Bangor (Morbihan)

Bangor [bɑ̃gɔʁ] est une commune française, située sur l'île de Belle-Île-en-Mer, dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Pour les articles homonymes, voir Bangor.

Bangor

L'église de Bangor.
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Quiberon
Intercommunalité Communauté de communes de Belle-Île-en-Mer
Maire
Mandat
Annaïck Huchet
2014-2020
Code postal 56360
Code commune 56009
Démographie
Gentilé Bangorins
Population
municipale
999 hab. (2017 )
Densité 39 hab./km2
Population
aire urbaine
5 158 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 57″ nord, 3° 11′ 14″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 58 m
Superficie 25,54 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Bangor
Géolocalisation sur la carte : Belle-Île-en-Mer
Bangor
Géolocalisation sur la carte : France
Bangor
Géolocalisation sur la carte : France
Bangor

    Géographie

    Bangor est une des quatre communes de Belle-Île-en-Mer, dont le territoire s'étend sur la côte ouest exposée aux vents dominants, tandis le bourg chef-lieu est situé presque au centre géographique de l'île. Bangor possède les sites les plus sauvages de Belle-Île.

    Toponymie

    Bangor, selon Léon Fleuriot et Hervé Abalain, serait formé du radical Ban signifiant « supérieur, suprême » et Gor « troupe ». Il est usuellement donné le sens de « monastère » à Bangor[Note 1],[1].

    La commune tire son nom de celui d'une abbaye de Bangor d'Irlande ou du Pays de Galle d'où sont venus les premiers moines installés sur l'île au VIIe siècle pour y fonder un prieuré[réf. nécessaire].

    Histoire

    Préhistoire

    La commune de Bangor était bien occupée dès la préhistoire comme en témoigne un menhir : la Pierre Sainte Anne.

    Moyen Âge

    Le prieuré de Bangor a été pendant dix siècles le chef-lieu de l'île. Il a été fondé par des moines bénédictins venus coloniser et repeupler l'île à partir du VIIe siècle ; on ne sait pas s'il s'agit de l'abbaye de Bangor en Irlande d'où l'on sait que des moines comme saint Colomban sont venus évangéliser l'Armorique, ou du Monastère de Bangor-Fawr, fondé au Pays de Galles vers 545 sur le détroit de Menai.

    La colonisation a consisté à diviser l'Île en quatre paroisses dont Bangor occupe le milieu, et chaque paroisse en petits domaines concédés aux familles résiduelles de l'île ou aux colons que les moines font venir de Bretagne.

    Au IXe siècle, l'île est dévastée par les Vikings, et le prieuré est placé sous la protection séculaire des comtes de Cornouaille (en Bretagne armoricaine). En 1029, le comte de Cornouaille Alain Canhiart confie l’île à l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé qu’il vient de fonder. Celle-ci relevant directement du pape, Belle-Île bénéficie d'une immunité qui ne la fait relever ni de l’évêché de Vannes, ni du duché de Bretagne. L'administration de l’île est déléguée à un prévôt de l'abbaye qui dispose du pouvoir temporel (droit de basse, moyenne et haute justice qui s’exerce tantôt à Belle-Île tantôt à Quimperlé), puis uniquement à Quimperlé à partir de 1408.

    Un autre comte de Cornouaille confie l'île aux Bénédictins de Redon qui parviennent à en prendre possession après de longues contestations de l'abbé de Quimperlé. Le prieuré reste au même endroit que celui de leurs prédécesseurs (à l'emplacement actuel du camping municipal de Bangor) et ils construisent à Palais un fort qui deviendra par la suite la capitale de l'île à la place de Bangor.

    Belle-Île reste sous le gouvernement des moines jusqu'au XVIe siècle, époque où les attaques incessantes des pirates les obligent à résigner leur seigneurie dans les mains du roi, ou plutôt à la régente Catherine de Médicis qui inféode l'île aux Gondi, alors titulaires du duché de Retz. Mais les terres restent sous le régime de main-morte jusqu'à l'afféagement de la fin du XVIIIe siècle.

    Situé à Bangor, sur la côte ouest de Belle-Île, le phare de Goulphar entre en service en 1836.

    Le sémaphore du Talut est mis en service en 1862[2].

    L'aérodrome de Belle-Île situé sur le territoire communal a été inauguré en 1954.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1791 1797 Pierre Paul Séchant    
    1797 1799 Pierre Vincent Le Matelot    
    1799 1809 Pierre Paul Séchant    
    1809 1810 Jean Martin Labado    
    1810 1818 Jean Jacques Hippolyte Le Dru    
    1818 1839 Pierre Vincent Le Matelot    
    1839 1844 Jean Jacques Hippolyte Le Dru    
    1844 1852 G. Séchant    
    1852 1874 Jean Patern Brière    
    1874 1876 Louis Marie Maleous    
    1876 1896 Mathurin L'Hermite    
    1896 1900 Pierre Marie L'Hermite    
    1900 1919 François Marie Le Bihan    
    1919 1925 Onésime Bénoni L'Hermite    
    1925 1935 Hervé    
    1935 1946 François Le Marec    
    1946 1960 Jean Marie Le Bihan    
    1960 1971 Paul Bedex    
    1971 1977 Adolphe Olieric    
    1977 1983 Paul Meunier    
    1983 1989 Jean Yves Daniel    
    1989 2001 Lucien Maho    
    2001 2014 Pierre-Yves Desard    
    2014 En cours Annaïck Huchet[3]    

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5]. En 2017, la commune comptait 999 habitants[Note 2], en augmentation de 5,6 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 2181 1831 0051 4181 6381 7621 7421 7121 820
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 8131 8011 8681 8621 8071 6651 6151 5651 541
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 4541 4841 3421 0741 017988929809670
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    578550563637735738875894946
    2017 - - - - - - - -
    999--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Bangor dans les beaux-arts

    Des peintres ont représenté des paysages de la commune. Parmi les plus connus :

    Personnalités liées à la commune

    • Le peintre australien John Peter Russell, arrivé à Belle-Île-en-Mer en 1883. Il séjournera d'abord dans un gîte loué à Envag avant de faire construire un manoir, surnommé le « château de l'Anglais » à Goulphar.
    • Le peintre Claude Monet séjourna au village de Kervilahouen.
    • Le critique d'art Anatole Jakovsky achète en 1949 une maison de vacances au n°3 rue Clérain de Bangor, où il séjournera jusqu’à sa mort en 1983.

    Notes et références

    Notes

    1. Cette érymologie reprend celle de Léon Fleuriot suivi par Hervé Abalain (Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.), ainsi que celle, en anglais, de A.D. Mills - Dictionary of British Place-names. Oxford University Press. 1991, 2003.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Hervé Abalain : Les noms de lieux bretons - Universels Gisserot. 2000 - Page 55.
    2. Office de tourisme de Belle-Île-en-Mer, Les Sémaphores de Belle-Ile, consulté le 13 septembre 2014.
    3. « Municipales à Bangor. Annaïck Huchet, élue maire de Bangor », Ouest-France, 29 mars 2014.
    4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    8. Aero-club Belle-Ile Charles Robin.

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Liens externes

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