Banyuls-sur-Mer

Banyuls-sur-Mer ([baɲulssyʁmɛːʁ][1], en catalan, Banyuls de la Marenda[2]) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie et dans l'arrondissement de Céret. Deuxième station balnéaire la plus méridionale de France métropolitaine, Banyuls-sur-Mer est fréquentée en toutes saisons. Elle groupe autour de sa baie la vieille ville, le port, une plage (galets et sable) et une jetée prenant appui sur un îlot rocheux : l'île Grosse où se trouve le monument aux morts de 1914-1918, œuvre du sculpteur Aristide Maillol. Ses habitants sont appelés les Banyulencs et les Banyulencques. La ville donne son nom à la région viticole du banyuls.

Pour les articles homonymes, voir Banyuls.

Banyuls-sur-Mer

Vue d'ensemble de Banyuls.

Blason
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton La Côte Vermeille
Intercommunalité Communauté de communes des Albères, de la Côte Vermeille et de l'Illibéris
Maire
Mandat
Jean-Michel Solé (UDI-Parti radical)
2014-2020
Code postal 66650
Code commune 66016
Démographie
Gentilé Banyulencs, Banyulenques
Population
municipale
4 761 hab. (2017 )
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 28′ 59″ nord, 3° 07′ 41″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 965 m
Superficie 42,43 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Banyuls-sur-Mer
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Banyuls-sur-Mer
Géolocalisation sur la carte : France
Banyuls-sur-Mer
Géolocalisation sur la carte : France
Banyuls-sur-Mer

    Géographie

    Localisation

    Localisation.

    Banyuls est située dans les Pyrénées-Orientales sur la Côte Vermeille au sud de Perpignan. La commune est limitrophe de l'Espagne.

    Banyuls-sur-Mer est située sur la partie la plus orientale de la chaîne pyrénéenne, où le massif des Albères se jette dans la mer Méditerranée, y dessinant un paysage de crêtes et de criques. Banyuls est le point de départ ou d'arrivée du GR 10 et de la HRP qui traverse les Pyrénées jusqu'à Hendaye et l'Atlantique.

    Situation de Banyuls-sur-Mer.

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    Schiste calcaire du Protérozoïque, au niveau de la plage.

    La superficie de la commune est de 4 243 hectares. La topographie de la commune est montagneuse, avec de grands écarts d'altitude. Le point le plus bas est à zéro mètre, soit le niveau de la mer. Son sommet culmine à 965 mètres[5]. Le centre du village est à une altitude de m[6]. L'altitude moyenne est de l'ordre de 483 mètres.[réf. nécessaire]

    Au sud du territoire, se trouve le col de Banyuls qui culmine à 361 mètres d'altitude, lieu de passage transfrontalier entre la France et l'Espagne.

    Reposant sur un substrat principalement siliceux, les sols sont acides, d'où la présence de maquis et non de garrigues, présents sur les sols calcaires.[réf. nécessaire]

    La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[7].

    Hydrographie

    • La Baillaury est un minuscule torrent, souvent à sec, qui traverse la commune. Son nom désigne l'or[8].
      • rec de la Rovira, près du musée Maillol ;
      • rec de les Escomes.
    Rec de la Rovira

    Les inondations et les coulées de boues sont les principales catastrophes survenues au cours des vingt dernières années : sept événements recensés[9].

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    La commune est traversée par la RD 914 en direction de Cerbère et de Port-Vendres et la RD 86 en direction de Collioure et de Port-Vendres.

    La ligne 540 (Cerbère <> Perpignan) du réseau régional LiO dessert la commune.

    Un réseau de navette gratuite couvre Banyuls-sur-Mer toute l'année.

    Un autre réseau nommé Esti'Bus se rajoute pendant l'été

    Voies ferroviaires

    Depuis la gare de Banyuls-sur-Mer, l'on emprunte la ligne allant de Cerbère à Narbonne. D'autres gares sont situées à proximité de la commune, comme celle d'Argelès-sur-Mer et celle de Gare de Perpignan.

    Voies maritimes

    Le port de plaisance de Banyuls dispose de 120 places saisonnières[10].

    Urbanisme

    Morphologie urbaine

    L'essentiel du peuplement de Banyuls-sur-Mer est concentré sur la côte. Dans l'intérieur des terres se trouvent différents hameaux, souvent constitués autour d'anciens mas fortifiés ou des tours de guets :

    • Les Abeilles, lieu d'une ancienne église paroissiale, constituait jadis une seigneurie à part entière ;
    • Puig del Mas ;
    • Mas d'en Reig ;
    • Mas Parer ;
    • Mas Atxer ;
    • Mas Xatard.
    • Mas Paroutet

    Logements

    4 446 logements à Banyuls-sur-Mer (2006)[11]

    Catégorie :

    • Résidence principale : 2 229
    • Logement occasionnel : 4
    • Résidence secondaire : 2 164
    • Logements vacants : 50

    Type :

    • Maisons : 2 055
    • Appartements: 2 360
    • Autres: 32

    Âge :

    • Avant 1949 : 1 310
    • De 1949 à 1974 : 1 524
    • De 1975 à 1981 : 356
    • De 1982 à 1989 : 390
    • De 1990 à 1998 : 658
    • De 1999 à 2005 : 212

    Toponymie

    Le nom catalan de la ville est Banyuls de la Marenda[6].

    Dès 981, on trouve la première mention écrite de la cité sous deux formes différentes : Balneum et Balneola[6], en latin Balneolis qui veut dire lagune, faisant référence à la Bassa, qui est un marécage formé par l'embouchure de la rivière du Vallauria[10]. La cité est dénommée Bannils de Maritimo en 1074 puis Bannulis de Maredine en 1197[6], Banyuls de Marestma au XIIIe siècle, Banyuls del Marende en 1674, Bagnols del Maresme en 1774 et Banyuls de la Marenda à partir du XIXe siècle[12].

    Histoire

    Préhistoire

    Plusieurs dolmens situés sur le territoire de la commune attestent d'une présence humaine dès le Néolithique[13]. La grotte de Poada, située dans le Sud de la commune, a livré des vestiges du Néolithique moyen et du premier âge du fer[14].

    Antiquité

    Vue de Banyuls de nuit.

    Les Celtes et les Grecs occupaient déjà la côte en 400 av. J.-C.

    Moyen Âge et Renaissance

    L'organisation du vignoble, implanté par les Grecs et Phéniciens[réf. nécessaire], va être radicalement modifiée, au cours du Moyen Âge, par les Templiers [réf. nécessaire] qui mettent en place un système de filtrage et d'écoulement des eaux pluviales qui est d'ailleurs toujours utilisé actuellement.

    La seigneurie de Banyuls-Cerbère est située sur le territoire contrôlé par la commanderie du Mas-Deu. Le cartulaire de la commanderie a été conservé. Il porte le titre d'«El llibre de la creu blanca » (Le livre de la croix blanche). La lecture (ardue) du cartulaire nous apprend que l'ordre du Temple possède par legs, 1 mas bâti dans la seigneurie de Banyuls-Cerbère. Le 12 octobre 1246, 33e année du règne de Jacques II d'Aragon dit le Conquérant, Guilhema femme de Guilhem de Pau « Donzell » de Banyuls-Cerbère lègue à l'ordre de la milice du Temple une partie de son « honnor » (propriété) du mas « del Villa Superior d'en Guilhem » (l'actuel mas Reig), avec les hommes et les femmes attachés à ce lieu. Un document daté de 1264 (51e année du règne de Jacques II d'Aragon dit le Conquérant) liste les redevances dues par les occupants aux Templiers : « 11 migeras de frumentos » (11 mesures de froment soit 198 litres), « dos y media d'ordia » (2,5 mesures d'orge soit 45 litres), et des « raims, oli, cera y bestia » (raisins, olives, cire et bêtes probablement de basse-cour comme les oies, les poules, voire les porcs...). Cette liste nous indique qu'aucun chevalier ne réside dans le mas. L'ordre a donné en fermage à une famille paysanne les bâtiments et les terres. De plus, sans être modestes les redevances dues par le fermier sont bien loin d'égaler celles payées par d'autres fermiers pour des mas aux terres soit plus étendues soit plus fertiles. Les chevaliers de l'ordre du Temple seraient-ils à l'origine de la construction des murettes qui étagent les collines ? Peu probable. Les paysans installés depuis le IXe siècle et tirant leur subsistance uniquement de la terre, n'ont sûrement pas attendu 400 ans et la venue des chevaliers pour structurer les parcelles sur les collines. Les chevaliers seraient-ils à l'origine du « peu de gall » (canal de drainage en forme de patte d'oie) ? Pas si sûr. Alors qu'ils possèdent aussi un mas dans le village voisin de Collioure, pourquoi n'ont-ils construits ce modèle particulier de drainage qu'à Banyuls et pas dans le mas colliourenc distant de 3 kilomètres et installé à la même époque dans les mêmes types de reliefs et de sols ? Plus prosaïquement, l'hypothèse du lien entre Banyuls et les chevaliers du Temple a été créée par des publicitaires dans les années 1950 afin de (re)donner « une image médiévale » au vin de Banyuls[15].

    Comme en témoignent les vestiges archéologiques, il faut attendre le IXe siècle pour que soit habitée de manière continue un espace positionné sur une hauteur située en contrebas du col de Banyuls. Depuis ce point haut, les premiers habitants ont commencé à défricher les collines, jusqu'à ce que leurs descendants arrivent en bord de mer et s'y installent durant le XVe siècle. Le premier peuplement des Abeilles est issu d'une politique volontaire menée par Charlemagne à la fin du VIIIe siècle et poursuivie par son fils durant le IXe siècle. À partir de 785 avec la conquête de la Marca Hispanica par Charlemagne, la nouvelle administration royale carolingienne s'appuie sur le réseau déjà existants des monastères. Ces établissements deviennent les agents de la politique de colonisation lancée dans les territoires ruraux peu peuplés et reculés de la nouvelle zone frontière du Regnum francorum (le royaume des francs). À partir de 844 pour favoriser la mise en culture des terres de l'Empire carolingien, le fils de Charlemagne, Charles II dit le Chauve officialise et systématise dans les zones frontalières de son empire, le mécanisme de « l'aprisio » déjà contenu dans le droit romain. Désormais, le paysan qui pendant 30 ans défriche, cultive et défend une terre, la reçoit à la fin de son engagement en « alodios » (pleine et entière propriété)[16].

    La ville change régulièrement de suzerain, les Banyulencs ont vu le Royaume d'Aragon, puis Royaume de Majorque du XIIe au XIVe siècle, puis appartient ensuite au Royaume de Castille au XVe siècle[réf. nécessaire].

    Période moderne

    L'ensemble du Roussillon est rattaché au royaume de France en 1659, par le traité des Pyrénées signé par Louis XIV de France et Philippe IV d'Espagne, séparant la Catalogne en deux parties. Il faudra plusieurs siècles pour l'adoption de la langue et l'acceptation de la nouvelle autorité française[10].

    À travers la nouvelle frontière se développe une intense contrebande et cette pratique devient la spécialité de la ville. Les pêcheurs, pendant deux siècles, vont transporter, selon les périodes, du tabac, du sel, du riz, du sucre, des draps ou des peaux. Louis XIV et ses successeurs sont impuissants face au phénomène et ces « échanges » vont rester dans une totale impunité. La ville fut nommée la « République contrebandière »[10].

    Sous Louis XV, grâce à la construction de deux batteries côtières en 1758[17] (l'une en haut de la plage, à l'emplacement de l'actuelle place et l'autre sur le Cap) et à l'entretien de deux bateaux de guerre à Port-Vendres exclusivement destinés à sécuriser la côte, la côte Banyulencque commence à être sécurisée vis-à-vis des razzias barbaresques. Les habitants, qui n'occupaient que l'intérieur du territoire (mas fortifiés), commencent à s'installer sur le bord de la côte (village actuel).

    Les troupes espagnoles voulant récupérer la région du Roussillon, tentent une invasion dirigée par le général Ricardos en 1793. Mais durant la bataille du col de Banyuls, ceux-ci se heurtent à la résistance des habitants.

    La commune de Port-Vendres est créée le à partir de territoires distraits des communes de Collioure et de Banyuls-sur-Mer[18].

    En 1880 arrive le chemin de fer, ce qui désenclave la ville. Puis les activités changent, la pêche laisse place à la viticulture et au tourisme qui deviennent les activités principales de Banyuls.

    Le zoologiste Henri de Lacaze-Duthiers fonde le laboratoire Arago en 1882, abritant plus de 250 espèces représentatives de la faune aquatique méditerranéenne[10].

    Politique et administration

    Canton

    En 1790, la commune de Banyuls-sur-Mer est incluse dans le canton de Collioure. Celui-ci étant supprimé en 1801, elle est rattachée au canton d'Argelès jusqu'en 1973 et passe ensuite au canton de la Côte Vermeille lors de sa création[18],[5].

    À compter des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de la Côte Vermeille, déjà existant mais entièrement reconfiguré.

    Administration municipale

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Mairie de Banyuls-sur-Mer.

    Les premières élections municipales se déroulent à Banyuls-sur-Mer en 1790, et elles voient la victoire de Jean-Ange FERRER. Cependant, victime de problèmes de santé, il doit démissionner en 1791, et laisser la place à Raphaël VILAREM qui occupe le poste jusqu'aux élections de 1793. Les élections de 1793 voient la victoire de François PAGES qui occupe le fauteuil de maire jusqu'aux élections de 1795[19].

    Liste des maires[20]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1793 1794 André Rocarias    
    1795 1796 François Cabot    
    1796 1797 Sylvestre Douzans    
    1797 1798 Raymond Sagols    
    1798 1799 Vincent Vilarem    
    1799 1805 Sylvestre Douzans    
    1805 1811 Jean Massot    
    1811 1815 Honoré Py    
    1815 1818 Louis Lauret    
    1818 1821 Jean Douzans    
    1821 1830 Jean Massot-Sagols    
    1830 1830 Bonaventure Sagols-Reig    
    1830 1831 Jean Douzans    
    1831 1831 Bonaventure Sagols-Reig    
    1831 1837 Bonaventure Baille    
    1837 1840 Sébastien Py    
    1840 1843 Isidore Marc    
    1843 1851 Sylvestre Douzans    
    1851 1865 Jean Sagols-Forgas    
    1865 1870 Jacques Vizier    
    1870 1871 Pierre Douzans    
    1871 1871 Aubin Cabot    
    1871 1877 Isidore Sagols    
    1877 1884 Thomas Pascal    
    1884 1886 Fortuné Forgas    
    1886 1892 ?    
    1892 1894 Rémy March    
    1894 1904 Casimir Sagols-Massot    
    1904 1906 Victor Baille    
    1906 1908 Jean Herre-Centène    
    1908 1910 Joseph Pagès-Barbé    
    1910 1910 Jean Py    
    1910 1912 Adolphe d'Espie    
    1912 1919 François Sagols    
    1919 1929 Ernest Sagols    
    1929 1935 Emile Pi    
    1935 1941 Vincent Azéma SFIO Viticulteur
    1941 1942 Fortuné Noel Sagols    
    1942 1944 Jacques Pagès    
    Honoré Prats    
    Vincent Azéma SFIO Viticulteur

    (démission)
    André-Paul Parcé Rad. Médecin-biologiste

    (démission)
    Raymond Bataller DVD Inspecteur général de police retraité

    (décès)
    Jean Ferrer DVD Retraité de la Marine nationale
    Pierre Bruce DVD Médecin et ancien directeur du centre héliomarin de Banyuls
    René Ribère PS Instituteur
    Jean Rède[21] RPR Hôtelier-restaurateur
    Conseiller général du canton de Côte Vermeille (1985 → 1998)
    Pierre Becque UDF-CDS Avocat au barreau de Perpignan
    Roger Rull DVG Conseiller pédagogique retraité
    Jean Rède[21] UMP Hôtelier-restaurateur
    Ancien conseiller général du canton de Côte Vermeille (1985 → 1998)
    En cours Jean-Michel Solé[22] DVD Viticulteur
    9e vice-président de la CC Albères Côte Vermeille Illibéris (2017 → )

    Instances judiciaires et administratives

    Juridictions

    Vue du port de Banyuls.

    Banyuls-sur-Mer dépend des tribunaux de :

    Communauté de communes de la Côte Vermeille

    Créée le 31 octobre 2001, la communauté de communes de la Côte Vermeille est composée de quatre communes : Collioure, Port-Vendres où se trouve le siège, Banyuls-sur-Mer et Cerbère, pour une superficie de 78,40 km² et une population de 15 058 habitants. Le Président est M. Michel Moly.

    La propreté des plages et la qualité des eaux de baignades restent leurs premières préoccupations.

    Forces de l'ordre et sécurité

    • Gendarmerie rue Amiral Vilarem.
    • Le Poste des Secouristes (MNS) est situé Avenue de la République.
    • La caserne de Sapeurs-pompiers de Banyuls est située Route du Mas Reig.

    Politique environnementale

    La déchèterie la plus proche se trouve à Port-Vendres, à Paulilles à 3 kilomètres (déchèterie de Cosprons).

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Démographie ancienne

    La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

    Évolution de la population
    1358 1378 1470 1515 1553 1709 1720 1730 1767
    18 f50 f65 f33 f27 f73 f45 f71 f835 H
    1774 1789 - - - - - - -
    71 f172 f-------
    (Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

    Notes :

    • 1358 : population pour Les Abeilles uniquement ;
    • 1378 : pour le Val de Banyuls ;
    • 1470 : dont 35 f pour Banyuls et 23 f pour le Val de Banyuls, 2 f pour Les Abeilles et 5 f pour Cosprons ;
    • 1515 : dont 29 f pour le Val de Banyuls, 3 f pour Cosprons et 1 f pour Les Abeilles ;
    • 1553 : pour Banyuls, Cosprons et Les Abeilles.

    Démographie contemporaine

    Évolution de la population

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

    En 2017, la commune comptait 4 761 habitants[Note 1], en augmentation de 2,34 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Orientales : +3,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6307551 0321 4971 6082 0222 2092 4672 562
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 6192 6373 0083 5993 6093 8504 0503 1193 222
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    3 1113 3013 2163 3733 4763 5643 6553 6824 020
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    4 2714 4364 0004 0934 6624 5324 6324 6444 652
    2017 - - - - - - - -
    4 761--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La commune est classée[Quand ?] 2 180e pour son nombre d'habitants en France, 1 636e pour sa superficie et 7 322e pour sa densité.

    Chiffres de la population

    La population a augmenté de 2,3 % entre 1999 et 2007 mais le taux d'hommes a baissé de 0,4 %, et donc au contraire, le nombre de femmes a augmenté de 0,4 %.

    On constate une population vieillissante puisque le pourcentage des moins de 19 ans chez les hommes a réduit de 0,8 % et de 0,2 % pour les femmes, 4,4 % pour les hommes de la tranche 20–39 ans et de 3,8 % chez les femmes, toujours entre 1999 et 2007. Et donc cela se répercute sur les tranches 40–59 ans et les plus de 59 ans qui, réunies, augmentent de 5,3 % pour les hommes et de 4 % pour les femmes.

    En 2007, le pourcentage de célibataires est de 28,4 %, les mariés sont présents à 48,9 % ; on trouve 13,5 % de veufs et 9,2 % de divorcés.

    Le nombre de ménages dans la commune est de 2 218, le nombre moyen de personnes par ménage est de 2 mais les ménages d'une seule personne représentent tout de même 39,7 %. 78,2 % des ménages possèdent au minimum une voiture[28].

    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[29] 1975[29] 1982[29] 1990[29] 1999[29] 2006[30] 2009[31] 2013[32]
    Rang de la commune dans le département 9 12 18 18 19 20 20 22
    Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

    Enseignement

    • École maternelle et primaire publique Jules Ferry[33].
    • Centre aéré et Maison des jeunes (rue Carrer Espolla Rabos).

    Manifestations culturelles et festivités

    Fête des Vendanges 2013.
    • Fête du vin de Banyuls : 10 août[34] ;
    • Fête communale : du 29 au 31 août[34] ;
    • Fête des Vendanges : depuis 1996, des animations sont proposées pendant trois jours, devant le succès rencontré depuis 2010, cette manifestation se déroule sur cinq jours, du mercredi au dimanche, la deuxième semaine du mois d'octobre[35] ;
    • Vide-grenier : fin avril ;
    • Fête de l'Orange : troisième week-end du mois de février ; produits de terroir, animations diverses ;
    • Festival de flamenco à l'ascension ;
    • Fête des Écarts (fête des Mas) : dimanche de Pentecôte, repas champêtre et animations diverses ;
    • Fête catalane : deuxième week-end du mois de juillet ; expositions, chants marins, défilés en costumes traditionnels, pyramides humaines et bals ;
    • Fête du Puig Del Mas (vieux Banyuls) : quatrième week-end du mois de juillet ; spectacles et animations diverses ;
    • Grand festival de Sardanes : deuxième week-end du mois d'août ;
    • Festa Major : troisième week-end du mois d'août, fête du village avec bals, sardanes, feu d'artifice et animations diverses ;
    • Fête de la science : en novembre, organisée par le Laboratoire Arago et les amis du Laboratoire Arago.

    Santé

    La commune dispose d'un centre héliomarin, de deux pharmacies, d'un institut de thalassothérapie, six infirmières libérales, huit médecins généralistes pour trois cabinets dont deux centres médicaux, un laboratoire d'analyse médical et deux dentistes.

    Sports

    Les randonnées à pied ou à vélo sont possibles grâce aux nombreux sentiers dont le GR10, tout comme des randonnées sous-marines et sports nautiques.

    Des événements sportifs sont organisés sur la plage l'été.

    On trouve aussi une multitude de clubs de sport dans la commune :

    Sport à Banyuls :

    Sports Collectifs :

    Sports Nautiques :

    • Sports sous-marins :
      • Plongée Bleue-Sud
      • Club Aqua Blue Plongée
      • Club de Plongée Le Corail
      • Sarl Rederis Plongée
    • Voile : Yacht Club de Voile de Banyuls sur Mer

    Sports individuels :

    • Cyclisme : Bike Trial 66
    • Équitation : Les Chevaux de la Coume Pascole
    • Gymnastique sportive : Gymnastique Rythmique et Sportive de Banyuls sur mer
    • Gymnastique volontaire : Club de Gymnastique Volontaire de Banyuls sur Mer
    • Judo : Club d'Arts Martiaux Banyulencs
    • Pétanque : Club de Pétanqueurs Crû Banyuls
    • Randonnée pédestre : Banyuls Rando
    • Sport boules : Club de Sports Boules de Banuyls sur Mer
    • Tennis : Club de Tennis de Banyuls sur Mer
    • Tennis de table : Tennis de Table Côte Vermeille
    • Tir sportif : Club de Tir Sportif de la Côte Vermeille
    • Tir à l'arc : Compagnie des archers des Albères

    Il y a un stade, le stade Pierre-Gastou (football et rugby). Il y a un gymnase, le gymnase Jacques-Moret.

    Cultes

    Banyuls-sur-Mer est le centre de la paroisse de la Côte Vermeille[36].

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 282 [37].

    Emploi

    Entreprises et commerces

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    La viticulture est la principale activité et rapporte 15 millions d'euros de chiffres d'affaires chaque année. « Le Banyuls », appellation d'origine contrôlée de 1936, est limité aux quatre communes de la Côte Vermeille, soit 1 800 hectares de vignes.

    Le vin de Banyuls est connu pour son être doux et naturel, provenant de vieilles vignes cultivées en terrasses sur les coteaux pentus des Pyrénées (ici, les Albères). Les vignes, essentiellement du grenache, sont vendangées jusqu'en octobre pour obtenir un raisin surmûri, à haute teneur en sucre.

    Le tourisme est la deuxième activité en relation.

    Culture locale et patrimoine

    Banyuls est devenue cité Odyssea, celle-ci respecte son cahier des charges commun[38].

    Lieux et monuments

    Église de la Rectorie.
    Église Saint-Jean-Baptiste.
    Dolmens
    Églises

    Équipements culturels

    Patrimoine culturel

    Chapelle Notre-Dame de la Salette, 1863.

    Patrimoine naturel

    • Le jardin méditerranéen du Mas de la Serre rattaché au Laboratoire Arago est un parc botanique qui a ouvert ses portes en 2010. Ancien jardin de recherches sur l'acclimatation des végétaux du monde entier, le laboratoire de recherche est aujourd'hui fermé.
    • Réserve naturelle nationale de Cerbère-Banyuls : elle s'étend sur 6,5 km et couvre 650 ha de mer entre les communes (à l'initiative de sa création) de Banyuls et de Cerbère[40]. Elle est l'unique réserve naturelle exclusivement marine de France. L'idée de la création de la Réserve naturelle nationale de Cerbère-Banyuls remonte à 1969 : le maire de Cerbère fut inquiet de la dégradation de la Côte Vermeille à cause du phénomène touristique et par l'augmentation de l'effort de pêche. Avec l'aide du laboratoire Arago, ils décident d'étudier le cas. C'est le 26 février 1974, qu'ouvre officiellement la réserve.
    Panorama de Banyuls.

    Héraldique

    Les armes peuvent se blasonner ainsi :

    D'or aux quatre pals de gueules, à une barque catalane de sinople, habillée et flammée d'argent, voguant sur une mer d'azur, accompagnée d'un listel d'argent chargé de la devise IN MARE VIA TUA en lettres capitales de sable brochant en chef.[41]

    Films tournés à Banyuls-sur-Mer

    Films tournés en partie ou en totalité à Banyuls-sur-Mer :

    Personnalités liées à la commune

    • François Rous (1828-1897) : curé de la commune et négociant en vin, mort à Banyuls-sur-Mer ;
    • Aristide Maillol (1861-1944) : sculpteur né et mort à Banyuls-sur-Mer ;
    • Adolphe d'Espie (1878-1956) : homme politique ancien maire de la commune et écrivain (notamment sous le nom de Jean de La Hire), né à Banyuls-sur-Mer ;
    • Manolo Valiente (1908-1991) : sculpteur espagnol inhumé au cimetière du Stade de Banyuls-sur-Mer ;
    • Lucien Barris (1921-) : joueur de rugby à XV et à XIII né à Banyuls-sur-Mer ;
    • Marc Eyraud (1924-2005) : acteur mort à Banyuls-sur-Mer ;
    • Jacques Sagols (1929-) : joueur de rugby à XV né à Banyuls-sur-Mer ;
    • Raymond Centène (1958-) : évêque de Vannes né à Banyuls-sur-Mer ;
    • Ludovic Fabregas (1996-) : handballeur professionnel, a grandi à Banyuls-sur-Mer.
    • Walter Benjamin (1892-1940) : Walter Benjamin philosophe né en Allemagne a tenté de fuir le troisième Reich en passant par un chemin frontalier de la commune et s'est suicidé le 26 septembre 1940 à Portbou en Espagne.

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
    2. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
    3. Carte IGN sous Géoportail
    4. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
    5. Notice Cassini
    6. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
    7. « Plan séisme » (consulté le 20 novembre 2014)
    8. (fr) « La Baillaury ou Vallauria », sur www.orpaillage.fr (consulté le 6 juin 2010)
    9. (fr) « Banyuls-sur-Mer », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 6 juin 2010)
    10. (fr) « Site officiel de la ville de Banyuls », sur www.banyuls-sur-mer.com (consulté le 6 juin 2010)
    11. Insee Recensement 2008 section logement
    12. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Les noms de lieux des Pyrénées-Orientales, Editions Sud-Ouest, , 191 p. (ISBN 9782879019888)
    13. Jean Abélanet, Itinéraires mégalithiques : dolmens et rites funéraires en Roussillon et Pyrénées nord-catalanes, Canet, Trabucaire, , 350 p. (ISBN 9782849741245)
    14. Jérôme Kotarba, Georges Castellvi et Florent Mazière, Carte archéologique de la Gaule 66 : Les Pyrénées-Orientales, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 712 p. (ISBN 978-2-87754-200-5)
    15. Christine SALLES, « Histoire de Banyuls - Souvenir Français; Comité de Banyuls sur mer », sur souvenirfr66.canalblog.com, (consulté le 2 avril 2017)
    16. Christine SALLES, Une histoire de la viticulture à Banyuls-sur-Mer. Un millénaire et un siècle d'histoire. IXe – XXe siècles, Banyuls-sur-Mer, Le Souvenir Français, , 25 pages p., pages 3 & 4
    17. Ulrich & France VETTERLEIN, Banyuls sur Mer d'un siècle à l'autre, p. 30.
    18. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
    19. Christine SALLES, Les batailles du col de Banyuls. Faits et effets de la guerre du Roussillon dans le village de Banyuls-sur-Mer. 1793-1894, Banyuls-sur-Mer, Le Souvenir Français, , 34 p., pages 8, 9 & 10
    20. Les municipales - Chronique électorale de Banyuls-sur-Mer, par Claude Razouls
    21. « Banyuls-sur-Mer : Jean Rède passe le flambeau à sa femme », L'Indépendant, (lire en ligne)
    22. « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
    23. (fr) « La justice de votre région », sur www.justice.gouv.fr (consulté le 6 juin 2010)
    24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    28. (fr) « Statistiques sur la population de Banyuls-sur-Mer », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 6 juin 2010)
    29. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    30. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    31. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    32. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    33. (fr) « Blog de l'école Jules Ferry », sur www.figoblog.org (consulté le 6 juin 2010)
    34. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
    35. (fr) « Fête des Vendanges 2008 », sur www.idgo.fr (consulté le 6 juin 2010)
    36. Diocèse Perpignan-Elne, section Côte Vermeille
    37. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
    38. (fr) « Historique de la ville », sur www.banyuls-sur-mer.com (consulté le 6 juin 2010)
    39. « Église de la Rectorie », notice no PA00103967, base Mérimée, ministère français de la Culture
    40. (fr) « La Réserve Naturelle Marine de Cerbère Banyuls », sur www.cg66.fr (consulté le 6 juin 2010)
    41. (fr) « Le blason de Banyuls-sur-Mer sur le site Histoire du Roussillon », sur histoireduroussillon.free.fr (consulté le 6 juin 2010)

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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