Baie-Comeau

Baie-Comeau est le chef-lieu de la municipalité régionale de comté de la Manicouagan dans la région administrative de la Côte-Nord au Québec au Canada. La ville se situe sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, aux embouchures de la rivière Manicouagan et de la rivière aux Anglais, à environ 360 km au nord-est de la ville de Québec. Avec 21 536 habitants (27 596 habitants dans l'aire urbaine[2]), Baie-Comeau est la deuxième ville la plus peuplée de la Côte-Nord.

Baie-Comeau

Baie-Comeau, un aspect du centre-ville
Administration
Pays Canada
Province  Québec
Région Côte-Nord
Subdivision régionale Manicouagan (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Yves Montigny
2017 - 2021
Constitution
Démographie
Gentilé Baie-Comois, oise
Population 21 536 hab.[1] (2016)
Densité 64 hab./km2
Population de l'aire urbaine 27 596 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 13′ nord, 68° 09′ ouest
Superficie 33 456 ha = 334,56 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 367, +1 418, +1 581
Code géographique 96020
Localisation
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Baie-Comeau
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Baie-Comeau
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Baie-Comeau
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Baie-Comeau
Liens
Site web Site officiel

    La ville a une vocation principalement industrielle en comptant des activités dans les domaines forestier, des pâtes et papiers, de l'aluminium et de l'hydroélectricité. Elle a d'ailleurs été fondée suite à la construction de la papetière de la compagnie Chicago Tribune, et dirigée par le colonel Robert R. McCormick, qui a fait ériger la Centrale McCormick pour le fonctionnement de son usine et la vente de surplus d'électricité. La Quebec North Shore Paper Company (en) (QNSP) et l'augmentation des activités forestières ont contribué à l'expansion industrielle et démographique de la ville.

    Toponymie

    Le nom de la ville de Baie-Comeau provient du nom de sa baie côtière. Ce nom lui a été attribué en l'honneur de Napoléon-Alexandre Comeau, géologue et naturaliste sur la Côte-Nord, qui a réalisé le sauvetage de gens coincés dans les glaces du fleuve Saint-Laurent en 1886. Le nom Comeau Bay a initialement été porté par le bureau de poste de la ville. Il a été francisé en 1936 et attribué à la ville lors de sa fondation en 1937[3].

    Géographie

    Localisation

    Début de la route 389 à Baie-Comeau.
    La baie Saint-Pancrace.

    Baie-Comeau est situé sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent dans la région de la Côte-Nord à 400 km au nord-est de Québec et à 230 km au sud-ouest de Sept-Îles. La ville est limitrophe de Rivière-aux-Outardes au nord-ouest, de Chute-aux-Outardes à l'ouest, de Franquelin à l'est, de Ragueneau et Pointe-aux-Outardes au sud-ouest ainsi que de Pointe-Lebel au sud. Baie-Comeau s'étend sur une superficie de 334 km2. Baie-Comeau est situé le long de la route 138 entre Chute-aux-Outardes à l'ouest et Godbout à l'est et à l'extrémité sud de la route 389 reliant Fermont au nord.

    D'un point de vue politique, Baie-Comeau fait partie de la circonscription fédérale de Manicouagan à la Chambre des communes du Canada et de la circonscription provinciale de René-Lévesque à l'Assemblée nationale du Québec.

    Municipalités limitrophes

    Climat

    À Baie-Comeau, entre 2001 et 2017, les températures maximale et minimale furent respectivement 30,9 °C et −34,2 °C. Le record de chaleur est survenu le tandis que le record de froid date du [4].

    Hydrographie

    Le territoire de Baie-Comeau compte deux bassins versants qui sont situés dans la région hydrographique du Saint-Laurent nord-est et qui font partie de la zone de l'organisme de bassins versants Manicouagan (OVBM)[5]. Les deux bassins sont ceux de la rivière Manicouagan et de la rivière aux Anglais. Baie-Comeau est traversé par cinq rivières soient la rivière Manicouagan, la rivière Amédée, la rivière Petit-Bras, la rivière à la Chasse ainsi que la rivière aux Anglais. Ces rivières sont alimentées par un trentaine de lacs. Plusieurs de ces lacs sont utilisés pour la pêche et comme lieu de villégiature. La rivière aux Anglais sert de lieu de reproduction pour le saumon de l'atlantique[6]. Le bassin est également utilisé pour alimenter l'aluminerie et la papetière. La rivière Manicouagan est principalement utilisée pour la production d'électricité. La pêche sportive est également pratiquée sur tout le bassin[7].

    Histoire

    Premières occupations

    Grâce aux recherches archéologiques, on a identifié que les premiers humains à fréquenter la région côtière orientale de la Côte-Nord sont arrivés vers 6 500 ans avant Jésus-Christ et qu'ils provenaient plausiblement de l'île de Terre-Neuve. Les premiers à occuper la région entre le Saguenay et la Manicouagan sont arrivés 1 000 ans plus tard à partir de la haute vallée laurentienne. De l'an 0 à 1600, les ressources du littoral sont exploitées par différents groupes, incluant les Amérindiens et les Inuit ainsi que des pêcheurs français, anglais, portugais, scandinaves et basques. En effet, les premiers échanges entre les Amérindiens et les Européens se déroulent vers le milieu du XVIe siècle[8].

    Premiers développements

    En 1873, Jos Rouleau et un groupe d'hommes se rendent à la rivière Manicouagan, intéressés par le potentiel forestier de la région dans le cadre de la construction du chemin de fer en Nouvelle-Écosse. En 1898, Henri et Damase Jalbert, originaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, débutent l'exploitation forestière sur les rives de la rivière Manicouagan avec 75 hommes[9]. Au printemps 1899, une scierie est construite à l'embouchure de la rivière Amédée[10],[11]. La création de cette usine mène à l'installation d'une vingtaine de familles et ainsi à la fondation du village Saint-Eugène de Manicouagan aussi appelé Manicouagan et Poste de Manicouagan[12]. Un petit barrage est construit sur la rivière afin de contrôler le débit de l'eau pour faire fonctionner le moulin qui utilise la vapeur d'eau générée par une chaudière au bois[10]. À l'hiver 1899-1900, le chantier compte une centaine d'hommes et 75 000 billots sont coupés. Les crues printanières entraîne le bris des estacades et la perte de la moitié de la coupe[10],[13]. Suite à ces difficultés, les Jalbert vendent leur propriété à la compagnie Scougall, Dobell & Beckett pour 36 000 $ en 1900. À l'été 1901, un feu de forêt ravage les alentours du village et à l'automne, l'incendie du magasin du moulin occasionne des pertes de 6 000 $ en matériel. À l'automne 1902, le moulin est victime d'un incendie[13],[14]. Les installations sont acquises en 1903 par la Manicouagan & English Bay Export dont William Dobell est le propriétaire et le moulin est reconstruit[11],[14].

    En 1907, les crues printanières anormalement haute entraîne à nouveau le bris des estacades et la perte totale des billots, ce qui engendre la fermeture de la scierie et l'abandon du village[15],[16]. Le village se mérite le nom de Vieux-Poste en 1936 lorsque commence la construction de la ville de Baie-Comeau[17].

    La statue à l'effigie du colonel McCormick.

    Le projet Manicouagan

    Dès 1911, le colonel Robert Rutherford McCormick, le président du Chicago Tribune, souhaite que son entreprise soit plus autonome au niveau de l'approvisionnement du bois et de la transformation en papier[18]. Il propose alors la construction d'une usine de papier qui serait la propriété du journal dans le but d'abaisser les coûts de production et être plus concurrentiel[19]. Une usine est alors construite en Ontario en 1913 et en 1921, cette usine compte cinq machines à papier. Une filiale nommée l'Ontario Paper Company est alors créée. Afin de répondre à la demande importante d'approvisionnement en bois, McCormick explore le fleuve Saint-Laurent et ses affluents dans le but d'acquérir ses propres concessions forestières, puisque l'Ontario refuse de lui accorder des droits d'exploitation[19]. Suite à l'armistice, il débute l'exploitation d'un chantier à Shelter Bay (Port-Cartier) en 1918, puis dans la Baie-des-Cèdres (Franquelin) en 1920[18],[19]. McCormick se mérite le grade de colonel en 1917 lors de la première guerre mondiale. Il nomme Arthur Schmon, un ancien officier, gérant de ces projets[19].

    La publication du New York Daily (affilié au Chicago Tribune) en 1919, entraîne l'augmentation de la demande en bois. Pour répondre à cette demande, le potentiel forestier et hydroélectrique aux environs des rivières Manicouagan et aux Outardes est exploré en 1922[20]. L'Ontario Paper Company obtient le bail d'exploitation forestière sur la rive est de la rivière Manicouagan le , malgré la présence aux enchères du concurrent, l'Anglo Canadian Pulp and Paper Co. (aujourd'hui Papiers White Birch), qui a eu pour conséquence d'augmenter les prix[20],[21]. Le gouvernement du Québec alloue le bail en échange de la construction d'une usine de transformation au plus tard le ,ce qui donna naissance projet Manicouagan[20],[22].

    L'Avenue Champlain en 1930

    La phase initiale du projet prévoit la construction d'un barrage hydroélectrique sur la rivière aux Outardes puisque le débit de la rivière Manicouagan est trop élevé et inconstant pour les capacités de l'époque[20],[21]. La construction du barrage débute à l'hiver 1926[21],[23]. Arthur Schmon devient le gérant des opérations de l'Ontario Paper Company au Québec et donc du projet Manicouagan et est responsable de trouver l'emplacement pour la future usine[23],[24]. L'Anse à Comeau est identifiée comme lieu propice à la construction du quai grâce à la découverte d'eaux profondes et d'une vallée qui permettrait la construction de l'usine et de la ville[23],[24]. Une entente entre l'Ontario Paper Company et l'Anglo Canadian Pulp and Paper, qui a également obtenu des lots d'exploitation sur la rive de la rivière Manicouagan, est conclue pour la construction du quai qui mène à la création d'une filiale commune, la Québec Logging Corporation, le . La construction d'un quai de pierre de 300 mètres, appuyée par le gouvernement fédéral, débute seulement en 1929[23],[24]. La situation de pénurie de papier d'après guerre s'étant transformée en surproduction, amène la baisse de rentabilité du projet, McCormick demande alors un délai supplémentaire de deux ans au gouvernement de Louis-Alexandre Taschereau en 1927[24],[25]. À l'été 1929, la première section du quai est terminée, des bâtiments pour héberger les travailleurs sont construits ainsi que le premier bureau de poste nommé Comeau Bay. Toutefois, le grand Krach boursier de 1929 retarde les travaux entre 1930 et 1934, la date du contrat est de nouveau repoussée au [25],[26]. Entre temps, l'Ontario Paper Company fait l'acquisition des concessions de la Brown Corporation entre la rivière la Chasse et la rivière Amédée, de la Manicouagan & English Bay Export au vieux poste et de l'Anglo Canadian Pulp and Paper[25]. Le barrage sur la rivière aux Outardes est complété en 1931[27]. Cette fois, le gouvernement décide de repousser la construction de l'usine en 1937[27].

    Les débuts de la municipalité

    En 1934, avec tous les investissements déjà effectués, McCormick souhaite relancer le projet et profiter de l'abondance de main d'oeuvre et du faible coût des matériaux occasionnés par la crise. Il négocie alors les clauses du contrat avec le gouvernement pour abaisser les redevances et les coûts d'exploitation forestière. Le premier ministre Taschereau accepte les nouvelles clauses pour relancer l'économie pendant la crise en échange d'une augmentation de la production à 250 tonnes de papier par jour et de la puissance de la centrale à 20 MW[28]. Les activités reprennent alors en 1936.

    Le , le navire Jean-Brillant apporte les cadres et les ingénieurs de la compagnie dans l'anse à Comeau. Le lendemain, le navire Marco-Polo arrive de Rimouski avec les premiers ouvriers et le ravitaillement[29],[30]. La construction débute par les camps des travailleurs, l'amélioration du quai ainsi que la route et le chemin de fer reliant le quai à l'emplacement de l'usine[30],[31]. Le chantier est strictement réservé aux travailleurs. Dû à la situation de pénurie d'emploi, les travailleurs attendent sur le quai de Rimouski pour tenter de se faire engager[32]. Il y a environ 1500 travailleurs présents sur le chantier la première année[33]. Dès juin, deux commerces, un barbier et une cordonnerie, ouvrent directement dans les baraques[34]. Au début août, la construction du quai et du chemin de fer est complétée. Le premier bâtiment de la nouvelle usine de papier à être construit est l'atelier mécanique, ensuite la remise à papier, les bureaux, les magasins et la salle de finition[35]. À l'automne, vingt-six résidences privées sont complétées ainsi que le premier manoir Comeau[35],[31]. Environ 500 travailleurs sont affectés à la construction de la centrale électrique de 75 MW du barrage sur la rivière Outardes et de la ligne de transmission[35]. Le département des opérations forestières, responsable du défrichement et de la planification de la ville, construit un arboriduc[N 1] entre le lac Comeau et la ville, afin de transporter le bois pour alimenter l'usine[35].

    Après la suspension des travaux pendant l'hiver, ceux-ci reprennent en avril 1937. Entre 3000 et 5000 travailleurs participent à la construction[36],[37]. La demande d'incorporation de la ville de Baie-Comeau est présentée à l'Assemblée législative en avril et les lettres patentes sont délivrées le . Le premier maire en fonction de la ville est Henry Arthur Sewell[38],[39]. Le nom de Baie-Comeau était sélectionné depuis 1929.

    Les premières véritables maisons sont construites ainsi que l'édifice Arcade, premier édifice commercial de la ville. À la fin de cette année-là, plusieurs édifices sont déjà construits sur l'avenue La Salle et plusieurs maisons forment les avenues Champlain, Laval, Hébert, Frontenac, Wolfe, Cartier, Dollard et Montcalm. Le , le premier rouleau de papier est produit à l'usine de la QNSP. En 1938, l'église Saint Andrew & Saint George et le presbytère anglican ainsi que l'hôpital Boisvert et le Manoir Comeau sont construits. La vie religieuse est assurée par l'arrivée des Sœurs de Sainte-Croix au début des années 1940.

    Tout au long des années 1940, Baie-Comeau prendra de l'expansion. La Seconde Guerre mondiale aura peu d'impact sur la vie ouvrière de Baie-Comeau. Toutefois, en 1943, on crée la Compagnie E du 2e bataillon des Fusiliers du Saint-Laurent à Baie-Comeau. Des explosions sont parfois audibles au large de Baie-Comeau et certains navires d'escorte disparaîtront lors de ce qui sera appelée la «Bataille du Saint-Laurent». En avril 1943, Baie-Comeau versera 305 000 $ à la campagne des bons de la Victoire. Outre la guerre, un gigantesque incendie de forêt menace Baie-Comeau en 1941. Les craintes sont grandes, mais le 25 juin, l'incendie change de direction. En septembre 1943, la ville est reliée par voie routière au reste de la province. Les cloches de la nouvelle église Sainte-Amélie (catholique) sonnent la nouvelle de la fin de la guerre et l'arrivée du nouvel évêque du nouveau diocèse du Golfe du Saint-Laurent, Monseigneur Napoléon-Alexandre Labrie.

    Naissance d'une ville jumelle

    En 1946, Mgr Labrie, père eudiste, cherche alors l'endroit idéal pour construire un hôpital et un séminaire et un endroit où installer son évêché. Les autorités municipales et de la QNSP lui proposent le site du mont Sec, mais Mgr Labrie choisit plutôt de s'installer près des ruines du Vieux Poste, à la rivière Amédée. Les autorités lui laissent la liberté de s'y installer, mais en lui spécifiant qu'il devra, avec ceux qui le suivront, assurer d'eux-mêmes le développement de cette région.

    C'est ainsi qu'en 1949, Mgr Labrie fonde la ville de Hauterive à quelques kilomètres à l'ouest de Baie-Comeau. Cette ville prendra un visage plus commercial que Baie-Comeau. L'Hôtel-Dieu de Hauterive devient le Centre hospitalier régional de Baie-Comeau, le Séminaire de Hauterive (aujourd'hui le Cégep de Baie-Comeau) voit donc le jour, suivi quelques années plus tard de la cathédrale Saint-Jean-Eudes, le tout à proximité du boulevard Jolliet.

    En 1951, on amorce la construction du barrage McCormick sur la rivière Manicouagan, près de l'embouchure du fleuve Saint-Laurent. Ce barrage aux capacités beaucoup plus grandes que nécessaires démontrera les capacités énergétiques de la région.

    Le « boom » des années 1950 et 1960

    Cette immense capacité énergétique pousse des investisseurs britanniques à former la Canadian British Aluminium (CBA), une compagnie axée vers l'aluminium et qui débute des travaux d'aménagement d'une nouvelle usine un peu à l'est de l'usine de la QNSP. Les travaux, initiés en 1955, permettent aux premières cuves d'entrer en action en juin 1958. Baie-Comeau connaît une expansion fulgurante.

    De plus, la Cargill entre en jeu en 1959. La grande céréalière entreprend la construction de silos à grains, profitant ainsi du site portuaire naturel de l'anse à Comeau.

    L'émergence de ces deux nouvelles entreprises fait augmenter rapidement la population baie-comoise. Les quartiers Sainte-Amélie et Saint-Nom-de-Marie prennent de l'expansion alors qu'un nouveau quartier, le Saint-Georges, voit le jour près de la nouvelle aluminerie.

    Finalement, Hydro-Québec annonce de nouveaux travaux sur la rivière Manicouagan. Les travaux de construction des barrages hydroélectriques de Manic 2 et Manic 5 prennent leur envol en 1958.

    Récession et fusion

    Si les années 1950 et 1960 ont été très profitables à Baie-Comeau, la situation se complique dans les années 1970 et 1980. La récession économique bat son plein à la suite des différentes crises pétrolières et les différents chantiers d'Hydro-Québec en souffrent[réf. nécessaire].

    Sept barrages et centrales hydroélectriques seront érigés jusqu'à la fin des années 1970 dans ce qu'on appelle le complexe Manic-Outardes. Les grandes industries complètent leurs travaux de nouvelles constructions et de rénovations des anciennes. Certaines infrastructures municipales sont remplacées, tel que le centre récréatif, détruit en 1969 et remplacé dès 1971[réf. nécessaire].

    Dès 1967, on songe à la fusion des deux villes jumelles séparées d'à peine cinq kilomètres. Baie-Comeau est une ville plutôt industrielle, et profite de revenus de taxation élevés grâce aux entreprises sur son territoire, alors qu'Hauterive est une ville de services et de résidences, avec des plus faibles revenus de taxation. Pour remédier aux inéquités fiscales, le , Jacques Léonard, ministre des Affaires municipales, dépose le projet de loi 37 qui force la fusion des deux villes. La population de Baie-Comeau est contre une éventuelle fusion (90 % de la population en 1976) alors que ceux de Hauterive sont favorables à une telle mesure. Le maire de Baie-Comeau, Henry Léonard, farouche opposant à cette fusion, annonce que « la guerre est déclarée ! » Le , la fusion est adoptée sans référendum. Cette fusion provoque des luttes politiques entre Henry Léonard et le dauphin de l'ancien maire de Hauterive, Roger Thériault[40].

    C'est finalement à cette époque que le Baie-Comois Brian Mulroney sera élu premier ministre du Canada en 1984.

    Maturité

    La fin des années 1980 et les années 1990 amènent une consolidation des acquis sans réel avancement pour Baie-Comeau. La rivalité entre les deux anciennes jumelles se poursuit mais montre des signes d'essoufflement.

    La papetière QNSP changera de nom et de propriétaires à plusieurs reprises, passant à la Québec et Ontario (QUNO), puis à Donohue reprise en main par Abitibi-Consolidated et Abitibi-Bowater, puis Abibo et finalement Produits forestiers Résolu. De nombreuses rénovations sont effectuées.

    L'aluminerie CBA quant à elle passera entre les mains de la Société Canadienne de Métaux Reynolds et de l'américaine Alcoa. L'aluminerie de Baie-Comeau, à la suite des agrandissements de la fin des années 1980, devient l'une des plus importantes au monde.

    Les PME se multiplient sur le territoire de Baie-Comeau. D'autres projets voient le jour : la Salle de spectacle est construite au début des années 1990 et la forestière Kruger s'installe à Ragueneau près de Baie-Comeau. Le CÉGEP de Baie-Comeau est rénové ainsi que l'hôpital.

    Il ne faut pas oublier de mentionner la crise des BPC de 1989, entreposés au nord de Baie-Comeau à la suite du grand incendie de Saint-Basile-le-Grand, après une initiative du gouvernement de Robert Bourassa. L'entreposage et la destruction de ces déchets dangereux durera huit ans et la saga prendra fin en 1997.

    Finalement, les années 1980 et 1990 verront l'apparition de plusieurs projets et événements culturels et sportifs : le Symposium de peinture de Baie-Comeau, les rénovations de l'église Sainte-Amélie de Baie-Comeau, les Jeux du Québec, l'arrivée d'une équipe de la LHJMQ, le Drakkar de Baie-Comeau, etc.

    Le déclin

    Comme la plupart des municipalités québécoises avec une économie primaire axée sur la forêt et autres industries lourdes, Baie-Comeau fait face à des défis de taille depuis la fin des années 1990. La crise du marché du bois d'œuvre a déjà causé la mise à pied temporaire d'une centaine de travailleurs à l'été 2006 à la scierie Manic et l'état moribond du marché du papier journal menace à moyen terme les activités de la papetière AbitibiBowater. Pour ce qui est de l'aluminerie Alcoa, elle a tenté en 2002 de signer une entente avec Hydro-Québec pour obtenir un bloc d'hydro-électricité à rabais, condition requise selon la compagnie pour moderniser la partie originale de l'usine qui a terminé sa vie utile. Cette entente annoncée par le premier ministre Bernard Landry fut annulée par l'élection du parti Libéral en avril 2003. C'est toutefois en 2008 que le premier ministre Jean Charest en arrivait à la conclusion d'une nouvelle entente avec l'aluminerie concernant la modernisation de ses installations à Baie-Comeau mettant ainsi fin aux spéculations pessimistes quant à l'avenir de la ville. La dénatalité et surtout l'exode des jeunes vers la métropole (Montréal) ou les centres plus urbanisés tels que Québec sont des facteurs qui demeurent préoccupants mais qui tendent à se stabiliser selon les dernières données démographiques concernant cette région.

    Administration

    Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de huit districts[41].

    Baie-Comeau
    Maires depuis 2002
    Élection Maire Qualité Résultat
    2002 Ivo Di Piazza Voir
    2005 Voir
    2009 Christine Brisson Voir
    2013 Claude Martel Voir
    2017 Yves Montigny Voir
    Élection partielle en italique
    Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

    Démographie

    Population

    Évolution démographique
    1941 1951 1956 1961 1971 1981 1986 1991 1996
    1 5484 255[N 2]6 094[N 2]13 936[N 2]26 635[N 2]26 861[N 2]26 24426 01225 554
    2001 2006 2011 2016 - - - - -
    23 07922 55422 11321 536-----


    Langues

    En 2011, sur une population de 21 860 habitants, Baie-Comeau comptait 98,8 % de francophones 0,4 % d'anglophones et 0,8 % d'allophones (innu-aimun)[42].

    Économie

    L'économie de Baie-Comeau repose principalement sur l'exploitation des ressources naturelles en comptant des industries dans les secteurs forestiers, des pâtes et papiers, de la métallurgie (aluminium) et de l'hydroélectricité. Étant la plus grande ville de la Manicouagan, elle est aussi un axe commercial majeur de l'Est du Québec.

    La centrale Manic-1 sur la rivière Manicouagan.

    Hydroélectricité

    La production d'hydroélectricité est une activité importante dans la région de Baie-Comeau grâce au bassin hydrographique. Hydro-Québec possède de nombreuses installations dont un bureau.

    La rivière Manicouagan compte quatre barrages hydroélectriques. La centrale McCormick et la centrale Manic-1 qui partagent le même réservoir à l'entrée de Baie-Comeau ont une puissance installée respective de 235 MW et 184 MW[43]. La centrale McCormick est codétenue par Hydro-Québec et Alcoa. La centrale Jean-Lesage (Manic 2) située au nord de Baie-Comeau avec un barrage à poids et joints évidés a une capacité de 1 229 MW[43]. Il y a également la centrale René Lévesque (Manic-3) d'une puissance de 1 326 MW et le complexe Manic-5 avec le barrage Daniel-Johnson, le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde, d'une puissance totale de 2 660 MW[43]. Ces deux derniers sont situés sur le territoire non-organisé de la Rivière-Aux-Outardes au nord de Baie-Comeau.

    Il y a également le complexe Outardes qui comprend trois barrages et plus récemment la rivière Toulnoustouc qui sont situés en périphérie de la ville.

    Exploitation forestière

    L'exploitation forestière, la transformation du bois et l'usine de papier emploient directement environ 560 employés et indirectement 1 800 dans la région de Baie-Comeau en 2017[44]. L'usine de papier de produits forestiers Résolu de Baie-Comeau produits 320 000 tonnes métriques de papier journal annuellement. Le bois coupé de l'exploitation forestière est transformé à la scierie des Outardes près de Baie-Comeau. La production annuelle, en 2017, est évaluée à 175 millions de pieds-planche de bois d'œuvre[44].

    Aluminium

    Convoyeurs et bâtiments d'Alcoa à Baie-Comeau.

    L'aluminerie Alcoa de Baie-Comeau (anciennement Société canadienne de métaux Reynolds) est implantée depuis 1957. Elle emploie près de 850 personnes directement et indirectement (entrepreneurs, employés contractuels, etc.). La production annuelle d'aluminium est estimée à 300 000 tonnes métriques. Depuis 2014, les investissements pour la modernisation des installations atteignent 300 M$[45],[46]. Les produits d'aluminium fabriqués à l'usine sont destinés à la refonte. Alcoa réinvestit dans la communauté par le biais des Fonds Alcoa pour les collectivités durables, un montant de 400 000 $ est attribué annuellement à Baie-Comeau[47].

    Installations portuaires

    Terminal d'Alcoa dans le port

    Baie-Comeau possède un port en eaux profondes qui lui sert de lien maritime pour l'exportation et l'importation de marchandises ainsi que pour le transport de personnes. La Société du port ferroviaire de Baie-Comeau - Hauterive est propriétaire et gestionnaire des installations ferro-portuaires[48]. Les marchandises exportées sont principalement le bois d'œuvre, le papier journal ainsi que les plaques et lingots d'aluminium. L'aluminerie d'Alcoa possède son propre quai où elle effectue le déchargement d'alumine et le chargement de mégots d'anodes. L'usine de Cargill détient également ses quais qui servent au chargement et déchargement de navires céréaliers. Il s'agit du plus important terminal céréalier en Amérique du Nord[49].

    Le port de Baie-Comeau sert également d'escale pour de nombreux bateaux de croisières[50]. Ces croisières sont gérées par l'organisme à but non lucratif Croisières Baie-Comeau dont le but est de faire la promotion des attraits touristiques de la ville auprès des croisiéristes internationaux[51]. Un lien entre la rive-sud et la côte-nord est assuré par le traversier N.M. Felix-Adrien Gauthier[52]. Ce traversier, transportant véhicules et passagers, effectue d'un à deux aller-retour par jour durant toute l'année rejoignant Matane à Baie-Comeau ou Godbout. Il est géré par la Société des traversiers du Québec.

    Hôtel Le Manoir

    Tourisme

    La région de Baie-Comeau offre de nombreux attraits touristiques comme l'écotourisme, le kayak, la chasse, des centaines de pistes de motoneige, de la randonnée pédestre et de nombreux lacs et paysages. Il est possible d'observer les cétacés et autres mammifères marin directement depuis les installations portuaires.

    Éducation

    La ville de Baie-Comeau compte de nombreux établissements d'éducation de différents niveaux. Les établissements scolaires primaires et secondaires de langue française de Baie-Comeau sont gérés par la commission scolaire de l'Estuaire, dont le centre administratif est situé à Baie-Comeau. La commission scolaire de l'Estuaire s'étend de Tadoussac à Baie-Trinité et possède des points de service à Forestville et Tadoussac[53].

    Les services éducatifs en anglais sont prodigués par la commission scolaire Eastern Shores.

    Niveau primaire

    • École Bois-du-nord : 221 élèves
    • École Boisvert : 251 élèves
    • École Dominique-Savio : 45 élèves
    • École Leventoux : 385 élèves
    • École Mgr-Bélanger : 196 élèves
    • École Saint-Coeur-de-Marie : 207 élèves
    • École Trudel : 161 élèves[54]
    • École secondaire de Baie-Comeau (Baie-Comeau High School), niveau préscolaire à secondaire 5 : 60 élèves[55]

    Niveau secondaire

    • École secondaire Serge Bouchard : 597 élèves
    • Polyvalente des Baies : 653 élèves[56]
    • École secondaire de Baie-Comeau (Baie-Comeau High School), niveau préscolaire à secondaire 5 : 60 élèves[55]
    • Centre de formation professionnelle et générale Manicouagan qui offre également l'éducation aux adultes et le service aux entreprises[57].
    Cégep de Baie-Comeau

    Niveau collégial

    Le cégep de Baie-Comeau offre les programmes pré-universitaires ainsi que plusieurs programmes techniques[58]. Il est le seul cégep à offrir la technique d'aménagement cynégétique (chasse) et halieutique (pêche), surnommé TACH.

    Santé

    Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord dont le centre administratif est situé à Baie-Comeau dessert toute la région de la Côte-Nord[59]. Baie-Comeau compte un hôpital, l'Hôpital Le Royer, deux centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), un centre local de services communautaires (CLSC) incluant un groupe de médecine de famille universitaire, un centre de protection de l'enfance et de la jeunesse, un centre de réadaptation pour les jeunes en difficulté d'adaptation, un centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles du spectre de l'autisme et de réadaptation en déficience physique ainsi qu'un centre de réadaptation en dépendance[60].

    Sports

    Hockey sur glace

    Le Drakkar de Baie-Comeau est une équipe de hockey sur glace de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) évoluant au Centre Henry-Leonard depuis 1997.

    La ville peut compter sur un bassin de joueurs en développements grâce à ses équipes de niveau Bantam et Midget BB[61].

    Sports motorisés

    La culture motorisée est très ancrée dans les environs de Baie-Comeau. Des épreuves de motoneige et de course motorisée sur glace du circuit provincial s'y tiennent annuellement[62]. La ville a également été l'hôte pendant plusieurs années d'un festival des camionneurs[63].

    Cyclisme

    Baie-Comeau accueille annuellement une épreuve de la coupe du monde de paracyclisme sur route. En 2011, la finale de la Coupe du monde de paracyclisme sur route UCI 2011 s'y est tenue[64].

    Baie-Comeau a accueilli à deux reprises les championnats du monde de paracyclisme sur route de l'Union cycliste internationale (UCI) : en 2010, devenant la première ville à accueillir une épreuve du genre en Amérique du Nord, et en 2013.

    Culture

    Arts de la scène et musicaux

    Le Centre des arts de Baie-Comeau comprend une salle à l'italienne où l'on diffuse des spectacles musicaux et des arts de la scène[65]. L'Ouvre-Boite culturel diffuse également des spectacles musicaux et des arts de la scène dans une salle polyvalente[66].

    La ville de Baie-Comeau héberge l'Orchestre symphonique de la Côte-Nord, qui se produit tantôt à l'Église Sainte-Amélie de Baie-Comeau, tantôt au Centre des arts de Baie-Comeau[67].

    Baie-Comeau est la ville-hôte de la ligue d'improvisation de Baie-Comeau et des régions environnantes (LIBRE)[68].

    Arts visuels et littéraires

    La ville est l'hôte du Symposium de peinture de Baie-Comeau depuis 1987[69].

    Sur le plan littéraire, le Camp littéraire de Baie-Comeau a pour mission de favoriser la création littéraire sur la Côte-Nord[70]. Un salon annuel de littérature jeunesse, Les antichambres du livre, est tenu annuellement depuis 2000[71].

    Cinéma

    La ville de Baie-Comeau compte une salle de cinéma, le Ciné-Centre Baie-Comeau, lequel accueille depuis 30 ans le Festival Cinoche qui présente des films québécois et étrangers[72].

    Les films Pour vivre ici et La turbulence des fluides ont été tournés à Baie-Comeau[73],[74]. La réalisatrice Manon Briand est d'ailleurs originaire de l'endroit.

    Religion

    Catholicisme

    Baie-Comeau comprend la cathédrale Saint-Jean-Eudes qui est le siège du diocèse de Baie-Comeau au sein de l'archidiocèse de Rimouski.

    Une communauté religieuse catholique, la Famille Myriam a sa maison principale dans cette ville. Elle est située dans un ancien hôtel[réf. nécessaire].

    Personnalités reliées à Baie-Comeau

    Notes et références

    Notes

    1. Un arboriduc est une conduite d'eau fabriquée dans une structure de bois s'étendant sur plusieurs kilomètres et servant à transporter les billots de bois. Il est aussi connu sous le nom de flume.
    2. Les chiffres ont été ajustés pour tenir compte de la fusion municipale intervenue entre Baie-Comeau et Hauterive.

    Références

    1. « Profil du recensement, Recensement de 2016 Baie-Comeau [Agglomération de recensement], Québec et Baie-Comeau, Ville [Subdivision de recensement], Québec », sur Statistique Canada (consulté le 7 septembre 2018)
    2. « Profil du recensement, Recensement de 2016 Baie-Comeau [Agglomération de recensement], Québec et Baie-Comeau, Ville [Subdivision de recensement], Québec », sur Statistique Canada (consulté le 7 septembre 2018)
    3. « Fiche descriptive », sur www.toponymie.gouv.qc.ca (consulté le 5 juin 2018)
    4. « Baie-Comeau, QC » (consulté le 6 juin 2018).
    5. « Le territoire », sur www.obvm.org
    6. « Bassin versant de la rivière aux Anglais », sur www.mddelcc.gouv.qc.ca
    7. « Le bassin versant de la rivière Manicouagan », sur www.mddelcc.gouv.qc.ca
    8. Frenette et al. 1996, p. 19-20.
    9. Du Mont Sec à rivière Amédée, 1998, p. 26
    10. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 17
    11. Normand Perron, chap. 7 « Le peuplement agro-forestier », dans Histoire de la Côte-Nord, p. 289-290
    12. Duhaime 1986, p. 12.
    13. Du Mont Sec à la rivière Amédée, 1998, p. 27
    14. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 18
    15. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 19
    16. Duhaime 1986, p. 13.
    17. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 21
    18. Duhaime 1986, p. 14.
    19. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 24
    20. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 25
    21. Duhaime 1986, p. 15.
    22. Pierre Frénette, « Baie-Comeau, ville ouverte », Histoire Québec, vol. 15, no 1, , p. 8-12.
    23. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 26
    24. Duhaime 1986, p. 16.
    25. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 27
    26. Duhaime 1986, p. 18.
    27. Duhaime 1986, p. 19.
    28. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 28
    29. Duhaime 1986, p. 22.
    30. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 29
    31. Duhaime 1986, p. 24.
    32. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 30
    33. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 37
    34. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 36
    35. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 38
    36. Duhaime 1987, p. 27
    37. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 39
    38. Baie-Comeau au fil du temps, 2012, p. 40
    39. Duhaime 1986, p. 29
    40. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Que reste-t-il de la fusion de Baie-Comeau, 35 ans après? », sur Radio-Canada.ca (consulté le 20 janvier 2020)
    41. https://www.electionsquebec.qc.ca/francais/municipal/carte-electorale/liste-des-municipalites-divisees-en-districts-electoraux.php DGEQ - Liste des municipalités divisées en districts électoraux
    42. Population selon la langue parlée le plus souvent à la maison. Recensement de 2011 dans les municipalités et la MRC de la Côte-Nord.
    43. « Centrales hydroélectriques | Hydro-Québec Production », sur www.hydroquebec.com,
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    45. Charlotte Paquet, « Alcoa se positionne pour l’avenir », Le Manic, (lire en ligne)
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    64. Guy Napert-Frenette, « Baie-Comeau se voit octroyer les championnats du monde de paracyclisme route UCI 2013 », Comité paralympique canadien, (lire en ligne)
    65. « Centre des arts de Baie-Comeau » (consulté le 7 septembre 2018)
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    69. « Symposium de peinture de Baie-Comeau » (consulté le 7 septembre 2018)
    70. « Camp littéraire de Baie-Comeau » (consulté le 7 septembre 2018)
    71. « Lecture et livre », sur Ministère de la Culture et des Communications du Québec (consulté le 7 septembre 2018)
    72. « Festival Cinoche » (consulté le 7 septembre 2018)
    73. « Pour vivre ici (2018) », sur IMDB
    74. « Chaos and Desire (2002) », sur IMDB

    Annexes

    Articles connexes

    Bibliographie

    • Lloyd Duhaime, De puissance comblée : Baie-Comeau : 50 ans d'histoire, Les Éditions Nordiques, , 192 p. (ISBN 2-9800519-1-8)
    • Marie-ève Chênevert, Catherine Pellerin et Pierre-Philippe Landry, Baie-Comeau au fil du temps, 1937-2012, Baie-Comeau, Société Historique de la Côte-Nord, , 208 p. (ISBN 978-2-921931-08-3)
    • Paul-Émile Jean, Baie-Comeau: du Mont Sec à la rivière Amédée 1936-1982, Hauterive, Éditions Jean, , 574 p. (ISBN 2-9800739-1-1)
    • Pierre Frénette (dir.), Daniel Chevrier, Jean-Marie M. Dubois, Pierre Dufour, Jean-Charles Fortin, André Lepage, José Mailhot, Françoise Niellon et Normand Perron, Histoire de la Côte-Nord, Institut québécois de recherche sur la culture, , 667 p.

    Liens externes

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