Bataille de Fort William Henry

La bataille de Fort William Henry a eu lieu du au lors de la guerre de Sept Ans. Elle oppose les Français  commandés par Montcalm  et leurs alliés amérindiens aux Britanniques du Fort William Henry, situé dans la province de New York. Fort William Henry  connu également sous le nom de Fort George, en référence au lac George, qu'il borde  est situé à environ 30 km au nord-ouest de sa première base, Fort Edward, bâti le long du fleuve Hudson.

Bataille de Fort William Henry
Carte du siège en français avec le détail des positions et des opérations.
Informations générales
Date -
Lieu Lake George, État de New York
Issue Victoire française
Belligérants
Royaume de France
Hurons
Outaouais
 Grande-Bretagne
Iroquois
Commandants
Louis-Joseph de MontcalmGeorge Monro
Forces en présence
7 600 hommes2 372 hommes
Pertes
Inconnues64 morts

Guerre de Sept Ans

Batailles

Europe

Amérique du Nord
Guerre de la Conquête (1754-1763)

Antilles

Asie
Troisième guerre carnatique (1757-1763)

Afrique de l'Ouest
Coordonnées 43° 25′ 13″ nord, 73° 42′ 40″ ouest
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
Géolocalisation sur la carte : New York

Contexte

Les attaques fréquentes subies par les forts français, tel Fort Duquesne, avaient contraint les Français à contre-attaquer. En août 1757, Montcalm quitte Fort Carillon pour assiéger Fort William Henry avec un puissant corps de 6 000 soldats et miliciens accompagnés de 1 600 Amérindiens, 36 canons et 4 mortiers. La garnison de Fort William-Henry sous le commandement du lieutenant-colonel George Monro est forte de 2 372 hommes seulement.

Dans la nuit du au , les Britanniques ne prennent aucune mesure afin d'empêcher les Français de débarquer sur la rive. Ces derniers s'attendaient à ce qu'une attaque française provienne de l'ouest, le côté étant fortifié et marécageux. Monro avait fait placer ses plus grosses pièces d'artillerie contre le mur ouest. Mais Montcalm décida de frapper le côté nord-ouest. Pendant que Montcalm construit une route et une série de tranchées à partir du , il fait positionner les Amérindiens ainsi que les tireurs embusqués de la milice entre Fort William Henry et Fort Edward fermant ainsi cette voie de communication.

Trois jours de siège

Entre le et le , l'artillerie de Montcalm ne cesse d'avancer et ce, tout en faisant de plus en plus de pertes au sein de Fort William Henry. Bien que Monro tente d'envoyer ses messagers à Fort Edward afin de recevoir son aide, la majorité des messagers sont interceptés par les Amérindiens. Le seul message qui provient de Fort Edward stipule que Daniel Webb ne peut probablement pas secourir Monro.

La période du au consiste essentiellement en des pourparlers traitant des grandes lignes de la reddition des troupes britanniques.

Le , Montcalm envoie son aide de camp, le capitaine Bougainville, afin d'entamer un processus de reddition de la garnison de Fort William-Henry.

Le , Monro s'entend avec Montcalm sur les conditions de la reddition. Montcalm leur laissant de généreux termes de reddition puisque l'entière garnison pourra quitter le fort en formation de parade et ce, avec les couleurs régimentaires déployées. Un canon accompagne même les troupes et Montcalm conservera un officier britannique en garantie. En retour, Monro s'engage à ce que ses troupes ne puissent prendre part à aucune action contre les Français et ce, pour une période de 18 mois.

Après le siège

Dès lors, les Amérindiens tenteront de massacrer les membres de la garnison. Une première fois ce jour même à William Henry et une seconde fois le sur la route de Fort Edward. À deux reprises, les Français empêcheront les Amérindiens de commettre ces actes contre les Britanniques. Mais, le , dans la confusion, les Français interviennent un peu trop tard. Le reste de la colonne arrive sous escorte française à Fort Edward le et ce, avec Monro lui-même. Selon Ian K. Steele's Betrayals, la plus récente et importante étude sur le sujet, des 2 308 soldats ayant quitté Fort William Henry le , 1 783 se sont présentés à Fort Edward au plus tard le . 217 autres arriveront à retrouver le chemin de Fort Edward avant la fin de l'année 1757. Les Britanniques de Fort Edward ont tiré pendant quelques mois des salves de canons journalières afin de diriger les égarés à travers les bois.

Pour certains, les Amérindiens auront commis des actes injustifiés le et mais, pour ces derniers, ils avaient été trahis par Montcalm puisque ce dernier aurait donné sa parole à l'effet que la contribution directe des Amérindiens dans la bataille leur permettrait de disposer de Fort William Henry comme bon leur semblerait après la reddition des tuniques rouges.

À la suite de cette tuerie, l'état-major britannique refuse de reconnaître les conditions de la capitulation et décide de ne plus accorder, à l'avenir, les honneurs de la guerre aux troupes françaises. La reddition du fort William Henry porte néanmoins un coup dur aux Britanniques, empêchant toute opération de leur part au sud de Montréal pour le restant de l'année.

Les Français brûlent le fort dans les heures qui suivent la reddition des Britanniques et s'en retournent à Fort Carillon.

Dans la culture populaire

La bataille de Fort William Henry a inspiré James Fenimore Cooper pour l'écriture de son roman Le Dernier des Mohicans, adapté plusieurs fois au cinéma.

Galerie

Notes

    Bibliographie

    • Gaston Deschênes et Denis Vaugeois, Vivre la Conquête, tome 1, les éditions du Septentrion, Québec, 2013, 264 p. [présentation en ligne].
    • Gaston Deschênes et Denis Vaugeois, Vivre la Conquête, tome 2, les éditions du Septentrion, Québec, 2014, 320 p. [présentation en ligne].
    • Garnier Jacques (dir.), Dictionnaire Perrin des guerres et des batailles de l'histoire de France, Paris, éditions Perrin, , 906 p. (ISBN 2-262-00829-9)
    • Jonathan Dull, La Guerre de Sept Ans, Bécherel, coll. « Les Perséides »,
    • Guy Frégault, La Guerre de la Conquête, Montréal, Fides, , 514 p. (ISBN 978-2-7621-2989-2)
    • Laurent Veyssière (dir.) et Bertrand Fonck (dir.), La guerre de Sept Ans en Nouvelle-France, Québec, Septentrion (Canada) et PUPS (France), , 360 p. (ISBN 978-2-89448-703-7)
    • Guillaume Tell Poussin, De la puissance américaine des États-Unis, tome premier, Éditions W. Coquebert, 1843.
    • D. Peter MacLeod, Les Iroquois et la guerre de Sept Ans, Montréal, VLB, , 276 p. (ISBN 978-2-89005-713-5, OCLC 43847139).
    • (en) Fred Anderson, Crucible of War : The Seven Years' War and the Fate of Empire in British North America, 1754-1766, New York, Knopf, , 862 p. (ISBN 978-0-375-40642-3, OCLC 40830180, lire en ligne).
    • (en) Fred Anderson, The war that made America : a short history of the French and Indian War, New York, Viking, , 293 p. (ISBN 978-0-670-03454-3, OCLC 60671897, lire en ligne).

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