Aconit (D609)

L'Aconit (F703/D609) était une frégate unique construite pour la marine nationale pendant la Guerre froide, qui a servi de 1973 à 1997. Elle a été nommée d'après la corvette Aconit qui a combattu dans les Forces navales françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour les articles homonymes, voir Aconit.

Aconit

Maquette de l'Aconit
Autres noms Corvette Aconit
Type Frégate de lutte anti-sous-marine type F65
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Commanditaire Marine nationale
Chantier naval Arsenal de Lorient
Lancement
Armé
Statut retrait service actif
Équipage
Équipage 15 officiers, 103 officiers-mariniers et 114 quartier maître et matelots
Caractéristiques techniques
Longueur 127 m
Maître-bau 13,4 m
Tirant d'eau 4,05 m
Tirant d'air 40 m
Déplacement 3 870 t à pleine charge
Propulsion 1 groupe turbines à vapeur Rateau alimenté 2 chaudières
Puissance 28 650 ch
Vitesse 27 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 1 système Malafon (13 missiles), 2 catapultes fixes pour 10 torpilles L5, 2 canons de 100 mm Mle 68, 2 canons 20 mm Oerlikon, 2 mitrailleuses 12.7 mm et 8 missiles MM40 Exocet
Électronique 1 radar DRBV 22 A (veille air), 1 radar DRBV 13 remplacé par 1 DRBV 15 A (veille surface air basse altitude), 1 radar DRBC 32 D (conduite de tir canon), 1 sonar DUBV 23, 1 sonar remorqué DUBV 43 C, 1 antenne linéaire ("flûte") d'écoute passive DSBV 62 C - 1 sonar d'attaque HF DUBA3 (à l'origine)
Carrière
Port d'attache Port-base : Arsenal de Brest
Indicatif Marque de coque : F703/D609

Histoire

Mis sur cale dans la grande forme de l’arsenal de Lorient le , l’Aconit est mis à flot le et admis au service actif le .

Conçue pour répondre à l’accroissement rapide des performances des sous-marins dans les années 1960, la corvette C65 est construite autour de deux systèmes novateurs récemment développés : le sonar remorqué actif DUBV43 et le missile porte-torpilles Malafon. Ces équipements lui valent d’être considérée comme l’ultime évolution des cinq escorteurs d’escadres de la classe T 47 spécialisés dans la lutte anti-sous-marine. Ses performances n’atteignent pas le niveau souhaité et la mise au point de l’appareil propulsif est longue et laborieuse.

De ce fait, le programme des corvettes C65 (devant compter cinq exemplaires) s’arrête après la première unité. La conception de navires anti-sous-marins océaniques est totalement repensée et débouche sur le programme C67 puis F67 de la classe Tourville.

Après une brève affectation à Toulon, l'unique C65 rejoint en 1975 Brest son nouveau port-base. D’abord désigné corvette type C65, l’Aconit devient frégate type F65 en 1988. Auparavant (le ) sa marque de coque aura été changée, passant de F703 (F pour "Frigates") à D609 ( pour "Destroyers".)

Prévu être désarmé en 2004, l’Aconit est condamné prématurément dans le cadre du plan de réduction de la flotte. Son ultime sortie à la mer intervient le , et les couleurs sont rentrées pour la dernière fois le . L'Aconit aura parcouru 627 991 nautiques sous les ordres de dix-sept commandants.. Son nom, devenu emblématique dans la Marine française, est aussitôt repris par la quatrième frégate furtive type La Fayette qui aurait dû s’appeler Jauréguiberry.

La coque de l'ex-frégate F65 Aconit servit de 1997 à 2014 de brise-lames à l'École navale de Lanvéoc (Finistère). En , la coque du brise-lames a quitté les lieux pour rejoindre l'arsenal de Brest et y être préparée pour son démantèlement, puis elle a rejoint le proche cimetière de Landévennec en . Le , elle est partie en remorque pour le chantier Galloo de Gand en Belgique pour son démantèlement[1].

Caractéristiques

Conçue pour répondre à l’accroissement rapide des performances des sous-marins dans les années 1960, la corvette C65 est construite autour de deux systèmes novateurs récemment développés : le sonar remorqué actif DUBV43 et le missile porte-torpilles Malafon. Ces équipements lui valent d’être considérée comme l’ultime évolution des cinq escorteurs d’escadres type T47 spécialisés dans la lutte anti-sous-marine. Les armements et leur disposition sont identiques à l’exception du lance-roquettes de 375 mm remplacé par un mortier de 305 mm. le radôme, rappelant celui des FLM Suffren, abritera jusqu’à l’IPER 1984-1985 l’unique radar combiné DRBV-13 en service dans la marine. La propulsion est assurée par un seul groupe de turbines à vapeur entraînant une unique ligne d’arbre à l’instar de l’aviso escorteur Balny, L’installation du radar DRBV-22A non dans la mature principale mais sur un mâtereau à l’arrière du navire. C’est le dernier grand navire de combat construit en France à ne pas posséder d’installations hélicoptères (pont d’envol, hangar…)

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Revue maritime 1971 : Ministère de la marine, France, Service historique, La Revue maritime, vol. 289 à 293, Librairie militaire de L. Baudoin, 1971, p. 881
  • Ireland 1984 : Bernard Ireland, Navies of the West, Hippocrene Books, Incorporated, 1984, (ISBN 0882549774 et 9780882549774), 192 p.
  • Cowin 1985 : Hugh W. Cowin, Conway's directory of modern naval power 1986, Conway Maritime Press, 1985, 288 p.
  • Herrou 1997 : Christian Herrou, Les navires de guerre. l'Union européenne, Marines Éditions, , (ISBN 2909675300 et 978-2909675305), 256 p.
  • Feron 2002 : Luc Féron, 100 ans de Marine Française, Croiseurs, Garde-côtes, Marine Magazine, Hors-série n° 2, , 83 p.
  • Moulin et Maurand 2008 : Jean Moulin et Patrick Maurand, Les frégates anti-sous-marines, Marines Éditions, 2008, 185 p.
  • Chant 2014 : Christopher Chant, A Compendium of Armaments and Military Hardware, Routledge Revivals, 2014, (ISBN 1134646682 et 9781134646685), 578 p.

Liens externes


  • Portail de la Marine française
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.