Bataille de Saint-Denis (France)

Le eut lieu la bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants.

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Bataille de Saint-Denis
Gravure de la Bataille de Saint-Denis (1567), Tortorel et Perrissin, 1570.
Informations générales
Date
Lieu Saint-Denis
Issue Victoire catholique
Belligérants
CatholiquesHuguenots
Commandants
Anne de Montmorency
Philippe Strozzi
Louis de Condé
Gaspard de Coligny

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Batailles

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Révocation de l'édit de Nantes (1685)

Contexte

Inquiétés par l'armée espagnole envoyée depuis le Milanais vers les Pays-Bas en longeant la frontière française pour réprimer la révolte des gueux, et par l’entrevue de Bayonne, dont l’issue est restée secrète, les protestants français tentent d’enlever le roi le 28 septembre 1567 (surprise de Meaux). L’opération échoue, mais les villes protestantes se soulèvent à nouveau.

Les troupes de Condé et Coligny, renforcées de mercenaires allemands, campent à Saint-Denis, avec l'objectif d'affamer Paris. La basilique est alors pillée et profanée[1],[2].

Condé, d'Andelot et son frère l'amiral de Coligny (deux neveux maternels, comme leur frère le cardinal de Châtillon, du connétable Anne de Montmorency, chef catholique !), entament alors des pourparlers avec la Cour. Le roi Charles IX leur envoie ses hérauts, et leur enjoint de se présenter sans armes, sous peine d’être déclarés rebelles, suivant un ancien usage féodal. Les chefs protestants décident alors d’investir complètement Paris.

Déroulement de la bataille

Bataille de Saint-Denis.
Enluminure du manuscrit Carmen de tristibus Galliae, 1577, Bibliothèque municipale de Lyon, ms. 0156, fo 14 vo.

Assez rapidement, Paris manque de vivres. Montmorency, nommé par Catherine de Médicis à la tête de l’armée royale, fait une sortie sur la route de Saint-Denis et occupe la plaine entre Montmartre et Aubervilliers. Il partage son armée en 3 batailles : le centre et la gauche étaient composés de bourgeois parisiens « bien marnez et dorez comme calices » et la droite de 6 000 hommes de la Garde à pied française du roi commandée par Philippe Strozzi et des Suisses gardant l'artillerie.
Du côté protestant, les arquebusiers ont creusé des tranchées pour s’abriter ; les cavaliers, eux, utilisent des gaules ferrées en guise de lance.

La milice parisienne est stoppée par le feu des arquebusiers puis enfoncée dans l'affrontement de cavalerie, où le connétable de Montmorency est gravement blessé, à l'âge de 74 ans, d’un coup de pistolet dans le dos. Il meurt des suites de ses blessures le 12 novembre à Paris. L'élan de l'armée royale stoppée, les calvinistes poursuivent les vaincus, mais l'aile droite de l'armée royale, restée intacte, fit un mouvement de conversion à gauche, les prit en flanc et les rejeta en désordre au-delà de Saint-Denis[3].

Les débris des troupes protestantes se retirent alors sur Montereau, puis sont poursuivies jusqu'aux confins de la Lorraine par les Gardes françaises qui revinrent ensuite à Paris, où elles prirent leurs quartiers, permettant à Paris de se réapprovisionner.

Suites

Les deux armées se renforcent :

  • du côté protestant, on reçoit l’aide de Frédéric III, électeur palatin, qui envoie 9 500 mercenaires ; l’armée des vicomtes, rassemblée par Bruniquel, Caumont et Montclar, qui réunit les Gascons et les protestants du Rouergue, a rallié ceux du Sud-Est, et rejoint Condé sous la direction de Jacques de Crussol (soit 4 000 hommes). L’armée protestante compte environ 30 000 hommes ;
  • du côté catholique également, avec les renforts italiens et suisses du duc de Nevers.

Les frais élevés causés par ces deux armées provoquent leur licenciement et la conclusion de la paix de Longjumeau en mars 1568.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) James B. Wood, The King's Army : Warfare, Soldiers, and Society during the Wars of Religion in France, 1562-1576, Cambridge, Cambridge University Press, coll. « Cambridge Studies in Early Modern History », , XII-349 p. (ISBN 0-521-55003-3, présentation en ligne).
  • Denis Crouzet (préf. Pierre Chaunu, avant-propos de Denis Richet), Les guerriers de Dieu : la violence au temps des troubles de religion, vers 1525-vers 1610, vol. 1 et 2, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », , 792-737 p. (ISBN 2-87673-094-4, présentation en ligne)
    Réédition en un seul volume : Denis Crouzet (préf. Pierre Chaunu, avant-propos de Denis Richet), Les guerriers de Dieu : la violence au temps des troubles de religion, vers 1525-vers 1610, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Les classiques de Champ Vallon », , 783-747 p. (ISBN 2-87673-430-3, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Arlette Jouanna, Jacqueline Boucher, Dominique Biloghi et Guy Le Thiec, Histoire et dictionnaire des guerres de religion, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1526 p. (ISBN 2-221-07425-4, présentation en ligne).
  • Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8)., p. 262-263.
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