
    19,2
    1990
    22,3
    1989
    26,7
    2018
    30
    2005
    35,9
    2019
    40,9
    2019
    38,4
    2003
    31,5
    1982
    28,3
    1985
    19,7
    1971
    16
    1989
    Ensoleillement (h) 69 79 119 153 198 203 216 225 163 124 79 56 1 684
    Précipitations (mm) 49 43 46 46 59 54 53 37 56 56 53 60 611,6
    Source : L'Internaute - Météo-France[7],[8]

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    Évreux et ses communes limitrophes sont reliées par les routes suivantes :

    Au-delà de ces communes du Grand Évreux Agglomération, les communes plus lointaines sont accessibles par les routes suivantes :

    toto

    Transport ferroviaire

    Gare d'échange multimodal.

    La gare d'Évreux-Normandie fait partie du réseau de la SNCF[9].

    Les principales lignes de desserte sont Évreux - Bueil - Paris Saint-Lazare et Caen - Bernay - Évreux - Paris Saint-Lazare.

    Transports en commun

    Arrêt rue de la Harpe.

    Le système de transport urbain est ouvert aux habitants de la communauté d'agglomération pour leurs déplacements quotidiens urbains et interurbains. Ce réseau, géré par Trans Urbain, dessert 8 communes (Aviron, Angerville-la-Campagne, Arnières-sur-Iton, Évreux, Gravigny, Guichainville, Normanville et Saint-Sébastien) sur les soixante-deux que comporte l'agglomération.

    Le réseau est constitué depuis septembre 2015 de 9 lignes de bus fonctionnant en semaine, de 4 lignes de bus les dimanches et jours fériés et d'une navette « T9 » circulant en centre-ville. Le transport à la demande a fait son apparition en 2002.

    En outre, la gare routière est le point de connexion du réseau interurbain de l'Eure.

    Transport aérien

    La base aérienne 105 Évreux-Fauville « Commandant Viot » de l'Armée de l'air française est située à sept kilomètres environ à l'est d'Évreux, sur la commune de Fauville. Créée en 1952, elle accueille principalement des unités affectées au transport aérien militaire.

    Urbanisme

    L'aspect de la ville actuelle doit son origine à la reconstruction d'après-guerre 1939-1945, dont les travaux ont été conduits par l'architecte Pierre Bailleau[10],[11], qui eut pour collaborateur Albert de Brettes[12].

    Cette ville se compose de treize quartiers : La Cavée rouge, Clos au duc, Nétreville, Saint-Léger, Saint-Michel, Navarre, Cambole, La Madeleine, La Censurière, La Ronde, La Filandière et Panette. Saint-Michel, l'un de ses quartiers situé au Nord-ouest sur un promontoire calcaire, est un quartier d'Évreux depuis 1921, auparavant commune indépendante[réf. nécessaire]. Ce quartier est résidentiel périurbain profondément remanié par les urbanistes de la reconstruction des Trente Glorieuses.

    Morphologie urbaine

    Le maire de la reconstruction fut Georges Bernard. Il fait obtenir à la ville la Légion d'honneur et la Croix de guerre 1939-1945 avec palme[13].

    Logement

    Projets d'aménagements

    Le maire d'Évreux Guy Lefrand prévoit de réaffirmer le caractère normand d'Évreux en créant un parc Viking en s'inspirant du parc Walibi en Belgique[14]. Ce projet, jugé inquiétant à de nombreux aspects, est finalement abandonné en janvier 2019[15]. Dans la même optique de faire d’Évreux une ville d'art et d'histoire, le projet d’aménagement des remparts médiévaux autour de la porte peinte ancienne place Sepmanville participe du même élan[16].

    Toponymie

    Étymologie

    Mention littéraire du nom d'Évreux

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Μεδιολάνιον (Médiolanion) dans la Géographie de Ptolémée vers 150, Mediolanum au IVe siècle (Ammien Marcellin, Itinéraire d'Antonin), Ebrocas à la fin du Xe siècle (Richer de Reims), Ebroas en 1024 et en 1034 (Fauroux 87), Ebroys en 1055 - 1066 (Fauroux 208)[17].

    Origine étymologique par sa racine linguistique du nom d'Évreux

    L'attestation Mediolanum renvoie au nom primitif de l'établissement gaulois : Mediolanon, qui est un des toponymes les plus fréquents en zone celtique et mentionné généralement sous sa graphie latine Mediolanum (cf. Meillant, Mesland, Meylan, Molain, Milan, etc.)[18].

    Ce nom de lieu a été interprété comme un « au milieu de la plaine » par la plupart des linguistes et des toponymistes. Ils y voient un composé gaulois des termes medio- « milieu » (semblable au latin medium et au vieil irlandais mide « centre, milieu ») et lanon « plaine », semblable au latin planum[19] (cf. chute du [p] initial indo-européen en langue celtique). La situation d'Évreux au débouché de la forêt pourrait justifier une acception particulière du mot lanum comme étant plus précisément un « défrichement »[20]. Pourtant d'autres recherches, souvent plus contemporaines, proposent une hypothèse alternative « plein-centre », c'est-à-dire « centre sacré », idée reposant sur une analogie avec Medionemeton (composé sur nemeton « temple ») et le germanique *media-gardaz « enclos du milieu » (cf. vieux norrois miðgarð, gotique midjun-gards « monde »)[21]. De plus, les Mediolanum se trouv(ai)ent parfois excentrés, retirés et parfois même sur des hauteurs[21].

    Évolution phonologique

    Évreux représente une évolution phonétique à partir du nom de la tribu gauloise des Éburovices, qualificatif attribué à une fraction du grand peuple des Aulerques (latin Aulerci) qui occupait un important territoire situé à l'ouest - nord-ouest de la Gaule. La forme initiale devait être *Eburovicas / *Eburicas[19] que François de Beaurepaire[19] cite cependant sans l'astérisque caractérisant une forme hypothétique. L'abandon du toponyme celtique antique répond à un processus commun en Gaule. En effet, de nombreuses cités gallo-romaines perdent leur nom d'origine au Bas Empire pour adopter celui du peuple dont elles étaient la civitas.

    Histoire

    Antiquité

    Les Celtes ()

    Mur d’enceinte et chaussée romaine d’Évreux, IIIe siècle, musée d'Évreux.

    Dans l'Antiquité romaine, Évreux est identifiée par le nom de Mediolanum Aulercorum ; elle était la capitale du peuple des Aulerques Éburovices et fut fondée à la fin du Ier siècle av. J.-C.[22]. Au début du Haut-Empire, ces derniers honoraient les dieux gallo-romains dans le sanctuaire de Gisacum à cinq kilomètres de la cité.

    Les Gallo-Romains (52 av. J.C.- 313 apr. J.-C.)

    Les début de l'époque gallo-romaine (52 av. J.C.- 78 apr. J.-C.)
    La conquête de la Gaule par Jules César et la fin de la république romaine (52 av. J.C. à 27 av. J.C.)

    Située à un carrefour de voies terrestres (Rouen - Chartres et Évreux - Paris), la cité a développé un commerce florissant. Les vases déposés dans la nécropole du Clos au Duc témoignent d’échanges avec le centre de la Gaule[22]. Une inscription (CIL 3202) atteste d’une activité textile dès l’Antiquité gallo-romaine. Une autre inscription épigraphique sur bronze (L-16) se trouve au Musée d'Évreux, elle est rédigée en langue gauloise, mais elle est partielle et sa signification incertaine. Elle a été découverte en 1836 au Vieil-Évreux et se présente ainsi :

    « -S, CRISPOS BOU--RAMEDON , -- AXTAC BITI EU ,--DO CARAθIIONU-- N IASELANISEBOθθU, --REMI FILIA , -- DRUTA GISACI CIVIS, SU-- »

    La Carte des tribus gallo-romaines de l'Eure au Ier siècle
    Évreux sous la dynastie des Julio-Claudiens ( 27 av.J.C. à 68 apr. J.-C.)

    La construction d'un centre médico-social en 2006 a mis au jour le théâtre romain datant de l'époque de l’empereur Auguste, au 37-38 rue Saint-Louis, près du cimetière éponyme. De nombreuses incertitudes demeurent sur sa datation, mais une chose est sûre, il fut abandonné par Constantin au IVe siècle [23].

    De l’empereur Vespasien en 68 à l’avènement de Constantin en 313
    Sous la dynastie des Flaviens (68 à 96), des Antonins (96 à 192) et des Sévères (192-235)

    De loin le plus vaste cimetière de l'époque gallo-romaine est celui de Clos-au-Duc au sud de l'actuel quartier de la Madeleine sur la route de Chartres. Il s'agit là d'une coutume romaine d’ensevelir les morts près des routes dans des urnes funéraires. Les données relatives à cette nécropole sont anciennes néanmoins elle est attestée dès 1927 par Henri Lamiray dans son histoire des rues d’Évreux. Néanmoins la zone fouillée est inégale d'un point de vue qualitatif puisque la zone orientale de fouille semble plus pauvre car d'avantage endommagée que la zone occidentale. L'organisation des sépultures semble avoir une rationalité qui nous échappe ; en fait les fouilles de 2008 n'ont pas permis de mieux comprendre la structure d'organisation interne. Si la fouille est importante d'un point de vue scientifique c'est en raison de la possibilité d'identifier les familles gallo-romaines enterrées[24].

    Durant l’anarchie du IIIe siècle (235 à 285)

    Les fouilles d'extension de la CAF (Caisse d'allocation Familiale) ont permis la mise au jour de vestiges du IIe siècle dont une Vénus anadyomène, ainsi qu’à des traces d’occupation plus tardives, du IIIe et IVe siècles. Les fouilles menées au numéro 11 rue de l'Horloge montrent que le bâtiment de la CAF était à l’intérieur du castrum dans la ville gallo-romaine, dont la rue de l'Horloge constitue une artère importante entre le palais du gouverneur (à l’emplacement de la mairie actuelle) et le temple de Diane (à l'emplacement de la cathédrale)[25].

    La tétrarchie (285-313)

    En 285 c'est l'incursion franque en Normandie dont à Évreux. En réaction à la multiplication des raids germaniques en Gaulle Romaine, l’empereur Dioclétien multiplie les provinces dans l'empire qu'il nomme diocèses, cette dénomination est reprise plus tard par l’Église catholique comme mode de gouvernance et de maîtrise du territoire. Ainsi cet empereur crée la Lyonnaise seconde dont le territoire correspond approximativement à celui de la Normandie actuelle[26].

    L'Antiquité tardive (313 - 496)

    L'époque de Constantin et de Théodose (313-395)
    Sous le règne de l’empereur Constantin I (313-337)

    À la fin du IIIe siècle, dans le contexte des raids barbares, la ville s’entoure d’un rempart que l’on peut voir aujourd'hui en partie dans le musée d'Évreux. Ce contexte de protection est aussi marqué par l'enfouissement d'un trésor monétaire découvert à Évreux en 1890. Après avoir été conservé au musée d'Évreux, il a été déposé au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France. Ce trésor de 340 kg de monnaies romaines comporte environ 110 000 antoniniens, dont environ 15 500 antoniniens à l'effigie de l'empereur Gallien. En 1985, près de cent ans après sa découverte, seulement 73 373 pièces avaient été inventoriées[27].

    Statuette rituelle gallo-romaine de cheval, musée d’Évreux.
    De Constantin II à Julien l'Apostat (337-363)

    Si l'on en croit la légende de saint Taurin [28] et ce qui est corroboré par l'historien romain Aminien Marcelin, il y aurait eu une réaction païenne à la christianisation, d'où une altercation entre les prêtres chrétien-nicéens et les prêtres païens du culte de Diane[29].

    De Julien l'Apostat à la partition de l'empire romain (363-395)

    En 380, saint Taurin évangélise Évreux [28].

    L'empire romain d'occident et les grandes invasions (395-496)

    Évreux fut le siège à partir du IVe siècle de l'évêché d'Ebroicensis.

    En 410, les Vandales, les Marcomans ou les Alains du roi Cracus ravagent Évreux. Ce qui indique la présence des Alains de Cracus est le village, aujourd'hui hameau du Veil-Évreux nommé Cracouville[30].

    Taurin, mort vers l'an 410, est le premier évêque d’Évreux.

    Moyen Âge

    L'arrivée des Francs aux derniers Mérovingiens (496-752)

    De Clovis à Dagobert (496-639)

    Après sa conversion en 496, selon Grégoire de Tours, Clovis, roi des Francs, entreprend de fixer et d'organiser une distinction (et non une séparation ou une soumission) des pouvoirs spirituels et temporels au concile d’Orléans ; une figure ecclésiastique se distingue à cette occasion, Maurisson évêque d’Évreux[31].

    Châsse de saint Taurin, XIIIe siècle.
    Les rois fainéants (639-752)

    En 695, le pape Serge I et l’évêque d’Évreux saint Aquilin s'opposent fortement à la construction de l’abbaye de Saint-Ouen.

    Les Carolingiens (752-843)

    Le règne de Pépin le Bref (752-768)

    En 765, l'évêque Maurin se rend au concile d'Attigny sur ordre du nouveau roi Pépin le Bref[32].

    Le règne de Charlemagne (768-814)

    En 775, première grande crise des vocations dans le diocèse qui manque de prélats par rapport au nombre de fidèles[32].

    Vers 785, Gervold est évêque d'Évreux.

    En 801, l'abbé de Fontenelle devient évêque d’Évreux[32].

    Le règne de Louis I le pieux et le partage de l'empire carolingien (814-843)

    En 823, le duc de Spolète fait une halte à Évreux, afin de se reposer et d'y finir ses derniers jours. Il fut le conseiller de l’empereur Louis I le pieux[33].

    Les raids normands (843-911)

    Le règne de Charles II le Chauve (843-881)

    En 851, le nouvel évêque Gombert fait exhumer les restes de saint Leufroy qui avait été profondément enterré pour éviter toute profanation lors des incursions vikings[34].

    Sous le règne de Charles III dit le Gros (881-888)

    En 886, les Vikings assiègent, saccagent et incendient la ville d'Évreux, qui tombe sous leur main. Leur chef Rollon s'illustre par sa cruauté[35].

    Sous le règne d'Eudes (888-898)

    En 892, le Jarl (chef de bande) des Normands, Rolf le marcheur dit Rollon, s'établit en Neustrie, ancien nom de la Normandie, et prend Évreux et Bayeux par la force[35].

    Sous le règne de Charles III le Simple (898-911)

    En 911, Charles III le Simple, roi de Francie Occidentale future France, donne la Normandie à Rollon en échange d'une conversion au catholicisme ; Évreux devient alors normande[32].

    La Normandie ducale (911 - 1204)

    Rollon et ses successeurs (911-1066)
    Vitrail cathédrale d’Évreux avec le jaune d’Évreux innovation du XIIe siècle

    Évreux devint en 989 le siège du comté d'Évreux. Lothaire la pilla en 962. Le droit d'organiser une foire liée à l'abbaye Saint-Taurin fut accordé par son fondateur le duc de Normandie Richard II. Ce droit fut confirmé plus tard sous Philippe Auguste et allongé à plusieurs jours[36]. La ville fut saccagée en 1120 par Henri Ier d'Angleterre en 1120, alors en guerre contre son frère.

    Les ducs de Normandie se distinguent, à l'époque féodale, par leur tolérance envers les minorités religieuses. Pour preuve la rue des lombards constitue le quartier Juif où officient les philosophes juifs Moise et Isaac d’Évreux[37].

    L'époque anglo-normande (1066-1204)

    Les chanoines de la cathédrale d’Évreux font leur première apparition au XIe siècle ; l'un d'entre eux, Foulque, est mentionné pour la première fois en 1080[38]. Les chanoines sont pour la plupart issus de la règle de saint Augustin, il s'agit d'un clergé semi-régulier, de prêtres vivant comme des moines. Les chanoines de la cathédrale existeront jusqu'au XIXe siècle puisque des stèles leur sont dédiées dans le chœur de la cathédrale d’Évreux. L'un des derniers chanoines, Bonnenfant, écrit une monographie historique sur la cathédrale d’Évreux[39].

    La période capétienne (1204 - 1328)

    De Philippe Auguste à Louis VIII (1204 à 1226)

    En 1194, Philippe-Auguste confie la garde de la ville à Jean sans Terre. Mais ce dernier le trahit pour se faire pardonner auprès de son frère Richard Cœur de Lion. Pour cela, il fait massacrer par traîtrise 300 chevaliers fidèles au roi de France et s'empare de la ville au nom de l'Angleterre. En représailles, Philippe-Auguste brûle la ville[40].

    Il est à remarquer que la famille Dévereux que l'on retrouve en Angleterre (notamment en Essex dont plusieurs comtes étaient des Devereux) et en Irlande tire son nom de la ville. Originellement d'Évreux, l'article s'est agglutiné et une voyelle e caractéristique de l'anglo-normand s'est développée dans le groupe consonantique vr d'où Devereux.

    Sous le règne de Louis IX dit Saint Louis (1226 à 1270)

    Un couvent dominicain fut mis au jour en 2011 datant du XIIIe siècle par des fouilles archéologiques préventives. Cette découverte a permis d'en savoir davantage sur l'architecture médiévale en mettant en évidence une forme singulière d'ouvrage d'art architectural : des contreforts quadrangulaires. La présence de l'ordre des dominicains à Évreux est ancienne ; cet ordre, aussi appelé l'ordre des pêcheurs, fut installé dans cette ville par Louis IX. Avec les sondages effectués, on a découvert des corps provenant du cimetière paroissial Saint-Adrien aujourd'hui disparu[41].

    Sous le règne de Philippe III dit le Hardi (1270-1285)

    En 1275, le roi Philippe III le Hardi signe la charte pour la reconnaissance des privilèges dévolus à l'abbaye de Saint-Sauveur et le chapitre d’Évreux.

    En 1279, les religieuses de Saint-Sauveur demandent et obtiennent de Pierre de Guichainvile que l'on détourne un bras de l'Iton à leur profit[42].

    Les derniers Capétiens directs (1285 à 1328)

    En 1290, Mathieu des Essarts, évêque d’Évreux et juge canonique, est désigné arbitre dans le différend financier opposant Raoul d'Harcourt, archidiacre et l'Abbaye de Saint-Taurin, les minutes du procès témoignent de l'importance que revêt la justice au Moyen Âge[43].

    La guerre de Cent Ans (1328 - 1440)

    La famille d'Évreux-Navarre

    Durant le XIVe siècle et la première moitié du XVe siècle, la maison d'Évreux, branche cadette de la dynastie capétienne, connut son apogée. Avec le mariage de Philippe d’Évreux avec Jeanne II de Navarre, fille de Louis X le Hutin, des d’Évreux régnèrent sur le royaume de Navarre. La famille d'Évreux-Navarre possédait un manoir à Saint-Germain-lès-Évreux, dans le quartier aujourd'hui encore appelé Navarre[44]. Le futur roi Charles II de Navarre, dit le Mauvais, y naquit en 1332. Capitale du comté d'Évreux, la ville eut à souffrir des combats entre troupes françaises et navarraises en 1356-1358, 1364 et 1378[45]. Prise en avril 1378, la ville fut définitivement confisquée par Charles VI au roi de Navarre en 1385[46].

    La lignée principale de la famille d'Évreux s'éteignit en 1400 avec la mort de Charles d’Évreux, cousin de Charles II, tandis que la lignée navarraise (la maison capétienne d'Évreux-Navarre) persista jusqu'en 1441.

    Gisant de Charles II dit le Mauvais, comte d’Évreux, musée d’Évreux.
    La rivalité franco-anglaise sur la Normandie et le comté d'Évreux en vue de la couronne de France

    La tour de l'Horloge est construite de 1408[47] à 1410.

    Pendant la guerre de Cent Ans, la ville est prise en 1418 par le roi anglais Henri V[48]. Elle retourne à la souveraineté du roi de France en 1440 grâce à l’action de Robert de Flocques, dont la dalle funéraire se trouve dans l'église de Boisney.

    Le Moyen Âge tardif (1440 - 1515)

    Les derniers Valois directs (1440-1498)
    Maison du XVe siècle style gothique flamboyant située rue Charles Corbeau

    Au XVe siècle, le palais épiscopal est construit sous Raoul du Fou.

    Le Moyen Âge tardif voit aussi le réaménagement de la cathédrale d'Évreux avec la consécration de la chapelle mère de Dieu par Louis XI, rival de Raoul du Fou.

    Évreux sous le règne de Louis XII (1498-1515)

    Les fouilles archéologiques en 2018 dans le cadre de la recherche historique scientifique sur le Moyen Âge tardif ont mis au jour les fortifications orientales de la ville d'Évreux, parmi lesquelles se trouvait le moulin du roi (ou moulin du château). C'était une partie d’Évreux constituée alors d'étangs servant de défense naturelle à Évreux. Ces fouilles ont eu lieu en raison de l'aménagement de la nouvelle place de Sepmanville[49].

    À partir de la Renaissance

    La Renaissance (1515 - 1610)

    Urbanisme à la Renaissance

    En 1535, l'auberge de la Biche est construite suite à une visite de François Ier en observant une biche en train de mettre bas son petit. L'auberge a brûlé en 2008 quand elle fut transformée en résidence[50].

    En 1537, l'auberge du Lion d'Or est construite ainsi que l'hôtel de la Biche (aujourd'hui disparu).

    Gravure livresque de Guillaume Costeley, compositeur de musique de Chambre natif d’Évreux.
    La réforme et la contre-réforme à Évreux

    La réforme protestante à Évreux est essentiellement calviniste. Le musicien et compositeur Guillaume Costeley est une figure emblématique de cette époque tant du point de vue stylistique que dans le rôle qu'il joue dans l'histoire de la réforme protestante à Évreux. Il fut par ailleurs maître d'orgue du roi de France Charles IX.[51] En ce sens il contribua à la diffusion des poèmes de Ronsard en les mettant en musique : "Mignonne allons voir si la rose."[52]

    En 1569 , Le comté d’Évreux devient un duché pairie par la volonté du roi Charles IX (1560-1574) pour son frère le duc d'Alençon[53]

    Sous le règne de Louis XIII (1610 - 1643)

    En 1638, en pleine guerre de Trente Ans, Louis XIII est sans enfant car son épouse Anne d'Autriche apparaît stérile. Priant la Vierge Marie, elle aurait eu dit-on un enfant par miracle. La reine et Louis XIII consacrent alors la France à la Vierge, en faisant du 15 août un jour chômé[54].

    Louis XIII procède à de grands aménagements à l'intérieur de la cathédrale, créant des chapelles auxquelles s'ajoutent la reconstruction du couvent incendié des Capucins et la création de la place de la Vierge dans le faubourg Saint-Léger, donnant lieu à des processions[55].

    Sous le règne de Louis XIV (1643-1715)

    En 1656, lors de la Fronde des princes, succédant à celle des parlementaires (contestant la régence d'Anne d'Autriche), un tir d'arquebuse cause des impacts de balle sur la tour de l'Horloge, pour forcer Évreux, fidèle au roi, à capituler[56].

    En 1680, saint Jean Eudes crée, après avoir fondé un séminaire, un oratoire sur le coteau de Saint-Michel-des-Vignes, devenu plus tard église paroissiale[57].

    En 1709, cambriolage violent des moniales de Saint-Sauveur par le diacre Bagnolet, premier événement constitutif d'un fait divers[58].

    Sous la régence d'Orléans (1715 - 1723)

    Sous le gouvernement de Polysynodie ou régence collégiale (1715-1719)

    En 1716, Jean Le Normand évêque d'Évreux supprime un certain nombre de fêtes ébroïciennes qu'il juge inutiles. Début de la remise en cause du primat du spirituel sur le temporel à Évreux[59].

    En 1718, Marie Angélique de Guéné, sœur à l'abbaye Saint-Sauveur guérit miraculeusement, son cas fut passionnément étudié l'année précédente par la faculté de médecine de Paris, et constitue le premier cas clinique avéré de névrose dont elle souffre depuis l'adolescence[60].

    La même année, des lettres patentes signées par le régent Philippe d'Orléans au nom du futur dauphin Louis XV, confirment la possession d’Évreux et de son comté à la famille de Bouillon, leur pouvoir devient héréditaire par primogéniture masculine[58].

    La période autoritaire de la Régence (1719-1723)

    En 1722, Pierre Le Brasseur écrit la première histoire d'Évreux dite histoire civile et ecclésiastique du comté d'Évreux[61].

    Le 21 avril 1722, deux ponts sont reconstruit à Évreux après les inondations : Le pont du Collège et le pont du moulin Saint-Thomas près de la place de la Vierge[62].

    Sous le règne de Louis XV (1723-1774)

    Sous le gouvernement Fleury (1723-1743)
    Gravure d'Antoine François Prévost auteur de Manon Lescaut , roman du XVIIIe siècle et prédicateur à la cathédrale d’Évreux

    En 1726 , l'Abbé Prévost auteur de Manon Lescaut est choisi comme prédicateur à la cathédrale, afin de contribuer au renforcement de la foi catholique face au rationalisme ambulant[62].

    La même année Monsieur Lebel, horloger, se plaint aux échevins que faute d'entretien le mécanisme de l'horloge ne fonctionne plus et qu'il doit le remonter plus de dix fois par jour[62].

    La vacance du Pouvoir (1743-1758)

    En 1748, le duc de Bouillon, pour l'agrément et l'esthétique fait aménager des chutes d'eau sur le cours de l'Iton[63].

    Sous le gouvernement Choiseul (1758-1770)

    En 1760, le moulin de Saint-Taurin, constitue une pêcherie à sec, alimentant la ville d’Évreux en poissons frais. Les eaux de l'Iton sont alors très poissonneuses, les anguilles sont très nombreuses[64].

    Sous le gouvernement de Maupeou (1770-1774)

    En 1772 , par souci de charité chrétienne et de stabilité de l'ordre social établi, l'évêque ordonne l'extinction de la mendicité. Il pallie ainsi aux carences du pouvoir municipal qui n'arrive pas à trouver des solutions concrètes au problème[65].

    Le style artistique rococo
    Le couvent des Capucins à Évreux est l'actuelle école de musique, elle date du XVIIIe siècle. C'est un ancien monastère franciscain

    Au XVIIIe, sous l'impulsion des comtes d'Évreux, la ville connaît un important renouvellement urbain avec la construction du château de Navarre en style rococo. Dans la cathédrale est installée la grille de style Louis XV séparant les fidèles du clergé. À l'époque, les messes se disent Ad Orientem, c'est-à-dire « vers l'orient ». Un grand orgue est construit au XVIIIe siècle mais il brûla en 1940, lors du bombardement aérien allemand de la ville.

    La vie urbaine au siècle des lumières

    C'est sous le règne de Louis XV que Simon Passot aurait fondé sa manufacture, future « manufacture royale de coutil » et plus récemment « Manufacture Passot et Thirouin », qui inaugure la phase florissante de l'industrie textile d'Évreux.

    Au XVIIIe, d'important travaux d'urbanisme tentent à faire disparaître les cimetières paroissiaux par souci d'hygiène et de rationalisation de l'espace urbain comme celui de Saint-Thomas[66].

    Le règne de Louis XVI et le crépuscule des lumières (1774-1789)

    En 1775, achèvement de la construction du séminaire des Eudistes. Le budget est dépassé. Il se chiffre financièrement à 60 000 livres - en sachant que 1/2 livre correspond au salaire d'un ouvrier textile[67].

    La Révolution (1789 - 1799)

    Les États généraux (février-juin 1789)

    Au printemps 1789 sont élus des députés des États généraux selon les ordres (noblesse, clergé et tiers état) et selon les circonscriptions. Le tiers-état représente la majeure partie de la population mais est discriminé dans les faits et sous-représenté. Évreux ne se distingue en rien de la majeure partie de la France hormis une faiblesse relative de la noblesse et une omniprésence du clergé.

    Portrait présumé de Buzot, révolutionnaire français de 1789, député de l'Eure et membre éminent des Girondins à Évreux, exposé au musée Carnavalet. Huile sur toile.
    « La grande peur » (juillet-août 1789)

    En juillet 1789, la rumeur des complots aristocratiques se répand dans le département de l'Eure. À Évreux des « comités permanents » se forment (Selon le témoignage de Georges Lefebvre). Néanmoins, la réaction populaire est relativement modérée et touche surtout le sud-ouest du département. Les échevins (ancêtres des conseillers municipaux sous l'Ancien Régime) cherchent à se maintenir au pouvoir[68].

    La constituante (1789-1790)

    Le 28 octobre 1789, le duc de Bouillon donne une quantité d'armement provenant du château de Navarre (à l'emplacement de l'actuel hippodrome et de la ferme pédagogique). C'est l'acte majeur de la déclinaison locale de ce qu'Augustin Thierry, l'un des historiens du XIXe siècle, socialiste de la Révolution française, appelle la révolution aristocratique succédant à la révolution royale des États généraux et précédent la révolution bourgeoise (les Girondins) et la révolution populaire (la terreur robespierriste). Il y a donc bien eu à Évreux des « révolutions dans la révolution », tant du point de vue des sensibilités politiques et doctrinales que du point de vue d'enchaînements fortuits des événements[69].

    Les Girondins au pouvoir (1790-1792)

    On voit la coupure entre la gauche catholique héritière des prêtres assermentés et de Thomas Lindet[70], tendance majoritaire à Évreux et la droite catholique héritière de la contre-révolution, de la chouannerie et des prêtres réfractaires. Dans cette logique, les bénédictines furent bannies de leur monastère Saint-Sauveur à l'emplacement de l'ancienne morgue rue Saint-Sauveur courant 1792[71].

    Évreux et la terreur robespierriste (1793-1794)
    Le soulèvement fédéraliste
    Vue d'Évreux en 1882, gravure d'Hubert Clerget

    En 1793, François Buzot essaya vainement de faire de cette ville un centre de résistance contre la Convention.

    La première chouannerie (1793)

    Quelques mois plus tard, la chute des Girondins à Paris voit la mort de Madame Roland, maîtresse de François Buzot et l'arrivée au pouvoir des Montagnards dont le représentant à Évreux est le châtelain du hameau de Garambouville à Aviron, Thurau de Lignerer, qui installe son quartier général dans le couvent des Ursulines, qui deviendra par la suite la gendarmerie. C'est de là qu'il décide, sous l'ordre de la convention, le massacre des colonnes infernales[72], afin de mettre fin à la Chouannerie en Vendée militaire. Fin 1793, après avoir mis fin à une première chouannerie, les Montagnards furent chassés du pouvoir par les Thermidoriens en 1794.

    Évreux robespierriste (1793-1794)

    Cette époque voit la naissance d'une presse politique jacobine d'opinion, résolument révolutionnaire et républicaine intransigeante avec le bulletin de l’Eure[73] de Nicolas Rogne. L’expérience journalistique engagée fut de courte durée car il disparut le IV floréal de l'an IV de la république. De loin selon l'Abbé Grégoire, prêtre et révolutionnaire, le journal le plus lu et le plus professionnel fut le journal du Bon Sens.

    En 1793, la cathédrale d'Évreux, suivant l'exemple de l'église de Saint-André-de-l'Eure, est transformée en temple de la déesse Raison. Il s'agit d'un culte déiste, voulu par le Comité de salut public. Les Sans-culottes officient afin de délivrer leur morale laïque[74].

    Des Thermidoriens au Directoire (1794-1799)

    Un peu plus tard, sous le Directoire, Évreux reprend lentement le calme d'une vie provinciale, les sociétés savantes se multiplient alors dont la société libre de l'Eure en 1798.

    Le Consulat et le Premier Empire (1799 - 1814)

    Le consulat (1799-1804)
    Sous le consulat collégial (1799-1802)

    En 1800, vente à l’horloger Rouillon de l’église Saint-Léger avec l'obligation d’aménager le cimetière afin d’enterrer convenablement les morts sous l'ordre du nouveau maire Dureau de la Buffardiere[75].

    En 1801, sur la route de Bellangreville à Évreux, découverte de tombeaux médiévaux fortuitement par un paysan, début de l’archéologie sur le territoire ébroïcien.

    La même année au théâtre-opéra de Rouen, Évreux est à l’honneur avec la représentation de la comédie Le locataire, sur un fond de mariage contraint, il célèbre la bravoure des soldats de la garnison ébroïcienne.

    Sous le consulat autoritaire (1802-1804)

    Au tournant de l'année 1802, la prison rue Chartraine disparait, la municipalité vend les locaux, la prison s’installe désormais rue de Verdun près du palais de justice avant de déménager à la Madeleine alors en plein champ en 1911 après l'incendie de cette dernière causé par un détenu.

    Le Premier Empire (1804-1814)
    La paix impériale (1804-1811)

    En 1810, Joséphine de Beauharnais s'installe brièvement à Évreux après avoir été répudiée par Napoléon Ier, empereur des Français, pour ne pas avoir eu de descendance en lignée masculine. Elle a une passion débordante pour le théâtre et l'architecture. Elle fait transformer le château de Navarre, ancienne demeure de campagne des Ducs de Bouillon, comte d'Évreux. Il sera abattu en 1839, pour bâtir l’hippodrome et les usines de Navarre. Néanmoins, son passage ne fut pas vain car elle contribua au financement de la construction du premier théâtre (qui s'effondra à cause d'un glissement de terrain à la fin du XIXe siècle[réf. nécessaire] lié à sa trop grande proximité avec l'Iton - le sol était trop meuble).

    La fin du régime impérial (1811-1814)

    Le 25 février 1812, de nombreux hommes d'Évreux participent à une levée en masse pour prendre part à la campagne de Russie. Beaucoup mourront à la bataille de la Bérézina[76].

    La Restauration bourbonienne (1814 - 1830)

    Le règne de Louis XVIII et les Cent-Jours de Napoléon (1814-1824)
    Ancienne usine de Navarre construite en 1838 sous la monarchie de Juillet par des entrepreneurs écossais et fermée en 2003, elle était spécialisée dans le textile et la confection de drap.

    En 1814, les Prussiens occupent Évreux une première fois, à la suite de la défaite de Napoléon, ils se montrent assez impitoyables[77]. Ils installent leur quartier général rue Cathédrale (actuellement rue Charles Corbeau). Louis XVIII devient roi de la monarchie constitutionnelle. Pour l'occasion un début d'urbanisme raisonné voit le jour avec l’élargissement du boulevard Chambaudoin[78]. En France le coût de la main-d'œuvre ouvrière est moindre qu'en Grande-Bretagne, c'est pourquoi des entrepreneurs presbytériens venus d'Écosse délocalisent leur filature de Manchester à Évreux, c'est le début de la révolution industrielle. Ces derniers très pieux avaient leur lieu de culte dans le quartier ouvrier de Navarre près de leurs usines textiles[79].

    Les prémices de la révolution industrielle à Évreux

    On trouve déjà des ateliers artisanaux prospères dès 1411 qui ont pour vocation d'exporter vers des marchés économiques lointains, ne se suffisant plus au marché local. C'est la cloche dite du « Clouet » de Saint-Léger près de l'actuelle place de la Vierge qui marque la fin de la journée. Le règlement du système des corporations interdit de travailler sous peine d'amende au delà de ce carillon[80]. La révolution française fut un catalyseur de la transformation économique puisque la fin des corporations en 1791 permit le travail de nuit. L'invention du métier à tisser Jacquard dans la première moitié du XIXe siècle stimula ce processus[81].

    Le règne de Charles X (1824-1830)

    En 1824, l'Iton sort de son lit entraînant d'importants dégâts dans la ville[réf. nécessaire].

    En 1828, les sujets du roi indélicats sont éloignés un temps de Paris pour le couronnement de Charles X à Reims, d'après le journal d'un bourgeois d'Évreux. Il fut sacré le jour de la fête de la Trinité un dimanche de mai[82].

    La monarchie de Juillet (1830 - 1848)

    La révolution de 1830

    En 1830, le successeur de Louis XVIII, son frère Charles X jugé trop réactionnaire par les Parisiens bien qu'aimé des Ébroïciens, est chassé du trône au profit de Louis-Philippe dans sa longue errance, comme le raconte le romancier Jean de La Varende, il passa par Évreux où les troupes légitimistes se battent contre les troupes orléanistes[83]. Les combats ont lieu sur les hauteurs de Netreville.

    Le règne de Louis-Philippe I (1830-1848)
    L'époque constitutionnelle (1830-1840)
    Il s'agit d'un hôtel particulier du style néoclassique de l'époque de la Monarchie de Juillet

    En 1839, le château de Navarre laisse place, près de l'hippodrome, aux usines de Navarre, spécialisées dans le textile. Elle est créée par des entrepreneurs anglais. Un culte presbytérien y est installé un temps.

    L'époque conservatrice (1840-1848)

    En 1843, la veuve de l'Académicien Jules Janin fit don à la mairie d'un important legs pour bâtir une fontaine monumentale qui représente de manière allégorique les cours d'eau de l'Eure.

    La IIe République (1848 - 1852)

    La révolution de 1848

    En 1848, la révolution parisienne propulsa brièvement Jacques Dupont de l'Eure qui devient président de la commission consultative de la République, originaire d'Évreux mais député du Neubourg.

    Le 26 février 1848, Louis-Philippe I se réfugie un temps au château de Melleville, dont le propriétaire Auguste Letellier d'Orvilliers l'avertit de la présence du sous-préfet de Dreux. Il aida le roi déchut à partir en exil en Angleterre. Louis Philippe mourut en 1850 à Claremont près de Londres[84].

    Une république romantique (1848-1852)

    La même année aux côtés de Victor Schoelcher, un natif des environs d’Évreux, le père Jacques-Désiré Laval contribue à l'abolition définitive en droit dans les colonies de l'esclavage pour les gens de couleur.

    Les réactions républicaines au coup d'état de Louis- Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851.

    En 1852, les réactions républicaines suite au coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte datant du 2 décembre 1851 furent plus précoces en Normandie que dans le reste de la France, au mois d'avril au lieu du mois de juin[85].

    Le Second Empire (1852 - 1870)

    La période autoritaire (1852-1860)
    La caisse d'Épargne construite en 1865 sous le Second Empire dit immeuble Gomel à l'angle des rues Charles Corbeau et Georges Bernard

    Dès 1855, la mise en service de la ligne de chemin de fer Mantes - Lisieux impose l’ouverture d’un « embarcadère » qui, vite insuffisant, fut remplacé par la nouvelle gare, laquelle fut mise en exploitation le [86].

    La période libérale (1860-1870)

    En 1865, la Caisse d'épargne est construite ainsi que la maison des arts contrairement à d'autres villes de France, le développement urbanistique sous le Second Empire fut relativement modeste, étant donnée la taille encore réduite de la municipalité.

    La IIIe République (1870 - 1940)

    L’affermissent de l'idée républicaine (1870-1914)
    La guerre franco-prussienne de 1870-1871

    En 1870-1871, l'occupation prussienne s'accompagne de massacres de population civile à Pacy-sur-Eure, proche d’Évreux. Évreux se livre sans combattre et la population est épargnée.

    Les débuts de la III république (1870-1879)

    En 1873, percement entre l'ancien hôpital et l'ancienne filature reliant la place Dupont de l'Eure à la gare Évreux-Louviers place de la République, de la rue Buzot et de la rue du Colonel Beltram. Ce projet était en discussion au conseil municipal depuis 1822[87].

    Le théâtre d’Évreux, dit théâtre Legendre, construit en 1906, remplace l'ancien théâtre voulu et financé par Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon Ier en 1810

    En 1875, commencent les travaux de construction de l'hôtel de ville, après avoir abattu l'ancien château des comtes d'Évreux.

    La république modérée (1879-1898)

    En 1881, deux tunnels sous la côte de la justice et Nétreville, l'un routier et l'autre ferroviaire, sont creusés pour desservir la nouvelle gare[88].

    En 1883, Albert Robida écrivain de récits de voyage publie une description détaillée de la gare d'Évreux dans La Vie en rose[89].

    La belle époque (1898-1914)

    En 1906, le théâtre est inauguré. On joue, au grand dam du public parisien, des pièces identiques à celles qu'on monte dans la capitale, essentiellement des pièces de boulevard.

    D'une guerre à l'autre (1914-1940)
    La Première Guerre mondiale (1914-1918)
    La carte des centres anti-tuberculeux dans l'Eure en 1930.

    Pendant la Première Guerre mondiale, bon nombre de prisonniers de guerre allemands sont retenus en prison. Certains décéderont de la grippe espagnole et seront enterrés à Évreux. L'hôpital psychiatrique qui vient d'ouvrir est en pointe dans le traitement des séquelles de guerre. Il accueille brièvement le docteur Petiot qui a décidé de passer pour malade afin d'éviter de combattre à Verdun[réf. nécessaire].

    Les année folles (1918-1931)

    Entre 1917 et 1926 , La fondation Rockefeller, contribue à l’éradication de la tuberculose à Évreux et dans l'Eure grâce à un programme d'assistance au tuberculeux militaires. En effet, la dureté de vie des tranchées et les permissions puis la démobilisation des appelés du contingent en 1918 contribuent à la propagation de la tuberculose dont les autorités tant civiles que militaires en furent démunie[90].

    En 1924, Aristide Briand, président du conseil, fait une halte à Évreux après s’être entretenu dans sa résidence de Cocherel près d'Évreux avec le chancelier allemand Gustave Streseman.

    La grande dépression (1931-1939)

    En 1938, l'école normale de jeunes filles se crée dans la foulée du Front populaire.

    Les années 1940 - 1944

    Les rigueurs de l'occupation
    En arrière-plan, un immeuble des années 1990, et au premier plan, une statue de saint Michel des années 1900 témoignant de la ferveur des habitants au début du XXe siècle, côte Henri-Monduit Saint-Michel-des-Vignes Évreux

    À partir de juin 1940, les Allemands occupent Évreux. Jean Moulin, dans sa cavale de Chartres, fut aidé par une prostituée ébroïcienne[réf. souhaitée] en allant vers Lyon. Les juifs et les gens du voyage sont déportés à Louviers, Gaillon et Saint-André-de-l'Eure.

    La résistance ébroïcienne

    En 1942, la résistance s'organise autour du directeur des archives départementales Marcel Baudot. Pierre Semard, syndicaliste et dirigeant du PCF dans les années 1920, est fusillé par les Allemands à la prison d'Évreux, le .

    Pierre Semard en tant que résistant communiste est arrêté d'abord en 1939 par les autorités françaises de la IIIe république et incarcéré à la prison de la Santé à Paris. Par la suite il a été transféré à Bourges avant d’être relâché et arrêté à nouveau en représailles d'Allemands tués, par le principe de prise d'otages en 1942[91].

    Maison à colombage datant du XXe siècle, quartier de la Filandière à Évreux, tentative de restitution dans le style régional normand, à l'époque de la reconstruction de 1946 à 1955

    La Reconstruction et la IVe République (1944 - 1958)

    La reconstruction (1944-1954)

    La ville a subi de forts dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale, par les bombardements allemands de 1940 puis ceux des Alliés en 1944. La plus grande partie de son centre a ensuite été reconstruite.

    La guerre froide, les Américains à Évreux

    En 1952, une base aérienne de l'OTAN[92] est utilisée par l'armée de l'air américaine, à sept kilomètres à l'est d'Évreux, dans le territoire de la commune de Fauville ; elle deviendra la base aérienne 105 Évreux-Fauville de l'armée de l'air française en 1967.

    La Ve République (depuis 1958)

    L'époque gaulliste (1958-1974)
    Sous Charles de Gaulle (1958-1969)
    La façade est du Cadran (salle de spectacle) vue générale inauguré en 1991 par le Maire Roland Plaisance elle témoigne de l'architecture ebreuicienne des années 1990

    Le musée d'Évreux ouvre ses portes en 1961. La ville connaît une croissance rapide au cours des années 1970, avec l’implantation d’industries de transformation et la création du quartier de la Madeleine situé au sud de la ville. L’amélioration des conditions de transport vers Paris permet à une importante population d’employés parisiens de s’implanter à Évreux[réf. nécessaire].

    L'époque pompidolienne (1969-1974)

    Le 29 février 1972, l'école normale d'instituteurs, en partenariat avec l'ORTF, présente à Évreux[93] la pièce Ubu roi, d'Alfred Jarry. Enregistré au foyer, dans l'enceinte de l'école, c'est le premier événement retransmis en duplex.

    Évreux contemporain (depuis 1974)
    L'époque des chocs pétroliers et de la stagflation (1974-1983)

    En 1975 création de l'ALM (Amicale Laïque de la Madeleine), début du mouvement des amicales laïques de quartier à Évreux, l'ALM s’illustre dans le sport ébroïcien dans les décennies suivantes dans le basketball[94].

    L'ère Roland Plaisance (1983-2001)

    En 1995, l’architecte Paul Chemetoff construit la médiathèque sur le modèle d'un plan novateur en forme de drakkar symbolisant la Normandie[95].

    L'époque post-moderne (depuis 2001)

    Évreux se voit consacrer deux timbres-poste en moins de quinze ans : le pour la châsse de saint Taurin, chef-d’œuvre de l’orfèvrerie française du XIIIe siècle[96] ; le 2 juin 2008 pour la tour de l'Horloge, un beffroi normand.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Le président de la République Alexandre Millerand choisit cette ville, en octobre 1923, pour sortir de la réserve habituelle des chefs d’État de la Troisième République et ose un discours très orienté, fustigeant les fonctionnaires, les syndicalistes. Le maire, Léon Oursel, entend bien, à sa façon, contribuer à l’échec politique de Millerand : aucun discours d’accueil, marquant ainsi son hostilité en ne respectant pas les usages républicains.

    Administration municipale

    Liste des maires

    Hôtel de ville.

    Le maire actuel, médecin de profession, est Guy Lefrand, membre du parti Les Républicains et ancien suppléant du député de l'Eure Bruno Le Maire.

    Politique de développement durable

    En 2017, la commune a été labellisée « 3 fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[97].

    Politique du handicap

    La ville d’Évreux est désignée 2e d’Europe pour "Accessibilité et Handicap" en 2018 derrière Breda (Pays-Bas)[98] sous l'égide de Francine Maragliano présidente de l'association de traumatisés crâniens de l'Eure[99]

    Politique envers les personnes âgées dépendantes

    Instances judiciaires et administratives

    Le tribunal de grande instance occupe l'ancienne église des Eudistes[100].

    Le tribunal de commerce est accessible par la rue de la Petite Cité[101].

    La maison d'arrêt, mise en service en 1912, est sise 92, rue Pierre-Semard.

    Politique sociale

    La politique sociale de la ville d'Évreux, dit juridiquement « politique en faveur des quartiers », fut pionnière en France dès 1977 avec l'équipe de Roland Plaisance. Elle se caractérise par de grands aménagements urbains et de rénovation de bâti ancien[102].

    Politique culturelle

    La ville d'Évreux a inauguré en 2016 la salle des Musiques actuelles (Smac) logée dans le bâtiment du Kubb (orthographié à l'anglaise) ainsi que le cabaret équestre en 2017 répondant à une priorité depuis les années 1980 de la municipalité d’œuvrer pour démocratisation de la culture au nom du vivre ensemble et de la citoyenneté.

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[103],[Note 1].

    En 2017, la commune comptait 47 733 habitants[Note 2], en diminution de 3,83 % par rapport à 2012 (Eure : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    8 0008 4269 5119 7289 96310 28711 70611 80212 877
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    12 22712 26512 32013 35014 62715 84716 75516 93217 766
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    18 29218 97118 95718 23418 84119 31520 11620 43623 647
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    36 69542 55047 41246 04549 10351 19851 23949 35948 899
    2017 - - - - - - - -
    47 733--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[104] puis Insee à partir de 2006[105].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 25,6 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
    • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 24,1 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 19,8 %).
    Pyramide des âges à Évreux en 2007 en pourcentage[106]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90  ans ou +
    1,1 
    4,6 
    75 à 89 ans
    8,3 
    9,2 
    60 à 74 ans
    10,4 
    18,0 
    45 à 59 ans
    17,8 
    20,5 
    30 à 44 ans
    19,0 
    25,6 
    15 à 29 ans
    24,1 
    21,8 
    0 à 14 ans
    19,3 
    Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[107]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90  ans ou +
    1,0 
    5,2 
    75 à 89 ans
    8,1 
    12,1 
    60 à 74 ans
    12,8 
    21,5 
    45 à 59 ans
    20,7 
    21,5 
    30 à 44 ans
    20,9 
    18,4 
    15 à 29 ans
    17,1 
    21,1 
    0 à 14 ans
    19,5 


    Démographie familiale

    La situation familiale d'Évreux témoigne de la solidité de structure familiale traditionnelle qui sont relativement nombreuses ce qui contraste avec le reste de la France

    La structure traditionnelle de la famille ébroïcienne telle que l'on aperçoit dans le graphique ci-contre vient de plusieurs facteurs : la relative jeunesse de la population ébroïcienne, due à la forte présence de jeunes actifs liés à la proximité avec Paris et ne pouvant s'y loger en raison du coût de l'immobilier. Mais aussi au caractère longtemps rural de la population, or les structures familiales traditionnelles pour des raisons économiques et éthiques favorisent une forte natalité. Mais aussi de manière plus immédiate la forte implication de la municipalité dans l'aide à l'enfance et l'aide aux familles. Néanmoins depuis 2017 on constate une baisse de la natalité qui devrait impacter sa structure[108].

    Enseignement

    Évreux est située dans l’académie de Rouen.

    Établissements scolaires

    Collèges :

    Lycées :

    Enseignement universitaire

    Enseignement de musique, danse et art dramatique

    La commune est dotée historiquement d'une école de musique, obéissant aux règles d'organisation et fonctionnement des conservatoires à rayonnement départemental (CRD). C'est l'ancien couvent des Capucins qui héberge cette entité indépendante de la commune.

    Il existe depuis 2015 un Manège équestre dans l'ancienne caserne du Septième Chasseurs dite communément Tilly dans le quartier Saint-Léger près de l'ancienne abbaye bénédictine détruite pendant la Révolution française en 1793. Cette abbaye eut pour novice sœur de l'Incarnation qui inspira George Bernanos pour le dialogue des Carmélites. Mise en musique par le compositeur Francis Poulenc

    Manifestations culturelles et festivités

    Plusieurs évènements ont lieu à Évreux chaque année, le plus souvent sur la place devant la mairie ou le long des berges de l’Iton :

    • 21 juin : fête de la musique ;
    • La fête de la pomme (délocalisée à Conches-en-Ouche à partir de l'année 2009) ;
    • Les bouquinistes (délocalisée à Pacy-sur-Eure pour l'année 2009, puis de nouveau à Évreux depuis 2014) ;
    • Juin : fête de la fraternité ;
    • Chaque été a lieu le village du sport et de la culture sur le pré du Bel Ébat[109] ;
    • Les 3 et 4 octobre 2015 eurent lieu les 1res fêtes normandes avec, pour invité d'honneur, la ville de Bayeux. Cet événement a vocation à devenir un rendez-vous annuel pour le public ébroïcien.

    Depuis 2017, la ville accueille le festival « Rock in Évreux » succédant au Rock dans tous ses états. De 1983 à 2016, la ville d'Évreux a accueilli ce festival de musique qui se déroulait le dernier week-end du mois de juin[110].

    L'hippodrome de la ville est en outre construit sur le site de l'ancien château de Navarre.

    Santé

    Sports

    Clubs professionnels

    Autres clubs

    • ALM Évreux Judo Jujitsu ;
    • Évreux Bridge Club ;
    • ALM Évreux Muay Thaï ;
    • Évreux Football Club 27 ;
    • Associations Sportives d’Évreux ;
    • Jeanne-d'Arc Escrime ;
    • Évreux AC Rugby (Fédérale 3) ;
    • Évreux AC Haltérophilie - Musculation - Force Athlétique ;
    • Dojo Club d’Évreux ;
    • Ichi no Senshi, club de kendo.

    Médias

    Presse écrite

    Les médias locaux sont Paris Normandie ou encore les hebdomadaires Eure-Infos/la Dépêche de Normandie.

    Radios

    • France Bleu Normandie (89.5 FM)[111] : radio locale publique de la Normandie. Ses studios sont à Rouen.
    • Principe Actif (102.4 FM)[112] : première radio FM ébroïcienne autorisée en 2008, elle prône « Le mix des cultures » depuis 2002. Elle intervient dans une majorité d'événements dans l'Eure, comme des concerts ou festivals de l'agglomération. En 2015, le CSA lui accorde une seconde fréquence : 95.9 FM à Verneuil-sur-Avre[113].
    • Radio Cristal (102.9 FM) : radio locale commerciale de la Normandie. Elle appartient au groupe Précom qui est détenu par Ouest France. Ce groupe est aussi propriétaire de la radio Hit West qui émet dans le Grand Ouest.

    RMC et Virgin Radio ainsi que tout le groupe NRJ (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons) n'ont pas de fréquence propre sur Évreux, leur réception étant assurée par leur fréquence rouennaise (NRJ 100.5, Nostalgie 105.3 et Rire et Chansons 103.3).

    Télévision

    Outre les chaînes diffusées en France métropolitaine, France 3 Normandie et La Chaîne normande sont recevables sur l'agglomération ébroïcienne grâce au site TDF du château d'eau de Nétreville situé rue Jean-Bart. Celui de Grand-Couronne est moyennement reçu. Un bureau local de France 3 se trouve au 3 bis, rue de Verdun.

    Lieux de cultes

    Évreux est le siège d'un évêché depuis le milieu du IVe siècle, fondé par saint Taurin, premier évêque d'Évreux. Le diocèse d'Évreux fut remodelé à la suite du Concordat de 1801, correspondant désormais au département de l'Eure. La cathédrale Notre-Dame, où se trouve la cathèdre, siège de l'évêque, est la marque visible de la capitale du diocèse.

    Tandis que le palais épiscopal du XVe siècle est reconverti en musée en 1961, le centre diocésain Saint-Jean regroupe les services du diocèse, no 11bis, rue Jean-Bart, dans le quartier de Nétreville.

    La ville d'Évreux est aujourd'hui découpée en deux paroisses principales, ce à quoi il faut ajouter que deux quartiers de la ville sont rattachés à des paroisses comprenant d'autres villes et villages, à savoir :

    • Paroisse Notre-Dame/Saint-Taurin :
      • Cathédrale Notre-Dame d'Évreux :
      • Église abbatiale Saint-Taurin d'Évreux.
    • Paroisse La Madeleine/Nétreville :
      • Église Notre-Dame de La Madeleine ;
      • Église Sainte-Thèrèse-de-l'Enfant-Jésus de Nétreville.

    À cela s'ajoutent :

    • Église Saint-Michel d'Évreux [114], pour le quartier Saint-Michel, comprise dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste-du-Val-Iton ;
    • Église Saint-Germain de Navarre (ca 1896), pour le quartier de Navarre, comprise dans la paroisse Notre-Dame-de-l'Alliance ;
    • Église évangélique d'Évreux, rue Maréchal-Joffre ;
    • Centre évangélique d'Évreux, rue Georges-Bernard.
    • Église Protestante Unie de France à Évreux et dans l'Eure

    L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, branche (sorte de paroisse) d'Évreux, a sa chapelle rue Isambard.

    Le culte antoiniste dispose d'un temple de style néo-gothique, situé 3 rue de Dreux, et qui fut inauguré le 12 décembre 1948.

    Pour le culte musulman, la ville d'Évreux dispose de plusieurs salles de prière dans le quartier de la Madeleine, notamment rue de la Forêt (salle Assalam, salle chemin de la Réussite) et une autre dans le quartier de Nétreville.

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 097 [115]

    Emploi

    À la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, l'industrie textile est une importante source de revenus. La manufacture de coutil fondée par Passot emploie à elle seule 1 500 personnes au début du XIXe siècle.

    Entreprises et commerces

    Évreux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Eure.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Palais de justice, ancien séminaire eudiste.

    Malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale, il subsiste quelques monuments notables ; dix d'entre eux sont classés ou inscrits aux Monuments historiques :

    • Les monuments classés  Classé MH :
      La salle archéologique présente les découvertes de la région, de la Préhistoire à la période gallo-romaine. La statue en bronze de Jupiter Stator, provenant du site de Gisacum, constitue l’une des plus belles pièces de la collection. Plusieurs salles sont consacrées au Moyen Âge (mitre de Jean de Marigny, anneau épiscopal de Jean de La Cour d'Aubergenville, statues). On peut voir également plusieurs tapisseries d’Aubusson (XIVe siècle). Le premier étage rassemble des œuvres des XVIIe siècle et XVIIIe siècle ainsi qu’une belle série de montres anciennes. Le deuxième étage est consacré à la peinture et à la sculpture du XIXe siècle (Flandrin, Boudin, Rodin, Gérôme). Le bâtiment et ses dépendances sont classés depuis 1907[117]. Le jardin dit de l'évêché est théoriquement un site classé depuis 1933 ; or les tilleuls ont tous été abattus en 2016.
    • Les monuments inscrits à l'inventaire supplémentaire  Inscrit MH :
      • Théâtre municipal patrimoine du XXe siècle, de pur style italien qui fut construit en 1903 d’après les plans de l'architecte Léon Legendre[123] et décoré pour partie par Charles Denet. Inscrit depuis 2002[124]
      • Ancien couvent des Cordeliers d'Évreux, dernier vestige de l'architecture franciscaine médiévale en Normandie, partiellement inscrit en 1994[125]
      • Ancien couvent des Ursulines d'Évreux, affecté à une caserne de gendarmerie (caserne Amey), rue Édouard-Ferray/rue Colonel-Arnaud-Beltrame, inscrit en 1975[126].
    • Autres édifices :
      • Hôtel de ville, de la fin du XIXe siècle, à l'emplacement de l'ancien château des comtes d'Évreux. C'est grâce au legs d'Olivier Delhomme (1794-1874), conseiller municipal entre 1830 et 1870, que l'édifice a été érigé entre 1889 et 1895 par les architectes Thierry Ladrange[127] et Georges Gossart. Le plafond de la salle des mariages est décoré par Charles Denet.
      • Fontaine de l'hôtel de ville, édifiée en 1882.
      • Palais de Justice, ancienne église eudiste (1682-1714). En 1791 s'y installe le tribunal criminel, puis la cour d'assises en 1818[128]. De nos jours, siège du tribunal de grande instance.
      • Jardin botanique, adjacent au couvent des Capucins, aux destinées duquel Prosper-Arthur Piéton (1816-1903) aura présidé entre 1856 et 1901[10]. Les serres du parc[129] sont l'objet d'un projet de structure cubique prévu d'aboutir dans le courant de l'année 2017. En outre, on mentionne 3 statues en bronze (ensemble  Classé MH (1992)) en provenance du château de Bizy : Antinoüs du Belvédère[130], Diane à la biche[131] et le groupe Hercule et Télèphe[132].
      • Pont Eiffel, pont construit pour la compagnie des chemins de fer de l'Ouest par Gustave Eiffel en 1886[133]. Le pont Eiffel contemporain correspond à une voie routière qui enjambe les voies de chemin de fer entre les rues Pierre-Sémard et de la Résistance.
      • Château de Trangis.
      • Église Saint-Michel d'Évreux [114], réalisation de l'architecte Maurice Novarina
      • Église Notre-Dame-de-Bon-Secours de la Madeleine
      • Petit Château de Navarre.
      • Le couvent de la providence, construit en 1854, sur des vestiges d'une ancienne abbaye bénédictine au XIIIe siècle dont au Moyen Âge, elle formait l'hôtellerie de l'abbaye pour accueillir les pèlerins[134]

    Patrimoine culturel

    Le théâtre : travaux en octobre 2017.
    • La Maison des Arts Solange-Baudoux organise des ateliers d'expression dans le domaine des arts plastiques et des expositions d'art contemporain.
    • Théâtre municipal : détient, conjointement au théâtre de Louviers, le label de scène nationale. En son temps, Charles Baret en fut le directeur[10]. Ce théâtre est en cours de travaux depuis le mois d'
    • Médiathèque Rolland-Plaisance, inaugurée en juin 2017
    • Bibliothèque municipale : Alphonse Chassant (1808-1907), bibliothécaire de la ville en 1838 puis archiviste en 1873, est une référence incontournable de l'histoire de la ville qui a baptisé l'une de ses rues en hommage au lithographe de formation qu'il était en outre[10]
    • Archives départementales, où s'est illustré Marcel Baudot
    • Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure
    • Cinéma Gaumont-Pathé (ex-Ciné Zénith)
    • Trois salles de concert, dont l'Abordage, le Cadran et le Kubb Club.

    Patrimoine naturel

    L'érable sycomore situé au square Georges-Brassens est labellisé arbre remarquable depuis 2013.

    Sites classés

    • Pour mémoire : le jardin de l'Évêché  Site classé (1933)[135] or les 47 tilleuls, marronniers et charmes ont tous été abattus en janvier 2016 ; deux ans plus tard, le terrain est toujours vague ; des fouilles archéologiques préventives y ont été menées, le jardin constituant un site antique.
    • Le boulevard Chambaudoin (partie) et l'allée des Soupirs avec leurs arbres  Site classé (1937, 1949)[136] ; site dénaturé avec les dommages de la guerre 1939-1945 ;
    • La place Saint-Taurin avec ses arbres  Site classé (1937)[137].

    Personnalités liées à la commune

    Natifs d'Évreux

    Alexandre Benalla.
    Louis Marie Turreau.
    François Buzot.
    Lucien Saint.
    Léon Walras.

    Autres personnalités

    Héraldique, logotype et devise

    Jusque vers la fin du XVe siècle, armes de Louis, comte d’Évreux († 1319) :

    Blasonnement :
    D’azur, semé de fleurs de lis d’or, à la bande componée d’argent et de gueules, brochant sur le tout.

    Depuis le XVIe siècle, armes actuelles de la ville d’Évreux :

    Blasonnement :
    D’azur, à trois fleurs de lis d’or, à la bande componée d’argent et de gueules, brochant sur le tout.
    Commentaires : Ces armes, dites d’Évreux moderne, à trois fleurs de lis au lieu d’un semé de fleurs de lis, sont attestées au moins à partir de Jean III de Navarre (Jean II d’Albret) (1469-1516), comte de Penthièvre et de Périgord, vicomte de Tartas et de Limoges et roi de Navarre (du chef de sa femme, descendante de la maison d’Évreux), qui les arborait sur une partie de son écu.

    Voir aussi

    Bibliographie

    • P. Aubert et alii, Les thermes d’Évreux, Archéologia, no 332.
    • Jacques Dimet (photogr. Lionel Jullian), Évreux, cité capitale, Paris, Messidor, , 203 p. (ISBN 978-2-209-06016-0, OCLC 2209060168).
    • Jean Mineray (préf. André Plaisse), Évreux : histoire de la ville à travers les âges, Luneray, Editions Bertout, , 420 p. (ISBN 978-2-867-43062-6 et 978-2-867-43065-7, OCLC 906557094).
    • André Plaisse, Évreux et les Ébroïciens au temps de Louis XI, Société libre de l’Eure, coll. « Connaissance de l'Eure. » (no 4 hors série), , 234 p..
    • Jean Calbrix, Mon cadavre se sent fiévreux à Évreux, Charles Corlet, (ISBN 2847063331)
    • François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154)
    • Bruno Ramirez de Palacios, Charles dit le Mauvais : Roi de Navarre, comte d'Évreux, prétendant au trône de France, , 530 p. (ISBN 978-2-9540585-2-8)
    • Alexandre-Auguste Guilmeth : Notice historique sur la ville et les environs d'Évreux à lire en ligne

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
    2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
    3. Francis Doré et G Bignot, Normandie, Maine, Paris, Dunod, , 216 p. (ISBN 978-2-100-50695-8), p. 181
    4. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Iton (H43-0400) » (consulté le 11 septembre 2017).
    5. L'espringale, n° de nomenclature 146 sur un plan de la ville d'Évreux établi en 1845.
    6. « Meteociel - Climatologie mensuelle d'Évreux en février 2012 » (consulté le 15 mars 2012)
    7. « Climat d’Évreux », sur Internaute (consulté le 14 août 2011)
    8. « Normales mensuelles pour Évreux », sur le site de Météo-France (consulté le 14 août 2011)
    9. http://www.ter-sncf.com/Region/haute_normandie/gare/EVREUX.aspx
    10. Sources fascicule 20 personnalités qui ont fait Évreux édité à l'occasion des Journées du Patrimoine 2010 par les Archives municipales d'Évreux.
    11. Éléments biographiques concernant Pierre Bailleau, en ligne sur l'institut national d'histoire de l'art .
    12. Éléments biographiques concernant Albert de Brettes, en ligne sur l'institut national d'histoire de l'art .
    13. « Assemblée générale de la Section d’entraide des membres de la Légion d’honneur », sur www.evreux.fr (consulté le 12 février 2017).
    14. « Evreux : un parc viking d'inspiration belge pour l'agglomération », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 10 février 2019)
    15. « Evreux : Abandon du projet de parc Viking », sur france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/ (consulté le 30 avril 2019)
    16. « Évreux : le projet de la place Sepmanville dévoilé », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 10 février 2019)
    17. de Beaurepaire 1981, p. 106
    18. Dictionnaire de la langue gauloise une approche linguistique du vieux-celtique continental (préf. Pierre-Yves Lambert), Paris, Ed. Errance, coll. « Hespérides », , 352 p. (ISBN 978-2-877-72198-1, OCLC 434377531), p. 220-221
    19. de Beaurepaire 1981, p. 106-107
    20. Marcel Baudot in Troisième congrès de toponymie, Louvain, 1951, p. 585-590.
    21. Xavier Delamarre, Op. cité.
    22. S. Pluton-Kliesch, « Évreux l’antique, le cimetière du Ier siècle », dans Archéologia, no 434, juin 2006, p. 80.
    23. Chrystel Maret, « Évreux – 35-37 rue Saint-Louis », ADLFI. Archéologie de la France - Informations. une revue Gallia, (ISSN 2114-0502, lire en ligne, consulté le 21 février 2020)
    24. Sylvie Pluton, Yves-Marie Adrian, Frédéric Kliesch et Antoine Cottard, « La nécropole gallo-romaine du « Clos au Duc » à Évreux (Eure) : des sépultures du Ier siècle apr. J.-C. », Revue archéologique de l'Ouest, no 25, , p. 209–260 (ISSN 0767-709X, DOI 10.4000/rao.666, lire en ligne, consulté le 21 février 2020)
    25. Pierre Wech, « Évreux – 11 rue de l'Horloge. n°17-899 », ADLFI. Archéologie de la France - Informations. une revue Gallia, (ISSN 2114-0502, lire en ligne, consulté le 21 février 2020)
    26. « Histoire de la Haute-Normandie — WikiGenWeb », sur www.francegenweb.org (consulté le 21 février 2020)
    27. Aubin Gérard, « Xavier Loriot et Simone Scheers (avec une introduction de Brigitte Beaujard) : Corpus des Trésors monétaires antiques de la France, tome IV, Haute Normandie. », Revue archéologique de l'ouest, vol. 3, no 1, (lire en ligne, consulté le 12 février 2017)
    28. Eugène Séris (1809-1889) Auteur du texte Do, Saint Taurin, premier évêque d'Evreux au premier siècle : nouvelles recherches critiques et historiques / par M. l'abbé Do,..., (lire en ligne).
    29. Marie-Françoise Baslez, Chrétiens persécuteurs, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-30680-7, lire en ligne).
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