2e division légère mécanique

La 2e division légère mécanique, est une unité française de blindés, créée en 1937, par la transformation de la 5e division de cavalerie, basée à Lyon.

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2e Division Légère Mécanique
Création 1937
Dissolution 16 juillet 1940
Pays France
Branche Arme blindée cavalerie
Type Division Légère Mécanique
Fait partie de 13e régiment de dragons
29e régiment de dragons
8e régiment de cuirassiers
1er régiment de dragons portés
Garnison Lyon (1937)
Melun (1939)
Ancienne dénomination 5e Division de Cavalerie
Équipement Chars Hotchkiss H35
Chars Somua S-35
Panhard AMD-178
Renault ZT
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Campagne de France (Hannut)

Elle s'inspire pour son organisation de la 1re division légère mécanique, créée l'année précédente, en y apportant quelques modifications, dues surtout à l'évolution du matériel. Ainsi, l’infanterie est représentée par le seul 1er régiment de dragons portés à 3 bataillons, au lieu de deux régiment à deux bataillons, et les automitrailleuses de combat semi-chenillées cèdent la place à des chars Hotchkiss H35 et Somua S-35. Pendant la campagne de France, encerclée en Belgique, elle est reconstituée début juin, et mène des combats retardateurs, lors du repli de l'armée française, dans l'ouest du pays, jusqu'à l'Armistice du 22 juin 1940 entré en vigueur le . Après la défaite, la division est dissoute, le .

Chefs de la 2e DLM

Organisation

tous les deux régiments d'automitrailleuses de combat, à deux escadrons de S-35 et deux de H-35.

  • 4e brigade légère mécanique (colonel du Bois de Beauchesne)
    • 8e régiment de cuirassiers, régiment de découverte, avec deux escadrons d'automitrailleuses de découverte et deux escadrons de motocyclistes.
    • 1er régiment de dragons portés, à trois bataillons de chacun un escadron d'automitrailleuses de reconnaissance, deux de fusiliers portés sur chenillettes Lorraine, et un escadron de mitrailleuses et d'engins.
    • 12e escadron divisionnaire antichar, avec des canons antichars de 25 mm.
    • 12e escadron divisionnaire de réparation.
  • régiment d'artillerie à
    • 2 groupes de 12 canons de 75 mm
    • 1 groupe de 12 canons de 105 mm,
    • 1 batterie antichar de dix canons de 47 mm.

Au total, la 2e DLM, dispose de :

Sa puissance de feu est la suivante :

  • 12 canons de 105 mm,
  • 24 canons de 75 mm,
  • 96 canons de 47 mm,
  • 96 canons de 37 mm,
  • 117 canons de 25 mm et
  • 450 fusils-mitrailleurs et mitrailleuses.

Pendant la campagne de France

Au déclenchement de l'attaque allemande, la 2e DLM, est affectée au corps de cavalerie du général Prioux. En application de la manœuvre Dyle-Bréda, la division pénètre en Belgique, selon l’itinéraire Landrecies-Maubeuge-Charleroi-Namur. Elle entre en contact avec l'ennemi, à seize kilomètres à l'ouest de Maastricht, au matin du . Elle mène alors une action de retardement, jusqu'au , pour permettre le déploiement des trois divisions d'infanterie motorisée de la 1re Armée. Pendant ces trois jours de combat engagé en particulier contre la 3e et la 4e panzerdivision, la division subit de lourdes pertes. Elle est envoyée à Binche le pour couvrir le repli de la 1re Armée, puis elle est impliquée du 19 au 23, dans la bataille des Flandres, à l'issue de laquelle les forces alliées engagées en Belgique se voient coupées du reste de l'armée française par l'avance des blindés allemands à Abbeville. La division subit alors le sort des autres unités encerclées dans la poche, et combat en retraite jusqu'à Dunkerque, où ses éléments survivants sont embarqués pour l'Angleterre, les 30 et .

Ce qui reste de la division est rapidement renvoyé sur le continent, et elle est reformée à Dourdan, selon le modèle allégé de DLM, c’est-à-dire un régiment de combat avec 20 H-35 et 20 S-35, un régiment de découverte avec 2 escadrons mixtes d'AMD et de motocyclistes et un bataillon de dragons portés à cinq escadrons. Au , elle est en réserve de la Xe Armée, les deux jours suivants, elle s'engage dans la région de Septeuil, puis dans la forêt de Pacy. Le , elle reçoit l'ordre de couvrir les passages de l'Avre, du confluent à Nonancourt, mission qu'elle remplit jusqu'au 16, où elle se replie sur Senonches, puis derrière la Loire à Tours, où elle s'installe en défense avec le 10e corps d'armée. La décision du gouvernement, de déclarer villes ouvertes les agglomérations de plus de vingt mille habitants, livrant les ponts aux Allemands, la défense sur la Loire devient impossible ; elle reçoit alors l'ordre de se replier sur la Creuse, sur le cours de laquelle elle mène une dernière contre attaque, le . Deux jours plus tard, elle combat encore entre Civray et Ruffec, quelques heures avant l'entrée en vigueur de l'armistice.

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