Balle en caoutchouc

Les balles en caoutchouc sont des projectiles en caoutchouc ou recouverts de caoutchouc utilisés à l'aide d'armes à feu, dont des armes anti-émeutes (lance-grenades ou Lanceur de balles de défense en France) comme alternative aux projectiles métalliques. Comme pour d'autres projectiles faits à l'aide de plastique (en), cire (en) ou bois, elles peuvent être utilisées pour les pratiques de tirs à courte distance et pour le contrôle animalier. Cependant, elles sont principalement associées à l'utilisation qu'on en fait comme arme non létale lors des émeutes afin, notamment, de disperser les manifestants[1],[2].

Balles en plastiques des soldats de l'armée népalaise assignés à la protection des membres de l'ONU en Somalie en 1996.

De telles munitions sont conçues pour causer de la douleur sans toutefois causer la mort. Elles produisent généralement des contusions, des abrasions et des hématomes[3]. Elles peuvent parfois causer des fractures d'os, des blessures à des organes internes ou la mort[N 1],[4].

Notes et références

Notes
  1. Dans une étude faite sur 90 personnes exposées aux balles de caoutchouc en Irlande du Nord, on recense la mort de l'un d'eux, des handicaps permanents ou des difformités sur 17 autres et la nécessité de soins hospitaliers pour 41 autres.
Références
  1. (en) Emily Yoffe, « What Are Rubber Bullets? », Slate,
  2. (en) WILLIAM D. CASEY, « Meister Bullets, Inc. Purchases 'X-Ring' Primer powered rubber bullet company », Officer.com
  3. (en) William P. Bozeman et James E. Winslow, The Internet Journal of Rescue and Disaster Medicine, vol. 5, (lire en ligne), chap. 1 (« Medical Aspects of Less Lethal Weapons »)
  4. (en) R. Millar, W. H. Rutherford, S. Johnston et V. J. Malhotra, « Injuries caused by rubber bullets: A report on 90 patients », British Journal of Surgery, vol. 62, no 6, , p. 480–486 (DOI 10.1002/bjs.1800620613, lire en ligne)
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