Arcachon

Arcachon est une commune du Sud-Ouest de la France, sous-préfecture du département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle a été créée en 1857 par détachement d'une partie de la commune de La Teste-de-Buch.

Arcachon

Arcachon, la forêt des Landes, la dune du Pilat et le banc d'Arguin
en arrière-plan.

Blason

Logo
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
(sous-préfecture)
Arrondissement Arcachon
(chef-lieu)
Canton La Teste-de-Buch
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bassin d'Arcachon Sud-Pôle Atlantique
(siège)
Maire
Mandat
Yves Foulon
2014-2020
Code postal 33120
Code commune 33009
Démographie
Gentilé Arcachonnais
Population
municipale
11 284 hab. (2017 )
Densité 1 493 hab./km2
Population
aire urbaine
65 500 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 10″ nord, 1° 10′ 09″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 45 m
Superficie 7,56 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Arcachon
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Arcachon
Géolocalisation sur la carte : France
Arcachon
Géolocalisation sur la carte : France
Arcachon
Liens
Site web http://arcachon.fr/

    Partie intégrante de l'ancienne province de Gascogne, elle s'inscrit dans le périmètre du Pays de Buch, des Landes de Gascogne et de la forêt des Landes.

    Devenue la ville principale du bassin d'Arcachon, mais non la plus peuplée avec une population de 11 284 habitants en 2017, elle est au centre d'une aire urbaine de 65 500 habitants (en 2015), elle est une des grandes stations balnéaires de la côte atlantique, aux côtés de Royan, Biarritz, Les Sables-d’Olonne ou La Baule.

    Géographie

    Station balnéaire et port de pêche, la commune est délimitée au nord par le bassin d'Arcachon, au sud par la commune de La Teste-de-Buch, dans laquelle la station de Pyla-sur-Mer constitue un prolongement de celle d'Arcachon.

    Voies de communication et transports

    Les principales voies de communication sont :

    • la ligne de chemin de fer de Bordeaux à Arcachon (gare d'Arcachon) ;
    • la route départementale 1250 (ancienne route nationale 250) relie aussi Arcachon à Bordeaux (rue de Pessac) ;
    • l'autoroute A660 se raccorde à l'autoroute A63 (Bordeaux-Hendaye).

    Les moyens locaux de transport sont :

    • l'ascenseur public du Parc mauresque ;
    • le Bus Eho (mini bus électriques) au sein même de la ville ;
    • le réseau de bus Baïa, qui permet d'accéder aux communes de La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras et Le Teich (Arcachon est desservie par les lignes 1, 2 et 3 de ce réseau) ;
    • le vélo d'Arcachon : depuis 2012, le vélo d'Arcachon (couleurs « sable et or ») est distribué à tous les foyers arcachonnais sur demande (un par foyer fiscal en habitation principale) ;
    • depuis le 1er juillet 2015, la BlueCub met en service ses voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré[1].

    Arcachon bénéficie aussi du vaste réseau de pistes cyclables autour du bassin, reliant Biscarrosse à Pyla-sur-Mer, Pyla-sur-Mer à La Teste-de-Buch, La Teste-de-Buch à Arcachon, notamment aux plages de la station. On peut également longer le littoral d'Arcachon au Teich en passant par La Teste-de-Buch et Gujan-Mestras. Une extension entre Le Teich et Biganos permet désormais de faire le tour complet du bassin.

    Urbanisme

    Vue partielle de la nouvelle place au soleil couchant.
    Marché d'Arcachon

    La station voit le jour au XIXe siècle, alors que la vogue des bains de mer connaît un grand développement. En quelques décennies, les dunes jusque-là vierges sont loties. En 1857, l'empereur Napoléon III érige ce qui n'est qu'un quartier de La Teste en commune.

    De 1862 à 1865, est construite la « ville d'hiver » sous l'impulsion des frères Pereire, où une clientèle aisée en provenance de toute l'Europe vient se prémunir des rigueurs de l'hiver. Une parure monumentale d'inspirations diverses donne peu à peu son visage à la ville : casino mauresque, buffet chinois (aujourd’hui disparus) apportent une touche exotique, au milieu d'immeubles cossus et de villas qui utilisent une large palette de styles architecturaux.

    Puis Arcachon devient « la ville aux quatre saisons » : à la Ville d'Hiver, viennent s'ajouter une « Ville de Printemps », une « Ville d'Été » et une « Ville d'Automne ». L'allée Faust, située près du parc mauresque, est une avenue exceptionnelle sur le plan architectural. Dans d'autres quartiers d'Arcachon, on peut admirer par exemple le château Deganne (devenu casino) ainsi que d'autres constructions du boulevard de la Plage ou du boulevard Deganne.

    Récemment, le centre-ville a fait l'objet d'une réhabilitation, caractérisée notamment par la création d'une nouvelle place nommée place des Marquises et inaugurée le . Ce nouvel espace, situé entre la mairie et le boulevard de la Plage, est un résumé des styles les plus remarquables de la ville d'Arcachon.

    Trois autres quartiers importants sont : l'Aiguillon, les Abatilles et le Moulleau.

    Toponymie

    L'étymologie est controversée. Selon B. et J.-J. Fénié, la racine aquitanienne *aruka, « brèche », « fente », « crevasse », se rapporterait à l'exutoire primitif de l'Eyre, auquel s'applique le suffixe -ixonne attesté ailleurs. De la forme ancienne Arcaisso dérive certainement le terme arcanson qui désigne la colophane, un des principaux constituants de la résine de pin, qui fut localement récoltée pendant des siècles[2]. Contrairement à la majorité de la forêt des Landes, les boisements anciens d'Arcachon sont naturels. De la forêt de la « petite montagne d'Arcachon », subsistent encore des chênes pédonculés, des arbousiers et des pins dont on estime que les anciens prédécesseurs ont été exploités par quelques-uns des tout premiers gemmeurs.

    Le nom gascon en est Arcaishon.

    Histoire

    Drapeau d'Arcachon
    Le sud bassin vu par le satellite Spot.

    Jusqu'au début du XIXe siècle, Arcachon se réduit à quelques cabanes de pêcheurs et de résiniers en bordure du bassin d'Arcachon.

    La fixation des dunes

    Louis XVI ayant l'intention d'établir un port militaire dans la baie d'Arcachon, il était nécessaire en premier lieu de fixer les sables des dunes. L'ingénieur de la marine Charlevoix de Villiers étudie la question et propose, en 1779, l'emploi de plantations. Victime d'intrigues, il tombe en disgrâce. Le problème est repris neuf ans plus tard par Nicolas Brémontier. Brémontier fait d'abord construire une digue destinée à arrêter le cheminement des sables au point de départ. À environ 70 m de la ligne atteinte par les plus hautes mers, on enfonce dans le sol une palissade de madriers contre laquelle le sable s'accumule. Relevant les madriers à mesure que le sable monte, on crée une « dune littorale » de 10 à 12 m de hauteur, formant barrière. Le sable de la surface est fixé par des semis de gourbet, dont l'épais lacis de racines s'étend rapidement. Brémontier s'attaque ensuite au problème de la fixation des dunes intérieures. Des graines de pins maritimes, mélangées à des graines d'ajonc et de genêt sont semées sous une couverture de fagots de branchages qui maintiennent provisoirement les sables. Au bout de quatre ans, le genêt atteint près de deux mètres de hauteur. Le pin, d'une croissance plus lente, grandit ainsi protégé et distance bientôt les autres plantes qui, en pourrissant, apportent des éléments organiques fertilisants.

    La naissance de la station puis de la commune

    En 1841, une ligne de chemin de fer relie Bordeaux et La Teste-de-Buch. En 1845, un débarcadère en eau profonde est construit sur la baie, à cinq kilomètres au nord de La Teste-de-Buch ; une route, tracée à travers les prés salés, le dessert. Des villas se construisent : Arcachon est née.

    Dans la première partie du XIXe siècle, le site déjà apprécié pour la qualité de son climat, connaît un essor très rapide, en particulier grâce à la création de la ligne de chemin de fer Bordeaux-La Teste, qui amène sur le Bassin des gens de toute la région. En 1823, un marin du nom de François Legallais[3] ouvre un établissement de bains de mer visant une clientèle aisée.

    Arcachon, ancien quartier de La Teste-de-Buch, est érigée en commune par décret impérial (Napoléon III) le ; Alphonse Lamarque de Plaisance, le premier maire, est également le père de la devise de la ville : Heri solitudo, hodie vicus, cras civitas soit Hier désert, aujourd’hui village, demain cité, tout à fait prémonitoire.

    Thalassothérapie, climatothérapie et même plus tard thermalisme, avec la découverte en 1923 de la source Sainte-Anne des Abatilles, le destin d'Arcachon s'oriente dès l'origine vers celui d'une ville de santé.

    Le rôle des frères Pereire

    Banquiers et propriétaires du chemin de fer entre Bordeaux et La Teste, les frères Pereire décidèrent de prolonger la ligne jusqu'à Arcachon avec l'idée de faire de cet endroit un pôle commercial et portuaire. Déjà nombreux sont ceux qui venaient par le chemin de fer profiter de la région et des courses landaises se déroulant dans les arènes d'Arcachon (arènes en dur qui ont été démolies) et de La Teste (arènes en bois pouvant accueillir 5 000 personnes, se trouvant sur l'ancienne place du Coum, aujourd’hui place Edmond-Rostand, derrière les prés salés).

    Le projet commercial n'eut pas un grand succès, mais les frères Pereire développèrent le tourisme estival et thermal en acquérant les terrains où ils fondèrent la Ville d'Hiver. À partir de ce moment-là, la ville ne cessa de s'enrichir d'établissements incitant au luxe et à la détente comme le célèbre casino de la plage construit en 1853 appelé également Château Deganne du nom de son constructeur.

    Les constructeurs de la ville furent également inspirés par le style colonial avec le Casino Mauresque appelé également Casino de la forêt à cause de son emplacement sur la dune boisée de la Ville d'Hiver. Son architecture était inspirée de l'Alhambra de Grenade et de la Mosquée de Cordoue. Après avoir eu son heure de gloire, il fut plus ou moins délaissé et finit par être détruit par un incendie en 1977.

    Anecdote : dans la Ville d'Hiver, il y a à son emplacement géographique dans le parc mauresque, une allée du Moulin Rouge en hommage au grand peintre Toulouse-Lautrec qui passait ses vacances à Arcachon. Ce dernier avait une maison au bord de la plage et aimait se baigner.

    Le XXe siècle

    Durant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand y fit stationner le 950e régiment hindou en garnison[4]. La ville est libérée le par les FFI du bataillon d'Arcachon[5] commandé par le capitaine Duchez[6].

    En 2015, un blockhaus est découvert sous le parking de l'office de tourisme. D'une surface de 120 m², il avait été construit en 1943. Accueillant une vingtaine de soldats, il servait de poste de commandement et permettait d'assurer les communications entre les portions du mur de l'Atlantique du bassin d'Arcachon. En 1946, il avait été enfoui[7].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 mars 1977 Lucien de Gracia SFIO
    RPF
    Conseiller général (1945-1967), sénateur (1949-1951), député (1951-1955)
    mars 1977 1985 Robert Fleury[8] UDF Docteur en médecine, conseiller général (1985-1998)
    1985 mars 2001 Pierre Lataillade RPR Député (1978-1981, 1986-1994, 1997-1999)
    Député au Parlement Européen (1986-1994, 1997-1999)
    Conseiller général (1979-1985)
    mars 2001 En cours Yves Foulon[9] UMP-LR Conseiller général (1998-2012), député (2012-2017)

    Un décret du (Journal officiel du ) a créé un arrondissement d'Arcachon comprenant les cantons d'Arcachon, d'Audenge, de Belin-Béliet et de La Teste-de-Buch. Son chef-lieu est fixé à Arcachon.

    Jumelages

    Localisation des villes jumelées :

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Arcachonnais[11].

    Évolution démographique

    La commune occupe, en 2007, le 790e rang au niveau national (alors qu'elle était au 771e en 1999) et le 21e rang au niveau départemental.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12],[Note 1].

    En 2017, la commune comptait 11 284 habitants[Note 2], en diminution de 0,2 % par rapport à 2012 (Gironde : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    7362 0653 6964 9817 1338 1027 9108 2218 259
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    9 27910 26610 63412 26113 13513 10214 60314 98514 862
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2017
    14 98613 89213 29311 77011 45412 15310 77611 12111 284
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (48,1 %) est en effet nettement supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (57,2 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 42,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 10,6 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 14 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 41,4 %) ;
    • 57,2 % de femmes (0 à 14 ans = 8,5 %, 15 à 29 ans = 9,6 %, 30 à 44 ans = 10,5 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 53,2 %).
    Pyramide des âges à Arcachon en 2007 en pourcentage[15]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1,7 
    90  ans ou +
    3,7 
    17,9 
    75 à 89 ans
    25,2 
    21,8 
    60 à 74 ans
    24,3 
    20,7 
    45 à 59 ans
    18,3 
    14,0 
    30 à 44 ans
    10,5 
    13,3 
    15 à 29 ans
    9,6 
    10,6 
    0 à 14 ans
    8,5 
    Pyramide des âges du département de la Gironde en 2007 en pourcentage[16]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90  ans ou +
    1,2 
    6,1 
    75 à 89 ans
    9,4 
    12,3 
    60 à 74 ans
    13,1 
    20,7 
    45 à 59 ans
    20,4 
    21,5 
    30 à 44 ans
    20,6 
    20,4 
    15 à 29 ans
    19,1 
    18,5 
    0 à 14 ans
    16,2 

    Manifestations culturelles et festivités

    Chaque année, a lieu un concours international de piano, créé par Véronique Bonnecaze.

    Économie

    Station climatique et balnéaire, important port de pêche et de plaisance, pôle commercial, la ville est fréquentée chaque été par près de 90 000 estivants, et, hors saison certains week-ends, par près de 15 000 personnes. Elle a un taux de croissance parmi les plus élevés de la Gironde et du littoral aquitain (+ 1,2 % entre 1999 et 2007)[17].

    Arcachon fut également une station de ski de 1938 à 1970, la neige étant remplacée par un tapis d'aiguilles de pin. La piste de la ville d'hiver a servi au slalom, à la descente et même au saut à ski. Chaque année, à partir de 1947, se courait sur la piste d’Arcachon la dernière compétition figurant sur le calendrier officiel de la fédération française de ski au même titre que Chamonix ou Megève[18].

    L'économie du bassin est principalement organisée autour de trois pôles :

    Enseignement

    Les établissements scolaires d'Arcachon sont[20] :

    Public
    • Écoles maternelles (Les Abatilles, Jeanne d’Arc, Les Mouettes)
    • École primaire (Le Moulleau)
    • Écoles élémentaires (Les Abatilles, Paul-Bert, Les Mouettes)
    • Collège Marie-Bartette
    • Lycée Grand-Air (général)
    • Lycée Condorcet (professionnel)
    • Centre de formation des apprentis
    Privé sous contrat
    • École Saint-Thomas
    • Collège et lycée Saint-Elme, créé en 1872 par le père Baudrand[21],[22].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Casino Mauresque (détruit).
    L'ancien Grand-Hôtel.
    Une villa.
    • La villa Teresa ou hôtel Semiramis dans la Ville d'Hiver fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [23] ; repris à un spéculateur, cet hôtel acheté en ruine a été rénové par Arlette et Denis Baures.
    • Le Grand-Hôtel d'Arcachon : inauguré en 1866 sur les plans de Paul Régnauld et Eugène Ormières, au croisement de l'actuel boulevard de la Plage et de la rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, il s'agit d'un hôtel de luxe de 150 chambres. Il dispose d'installations de standing (hall de 10 mètres de haut, jardin d'hiver face à la mer, tennis, vaste terrasse) et, au fur et à mesure d'un équipement moderne (électricité, ascenseurs). Sissi et la reine déchue de Madagascar Ranavalona III comptèrent parmi ses clientes. Détruit par un incendie en 1906, il est reconstruit et inauguré en 1910, sans pourtant retrouver sa splendeur passée. Contrairement à l'ancien bâtiment, le dernier étage est organisé en loggias et la salle à manger donnant sur la mer est prolongée par la terrasse. Il est transformé en hôpital complémentaire durant la Première Guerre mondiale, réquisitionné par les services de santé de l'armée française durant la Seconde, en 1939, puis occupé par les Allemands. L'hôtel reprend son activité après la guerre puis ferme en 1955, avant d'être divisé en appartements. On parle désormais de la « résidence Carnot »[24],[25],[26].
    • La basilique Notre-Dame d'Arcachon construite de 1851 à 1861.
    • La chapelle des Marins est une chapelle catholique dont les murs sont couverts d'ex-votos, dons des marins sauvés des eaux.
    • Le belvédère Sainte-Cécile est une flèche métallique qui surplombe la ville et offre un point de vue sur le bassin.
    • Le monument aux morts d'Arcachon d'inspiration pacifiste, dominé par une Victoire, présente des sculptures de pleureuses, d'un résinier d'une ostréicultrice du bassin et des inscriptions pacifistes dont PAX - LABOR (Paix - Travail).
    • L'église Notre-Dame-des-Passes est située dans le quartier du Moulleau.
    • La synagogue, située 89 cours Desbiey, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [27].
    • Le cimetière de la ville est créé en 1859, sur une terrain de 1,15 ha. Il est agrandi en 1883, en 1962 puis en 1984, portant sa surface à 8 ha. Il accueille environ 6000 concessions. Parmi les 20 à 25 000 défunts, on compte plusieurs personnalités comme l'homme d'affaires Jean-Hubert Debrousse, le compositeur Charles Tournemire, le peintre Simon Segal, l'acteur Roland Armontel, l'entrepreneur Louis Gaume, le dessinateur René Giffey, le prince Auguste de Broglie, l'entrepreneur Guy Couach et plusieurs anciens maires de la ville comme Alphonse Lamarque, Marcel Gounouilhou et Lucien de Gracia. Il comporte également plusieurs monuments : un monument en hommage à Marie Bartette, le monument des péris en mer, l'ossuaire des Anglais d’Arcachon, le cimetière militaire, le monument de la guerre de 1870 et la Lanterne des morts et Héros mourant[28],[29].
    • La jetée Thiers est construite en 1903 à la place d'un belvédère érigé en 1880. Elle porte le nom du président de la République Adolphe Thiers. Des fêtes nautiques s'y déroulent, notamment celle du 15 août. En août 1944, elle est détruite par les Allemands puis reconstruite en 1946. De nouveau détruite en 2003, elle est inaugurée en 2004. Elle est le point de départ des navettes qui permettent de traverser le bassin[30].

    Patrimoine culturel

    • Le château Deganne datant de 1853 abrite le casino de la plage.
    • Le Musée aquarium d'Arcachon, créé en 1865 par la Société Scientifique d'Arcachon[31], qui doit être inclus d'ici 2016 dans le pôle océanographique Aquitain.
    • Arcachon possède plus d’une dizaine d'œuvres du sculpteur Claude Bouscau, dont l'Héraclès du parc Mauresque et la Croix Péris en mer.

    Patrimoine naturel

    • Le bassin d'Arcachon est un site maritime quasi-clos en forme d'anse que borde la dune du Pilat, agréable mais relativement difficile d'accès aux embarcations.
    • L'île aux Oiseaux et les cabanes tchanquées.
    • La pointe de l'Aiguillon est un quartier d'Arcachon au style typique des villages de pêcheurs.
    • Le port d'Arcachon est le second port de plaisance de l'Atlantique. Il a été le point de départ de la course au large en solitaire du Figaro à six reprises en 1982, 1987, 1992, 1995, 1997 et 2000. Le port a été le premier a s'opposer à la location de bateaux entre particuliers, et tout particulièrement à SamBoat.
    • La plage Pereire est aménagée avec des jardins maritimes, des pelouses, des promenades et des pistes cyclables qui conduisent jusqu'au quartier du Moulleau.

    Personnalités liées à la commune

    (Par ordre alphabétique) :

    Héraldique

    Les armes d'Arcachon se blasonnent ainsi :

    Tranché, au premier d'azur au pin arraché au naturel adextré d'une ruche d'or accompagnée de six abeilles du même ordonnées en orle, au second de gueules au bateau de pêche d'or, habillé d'argent, sur une mer du même agitée de sable, surmonté à dextre de la Vierge aussi d'or surmontée d'une étoile du même et posée sur une nuée aussi d'argent ; à la cotice d'or brochant sur la partition ; le tout sommé d'un comble tiercé en pal de sable, d'argent et d'or.

    Devises :

    • Nox heri, Hodie aurora, Cras lux (Hier la nuit, Aujourd'hui l'aurore, Demain la lumière), représentée par le comble du blason aux couleurs sable (noir), argent et or.
    • Heri solitudo, Hodie vicus, Cras civitas (Hier désert, aujourd’hui village, demain ville).
    • Heri solitudo, Hodie civitas (Hier désert, aujourd’hui ville), figure sur la médaille du centenaire de la ville en 1957.

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Albert de Ricaudy, F. Legallais fondateur d'Arcachon, Mortain, 1937.
    • Éliane Keller, Arcachon. Métamorphoses, Équinoxe, 1992.
    • Éliane Keller, Arcachon. Villas et personnalités, Équinoxe, 1994, 150 pages.
    • François et Françoise Cottin, Le Bassin d'Arcachon : au temps des pinasses, de l'huître et de la résine, Horizon Chimerique, 2000.
    • Cathy Bouchard-Camedescasse, Il était une fois… Arcachon, la nostalgie…, CPE, 2003.
    • Michel Boyé, Harmonies arcachonnaises, 1861-2000, Avenir musical arcachonnais, 2000.
    • Michel Boyé, Arcachon raconté par ses rues et ses lieux-dits, Société historique et archéologique d'Arcachon et du pays de Buch, 2001.
    • Michel Boyé, Histoire d'Arcachon, La Crèche, 2018.
    • François et Françoise Cottin, Le Bassin d'Arcachon. Au temps des pinasses, de l'huître et de la résine (t. I), éd. l'Horizon chimérique, 2000, 368 p.
    • François et Françoise Cottin, Le Bassin d'Arcachon. À l'âge d'or des villas et des voiliers (t. II), éd. l'Horizon chimérique, 2012, 368 p.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Site de Bluecub
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    33. Arcachon Nostalgie
    34. Biographie du curé Mouls
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