Bar (Monténégro)

Bar (en serbe cyrillique : Бар) est une ville du Monténégro. En 2003, la ville comptait 13 719 habitants et la municipalité 40 037[1].

Cette page contient des caractères cyrilliques. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Pour les articles homonymes, voir Bar.

Bar
(sr) Бар

Héraldique

Drapeau

Le centre-ville de Bar
Administration
Pays Monténégro
Municipalité Bar
Maire Žarko Pavićević (DPS - SDP)
Code postal 85000
Indicatif téléphonique international +(382)
Indicatif téléphonique local 30
Immatriculation BR
Démographie
Population 13 719 hab. (2003)
Densité 23 hab./km2
Population de l'agglomération 40 037 hab. (2003)
Géographie
Coordonnées 42° 05′ 21″ nord, 19° 06′ 01″ est
Altitude m
Superficie 59 800 ha = 598 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Europe
Bar
Géolocalisation sur la carte : Monténégro
Bar
Géolocalisation sur la carte : Monténégro
Bar
Liens
Site web http://www.bar.me

    Bar est située au bord de l'Adriatique. Elle constitue le principal port du pays et également un pôle touristique. Elle a aussi été appelée Antivari par opposition à la ville italienne de Bari qui est sur la cote opposée de l'Adriatique. Antivari a donné son nom à un combat naval de la Première Guerre mondiale (): voir Combat d'Antivari.

    Géographie

    Bar est le centre administratif de la municipalité de Bar, qui inclut la cité balnéaire de Sutomore.

    Histoire

    Les excavations archéologiques du néolithique confirment qu'il y avait des Hommes à Bar à la préhistoire.

    L'influence slave a prédominé pendant longtemps avant que la ville ne tombe entre les mains des souverains de la Dioclée probablement au IXe siècle. Le nom Antibarium (ancien nom de Bar) a été cité pour la première fois au Xe siècle. Beaucoup de souverains de la Dioclée semblent être restés à Bar - par exemple, Mihailo Voislav, le premier roi de la Dioclée dont le titre royal a été confirmé à Bar, aussi bien que Constantin Bodin, qui a mis en place l’archevêché de Bar. Pendant cette période, la Dioclée a eu d’importants combats contre ses voisins : l'empire byzantin et Samuel Ier de Bulgarie. Afin de libérer la Dioclée de la pression byzantine, le fils de Voislav, le roi Mihailo Voislav, a demandé et obtenu la couronne royale de Rome en 1077 et cette date, pour les historiens, marque le commencement officiel de la séparation de la Dioclée de la puissance byzantine.

    Plus tard, suivant un appel de Constantin Bodin (le fils de Mihailo Voislav), en 1089, le pape a élevé l’évêché de Bar au rang d’archevêché.

    L'empire byzantin a dirigé encore Bar de 1166 à 1186 où Stefan Nemanja, le souverain serbe, libéra des villes sur la côte adriatique, y compris « la célèbre ville de Bar » de la domination byzantine.

    Panneau commémoratif à la mémoire de Guglielmo Marconi - Marina de Bar

    De 1443 à 1571 cette région était sous la domination de la République de Venise, et Bar (appelé Antivari dans la langue vénitienne, parlée jusqu'au XVIIIe siècle) faisait partie de L'Albanie vénitienne. Pendant le Moyen Âge, Bar était le centre de la côte adriatique du sud, une ville-état qui a eu des armoiries, un drapeau, un statut et a frappé ses propres pièces de monnaie.

    Les ottomans ont capturé Bar en 1571 et elle est restée dans leurs mains jusqu'en 1878. Au cours de cette période elle avait toujours un archevêque.

    Les scientifiques italiens dont un des pionniers du télégraphe sans fil, Guglielmo Marconi, ont établi un lien par radio entre Bar et Bari le , et en 1908. Le premier chemin de fer dans cette partie des Balkans a été mis en service en 1913.

    Le , c'est dans la municipalité de Bar que le premier soulèvement populaire contre l'axe Rome-Berlin-Tokyo a commencé, les premiers tirs ont été tirés dans les districts de Bar et de Cetinje. C'est l'une des raisons pour lesquelles le est la date de la fête nationale du Monténégro.

    Localités de la municipalité de Bar

    La municipalité compte 12 communes locales et 83 localités :


    Démographie

    Ville

    Évolution historique de la population dans la ville

    Évolution démographique
    1948 1953 1961 1971 1981 1991 2003
    8971 1132 1843 6126 74210 97113 719[1]

    En 2008, la population de Bar était estimée à 14 871 habitants.

    Pyramide des âges (2003)

    Pyramide des âges de la ville de Bar
    Pyramide des âges de la ville de Bar en 2003 (population totale : 13 719 - n.c. 81[2] :
    HommesClasse d’âgeFemmes
    156 
    75 et plus
    241 
    188 
    70-74
    241 
    275 
    65-69
    291 
    287 
    60-64
    314 
    326 
    55-59
    380 
    498 
    50-54
    547 
    513 
    45-49
    614 
    475 
    40-44
    600 
    430 
    35-39
    522 
    389 
    30-34
    506 
    475 
    25-29
    535 
    541 
    20-24
    563 
    585 
    15-19
    572 
    472 
    10-14
    470 
    470 
    5-9
    403 
    372 
    0-4
    387 

    Répartition de la population par nationalités dans la ville

    Répartition de la population par nationalités (2003)[3]
    Nationalités Nombre %
    Monténégrins 6 742 49,12
    Serbes 4 956 36,12
    Musulmans 239 1,74
    Bosniaques 204 1,48
    Albanais 133 0,96
    Croates 126 0,91
    Yougoslaves 93 0,67
    Macédoniens 26 0,18
    Roms 20 0,14
    Slovènes 17 0,12
    Russes 17 0,12
    Hongrois 15 0,10
    Italiens 4 0,02
    Allemands 1 0,00
    Égyptiens 1 0,00
    Inconnus/Autres 0 0,00

    Municipalité

    Évolution historique de la population dans la municipalité

    Évolution démographique
    1948 1953 1961 1971 1981 1991 2003
    21 48723 00924 58727 58032 53537 32140 037[1]

    Politique

    Le Palais royal de Bar

    Transport

    Bar est relié à Belgrade grâce à la Ligne ferroviaire Belgrade-Bar

    Par voie maritime, Bar est relié à Bari et Ancône[4]

    Économie

    Le centre commercial Robna Kuca au centre de Bar

    Les symboles économiques de Bar sont le port de Bar, la Ligne ferroviaire Belgrade-Bar et le tunnel de Sozina.

    Le port de Bar est l'élément le plus reconnaissable de la ville. Avec 3 100 m de littoral, une superficie de 800 ha, le port est capable de charger 5 millions de tonnes de marchandises diverses par an. C'est un point d'entrée pour une grande quantité de marchandises importées au Monténégro.

    En 1976, la ligne ferroviaire Belgrade-Bar a été ouverte, rendant la mer Adriatique facilement accessible pour les touristes, et fournissant de nouveaux marchés pour le port de Bar. Le chemin de fer, ainsi que le port, permettent une activité économique sur toute l'année, contrairement à d'autres villes du littoral monténégrin, qui reposent essentiellement sur le tourisme pendant la saison estivale.

    La société d'agro-alimentaire "Primorka a.d." existe à Bar depuis plus de 90 ans[5] et elle produit de l'huile d'olive et du jus de fruits. Il y a 95 000 oliviers et 80 000 arbres d'agrumes (citron, orange, mandarine et pamplemousse) dans le secteur de Bar.

    La plus vieille institution de recherche du Monténégro est située à Bar, il s'agit du centre pour les cultures subtropicales. La création de ce centre date de 1937[6].

    Tourisme

    l'aqueduc de Stari Bar

    Bar est une importante cité balnéaire du littoral monténégrin, avec la présence d'une infrastructure hôtelière importante. C'est une ville moderne, presque entièrement construite après la Seconde Guerre mondiale, offrant des immeubles récents, de grandes avenues et boulevards ainsi que de nombreux parcs de stationnement.

    Bien qu'il y ait des plages dans Bar intramuros, la plupart des touristes préfèrent les longues plages qui existent dans les petites villes de la municipalité de Bar, telles que Dobra Voda, Sutomore ou Čanj.

    La ville est également très soucieuse de l'environnement et riche en végétation. La municipalité de Bar s'étend jusqu'à la rive sud du lac de Skadar et borde la région Krajina. Cette zone est propice à de nombreuses activités de plein air ainsi qu'à la randonnée.

    Mais outre cette forme de tourisme la municipalité de Bar recèle un trésor méconnu, à quatre kilomètres de la ville, Stari Bar (le vieux Bar) d'une superficie de quatre hectares, abandonnée à la fin du XIXe siècle à la suite de la victoire des Monténégrins sur les Turcs et gravement endommagée par le tremblement de terre de 1979 elle recèle des trésors d'architecture byzantine, vénitienne et ottomane.

    Proche de Stari Bar, l'autre attraction touristique est le Stara maslina (vieil olivier).

    Le long de la promenade partant de la marina et suivant la plage de Bar, on rencontre le palais du Roi Nicolas.

    Jumelage

    Personnalités liées à la ville

    Notes et références

    1. (sr) Књига 9, Становништво, упоредни преглед броја становника 1948, 1953, 1961, 1971, 1981, 1991, 2003, подаци по насељима, Републички завод за статистику, Подгорица, септембар 2005, COBISS-ID 8764176
    2. (sr) Књига 2, Становништво, пол и старост, подаци по насељима, Републички завод за статистику, Подгорица, октобар 2004, COBISS.CG-ID 8489488
    3. (sr) Књига 1, Становништво, национална или етничка припадност, подаци по насељима, Републички завод за статистику, Подгорица, септембар 2004, (ISBN 86-84433-00-9)
    4. (en) http://www.montenegrolines.net/timetable.html
    5. Primorka a.d. sur Kompass
    6. (en) Site de l'université du Monténégro

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes


    • Portail de la géographie
    • Portail du Monténégro
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.