Athies-sous-Laon

Athies-sous-Laon est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Pour les articles homonymes, voir Athies.

Athies-sous-Laon

Mairie d'Athies-sous-Laon.
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Laon-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Laon
Maire
Mandat
Yves Brun
2014-2020
Code postal 02840
Code commune 02028
Démographie
Gentilé Athisiens - Athisiennes
Population
municipale
2 604 hab. (2017 )
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 26″ nord, 3° 41′ 02″ est
Altitude Min. 64 m
Max. 87 m
Superficie 15,44 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Athies-sous-Laon
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Athies-sous-Laon
Géolocalisation sur la carte : France
Athies-sous-Laon
Géolocalisation sur la carte : France
Athies-sous-Laon

    Géographie

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Athies-sous-Laon
    Chambry
    Laon Samoussy
    Bruyères-et-Montbérault Eppes
    Entrée d'Athies-sous-Laon.

    Histoire

    La création d'Athies est sans doute bien antérieure au Xe siècle. Ce nom semble provenir d' « attegium » qui, en bas latin, désigne un village constitué « d'attegiae », sorte de cabanes en bois et en roseau, matériaux abondamment présents dans cette région de marais de pied de plateau. Il semblerait qu'il s'agissait alors d'une réunion de cabanes de bûcherons, ou plus simplement de gîtes. En effet, le village occupait autrefois une clairière en plein cœur de la forêt de Samoussy.

    Par la suite, située sur la voie gallo-romaine reliant Reims à Arras, via Vermand, près de Saint-Quentin (saint patron de la paroisse), Athies fut probablement un simple relais de poste, entouré de quelques habitations modestes. Une villa gallo-romaine a été retrouvée lors des fouilles opérées sur le tracé de l'autoroute A26. 

    Le défrichement de la forêt libéra des terres qui furent annexées dès le XIVe siècle par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Laon qui dominent tout le Laonnois. Ils en restèrent propriétaires jusqu'à la Révolution. 

    Sur d'anciennes cartes, Athies figure aussi sous l'orthographe Athy.

    L'église Saint-Quentin, très ancienne (chapiteaux du chœur et fonts baptismaux romans, plan roman primitif) fut maintes fois remaniée et restaurée. La voûte du portail, très ouvragée, est un ajout du XIXe siècle

    Croisant la voie gallo-romaine (rue des Écoles), une autre chaussée fut construite (rue Georges-Brassens et route de Liesse) traversant les marais et se dirigeant vers Liesse, « pour la commodité des pèlerins ».  Si la plaine qui entoure Athies était plutôt réservée au blé, on y faisait aussi du vin, comme l'indique le lieu-dit la Butte des Vignes, point culminant de la commune. 

    La Révolution, outre la rédaction d'un cahier de doléances, marqua la fin de la domination des chanoines dont les terres furent rachetées en plusieurs lots par des cultivateurs du village lors de la vente des biens nationaux

    Le 9 mars 1814, et dans la nuit du dix, pendant la campagne de France, le village fut entièrement brûlé par les Prussiens qui affrontèrent les soldats du général Marmont. Ces derniers les avaient d'abord chassés d'Athies, mais ils revinrent pendant la nuit suivante et mirent en fuite les troupes françaises qui battirent en retraite vers Festieux (5 km). Cet épisode, resté célèbre sous le nom de " Hurrah d'Athies " (cri des cavaliers prussiens), fut certainement à l'origine de la décision de Napoléon de se replier sur Paris[réf. nécessaire].

    Le dix-neuvième siècle vit aussi la construction de deux lignes de chemin de fer : Laon-Reims (1855-1857) et Laon-Liart (1880), ainsi que de la gare. 

    Comme Laon, Athies fut occupée pendant les quatre années de la Première Guerre. Lors de leur retraite de 1918, les Allemands laissèrent une mine dans une grange de la « Maison bleue », ferme située route de Reims. Elle causa la mort de 48 soldats français de retour du front (oct. 1918). Un monument en perpétua le souvenir.

    En 1936-1937, un champ d'aviation fut construit à proximité de la forêt de Samoussy (champ aujourd'hui désigné sous le nom de « pistes de Samoussy »). Utilisé par les Allemands, il le fut par les Américains en 1944-1945. Après une courte période d'inactivité, les Américains en firent un terrain de secours en 1951, dans le cadre des accords d'alliance de l'OTAN, l'aérodrome principal se trouvant à Couvron. Abandonné en 1966, il fut repris par l'armée française, qui se désengagea définitivement de ces pistes en 2011. Elles sont désormais accessibles à tous et sont souvent utilisées pour des rencontres de motos mais aussi d'aéromodélisme. Un projet de ferme solaire est à l'étude, après qu'ait été abandonnée d'idée d'en faire un circuit automobile.

    Longtemps le village resta entièrement tourné vers l'agriculture. L'exode rural ne le toucha pas grâce à la proximité de Laon où les ouvriers agricoles des fermes, trouvaient du travail dans les usines et les administrations. Cependant, beaucoup continuèrent à tenir leur jardin et à cultiver cette fameuse asperge qui fut longtemps une des fiertés du village.

    En 1984, la Sodeleg est créée, dont le siège social est fixé dans la commune. Cette société a pour fonction de transformer les oignons en produits déshydratés, utilisés dans l'industrie-agro-alimentaire ; une grande part de la production est exportée. Elle emploie une centaine de personnes.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1876 après 1879 Lécuyer[1]    
             
    mars 1959 mars 2001 Jacques Camus PCF  
    mars 2001 mars 2008 Germain Devin DVG  
    mars 2008[2] En cours
    (au 12 mai 2014)
    Yves Brun MRC Retraité de l'enseignement
    Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

    En 2017, la commune comptait 2 604 habitants[Note 1], en diminution de 0,76 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    5206406887279319409971 0301 049
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0439961 0651 0281 0361 0431 0921 1311 130
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 0721 0461 0681 2451 2101 1841 2451 3281 241
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    1 2521 5991 8812 0752 1242 1322 1532 4622 607
    2017 - - - - - - - -
    2 604--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Le sous-lieutenant César Méléra est né à Athies-sous-Laon le 14 juillet 1884. Mobilisé le 2 août 1914 dans l'infanterie coloniale, il combat sur l'Yser, dans l'Artois, à Verdun, en Champagne. Blessé grièvement à Verdun le 18 août 1916, trois fois cité à l'ordre du jour, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Il est mort pour la France le 25 octobre 1918, frappé d'une balle au cœur à Brin (Lorraine).

    Il est l'auteur du livre Verdun (juin-juillet 1916) - La Montagne de Reims (mai-juin 1918), qui fut publié à titre posthume aux éditions de La Lucarne en 1925.

    Son nom figure au Panthéon parmi les écrivains morts au Champ d'Honneur pendant la guerre de 1914-1918.

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1879, p244.
    2. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
    3. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
    4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

    Liens externes

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