André Bas

André Bas est un homme politique français, né en 1889 à Miserey-Salines dans le Doubs et décédé le à Colmar, député du Haut Rhin de 1946 à 1951 à l'Assemblée nationale.

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André Bas
Fonctions
Député
Haut-Rhin
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Député
Haut-Rhin
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Député
Haut-Rhin
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Maire de Husseren-les-Châteaux (d)
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Conseiller municipal
Husseren-les-Châteaux
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Biographie
Naissance
Décès
(à 89 ans)
Colmar
Nationalité
Activités
Autres informations
Partis politiques

Il fut viticulteur négociant et contribua grandement au développement de l'agriculture et du vin d'Alsace tout au long de sa vie. Il fut aussi Maire d'Husseren-les-Chateaux, village rural à proximité de Colmar, élu au conseil municipal dès son arrivée au village en 1919, puis Maire de 1925 jusqu'à son retrait de la vie publique en 1970.

Naissance, études et Première Guerre mondiale

Né le à Miserey-Salines en Franche-Comté dans une famille d'agriculteurs il passe son baccalauréat en 1908 chez les frères Chrétiens de Besançon et entre au service des ponts et chaussées du Doubs tout en suivant par correspondance les cours de l'École des travaux publics de Paris. De 1911 à 1913 il réalise son service militaire en tant qu'artilleur, au 9e régiment d'artillerie de Belfort ; en 1914 il est à nouveau mobilisé et reste sous les drapeaux jusqu'en 1919. Blessé (gazé), décoré de la croix de guerre alors qu'il commande une batterie en différents points du front, il fait son entrée en Alsace avec l'armée française en 1918, et y rencontre sa femme Marthe Kuentz, avec qui il aura trois fils, Henri, Jean-Michel et Raymond.

Entre-deux guerres

Pendant l'entre-deux-guerres, il s'attache à développer l'exploitation viticole et le vin "Kuentz-Bas", maire de son village, il est proche du mouvement Chretien Démocrate, mais s'oppose vigoureusement au mouvement autonomiste alsacien.

Seconde guerre mondiale

Nommé Capitaine en 1935, il est mobilisé à nouveau en 1939, au service des chemins de fer, chargé d'évacuer les civils des zones de guerre, notamment à proximité de la ligne Maginot. Après la capitulation française il est démobilisé et rentre en Alsace. Il fuit néanmoins la région en phase d'être annexée au Reich et dont les « Français de l'intérieur » sont systématiquement chassés, au même titre que les juifs, les fonctionnaires français, les francophiles en général. Revenu en Franche Comté il aide de nombreux Alsaciens en transit, désireux de rejoindre la France libre. Inquiété par la Gestapo pour ses activités de passeur, il quitte Besançon pour Lyon puis Clermont-Ferrand où se sont réfugiés de nombreux Alsaciens et notamment les professeurs et étudiants de l'Université de Strasbourg. Il bénéficie alors d'une charge officielle du régime de Vichy dans le secteur du ravitaillement, dont le laissez-passer lui permet de sillonner l'Auvergne, rencontrant de nombreux alsaciens, les réconfortants à l'occasion et faisant circuler des marchandises à destination des plus infortunés d'entre eux[1].

Après guerre, Assemblée Nationale

Il rentre en Alsace en et s'engage en politique au sein du Mouvement républicain populaire (MRP). Il est élu membre des deux Assemblées Constituantes qui enfanteront de la Quatrième République. Il est ensuite député de 1946 à 1951. Son mandat sera marqué par son travail pour le développement de l'agriculture, son appui aux déplacés de guerre, et ses enquêtes sur les zones d'occupations françaises en Allemagne et en Autriche. Il propose 19 propositions de lois et de rapports, notamment une portant sur l'appellation « Vin d'Alsace ». Quelques incidents avec Marcel Cachin, député Communiste et directeur du journal L'Humanité marquent aussi son mandat. Il se dévoua à la cause du retour des Banatais, population d'origine Alsacienne installée dans le Banat (Roumanie) au XVIIIe siècle. Il intervient à plusieurs reprises pour le retour des Malgré nous, ces Alsaciens-Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande et dont de nombreux prisonniers étaient encore détenus en URSS en 1950.

En 1951, en désaccord avec le MRP, il ne se représente pas aux élections législatives. Il se consacrera pour les vingt années suivantes au rapprochement franco-allemand et à la construction européenne, notamment au côté de Robert Schuman[2].

Engagement européen

Membre du Mouvement Fédéraliste Européen dès 1946, il se prononce en faveur du fédéralisme intégral, et malgré son combat en faveur des anciens combattants, il défend le projet de Communauté européenne de défense, rejeté en 1954. Il présida le Mouvement fédéraliste européen d'Alsace jusqu'en 1962, continuant d'œuvrer à la construction européenne. En 1970, il quitte ses fonctions de Maire d'Husseren-les-Châteaux et se retire de la vie politique[1].

Notes et références

  1. Jean-Christophe Bas, André Bas Combats pour l'entente, préface d'Alain Poher
  2. Biographie d'André Bas sur le site de l'Assemblée Nationale française http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/IVRepublique/bas-andre-marie-joseph-francois-19061889.asp

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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