Achille Souques

Alexandre Achille Cyprien Souques, né le à Peyre et mort le à Servon, est un médecin français, spécialiste de neurologie, membre de l'Académie de médecine (1918).

Achille Souques
Achille Souques
Biographie
Naissance
à Peyre
Décès (à 84 ans)
à Servon
Thématique
Études Internat des hôpitaux
Formation Faculté des sciences de Paris et faculté de médecine de Paris
Profession Praticien hospitalier et neurologue (en)
Intérêts maladie de Parkinson, syndrome de Souques-Charcot
Distinctions Officier de la Légion d'honneur (d) () et Académie nationale de médecine (depuis )
Membre de Académie nationale de médecine

Biographie

Durant ses études, Achille Souques est externe des hôpitaux de Paris de 1882 à 1886, puis interne de 1886 à 1890. Il se spécialise vers la neurologie sous la direction de Jean-Martin Charcot, Charles Fernet, puis Anatole Chauffard dans le service duquel il eut à soigner le poète Paul Verlaine[1]. Il est lauréat de la médaille d'or des internes en 1891.

Il est moniteur d'anatomie pathologique de 1892 à 1893, puis commence sa carrière comme chef de clinique d'Édouard Brissaud puis de Fulgence Raymond de 1893 à 1895, avant d'être chef de laboratoire de la faculté de 1895 à 1899. En 1898, il est nommé médecin des hôpitaux de Paris, il exerce d'abord à l'Hôtel-Dieu, à l'hospice d'Ivry. Il succède ensuite à Pierre Marie à Bicêtre avant de devenir chef de service à la Salpêtrière.

Pendant la Première Guerre mondiale, il ouvrit à la Salpêtrière, un service spécialisé en neurologie de guerre.

Il est un des fondateurs de la Société de neurologie de Paris en 1899 et membre du bureau. Il est élu à l'Académie nationale de médecine en 1918.

Il forma de nombreux élèves, dont Thierry de Martel, Charles Foix, Paul Harvier, Clovis Vincent, Jean Alexandre Barré, Pierre Vallery-Radot, Théophile Alajouanine, Henri Baruk et Ivan Bertrand.

Il prend sa retraite en 1926.

Distinctions

Travaux

Souques est connu pour ses recherches approfondies sur la maladie de Parkinson, et dans un traité intitulé Rapport sur les syndromes parkinsoniens, en 1921, il a documenté l'importance de l'encéphalite léthargique comme une cause de la maladie de Parkinson. Avec son mentor Jean-Martin Charcot (1825-1893), il a décrit l'éponyme syndrome de « Souques-Charcot », qui est une variante de la maladie de Hutchinson-Gilford. Souques est également crédité de l'introduction du terme « camptocormie » pour décrire une posture avant-flexion anormale.

Publications

  • Étude des syndromes hystériques simulateurs des maladies organiques de la moelle épinière, thèse présidée par Charcot en 1890.
  • Infantilisme hypophysaire, avec Stéphen Chauvet (1885-1950), Nouvelle iconographie de la Salpêtrière, Paris, 1913, 26: 69-80.
  • Rapport sur les syndromes parkinsoniens, Revue neurologique, Paris, 1921, 28: 534-573.
  • Kinésie paradoxale, Revue neurologique, Paris, 1921, 37: 559-560[3].
  • Charcot intime, Presse médicale, , p. 693-698
  • Étapes de la neurologie dans l'antiquité grecque, Paris, Masson, 1936.

Éponymie

  • Signe des cils de Souques[4]: dans la paralysie faciale fruste, les cils semblent être plus apparents du côté paralysé lors de la fermeture forcée des paupières.
  • Signe de Souques: extension involontaire et la diffusion des doigts lorsque le bras parétique des patients est élevé et étendu.
  • Syndrome de Souques et Charcot : description du géromorphisme cutané.

Sources et bibliographie

Références

Liens externes

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