Bailleul (Nord)

Bailleul est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Pour les articles homonymes, voir Bailleul et Belle.

Bailleul

Hôtel de ville et beffroi.

Blason
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Bailleul
Intercommunalité Communauté de communes de Flandre Intérieure
Maire
Mandat
Marc Deneuche
2014-2020
Code postal 59270
Code commune 59043
Démographie
Gentilé Bailleulois
Population
municipale
14 769 hab. (2017 )
Densité 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 44′ 21″ nord, 2° 44′ 00″ est
Altitude Min. 14 m
Max. 86 m
Superficie 43,42 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nord
Bailleul
Géolocalisation sur la carte : Nord
Bailleul
Géolocalisation sur la carte : France
Bailleul
Géolocalisation sur la carte : France
Bailleul
Liens
Site web www.ville-bailleul.fr

    Géographie

    Localisation

    Bailleul est située entre Lille et Dunkerque, en France, dans le Nord. Elle est située à proximité de la plaine de la Lys et au pied des monts des Flandres. Elle comprend trois hameaux : Outtersteene, La Crèche, le Steent'je, et de nombreux lieux-dits (la Blanche, Mont-de-Lille, Ravesberg, le Seau,...).

    La commune s'étend sur 4 342 hectares, soit 43,42 km², dont 16 hectares de bois et forêts[1].

    Bailleul se trouve à 50 km de Dunkerque son chef-lieu d'arrondissement, 12 km d'Armentières, 28 km de Lille chef-lieu du département, 50 km d'Arras, 14 km d'Hazebrouck, 20 km de Cassel et 19 km d'Ypres.

    Géologie et relief

    La commune est située sur un monticule d'une altitude de 20 mètres du hameau d'Outtersteene au Mont de Lille. Son sol est de type argilo-sableux et sa partie sud se trouve en zone humide[2].

    Elle se trouve à une altitude moyenne de 44 m.

    Hydrographie

    La Meteren Becque à Outtersteene (Bailleul-Nord).

    Climat

    Voies de communication et transports

    La gare de Bailleul est située sur la ligne Lille - Calais. Bailleul est aussi à proximité de l'autoroute A25. Bailleul est voisine des villes d'Armentières et d'Hazebrouck. Elle est desservie par les lignes de bus nos 108, 109, 130 et 131 du Réseau Arc-en-ciel 1.

    Urbanisme

    Toponymie

    Le nom de la localité est attestée sous les formes Badgiole au XIe siècle, Ballolium en 1193[5].

    Ce toponyme est issu du latin balliculum (palissade), ou d'un mot de base baculum (bâton) et le suffixe diminutif -eolum de présence. Dans les deux cas, la ville a été nommée d'après la palissade qui l'entourait, ou qui entourait le château à la base de l'agglomération[réf. nécessaire].

    Bailleul se nomme Belle en néerlandais et en flamand occidental[6], Bailleu en picard.

    Les habitants se nomment Bellenaerd en flamand occidental

    Histoire

    Bailleul en 1698 sur une carte historique de Frederick de Wit

    Histoire ancienne

    Des silex taillés ont été retrouvés en 1875 sur la colline du Ravesberg, témoignant d'une présence d'hommes de la préhistoire[1].

    Les origines de la ville de Bailleul remontent à la plus haute Antiquité : Mayer et Grammaye disent qu'elle a été fondée par une colonie de Belges chassés de Bavay au moment où Jules César vint livrer bataille aux Nerviens. La situation de cette ville sur la voie que les romains avaient tracée entre Cassel et Wervik paraît donner à cette légende un fond de vérité ; on a, du reste, trouvé, lors de fouilles au Mont de Lille en 1820[1], des traces de fortifications et des médailles à l'effigie des empereurs Nerva, Trajan et Domitien. D'autres historiens pensent que le fondateur de Bailleul est un capitaine des Cattes, tribu germanique, s'appelant Bellem. C'est lui qui aurait donné son nom à la ville.

    La ville fut détruite par les Francs en 420 et demeura inhabitée pendant deux siècles, jusqu'au moment où, en 621, Lydéric, nommé par Dagobert grand « forestier » de Flandre (en fait gouverneur, -ce vocable utilisé par les historiens serait dû à une erreur de traduction-), « détruisit les bêtes féroces et repeupla le pays ».

    Bailleul était déjà connue du temps des Morins, l'histoire de la fondation de la chapelle de Ravensberg contenant ces mots : « SACELLUM IN MONTE COMITIS JUXTA BALLIOLUM IN TERRA MORINENSI ».

    Il est à croire que ce pays a été habité par les Cattes dont le Katsberg (mont des Cats) et le mont Cassel ont retenu le nom. Une bataille donnée par Godoald, capitaine des Cattes, eut lieu à un endroit maintenant appelé Godewaersvelde, de Godoaldsveld, soit en français « le champ de Godoald ».

    Il semble que les premiers seigneurs de Bailleul aient été les premiers comtes de Flandre. Lydéric, puis ses successeurs Engelrand et Odoacer.

    Au IXe siècle, Charles II le Chauve fit fortifier les villes de Flandre par le Comte Baudouin Ier Bras de Fer, qui construisit le château-fort de Bailleul. Les Normands furent dans un premier temps repoussés par la foule galvanisée par Baudouin ayant pris la tête des combats, mais les Normands revinrent plus nombreux et détruisirent le château en 882.

    La paix signée en 912 à Saint-Clair-sur-Epte entre Rollon et Charles le Simple ramena la tranquillité dans notre région : la ville fut rebâtie, de tous côtés on vit s'élever des constructions et l'agriculture devint florissante.

    Baudouin le Jeune (Baudouin III de Flandre) en 948, Arnould le Vieux et Robert le Frison en 1072, comtes de Flandre, fortifièrent Bailleul, l'entourèrent de palissades et de fossés nommés stadgrachten. Ces fossés commençaient, d'une part, à la rue de Cassel, entre la rue du Collège et la rue d'Occident et allaient en ligne droite jusqu'à l'actuelle Place du Cardinal Liénart, en passant par l'impasse Saint Amand. L'actuelle rue de l'ancienne poste aux chevaux est également un ancien stadtgracht.

    On voit apparaître vers l'an mille, alors que le comte Baudouin IV Belle-Barbe organise les châtellenies, la famille Van Belle (ou de Bailleul), seigneurs de Bailleul qui avaient le titre et exerçaient la juridiction de châtelains-vicomtes. La châtellenie de Bailleul comptait 11 paroisses[1].

    Arnould de Gramines qui vivait en 980 épousa Plectrude, fille d'Eripand, sire de Fauquembergues, de laquelle il eut deux fils : Hubert et Simon. Ce dernier fut châtelain de Bailleul et prit le nom de sa châtellenie. Il vivait en 1062. Simon eut de sa femme, la fille de Geoffroy, sire de Melvalle, deux fils : Beaudouin I de Bailleul, châtelain, et Albert. Tous deux partirent à la première croisade en 1096, Albert mourut en Palestine en 1098.

    En 1187, Baudouin III de Bailleul, sur le point de partir pour la Terre Sainte fit don aux lépreux d'Ypres de dix rasières de froment. Ensuite, il leur en donna dix autres à prendre sur le revenu du moulin qu'il possédait à Bailleul. Lorsqu'il prit la croix pour se rendre en Terre Sainte, il était le capitaine de la garde du corps du comte de Flandre. Il mourut la même année.

    En 1191 par le traité d'Arras, le cardinal de Reims Guillaume aux Blanches Mains, préside au règlement d'un litige lié à l'héritage de Philippe d'Alsace, comte de Flandre. Sa veuve Mathilde de Portugal, douairière, reçoit Bailleul en usufruit ainsi que de nombreuses autres villes, contre les revendications de la nouvelle comtesse de Flandre Marguerite d'Alsace[7].

    En 1213, le roi Philippe Auguste en guerre contre le comte de Flandre (bataille de Bouvines en 1214) charge son fils le futur Louis VII de brûler la ville de Bailleul[1].

    Vers 1220, le chevalier Robert de Bailleul a pour épouse la comtesse Béatrix, veuve en 1224. Ils sont les parents de Jean de Bailleul, qui possède la terre de Bailleul en 1224, a priori il est le fils aîné qui succède à son père. Jean a pour frères Thomas et Gérard et pour sœurs Béatrix, Marguerite et Mabille de Bailleul. Tous ces personnages sont cités dans l'affaire de la vente en 1224 par Jean, de la dîme de Rubrouck, à l'abbaye de Watten. La vente va donner lieu à plusieurs actes jusqu'en 1226, preuve qu'elle posait problème. Jean et sa mère ont procédé à cette vente car ils avaient visiblement des dettes. L'affaire rebondit en 1264, sauf que cette fois, il est question de la vente faite par le chevalier Thierri de Bailleul (fils de Jean de Bailleul?), de nouveau à l'abbaye de Watten (voir les détails à Rubrouck)[8]'[9].

    En 1230, les chevaliers B de Haverskerque, bailli de Bailleul et de Neuve-Église, et H de Neuve-Église attestent que Lotin Bataille, sa femme Mathilde et leur fils ont renoncé en faveur de l'évêque de Thérouanne à leurs droits sur la dîme de Bailleul[10]. L'année suivante, Guillaume seigneur de Dampierre (sans doute Guillaume II de Dampierre père du comte de Flandre Gui de Dampierre), confirme la déclaration de Boidin de Haverskerque, son bailli, à propos de Lotin bataille, clerc de Bailleul, et de son frère Baudouin[11].

    En 1287, Gui de Dampierre, comte de Flandre, achète de Baudouin de Bailleul et d'Agnès sa femme[1], la châtellenie de Bailleul pour son fils Jean Ier de Namur[12].

    En 1348, le comte de Flandre Louis de Male confirme les privilèges des habitants de Bailleul[1].

    En 1436, ce sont des soudards anglais qui mettent le feu à la ville après l'avoir pillée. Il s'agit vraisemblablement de représailles de Richard Plantagenet, duc d'York, régent de France pendant la guerre de cent ans pour le parti anglais suite au traité d'Arras établissant la paix entre la Flandre et la France.

    En 1478, le 19 Mars, les Français, ordonnés par Louis XI, mettent Bailleul à feu et à sang[13].

    Depuis le XVe siècle/XVIe siècle, il y eut, à Bailleul, plusieurs chambres de rhétorique opérant en langue néerlandaise, dont Jonc van herten, les Spaderyke sous l'invocation de Sainte Catherine, et les Gelsenders ou les Adrianisten. Selon les « kostuimen » (coutumes) de la ville et de la châtellenie de Belle, de 1632, la ville comptait à cette époque cinq rhétoriques (vijf rethorike)[14],[15].

    Activité commerciale et Bourgeoisie de Bailleul.

    Comme beaucoup de villes de Flandre, Bailleul a connu au Moyen-Âge et à l'époque moderne, une forte activité économique fondée sur le textile : draperie, travail du lin à partir du XVIe siècle, prospère jusqu'au XVIIIe siècle, dentelle, une école existe toujours dans la ville[16].

    Au début du XVIIIe siècle, s'est également installée à Bailleul, une fabrique de faïence qui se construisit une solide réputation, la faïence de Bailleul était réputée plus résistante et moins chère que celle de Rouen[1]. L'activité a duré environ un siècle[1].

    L'activité économique de la ville est mise en oeuvre par la Bourgeoisie de Bailleul (en flamand : de Poortery van Belle) . Comme de nombreuses villes de Flandres, Bailleul est doté d'une Bourgeoisie, qui est à comprendre comme une véritable institution régie par des coutumes légales et rédigées, en vue de renforcer l'emprise institutionnel sur les marchés et leurs travailleurs. Le titre, ou la charge de Bourgeois de Bailleul pouvait s'acquérir moyennant contribution financière et se transmettre selon un droit particulier. Il impliquait des droits et des devoirs spécifiques, comme la participation aux affaires de la cité et l'accès au Magistrat, ancêtre du Conseil Municipal, en tant que greffier, échevin ou bailli. Certains ont pu y voir une ébauche de participation démocratique à l'instar des Cités-Etats du nord de l'Italie. Les familles bourgeoises s'alliaient souvent entre elles par mariage, que ce soit à l'intérieur d'une même ville ou entre Bourgeoisies de différentes villes, selon des règles strictes de transmission, d'entrée ou de sortie de Bourgeoisie. L'Académicienne française Marguerite Yourcenar, de son véritable patronyme Marguerite Cleenewerck de Crayencour, et issue de la Bourgeoisie de Bailleul, dont elles mentionnes quelques noms dans son roman Souvenirs Pieux. Sa généalogie fait état des alliances avec des familles bourgeoises de Bailleul telles que les Bernaert, Warneys, Elleboudt, ou Baert de Neuville. On peut également mentionner la famille de Coussemacker.

    Communautés religieuses de Bailleul

    La ville comptait plusieurs communautés religieuses, dont la commanderie de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine[1], fondée en 1160, responsable de la léproserie, ancêtre de l'actuel Etablissement Public pour la Santé Mentale des Flandres. Selon l'abbé Detrez, la dévotion à l'ermite Saint Antoine le Grand fut vivace à Bailleul du Moyen-Age jusqu'au 20e siècle. Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Flandre, « pour la grande affection qu'il a au bien de l'hostellerie saint Antoine à Bailleul », lui fait, en 1426 une donation ; il réédifie l'église en 1430 et sa femme, Isabelle de Portugal, lègue une rente annuelle de 100 livres à la sacristie. L'abbé Détrez précise qu'elle y passe une journée entière en juillet 1436, en compagnie de ses dames Marie de Bourgogne,duchesse de Clèves et la Jacqueline d'Ailly, comtesse d'Etampes, en allant de Cassel à Lille pour visiter ses Etats. Le monastère Saint-Antoine échappe seul à l'incendie que le roi de France Louis XI, allume à Bailleul en 1478. La peste sévit en 1482 : le Magistrat de Bailleul, ayant à sa tête Gilles van Coorenhuyse, fait à saint Antoine un vœu solennel et le fléau est réputé s'être arrêté. En 1492, la société de rhétorique de langue néerlandaise De Gheltshende est fondée à Bailleul pour venir en aide financièrement au couvent. Des lettres d'amortissement de 1506 sont signées par Jeanne la Folle, reine de Castille ; des lettres de sauvegarde en 1521 par son fils l'Empereur Charles Quint, comte de Flandres[17].

    Les Sœurs Grises et les Sœurs Noires, noms populaires des Sœurs du tiers Ordre franciscain, étaient hospitalières et enseignantes, chargées de l’instruction des jeunes filles[18]. Arrivées à Bailleul au 14e siècle, elles ont du quitter la ville suite à la révolution. Selon une tradition très ancienne, les premières sœurs de cet ordre s’établissent à Saint-Pol-sur-Ternoise, vers 1223-1224, avant même la mort de leur fondateur Saint François d'Assise en 1226[19]. La rue Benoît Cortyl était auparavant appelée rue des Soeurs Grises, et la rue des Soeurs Noires existes toujours.

    Héritage de la Réforme catholique, et en opposition au Jansénisme qui naquit à Ypres, Bailleul encourage l'implantation et l'activité des Jésuites. Ces derniers sont chargés du collège, ancêtre de l'actuel collège de l'Immaculée Conception, adjoint de l'ancienne chapelle des Jésuites, ancêtre de l'actuelle église Saint-Amand. Leur expulsion du territoire français en 1763 sera mal vécue par la population bailleuloise[20]. Le collège de l'Immaculée Conception est aujourd'hui géré par les Salésiens.

    On y observait également une communautés d'Augustins.

    Crise iconoclaste, révolte des gueux et dissidence politique.

    Le jour de l'Assomption 1566, le couvent Saint-Antoine de Bailleul ainsi que de nombreuses églises et chapelles de la région furent subitement et méthodiquement profanés et détruits par les iconoclastes, suscitant la stupeur des habitants. Le saccage, impliquant la destructions du mobilier liturgique et des statues, était vu par les iconoclastes comme un nettoyage avant la conversion des églises catholiques en temple calviniste[21]. Spontané ou prémédité[22], ce mouvement mêle une dissidence religieuse due à l'expansion du protestantisme à une opposition politique à l'encontre de l'intransigeance et au radicalisme du roi d'Espagne Philipe II, souverain des Pays-Bas, représenté par sa demi-sœur la gouvernante Marguerite de Parme puis par l'inflexible duc d'Albe.

    Ce radicalisme se caractérise par la violence de l'Inquisition espagnole qu'il ne faut pas confondre avec l'Inquisition romaine. Les souverains espagnols avaient reçu du Pape Sixte IV le droit de nommer les Grands inquisiteurs. Si l'enquête devait être menée par le pouvoir spirituel à la solde du roi, la sentence devait être exécutée par le pouvoir temporel, engendrant dans les territoires de la couronne espagnole, dont Bailleul, une instrumentalisation de l'Eglise à des fins politiques[23]. La brutalité de la répression de la dissidence religieuse par Philippe II, malgré l'opposition du Pape Pie V[24], fut l'origine de la révolte des gueux, véritable guérilla anti-espagnole, qui divisa les familles et ravagea la région.

    En 1568, trois prêtres de Reningelst, alors dans la châtellenie de Bailleul, furent conduit au Ravensberg (signifiant en français la colline des corbeaux), lieu de la potence de Bailleul, pour y être assassinés par des dissidents[25]. Un crucifix[26] y commémore le martyre de ces prêtres et de toutes les victimes des guerres de religion[27]. Ces événements marquent le début de la Guerre de Quatre-Vingts Ans.

    Bailleul conquise par la France

    Le destin de Bailleul basculera au XVIIe siècle. La Flandre fait alors l'objet d'une âpre concurrence stratégique entre les Pays-Bas espagnols, ancêtre de l'actuelle Belgique, et le royaume de France. Si les Pays-Bas voient la Flandre comme une avant-muraille, selon les termes du baron de Lisola, c'est-à-dire une ceinture défensive qui les protègent du grand pouvoir de la France, c'est le même argument qui dès 1646 pousse le Cardinal Mazarin, soucieux de sécuriser Paris et d'en éloigner la dangereuse frontière du nord, à souhaiter la conquête des Pays-Bas : « L'acquisition des Pays-Bas forme à Paris un boulevard inexpugnable. »[28] Il faut attendre la Guerre de Hollande pour que Bailleul, alors partie des Pays-Bas espagnols sous le règne du roi Charles II d'Espagne (comte de Flandres selon le principe juridique de l'union personnelle), rentre définitivement dans le giron de la couronne de France. C'est suite à la bataille de la Peene, remportée par le prince Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, que la ville est officiellement annexée par la France lors du traité de Nimègue en 1678. La châtellenie de Bailleul comprenait alors encore les bourgs voisins de Poperinghe et de Neuve-Eglise. En 1713, par le traité d'Utrecht, la France perd Ypres qui avait été conquise en même temps que Bailleul. La châtellenie de Bailleul désormais française se trouve par cette occasion amputée de la prospère Poperinghe, rendue aux Pays-Bas qui, suite à la mort de Charles II passèrent sous la domination de la dynastie des Habsbourg d'Autriche. La région est alors morcelée et de nombreuses enclaves empêchent la continuité territoriale. Il faut alors attendre 1769 et la Convention des Limites pour que Louis XV, roi de France, cède à l'Impératrice Marie-Thérèse, souveraine des Pays-Bas autrichiens, les bourgs de Neuve-Eglise, Danoutre et quelques terres de Nieppe, contre les enclaves autrichiennes du Pont d'Estaires, du Doulieu et du Robermetz[29] qui deviennent françaises. Si la route entre Lille et Dunkerque devient entièrement française, le territoire de la châtellenie de Bailleul s'est réduit comme peau de chagrin, un sérieux coup porté à son activité économique[20]. La ville devint le siège d’une des 17 subdélégations de la généralité de Lille.

    Bailleul était le siège d'un doyenné du diocèse d'Ypres et a accueilli le présidial de Flandre, transféré d'Ypres en 1713, juridiction dont la compétence couvrait quasiment toute la Flandre maritime[1].

    Si Bailleul est conquise par la France, la frontière ecclésiastique ne change pas. La ville demeure dans le diocèse d'Ypres jusque la signature du Concordat en 1801. Ainsi, le clergé séculier bailleulois fait partie du clergé étranger, l'évêque ne participe pas aux assemblées à Paris tous les cinq ans et n'est représenté en France par personne.

    L'enseignement primaire à Bailleul

    Bailleul abritait plusieurs écoles de charité pour les garçons ; le local d'une d'elle était occupé en 1878 par l'école des frères.

    L'école dominicale des pauvres garçons
    Cette école fut fondée par Thomas De Swarte (époux en 1res noces de Françoise de Coussemaker) 2e échevin de la ville. Par testament du 10 novembre 1635, il créa cette école à l'instar de celle qui existait à Ypres et donna 75 livres de gros de Flandre, au denier seize, de rente annuelle. Les enfants (d'après Sanderus et le registre aux délibérations du magistrat de Bailleul) portaient une veste bleue, un pantalon blanc et un bonnet noir.
    L'École dominicale des pauvres filles
    Cette école fut fondée par Anna Swingedon. Elle fut autorisée, le 12 avril 1669, par Charles II, roi d'Espagne ; elle était placée sous la protection du magistrat et la direction d'un ecclésiastique, chargé de commettre une maîtresse. La donation consistait en 2 fonds, avec maisons, granges, étables, situées à Bailleul, rue Neuve[30].
    Le pauvre catéchisme
    Cette école existait avant 1635. À cette époque Thomas De Swarte porte à 15 livres de gros par an la rente qu'il avait fondée pour l'enseignement donnée par les Pères jésuites. Presque toutes les familles de Bailleul se firent un devoir de contribuer à la prospérité de cette œuvre, qui avait un receveur. Chaque année, on distribuait, aux enfants pauvres des deux sexes, du linge et des vêtements (les archives municipales possédaient (en 1878) les comptes de 1681 à 1792.
    Bailleul.- Carreau flamand de l'école académique de dentelle

    Dans plusieurs écoles, les filles apprenaient à coudre et à faire de la dentelle.

    Bailleul abritait, à la fin du XIXe siècle, une école dominicale fondée par Lelle Van Der Meersh. Dirigée par les Filles de l'Enfant-Jésus, elle recevait plus de 600 filles, qui, pour la plupart faisant de la dentelle, ne suivent les leçons qu'une heure par jour. Cent d'entre elles étaient exercées aux travaux à l'aiguille et 70 apprenaient l'état de dentellière. Vers les années 1875, on y apprenait la langue française.

    Dans le hameau de Outtersteene, il y avait une école de garçons.

    Statistiques des conjoints et conjointes signant leur acte de mariage à Cassel[31]
    • de 1750 à 1790 : sur 2430 mariages : 1533 conjoints signant et 1377 conjointes signant.
    • en 1789 : sur 44 mariages : 29 conjoints signant et 25 conjointes signant.

    Les incendies, le Belle-Brant

    La ville fut maintes fois détruites par le passé, notamment par les Francs, les Vikings et en 1213, le prince Louis (le futur Louis VIII). Elle subit de nombreux incendies parmi lesquels le fameux Belle-Brant (littéralement Bailleul-brûle). C'est le dernier incendie qui toucha Bailleul, le 8 mai 1681 : il détruisit la ville presque tout entière : le beffroi, l'Hôtel-de-Ville, les églises Saint-Vaast et des Jésuites, les couvents des Sœurs Noires, des Sœurs Grises, des Capucins et des Jésuites, 488 maisons, 14 brasseries, 8 métiers à filer et d'énormes quantités de marchandises de toutes sortes : il y eut vingt-trois victimes. Cet incendie, de cause accidentelle, commença dans une brasserie de la rue d'Ypres, est décrit dans la poésie flamande de Despringer (« le sauteur »), intitulée Den Belle-Brand. Après ce sinistre, le Magistrat de Bailleul, pour remédier aux fréquents incendies, favorisés par les couvertures en chaume, fit allouer une prime à ceux qui couvraient leurs maisons en ardoise ou en tuile, et qui construisaient en dur.

    Bailleul et la Révolution française

    En 1789, pour la rédaction des cahiers de Doléances, le gouvernement de cette cité forma un bailliage électoral principal de la Flandre, sans bailliage secondaire. Les délégués des trois ordres de la société (noblesse, clergé, tiers-état) de la Flandre maritime se sont réunis en la chapelle du collège des Jésuites de Bailleul pour désigner les représentants de la région aux États Généraux de 1789.

    La Constitution civile du Clergé qui ôtait tout pouvoir à l'évêque d'Ypres, rencontra l'opposition de la population bailleuloise, viscéralement attachée à ses traditions religieuses, et entraina la démission du maire Charles Augustin Ignace Bieswal. Le clergé bailleulois refusa a l'unanimité d'y prêter serment, invoquant l'impossibilité de confusion entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux. Alors que le nouvel évêque constitutionnel entrevoit de visiter ses paroisses, le clergé fidèle à l'évêque d'Ypres est interdit de célébrer ce jour là les offices religieux. Dans une atmosphère explosive, l'abbé Ferdinand Deroo désobéit et est envoyé sur les routes de l'exil par les autorités révolutionnaires. La politique de déchristianisation n'est pas respectée et alors que les églises doivent être fermées, jusqu'à 10 messes sont dites par jour à Bailleul. La municipalité mise au courant de la prise des Tuileries à Paris, est résolument anti-révolutionnaire. Il faut attendre la suspension de la municipalité le 6 juillet 1792 par le directoire du département pour que l'équipe d'Honoré De Clercq prenne ses fonctions à la faveur de la révolution[20]. Il faudra attendre 1802 pour que le culte soit rétabli en l'église Saint-Vaast, et pour que la statue et les reliques sauvées des ruines du prieuré Saint-Antoine y soient portés en processions. Ces événements sont commémorés par des vitraux de l'église reconstruite après la destruction de 1918[32].

    Histoire contemporaine

    Le monument aux morts.

    Pendant la première guerre mondiale, Bailleul, située non loin de Cassel où Foch avait établi son quartier général, fut complètement détruite en 1918 par les Alliés, avec l'appui de l'aviation britannique qui cherchait à chasser l'ennemi qui avait pris la ville. C'est pourquoi, comme une grande partie du département, elle était classée en zone rouge. En novembre 1918, une seule maison était encore debout, et aujourd'hui seule la salle gothique à la base du beffroi subsiste de cette époque. La ville de Bailleul a reçu la Croix de guerre 1914-1918 à la suite de ces destructions[33].

    La ville a été reconstruite après la guerre dans le style flamand, ainsi l'actuelle Caisse d’épargne est la copie conforme de la plus ancienne habitation de Bailleul, du XVIe siècle, au moment de la destruction.

    Parmi les séquelles de guerre, de dizaines de milliers de munitions non explosées ou non tirées ont dû être extraites du sol de la ville et des environs, avant d'être détruites sur place par les artificiers anglais, ou éloignées pour destruction ultérieure à fin de permettre la reconstruction et la mise en culture. Ces munitions ont été et sont encore une source importante de pollution (mercure des amorces, acide picrique, et nitrates entrant dans leur composition), c'est avec le manque de charbon et de papier et carton bitumé, le premier problème cité par les maires fin 1918 et début 1919 lors du début de la reconstruction qui prendra plus de dix années.

    Bailleul a connu de nouveau des dégâts importants lors de la seconde guerre mondiale[1].

    Politique et administration

    Bailleul dans son canton et son arrondissement.

    Situation administrative

    Bailleul est le chef-lieu du canton de Bailleul

    Tendances politiques et résultats

    Administration municipale


    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1791 Éloi Top    
    1791 1792 Pierre-Tibère Van Merris   Nommé par les électeurs de la municipalité
    nouvellement créée le 3 novembre 1791
    1792 An II Honoré De Clerc   Nommé par les administrateurs composant le
    Directoire du district d'Hazebrouck après la révocation
    de Pierre-Tibère Van Merris le
    An II An III Jean-Baptiste Schaballie    
    An IV   Petit    
    An V   Larmuseau    
    An VI An XI Lionnet    
    An XI 1830 Joseph Van Merris-Hinderick Majorité ministérielle Député du Nord (1815-1816) et (1822-1827)[34]
    1830 1846 Louis Behaghel   Député du Nord[35] (1842-1846) et (1849-1851),
    Conseiller général du Canton de Bailleul-Nord-Est (1833-1868),
    Conseiller général du Canton de Bailleul-Sud-Ouest (1833-1848)
    1848 1849 Louis Serlooten   Nommé par Louis Napoléon Bonaparte
    1849 1855 Benoît Cortyl   Nommé par Louis Napoléon Bonaparte
    1855 1864 Louis Stoppelgast   Nommé par Napoléon III
    1864 1880 Léon Lotthé   Nommé par Napoléon III,
    Notaire,
    Conseiller général du Canton de Bailleul-Nord-Est (1868-1880)
    1880 1907 Émile Hié    
    1907 1917 Frédéric Moenecleay    
    1917 1919 Achile Dewynter    
    1919 1920 Albert Cortyl    
    1920 1928 Natalis Dumez    
    1928 1940 Jean Hié CR Industriel
    Conseiller général du canton de Bailleul-Nord-Est (1937-1940)
    1940 1942 Georges Delabroye   Président du Comité de guerre
    1942 1947 Jean Hié CR Industriel
    1947 mai 1953 Ferdinand Cortyl DVD Conseiller général du canton de Bailleul-Sud-Ouest (1945-1964)
    mai 1953 mars 1977 Joseph Legrand    
    mars 1977 janvier 2006
    (démission)
    Jean Delobel PS Professeur des collèges
    Député de la 15e circonscription du Nord[36] (1997-2007)
    Conseiller général du canton de Bailleul-Sud-Ouest (1988-2001)
    janvier 2006 mars 2014 Michel Gilloen PS Retraité de la fonction publique
    Conseiller général du canton de Bailleul-Sud-Ouest (2008-2015)
    mars 2014 En cours Marc Deneuche Sans étiquette Médecin

    Instances judiciaires et administratives

    Bailleul comptait dans le passé un tribunal de première instance mais il a été supprimé lors d'une réorganisation judiciaire. N'en demeurent que les bâtiments[37].

    La ville accueille une gendarmerie et un commissariat de sécurité publique (police et gendarmerie); elle compte un centre d'incendie et de secours (pompiers), le centre Bailleul-Méteren à mi-chemin des deux localités.

    Politique de développement durable

    La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2007[38].

    Jumelages

    La ville de Bailleul est jumelée avec[39]

    Par ailleurs, Bailleul parraine la ville de Yaka, au Togo.

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[40],[Note 1].

    En 2017, la commune comptait 14 769 habitants[Note 2], en augmentation de 1,41 % par rapport à 2012 (Nord : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    11 5768 9449 2229 4759 8239 9119 92310 14110 078
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    10 10810 10212 89612 82812 96812 71213 33513 27613 449
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    13 53013 57313 2516 6518 5459 69110 92811 35211 964
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    12 58313 07713 47413 40013 84714 14613 61614 51714 467
    2017 - - - - - - - -
    14 769--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    Pyramide des âges à Bailleul en 2007 en pourcentage[43].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ans ou +
    1,2 
    5,7 
    75 à 89 ans
    10,6 
    12,8 
    60 à 74 ans
    13,8 
    20,9 
    45 à 59 ans
    21,9 
    21,5 
    30 à 44 ans
    19,0 
    19,2 
    15 à 29 ans
    17,3 
    19,6 
    0 à 14 ans
    16,1 
    Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[44].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ans ou +
    0,7 
    5,0 
    75 à 89 ans
    8,7 
    11,5 
    60 à 74 ans
    12,7 
    19,5 
    45 à 59 ans
    19,3 
    20,5 
    30 à 44 ans
    19,4 
    21,9 
    15 à 29 ans
    20,3 
    21,4 
    0 à 14 ans
    18,9 

    Santé

    Bailleul accueille un hôpital psychiatrique, deux établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, un foyer logement pour personnes âgées.

    Enseignement

    Bailleul fait partie de l'académie de Lille. Bailleul compte de nombreuses écoles primaires et maternelles, deux collèges (un public et un privé) et un lycée professionnel.

    Elle compte également une école académique de dentelle[16].

    Sports

    • Basket Club bailleulois : il commence la saison 2008-2009 pour sa septième année d'existence. Avec plus de 200 licenciés, il compte parmi les plus importantes associations sportives de Bailleul.
    • Randonneur Club des Monts de Flandre, association sportive pratiquant la randonnée pédestre à Bailleul ; des sorties sont organisées sur la matinée, sur la journée complète, sur la fin de semaine ou d'une à plusieurs semaines et ce, avec encadrement par les animateurs de l'association, tous bénévoles. L'association créée en 1990 compte plus d'une centaine d'adhérents et est affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre. Outre la pratique de la randonnée, des bénévoles de l'association assurent le balisage et l'entretien des sentiers (GR121B, GR130 et GRP des Flandres). À noter également l'organisation phare le 3e dimanche de janvier, la Traversée des Monts de Flandre qui réunit quelque 150 randonneurs sur un parcours de 30 kilomètres et 650 mètres de dénivelé.
    • Le XV bailleulois, club de rugby créé en 1989, évolue en deuxième série. Le club compte 225 licenciés dont 115 en école de rugby (enfants de 5 à 15 ans) ; cette école de rugby a été labellisée par la Fédération Française de Rugby en 2011.
    • Equi'Belle, centre équestre associatif, se situe juste à côté du terrain de rugby. C'est une association loi de 1901, gérée par une équipe de bénévoles et accueillant 220 cavaliers. Installé sur 5 ha mis à disposition par la municipalité à la sortie de la ville (vers Saint-Jans-Cappel), le club labellisé « École Française d'Équitation » emploie deux enseignants qui dispensent près de 170 h de cours par semaine.
    • Les Abeilles bailleuloises est un club de gymnastique artistique féminine affilié à la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF)
    • La Bailleuloise est un club de gymnastique artistique masculine. Il fut fondé en 1906 et est affilié à la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF).
    • Le Volley-ball Club bailleulois[45], créé en 1986, compte actuellement près de 180 licenciés ; le club regroupe des compétiteurs inscrits dans les différents championnats pré-nationaux, régionaux et départementaux, une section loisirs et une école de baby volley qui initie les enfants à partir de 4 ans. Le Club est affilié à la FFVB (Fédération française de volley-ball, à la LFVB (Ligue des Flandres de volley-ball) et au CDN (comité Nord de volley-ball). En dehors des rencontres sportives, le club organise d'autres activités : loto, tournoi de foot en salle par exemple.
    • La ghilde Saint-Sébastien de Bailleul, association de tir à l’arc à la perche verticale.

    Média

    Cultes

    Bailleul compte quatre églises, deux en centre ville et une dans les hameaux de Outtersteene et Steentje. Elles sont dédiées et portent respectivement le nom de ː Saint-Amand, Saint-Vaast, Saint-Jean-Baptiste, l'Immaculée Conception. Les deux hameaux cités comptent également un cimetière[1].


    Économie

    La commune se situe dans une zone de forte activité agricole, dont la spécificité de la culture du houblon, tout en accueillant quelques activités industrielles

    Deux marchés se tiennent chaque semaine à Bailleul ː le mardi et le jeudi matin[46]. Une foire commerciale a lieu chaque année durant la semaine du 1er mai[47].

    Par ailleurs, la commune accueille les activités suivantes ː

    • Brasserie Beck
    • Brasserie Bellenaert
    • De nombreux commerçants font la vie de centre-ville.
    • Principale unité de production du groupe Danone.
    • Groupe PGI, usine de non-tissé, autrefois usine Nordlys de textile.

    Culture et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'église Saint-Vaast.
    L'église St Amand à Outtersteene

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Les armes de Bailleul se blasonnent ainsi : « De gueules à la croix de vair, les cloches appointées en cœur. »

    Culture

    La fête communale de Bailleul ou ducasse a lieu les 15 derniers jours de juin[47].

    Musée

    Bailleul compte un musée (Musée Benoît-De-Puydt de Bailleul) créé en 1859 autour du legs de Benoît Depuydt, greffier et collectionneur d'objets et œuvres d'art de la culture flamande (XVe siècle -XIXe siècle).

    Le Centre régional de phytosociologie créé par Jean-Marie Géhu et son épouse est devenu Conservatoire botanique national de Bailleul. Son rayonnement dans le monde de la botanique et de la phytosociologie est international.

    Carnaval de Bailleul

    Gargantua lors du défilé

    Le carnaval se déroule durant cinq jours allant du vendredi soir précédant mardi gras jusqu'au mardi gras. Des défilés de chars ont lieu le vendredi soir, le dimanche après-midi et le mardi après-midi, l'ambiance y est festive et familiale.

    Gargantua est le géant des Bailleulois.

    En Nord Beat festival

    Depuis 2015, Bailleul accueille, début juillet, En Nord Beat festival, un festival punk, rap, électro, rock, ska, techno, dub, hiphop et ses dérivés, pendant 2 jours (excepté en 2015, année à laquelle le festival n'était organisé qu'une journée) au parc Legrand-Grubbe. Les 5 et 6 juillet 2019, En Nord Beat festival a accueilli 5500 festivaliers.

    Cinématographie

    Bailleul a été choisie pour le tournage de films « sociaux-réalistes », notamment La Vie de Jésus. Il a également été choisi pour tourner une partie du film Un bébé noir dans un couffin blanc. Dans ce film, on peut voir la gare de Bailleul notamment.

    Vie associative

    De nombreuses associations se sont constituées et sont actives à Bailleul[56]. Parmi celles-ci, peuvent être citées ː

    • Les Scouts et Guides de France possèdent un groupe qui compte plus de 150 membres. Durant l'année, il se réunit par tranche d'âge les samedis après-midi, après le temps fort de la rentrée, la cérémonie des montées, qui a lieu le troisième week-end de septembre. L'été, des camps sont organisés[57].
    • L'Original Hip Hop, association loi de 1901 présidée par Rashead Amenzou (recordman du monde 2000 de Headspin), avec près de 1 000 élèves, c'est une des associations qui contribue le plus au développement de la culture hip hop dans la région.
    • Le Tennis club de Bailleul est la plus grosse association locale avec un effectif de 500 adhérents pour la saison 2014. Elle enseigne la pratique du tennis à la salle Claude-Terrier située dans le complexe sportif Legrand-Grubbe et dispose de 3 courts couverts en résine (=green set) et 2 courts extérieurs en béton.
    • Bellescalade est un club d'escalade, membre de la Fédération Française des clubs alpins et de montagne. Bellescalade utilise les équipements artificiels intérieurs de la salle Legrand Grubbe et organise des échanges avec les clubs alpins à proximité ainsi que des sorties extérieures.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1979 Tome III p. 9502 et suivantes
    2. Cercle d'histoire et d'archéologie de Bailleul, Cahier d'histoire locale no 7, p. 51, 2000.
    3. Cercle d'histoire et d'archéologie de Bailleul, Cahier d'histoire locale no 7, p. 49, 2000.
    4. Katsberg Géo Géographie du Mont des Cats.
    5. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 389.
    6. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
    7. Léon Vanderkindere, « Histoire de la formation territoriale des principautés belges au moyen âge : La Flandre (suite) », Bulletin de la Commission royale d'Histoire, vol. 68, no 9, , p. 1–195 (DOI 10.3406/bcrh.1899.2279, lire en ligne, consulté le 8 février 2020)
    8. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome III, Années 1224-1225 et Tome IV, Année 1226.
    9. A. Wauters, option citée, Tome V, Année 1264.
    10. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 2ème partie, Année 1230.
    11. A. Wauters, option citée, Tome VII, 2ème partie, Année 1231.
    12. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, (réimpr. 1981) (lire en ligne), p. 250
    13. « Circuit de Bailleul au Ravensberg », sur sentierdunord.free.fr (consulté le 8 février 2020)
    14. Anne-Laure van Bruaene, Het Repertorium van rederijkerskamers in de Zuidelijke Nederlanden en Luik 1400-1650, le répertoire numérique des chambres de rhétorique des Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège 1400-1650
    15. Louis de Baecker, Les Flamands de France : Études sur leur langue, leur littérature et leurs monuments, S. Hebbelynch, 1850, p. 208-209
    16. « Ecole dentellière », sur www.ville-bailleul.fr (consulté le 10 septembre 2019)
    17. Abbé L. Détrez, « Une ancienne industrie d'art : La faïence de Bailleul », Revue du Nord, (lire en ligne)
    18. « Benoît Cortyl »
    19. « Origine des Soeurs franciscaines »
    20. Jocelyn Lemarié, « Bailleul et sa première révolution ou les facteurs du changement (7 mars 1789 - 7 juillet 1792) », Revue du Nord, (lire en ligne)
    21. Solange Deyon et Alain Lottin, « Chapitre VIII. Spontanéité ou préméditation de l’iconoclastie ? Le rôle des seigneurs », dans Les casseurs de l’été 1566 : L’iconoclasme dans le Nord, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », (ISBN 978-2-7574-2178-9, lire en ligne), p. 177–197
    22. Solange Deyon et Alain Lottin, « Chapitre VIII. Spontanéité ou préméditation de l’iconoclastie ? Le rôle des seigneurs », dans Les casseurs de l’été 1566 : L’iconoclasme dans le Nord, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », (ISBN 978-2-7574-2178-9, lire en ligne), p. 177–197
    23. Une émission KTO animée par Christophe Dickès, en partenariat avec StoriaVoce., « La légende noire de l'inquisition » (consulté le 9 février 2020)
    24. « Quand un pape nettoyait les écuries d'Augias du Vatican. » (consulté le 9 février 2020)
    25. « La révolte des Gueux a 450 ans : dossier de procès de Camerlynck consultable - Archives de l'État en Belgique », sur www.arch.be (consulté le 9 février 2020)
    26. « Google Maps », sur Google Maps (consulté le 9 février 2020)
    27. le gueux des bois, « La route des gueux des bois en Flandre (Boschgeuzen van Vlaanderen) », sur Le blog du gueux des bois : invitation aux voyages protestants (consulté le 9 février 2020)
    28. Charles-Edouard Levillain, Le Procès de Louis XIV, Tallandier, (ISBN 979-10-210-1375-9, lire en ligne)
    29. « Généalogie », sur theudericus.free.fr (consulté le 7 février 2020)
    30. Acte de fondation, rédigé en flamand, Commission historique, tome V.
    31. Histoire de l'enseignement primaire dans les communes qui ont formé le département du Nord : Statistiques des conjoints et conjointes signant leur acte de mariage par M. le comte de Fontaine de Resbecq - 1878 - p. 209.
    32. « Les vitraux de l’église Saint-Vaast de Bailleul »
    33. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1922
    34. http://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/13658
    35. http://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/10446
    36. http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/1063.asp#P9
    37. « Ancien Palais de Justice à Bailleul - PA00107360 - Monumentum », sur monumentum.fr (consulté le 10 septembre 2019)
    38. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Bailleul, consultée le 27 octobre 2017
    39. Jumelages
    40. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    41. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    42. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    43. « Evolution et structure de la population à Bailleul en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
    44. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
    45. Volley-ball Club bailleulois
    46. « Marchés », sur www.ville-bailleul.fr (consulté le 10 septembre 2019)
    47. « Fêtes foraines », sur www.ville-bailleul.fr (consulté le 10 septembre 2019)
    48. Notice no PA00107358, base Mérimée, ministère français de la Culture
    49. Notice no PA00107360, base Mérimée, ministère français de la Culture
    50. Notice no PA00107359, base Mérimée, ministère français de la Culture
    51. « Patrimoine hospitalier »
    52. « La France des mystères : Des arbres qui guérissent », sur Routard.com (consulté le 10 mars 2019)
    53. « Lieux où vous trouverez des arbres, des chapelles, des fontaines, des calvaires à loques », sur Luzech Michel (consulté le 10 mars 2019)
    54. « Bailleul: Amandine Dhée, écrivain en résidence, arrive avec des projets plein la tête », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 24 octobre 2017)
    55. P. 167, site Florizoone genealogie en heraldiek.
    56. « Associations à Bailleul » (consulté le 17 septembre 2019)
    57. Scouts et Guides de France
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