Alpes-Maritimes

Les Alpes-Maritimes (prononcé /alp(ə) ma.ʁi.tim/) sont un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Maralpins. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 06. Sa préfecture est Nice.

Alpes-Maritimes
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Nice
Sous-préfectures Grasse
Président du
conseil départemental
Charles-Ange Ginésy (LR)
Préfet Bernard Gonzalez (d)[1]
Code Insee 06
Code ISO 3166-2 FR-06
Code Eurostat NUTS-3 FR823
Démographie
Gentilé Maralpin(e)s
Population 1 083 310 hab. (2017)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Superficie 4 299 km2
Subdivisions
Arrondissements 2
Circonscriptions législatives 9
Cantons 27
Intercommunalités 7
Communes 163

    Un premier département des Alpes-Maritimes a existé de 1793 à 1814, sous la Révolution française et le Premier Empire. Il était alors composé essentiellement du comté de Nice, détaché du royaume de Sardaigne et réuni à la France ainsi que de la principauté de Monaco (Monaco, Roquebrune et Menton à l'époque) annexée, et l'arrondissement de San Remo, annexé à la République ligurienne.

    En 1814, le comté de Nice retourne au royaume de Sardaigne et Monaco recouvre son indépendance mais sous protectorat sarde. Le second département des Alpes-Maritimes est créé en 1860, par l'adjonction audit comté de Nice (cédé par le royaume de Sardaigne) de l'arrondissement de Grasse détaché du département du Var et le rattachement des villes de Menton et Roquebrune qui s'étaient placées sous la protection de la Sardaigne après avoir fait sécession de la principauté de Monaco et dont les droits furent rachetés par l'empereur des Français au prince de Monaco en 1861, avec la création du nouvel arrondissement de Puget-Théniers de 1860 à 1926.

    Le département compte 1 083 310 habitants en 2017. Son économie est essentiellement tertiaire.

    Géographie

    Situation

    Le département des Alpes-Maritimes est entouré par les départements du Var au sud-ouest et des Alpes-de-Haute-Provence au nord-ouest ainsi que par l'Italie à l'est et la mer Méditerranée au sud. Sa topographie est très contrastée. Comme son nom l'indique, la plus grande partie du département est partie constituante de l'ensemble topographique des Alpes - et notamment des Alpes maritimes - mais il a également la particularité d'être un département côtier avec sa façade méditerranéenne.

    La partie côtière, urbanisée et densément peuplée, regroupe toutes les villes dans une conurbation quasi continue de Cannes à Menton, tandis que la partie montagneuse, plus étendue mais faiblement peuplée, est entièrement rurale exception faite des trois grandes stations de Valberg née en 1936, Auron en 1937 et Isola 2000 en 1971.

    Relief

    Le sommet culminant du département - situé sur la frontière franco-italienne - est la cime du Gélas (3 143 m) qui domine, plus à l'est, la vallée des Merveilles. En effet, le mont Argentera est certes plus élevé avec 3 297 m d'altitude mais il est situé en territoire italien. Le mont Mounier (2 817 m) domine au sud le vaste dôme de Barrot formé d'une masse de plus de 900 m d'épaisseur de pélites rouges profondément échancrées par les gorges de Daluis et du Cians. Sauf en période hivernale, quatre grands cols permettent de franchir au nord le massif du Mercantour-Argentera dont l'imposante barrière de 62 km de long dresse l'hiver sa muraille neigeuse visible de la côte. À partir de l'ouest, c'est d'abord, sur la route des grandes Alpes, le col de la Cayolle (2 326 m) aux sources du Var (fleuve) sur la commune d'Entraunes. Puis le col de la Bonette, plus haut col d'Europe avec ses 2 715 m permettant de relier la vallée de la Tinée à celle de l'Ubaye. Plus à l'est, le col de la Lombarde (2 350 m), au-dessus d'Isola 2000, permet de rejoindre le sanctuaire Sainte Anne de Vinadio en Italie. Et enfin, à son extrémité orientale, le col de Tende (1 871 m) qui assure la liaison avec Coni (ou Cuneo) en Italie.

    Paysage et végétation forestière. La seule région des Alpes niçoises a un taux de boisement de 60,9 %, un peu supérieur à la moyenne du département et très supérieur au taux moyen de 39,4 % de la région Provence – Alpes - Côte d’Azur[2].

    Hydrographie

    Les cours d'eau sont l'Aigue Blanche, l'Ardon, l'Artuby, la Banquière, la Barlatte, la Bassera, la Bendola, la Bévéra, le Bieugne, le Borrigo, la Bouillide, le Bourdous, le Bouyon, la Brague, la Braisse[réf. nécessaire] le Braus[réf. nécessaire], la Cagne, le Caïros, la Caramagne[réf. nécessaire], le Careï, la Castérine[réf. nécessaire] la Chalvagne[réf. nécessaire], le Cians, le Clans[réf. nécessaire], la Ciavanelle, l'Estéron, la Faye, le Fontanalba, le Fossan, la Ganière, la Gironde, le Gorbio, la Gordolasque, la Grande Frayère, la Guerche, la Lane, la Lévensa, le Loup, la Lubiane, la Maglia, le Magnan, la Mairole[réf. nécessaire], le Malvan, le Mayola, la Miagne, la Minière, la Mourachonne, la Nieya[réf. nécessaire], le Paillon (les Paillons), le Raton, le Réfréi, le Riou, le Riou de l'Argentière, le Rioulan, la Roudoule, la Roya, la Siagne, la Siagnole, la Tinée, le Tuébi, la Valmasque, le Var, le Végay, la Vésubie et la Vionène.

    Climat

    Le climat des Alpes-Maritimes est principalement de type montagnard jusqu'au climat méditerranéen en se rapprochant du littoral. Il est caractérisé par des averses importantes en saison automnale et par des orages violents en saison estivale ; ce phénomène est dû à la rencontre des masses d'air chaud le long du littoral et des masses plus froides provenant des montagnes. Ainsi, dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015, à la suite de fortes précipitations, des inondations meurtrières ont causé la mort de vingt personnes dans le département.

    La zone littorale a un climat méditerranéen (précipitations importantes en automne et au printemps surtout, sécheresse en été, ainsi qu'un hiver doux et sec). Vers l'intérieur, et surtout dans le nord, un climat de montagne (hiver assez vif, orages d'été).

    L'un des attraits du département est son niveau d'ensoleillement important : 300 jours par an.

    À noter aussi que le département est le plus orageux de France avec en moyenne 70 à 110 jours d'orages par an.

    Histoire

    Les thermes romains de Cemenelum.

    Les Romains créent un district militaire nommé Alpes Maritimæ en 14 av. J.-C., qui acquiert le statut de province (Alpes-Maritimes) au milieu du Ier s. apr. J.-C. Elle a pour capitale Cemenelum (aujourd'hui Cimiez, un quartier du nord de Nice). Dans sa plus grande extension, en 297, cette province englobe Digne et Briançon. Sa capitale est ensuite déplacée à Embrun.

    Un premier département des Alpes-Maritimes existe de 1793 à 1814. Son chef-lieu est Nice, mais ses limites diffèrent de celles du département actuel, incluant Monaco (Port-Hercule) et Sanremo (Saint-Rème) mais non l'arrondissement de Grasse (alors dans le département du Var) : le département s’arrête donc à l'Ouest approximativement au fleuve Var.

    Le découpage en 1812 était[3]:

    En 1860, Cavour, un des partisans de l'unité italienne autour du royaume de Sardaigne, négocie le soutien de Napoléon III. En échange de la Savoie et du comté de Nice, l'Empire français doit aider la Sardaigne à conquérir la partie de l'Italie du nord détenue par l'Autriche. Cependant, Napoléon III fait machine arrière durant la guerre, ne permettant à la Sardaigne que l'obtention de la Lombardie. Malgré le fait que l'accord n'est pas rempli, la cession des territoires sardes doit bien avoir lieu. L'annexion est appuyée par un plébiscite remis en question, car le résultat n'aurait pas changé l'issue du vote. Les 15 et 16 avril 1860, 25 743 électeurs hommes inscrits des 89 communes du comté de Nice votent pour le rattachement à la France. Cela représente 83,8 % des inscrits (30 712 inscrits) et 99,2 % des votants (25 933 personnes)[4]. Le nouveau département des Alpes-Maritimes sera composé de l'ancien comté de Nice, divisé en un arrondissement de Nice et un arrondissement de Puget-Théniers (ces deux arrondissements existaient déjà dans l'ancien département (1793-1814)), et d'une partie du département du Var, l'arrondissement de Grasse, déplaçant la frontière occidentale du fleuve Var jusqu'à la Siagne et Théoule, au pied du massif de l'Estérel. Toutefois le comté de Nice est amputé de Tende et de La Brigue qui seront intégrés à la France lors du traité de Paris en 1947.

    L'arrondissement de Puget-Théniers est supprimé à des fins d'économie en 1926 et rattaché à celui de Nice.

    En septembre 1947, conformément au traité de Paris signé en février de la même année, les communes de Tende et de La Brigue (ainsi que des parties des communes des hautes vallées de la Vésubie et de la Tinée, dont une partie de la commune d'Isola) restées italiennes depuis 1860, sont rattachées à ce département. Le suivant, cette annexion est confirmée par un référendum.

    On présente généralement le blason du comté de Nice comme celui des Alpes-Maritimes. Il se blasonne : « D'argent à l'aigle couronnée de gueules, au vol abaissé, empiétant une montagne de trois coupeaux de sinople issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent. »

    Logo du département des Alpes-Maritimes.

    Le département des Alpes-Maritimes utilise un logo dont la forme est un quadrilobe aux arcs sécants, inséré dans un cercle, qui rappelle un motif commun dans les chapelles romanes du département. On y distingue en haut le mélèze de la partie montagneuse du département et en bas le palmier du littoral. À gauche et à droite : la fleur de lys de la partie provençale (issue des armes de la maison d'Anjou) et la croix de la maison de Savoie pour l’ancien comté de Nice, motifs gravés sur les anciennes bornes frontière[5].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Depuis la Seconde Guerre mondiale, le département vote centre-droit et droite souverainiste. Sur les neuf circonscriptions des Alpes-Maritimes, 6 sont actuellement tenues par la droite (Les Républicains) et trois par le centre (En Marche). Sur les cinq sénateurs que compte le département, quatre sont de droite et un du Parti socialiste.

    Les Alpes-Maritimes ont connu des problèmes de corruption du personnel politique dans les années 1980 et 1990, aboutissant notamment aux condamnations pénales des maires de Nice, Jacques Médecin, de Cannes, Michel Mouillot et d'Antibes, Pierre Merli.

    Conseil départemental

    Le conseil départemental est composé de cinquante-quatre conseillers élus pour six ans. Depuis les élections de mars 2015, cinquante sont de droite, dont 43 LR et 7 UDI, et quatre seulement sont de gauche, dont 2 Front de Gauche, un écologiste et un socialiste. Du au 15 septembre 2017, le conseil départemental est présidé par Éric Ciotti (LR), et depuis la fin de l'année 2017, le conseil départemental est présidé par Charles-Ange Ginésy (LR).

    Budget

    En 2011, le budget primitif du département s'élève à 1,3 milliard d'euros dont 498 millions (38,3 %) sont consacrés à l'action sociale et 346 millions au fonctionnement (26,6 %)[6]. Les dépenses d'investissement atteignent un peu plus de 250 millions d'euros (19,2 %)[6].

    En 2010, le département était le troisième plus endetté de France avec 942 millions d'euros d'emprunts soit 68,4 % du budget total[7]. Cette dette se chiffrait à 2 460 euros par foyer fiscal, et à 859 euros par habitant[7]. La tendance d'évolution de la dette au cours de la dernière décennie correspond à une forte augmentation : + 440 % entre 2001 et 2009[réf. nécessaire] et + 26 % entre 2009 et 2010[7]. Elle était ainsi de 43 millions d'euros en 2003[réf. nécessaire].

    Population et société

    Démographie

    En 2017, le département comptait 1 083 310 habitants[Note 1], en diminution de 0,1 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
    --131 266161 886-----
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
    192 062-194 578198 818199 037203 604226 621238 057258 571
    1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
    265 155293 213334 007356 338357 759435 253493 376513 714453 073
    1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
    515 484618 265722 070816 681881 198971 8291 011 3261 073 1841 081 244
    2016 2017 - - - - - - -
    1 083 7041 083 310-------
    (Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[8] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[9] puis population municipale à partir de 2006[10].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Selon l'Insee, 39,5 % des enfants nés en 2011 dans le département des Alpes-Maritimes, soit 4 747 sur 11 999, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité), 15,4 % ont un père né au Maghreb[11].

    Communes les plus peuplées

    Liste des 15 communes les plus peuplées du département
    Nom Code
    Insee
    Intercommunalité Superficie
    (km2)
    Population
    (dernière pop. légale)
    Densité
    (hab./km2)
    Modifier
    Nice 06088 Métropole Nice Côte d'Azur 71,92 340 017 (2017) 4 728
    Cannes 06029 CA Cannes Pays de Lérins 19,62 73 868 (2017) 3 765
    Antibes 06004 CA de Sophia Antipolis 26,48 72 999 (2017) 2 757
    Grasse 06069 CA du Pays de Grasse 44,44 50 396 (2017) 1 134
    Cagnes-sur-Mer 06027 Métropole Nice Côte d'Azur 17,95 50 928 (2017) 2 837
    Le Cannet 06030 CA Cannes Pays de Lérins 7,71 41 471 (2017) 5 379
    Saint-Laurent-du-Var 06123 Métropole Nice Côte d'Azur 10,11 28 453 (2017) 2 814
    Menton 06083 CA de la Riviera française 14,05 28 958 (2017) 2 061
    Vallauris 06155 CA de Sophia Antipolis 13,04 26 672 (2017) 2 045
    Mandelieu-la-Napoule 06079 CA Cannes Pays de Lérins 31,37 22 452 (2017) 716
    Mougins 06085 CA Cannes Pays de Lérins 25,64 19 473 (2017) 759
    Vence 06157 Métropole Nice Côte d'Azur 39,23 18 465 (2017) 471
    Villeneuve-Loubet 06161 CA de Sophia Antipolis 19,60 15 241 (2017) 778
    Beausoleil 06012 CA de la Riviera française 2,79 13 607 (2017) 4 877
    Valbonne 06152 CA de Sophia Antipolis 18,97 13 325 (2017) 702

    Unités urbaines

    Selon l'INSEE, les Alpes-Maritimes comptaient en 2010 dix unités urbaines, dont sept composées d'une commune isolée, deux formant de petites agglomérations composées de trois à neuf communes et la cinquième de France, celle de Nice et ses 51 communes.

    RangNom de l'unité urbainePopulation municipale (2012)Nombre de communes
    (dont villes-centres)
    1Nice943 69551
    2Menton – Monaco (partie française)68 8779
    3Levens4 7611
    4Saint-Cézaire-sur-Siagne3 7721
    5Sospel3 5681
    6Saint-Vallier-de-Thiey3 4781
    7Roquebillière2 9443
    8Saint-Martin-du-Var2 6821
    9L'Escarène2 4491
    10Breil-sur-Roya2 4441

    Aires urbaines

    Selon l'INSEE, les Alpes-Maritimes comptaient en 2010 deux aires urbaines, dont la septième de France, celle de Nice.

    RangNom de l'aire urbainePopulation municipale (2012)Nombre de communes
    1Nice1 004 914129 (dont 5 dans le Var et deux dans les Alpes-de-Haute-Provence)
    2Menton - Monaco (partie française)73 05212

    Les résidences secondaires

    Selon le recensement général de la population au , 23,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

    Ce tableau indique les principales communes des Alpes maritimes dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

    Enseignement

    Enseignement primaire et secondaire

    Le département compte 222 écoles maternelles, 357 écoles élémentaires et une école d'enseignement spécial. Il accueille également 72 collèges, 14 lycées professionnels et 22 lycées, auxquels il faut ajouter 65 établissements privés sous contrats.

    Enseignement supérieur

    L'enseignement supérieur est relativement peu développé dans le département. L'aire urbaine de Nice ne compte ainsi que 35 000 étudiants[12], tandis que celles de Rennes ou de Bordeaux en ont 60 000.

    Les Alpes-Maritimes bénéficient de l'installation à Menton, depuis octobre 2005, d'un premier cycle de l'Institut d'études politiques de Paris, dédié aux relations entre les rives nord et sud de la Méditerranée et aux relation de l’Europe avec le Moyen-Orient.

    Plusieurs écoles d'ingénieurs sont installées à Sophia Antipolis, dont EURECOM (École d'ingénieur et centre de recherche en systèmes de communication), l'École des mines de Paris et Polytech Nice-Sophia. En outre, deux grandes écoles de commerces sont installées dans la région: l'EDHEC à Nice, et la SKEMA Business School à Sophia-Antipolis. L'INRIA et le CNRS sont également implantés à Sophia Antipolis.

    Le département compte en tout 35 000 étudiants[Quand ?].


    Activités

    Randonnée pédestre

    Le département des Alpes-Maritimes possède un réseau de sentiers de randonnée très développé[réf. nécessaire] qui s'adresse aux randonneurs débutants comme confirmés.

    Le département est traversé par des sentiers de grande randonnée (GR, balisage rouge et blanc): GR 51, 52, 5, 510, 653A et est doté de nombreux parcours de randonnée à la journée (PR, balisage jaune).

    Le balisage comprend un marquage à la peinture complété de balises (panneaux en bois) renseignées sur la direction à suivre et numérotées permettant au randonneur de se repérer sur la carte topographique de randonnée IGN série bleue (échelle 1/25000) de la zone considérée.

    Dans ses guides thématiques Randoxygène, le Conseil général divise le département en trois zones touristiques (haut pays, moyen pays et pays côtier) aux caractéristiques et aux influences très différentes, du Mercantour au littoral de la Méditerranée.

    Économie

    L'économie des Alpes-Maritimes se caractérise par l'importance du secteur tertiaire. Le département compte, outre les activités touristiques et les services traditionnels, un nombre assez élevé d'entreprises de recherche et du secteur tertiaire supérieur. L'agriculture est peu importante et l'industrie joue un rôle relativement faible, mais elle s'est diversifiée vers des activités à haute valeur technologique. Le secteur du BTP est assez important. L'économie est très sensible aux variations de la conjoncture nationale et internationale. Le taux de chômage se situe à 9,1 %.

    D'après l'Insee, en 2005 le PIB par habitant des Alpes-Maritimes atteignait 27 723 euros ce qui classait le département au treizième rang en France[13]. Son PIB était de 29,6 milliards d'euros[13]. D'après Eurostat, le PIB par habitant aux prix du marché en 2008 pour le département s'élevait à 30 700 euros, ce qui le classait également au treizième rang en France[14].

    Répartition de l'emploi
    TertiaireIndustrieBTPAgriculture
    Alpes-Maritimes76,2 %12,5 %9,2 %2,1 %
    Moyenne nationale71,5 %18,3 %6,1 %4,1 %

    Tourisme

    La présence de la mer Méditerranée et des Alpes sous un ciel clément a favorisé le tourisme comme activité dominante. Il constitue une ressource essentielle pour toute la Côte d'Azur. Le secteur représente 64 000 emplois directs dans le département. Pour la seule ville de Nice, le chiffre d'affaires représente 12 ou 13 % de part de marché du tourisme en France, la capitale azuréenne étant même la deuxième ville hôtelière du pays, juste après Paris. La ville possède également avec Nice-Côte d'Azur le deuxième aéroport de France derrière Paris et ses trois entités, avec près de 10,5 millions de voyageurs par an qui y ont transité en 2011.

    Le bord de mer où réside l'essentiel de la population est une des régions les plus prisées du monde avec plusieurs atouts :

    En montagne, le ski et la randonnée redonnent vie à Saint-Étienne-de-Tinée (Auron), Beuil, Péone (Valberg), Saint-Martin-Vésubie, Isola, Gréolières, Peïra-Cava, col de Turini, Turini-Camp d'argent (massif de l'Authion).

    Industries

    Les industries sont bien développées, comme la parfumerie à Grasse, les nouvelles technologies autour de Sophia-Antipolis et le Centre spatial de Cannes - Mandelieu, ou se trouve le premier[15] constructeur de satellites européens et le premier établissement industriel du département[16].

    Culture

    La vie culturelle est assez riche, largement décrite dans le quotidien régional Nice-Matin, relatée dans ses colonnes, et annoncée hebdomadairement dans le supplément JV du mercredi.

    Arts

    Parmi les musées renommés, il est possible de citer la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, le musée Picasso d'Antibes et l'Espace de l'Art concret, à Mouans-Sartoux, le musée national Fernand-Léger à Biot les musées Chagall et Matisse à Nice ainsi que le musée d'art moderne et d'art contemporain (MAMAC), également à Nice.

    Sports

    Événements sportifs

    Langues

    Les langues des Alpes-Maritimes
    • Occitan vivaro-alpin (alpin)
    • Occitan vivaro-alpin (mentonnais)
    • Occitan vivaro-alpin (intermédiaire)
    • Occitan provençal (niçois)
    • Occitan provençal (maritime)
    • † Figoun (remplacé par le provençal)
    • Royasque, dont
    • Tendasque (Royasque)
    • Brigasque (Royasque)

    Les Alpes-Maritimes connaissent deux langues traditionnelles :

    Le français, langue officielle nationale, est parlé par l'ensemble de la population. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'occitan et l'italien étaient les langues officielles, le français s'est donc imposé tardivement lors de l'unification linguistique de la France promue par la IIIe République.

    Gastronomie

    Patrimoine

    Honneurs

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Shahinez Benabed, « Un nouveau préfet pour les Alpes-Maritimes », sur acteurspublics.com, (consulté le 24 avril 2019)
    2. Inventaire forestier du département des Alpes-Maritimes
    3. Almanach impérial... : présenté à Sa Majesté l'Empereur par Testu, Testu, , page 368 p. (lire en ligne)
    4. Tableau des résultats pages 319 et 320 dans La réunion de Nice à la France de Paul Gonnet, Les Éditions du Cabri, Breil-sur-Roya, 2003, 343 pages, (ISBN 978-2914603102)
    5. « L'identité visuelle. », sur Conseil général des Alpes-Maritimes
    6. Le budget 2011, site officiel du conseil départemental des Alpes-Maritimes. Consulté le .
    7. 1er : les Alpes-Maritimes (06), Le Journal du Net. Consulté le 1er juillet 2011.
    8. Site sur la Population et les Limites Administratives de la France - fiche historique du département
    9. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
    10. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017
    11. Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2011, Insee, 2012
    12. Métropole Nice Côte d'Azur - Un territoire d'excellence internationale, site officiel de la Communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur. Consulté le 26 septembre 2008.
    13. Produit intérieur brut par département (PIB) à prix courants, Insee.
    14. Produit intérieur brut (PIB) aux prix courants du marché au niveau NUTS 3, Eurostat. Dernière mise à jour le 5 août 2011.
    15. 10 entreprises françaises championnes du monde : Alcatel Alenia Space, Journal du net
    16. Christian Apothéloz, « Alcatel space à Cannes Plus qu’une entreprise, une légende » dans Le Nouvel économiste, mars 2002
    17. "C'est pas classique !" pour les mélomanes niçois, Site web de France Musique

    Voir aussi

    Bibliographie

    • collectif (direction Jean-Luc Flohic), Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons de Antibes à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 504 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    • collectif (dir.), Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. II : Cantons de Menton à Villefranche-sur-Mer, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 574 p. (ISBN 2-84234-071-X), p. 505 à 1079
    • Philippe de Beauchamp (photogr. Loîc-Jahan), L’architecture rurale des Alpes-Maritimes, Aix-en-Provence, Édisud, , 140 p. (ISBN 2-85744-612-8)
    • Philippe de Beauchamp (photogr. Loîc-Jahan), L’art religieux dans les Alpes-Maritimes, Aix-en-Provence, Édisud, , 144 p. (ISBN 2-85744-485-0)
    • Inventaire des orgues du département des Alpes-Maritimes
    • Archives départementales
    • Archeo-alpi-maritimi
    • Alpes Maritimes, 1450-1550, Retables et fresques

    Articles connexes

    Liens externes

    • Portail des Alpes-Maritimes
    • Portail des Alpes
    • Portail de la mer Méditerranée
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.