Bataille de Zierikzee

La Bataille de Zierikzee est une bataille navale livrée les 10 et et qui oppose les flottes franco-hollando-génoise d'une part et flamande de l'autre.

Bataille de Zierikzee
Informations générales
Date 10 et
Lieu Large de Zierikzee
Issue Anéantissement de la flotte flamande
Belligérants
Royaume de France Comté de Flandre
Commandants
Rainier Ier Grimaldi Gui de Namur
Pertes
??

Guerre de Flandre (1297-1305)

Batailles

Coordonnées 51° 38′ 59″ nord, 3° 54′ 59″ est
Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

Déroulement

Depuis 1300, le comté de Flandre est passé sous la suzeraineté du roi de France. Maladroits ou brutaux, ses représentants suscitent le mécontentement de la population, qui, excédée, finit par prendre les armes. La révolte commence le , avec les Matines de Bruges, lors de laquelle les Brugeois massacrent les Français. À l'exception de Gand, les autres villes de Flandre se soulèvent à leur tour, et les Flamands lèvent une armée qui met en déroute la chevalerie française lors de la bataille de Courtrai ou des éperons d'or. Humilié, le roi Philippe le Bel décide d'en finir coûte que coûte avec ses sujets rebelles et la guerre fait rage.

À l'été 1304, les troupes flamandes, commandées par Gui de Namur, mettent le siège devant Zierikzee, un port de Zélande, qui fait par ailleurs l'objet d'un blocus naval. Le , une flotte franco-hollando-génoise, commandée par l'amiral génois Rainier Ier Grimaldi, attaque l'escadre flamande. Le combat est sauvage et les assaillants ne font aucun quartier. C'est un désastre pour les Flamands, dont la flotte est totalement anéantie après deux jours de lutte. Gui de Namur, qui avait pris le commandement de ses navires, est capturé. Des troupes franco-hollandaises débarquent et dégagent définitivement Zierikzee de son étau. Cette défaite prélude la fin des espérances émancipatrices de la région : une semaine plus tard, l'armée de Philippe le Bel écrase les milices flamandes de Jean Ier de Namur lors de la bataille décisive de Mons-en Pévèle. Cette victoire permet au roi de France de négocier la paix en position favorable. Celle-ci est signée en 1305 à Athis-sur-Orge.

Articles connexes

Bibliographie

  • Michel Balard (dir.) et al., Dictionnaire de la France médiévale, Paris, Hachette, coll. « Carré Histoire / Dictionnaires Historiques » (no 57), , 287 p. (ISBN 978-2-011-45278-8).
  • Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
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