Berchem-Sainte-Agathe

Berchem-Sainte-Agathe [bɛʁ.kɛm sɛ̃ta.ɡat] (néerlandais : Sint-Agatha-Berchem) est l'une des 19 communes bilingues de la ville région de Bruxelles-Capitale.

Pour les articles homonymes, voir Berchem.

Berchem-Sainte-Agathe
(nl) Sint-Agatha-Berchem

Héraldique

Drapeau
Administration
Pays Belgique
Région Région de Bruxelles-Capitale
Communauté  Communauté française
 Communauté flamande
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Bourgmestre Joël Riguelle (LBR - cdH)
Majorité LBR (cdh) + PS/spa + ecolo/groen
Sièges
LBR
MR
PS-sp.a
Ecolo
N-VA
Défi
27
8
7
5
4
1
2
Section Code postal
Berchem-Sainte-Agathe 1082
Code INS 21003
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Berchemois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
24 830 ()
48,37 %
51,63 %
8 418 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,93 %
59,96 %
17,11 %
Étrangers 14,15 % ()
Taux de chômage 17,08 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 928 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 51′ nord, 4° 20′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
2,95 km2 (2005)
17,89 %
0,59 %
78,75 %
2,77 %
Localisation

Localisation de Berchem-Sainte-Agathe dans la région bruxelloise
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Berchem-Sainte-Agathe
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Berchem-Sainte-Agathe
Liens
Site officiel berchem-sainte-agathe.be

    Au , elle comptait 25 524 habitants (Berchemois), 12 387 hommes et 13 137 femmes. Sa superficie est de 2,95 km2, ce qui représente une densité de 8 652,20 habitants/km².

    Géographie de la commune

    Depuis 1954, Berchem-Sainte-Agathe fait partie des 19 communes de Bruxelles-capitale devenue, en 1980, ville région dotée de son propre parlement et d'un gouvernement. Jusqu'en 1954, la commune appartenait à la partie néerlandophone de l'ancienne province de Brabant. C'est alors que son évolution linguistique bilingue la fit rattacher aux communes bruxelloises en vertu des lois de 1932. Limitrophe, au nord, de la commune flamande d'Asse et, au sud-ouest, de la commune flamande de Dilbeek, voisine des communes bruxelloises de Ganshoren, de Molenbeek-Saint-Jean, et de Koekelberg, la commune est située dans la partie nord-ouest de Bruxelles.

    Commune intermédiaire entre les communes bruxelloises résidentielles que sont Koekelberg et Molenbeek, et le nord-ouest du Brabant flamand (Pajottenland), région encore vouée aujourd’hui en grande partie à l’agriculture, les 295 hectares de superficie totale de Berchem-Sainte-Agathe en font une des communes les moins étendue de la région bruxelloise.

    Ayant une altitude variant de 35 à 75 mètres, Berchem-Sainte-Agathe est traversée par trois ruisseaux (le Molenbeek, le Paruck et le collecteur de Bruxelles), disposant chacun de leur propre bassin, qui se jettent dans la Senne. Le relief de la commune est directement influencé par son réseau hydrographique; aux trois bassins hydrographiques correspondent trois vallées orientées sud-nord pour celle du Molenbeek et ouest-est pour celle du Paruck et du collecteur de Bruxelles.

    Héraldique

    La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 2 septembre 1999.

    En 1999, sur une initiative de l’ancien bourgmestre Julien Gooskens, la commune reçoit enfin ses armoiries et son blason. Celui-ci est vert et blanc, couleurs de Berchem-Sainte-Agathe. Il rappelle l’histoire de la commune, les couleurs choisies correspondant à celles de la commune et fait référence au nom de la commune.

    Afin de respecter au mieux ces exigences, le blason de Berchem Sainte-Agathe s’est divisé en trois parties faisant référence à son nom et à son histoire (le lion, la chapelle Sainte-Agathe, les armoiries d’un ancien Bourgmestre) et a respecté le vert et le blanc en tant que couleurs de Berchem. On suppose que la couleur verte a été choisie pour symboliser la petite commune très riche en espaces verts qu’est Berchem-Sainte-Agathe. Le vert et le blanc illustrent parfaitement le slogan « une commune verte et ouverte ».

    Sur la partie droite du blason, on peut observer un lion, plus ancienne trace historique de la commune, lion qui fut le sceau des échevins d’Anderlecht et de Berchem. En bas à gauche se trouvent les armoiries de la famille Huysman d’Honssem, dont l’un des membres, le fils aîné, Sébastien Charles, fut bourgmestre au XIXe siècle, entre 1825 et 1830.

    En haut à gauche, on retrouve la chapelle dédiée à Sainte Agathe, qui a donné son nom à la commune[2].
    Blasonnement : Écartelé : au 1 de sinople à la chapelle de Sainte-Agathe du lieu, d'argent, au 3 du même à la bande de sinople chargée de trois besants du champ, aux 2 et 4 du même et de sinople, au lion brochant de l'un dans l'autre.
    • Délibération communale : 2 septembre 1999

    Histoire et démographie de la commune

    On a découvert trois outils préhistoriques à Berchem-Sainte-Agathe, datant du Mésolithique et du Néolithique. On peut donc penser qu’il y eut une occupation du territoire de la commune à ces époques.

    La présence romaine sur la commune est totalement méconnue. Les villas romaines des communes voisines (Anderlecht, Jette et Wemmel), ainsi que l’importance de la concentration de l’habitat romain sur la rive gauche de la Senne peuvent laisser supposer que Berchem-Sainte-Agathe ait été occupée durant cette période.

    Aux temps médiévaux, et ce partiellement jusqu’au XIXe siècle, le territoire de Berchem englobait une partie des actuelles communes de Ganshoren, Dilbeek, Grand-Bigard, et Asse ainsi que la totalité de l’actuelle commune de Koekelberg. Ainsi la superficie de Berchem aux époques médiévales et post-médiévales devait atteindre au moins 420 hectares.

    La plus ancienne mention de Berchem date de 1132, dans un acte dans lequel l’église de Berchem est présentée comme une dépendance de celle de Wemmel, dépendance confirmée jusqu’en 1258 . Berchem apparaît assez clairement comme un hameau né au Xe ou XIe siècle, période de poussée démographique importante et de défrichements. Ce hameau fut doté, à la fin du XIe siècle ou au début du siècle suivant, d’une chapelle dépendante de l’église paroissiale primitive. Enfin, dans la première moitié du XIIe siècle, dans le vaste mouvement de restitution des églises aux abbayes, par les seigneurs laïcs, la jeune abbaye de Grimbergen acquiert l’église de Wemmel et dès lors la chapelle de Berchem.

    Au XVe siècle, le village s’avère être un site d’extraction de pierres à bâtir ainsi qu’un lieu de production céréalière dépendant de cinq ou six grandes fermes. Berchem présente vers la fin du XVIIe siècle trois cents bonniers de terres de cultures, cinquante de bois et vingt-cinq de prés. Dans le courant du XVIIIe siècle, des cultures maraîchères ainsi que des briqueteries et des tuileries s’ajoutent aux activités traditionnelles. De plus un nombre important d’auberges et de brasseries voient le jour grâce à la situation géographique de Berchem, dernier village étape sur la route de Gand à Bruxelles avant de pénétrer dans la capitale.

    À la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle, Berchem subit de lourdes pertes démographiques ainsi que des destructions de bâtiments, à la suite des guerres multiples (guerre de religion, marche de Louis XIV vers la Hollande, bombardement de Bruxelles) ayant entraîné des occupations successives. Mais cette diminution de la population va faire place, au XVIIIe siècle, à une importante augmentation de cette dernière (doublement de la population entre 1709 et 1800). En 1841, le hameau Koekelberg, jusque-là attaché à Berchem, devient indépendant après un long conflit juridique remontant à la fin du XVIIe siècle, ce qui a pour conséquence de voir la population de Berchem passer de 1560 à 672 habitants.

    La population de la commune est estimée à 3500 habitants avant la « grande guerre » de 1914-1918. Après celle-ci, Berchem connaît à nouveau une augmentation démographique importante due, d’une part, à l’urbanisation bourgeoise et, d’autre part, à la création d’une des premières cités sociales, la Cité moderne (construite par l’architecte Victor Bourgeois en 1927 ).

    Les décennies suivant la seconde guerre font place à l’urbanisation et à l’immigration, avec pour conséquence un accroissement de la population qui atteint 18 500 habitants en 1976. Les vingt-cinq dernières années ne connaissent pas d’augmentation démographique importante.

    Démographie

    Évolution de la population

    Année18301846*1856186618761880189019001910192019301947196119701980199020002010201820192020
    Habitants2.1186726367659981 1021 2661 8453 0223 8517 35911 18015 86719 08718 79218 56618 73522 18524 83025 19525 553
    Index100323036475260871431823475287499018878778851 0471 1721 1891 207
    chiffres INS - 1830 = Index 100
    • 1846: Koekelberg faisant partie de Berchem-Sainte-Agathe devient une commune à part entière en 1841 expliquant une baisse spectaculaire de la population lors du recensement de 1846.


    Graphe de l'évolution de la population de la commune.

    • Source:INS - De:1806 à 1970=recensement de la population au 31 décembre; depuis 1981= population au 1er janvier
    • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[3]

    Population étrangère

    Nationalité Population[4]
    Roumanie 741
    Maroc 682
    France 424
    Italie 392
    Espagne 383
    Pologne 327
    Portugal 241
    République démocratique du Congo 185
    Syrie 102
    Pays-Bas 98
    Source : IBSA Brussels, chiffres au 1er janvier 2018.

    Urbanisme de la commune

    Au début du XXe siècle, Berchem-Sainte-Agathe fut englobée dans le tissu urbain bruxellois, à la suite de l'extension radio-concentrique de la ville et à l’arrivée du tramway.

    À l’instar des villages médiévaux, l’urbanisation de la commune s’est effectuée de manière peu organisée et la plupart des projets de développement urbanistique du XXe siècle ont été abandonnés ou partiellement réalisés (projet de construction de la place communale dans un style néorenaissance par l’architecte Victor Degand en 1911, projet d’urbanisation du Zavelenberg, du Hogenbos, du bois du Wilder, ainsi que la construction d’un boulevard de rocade entre Ganshoren et Molenbeek, après la Seconde Guerre mondiale).

    Hormis l’église de style roman construite entre 1287 et 1311 (restauration en 1744 et 1974) et l’auberge-relais la couronne bâtie au début du XVIIIe siècle et reconstruite en 1869 dans le style néo-classique sur décision de l’échevin Vandendriesch, l’ensemble des bâtiments actuels de la commune fut construit après 1800.

    En effet, on distingue des bâtisses de style néo-classique construites au XIXe siècle (Place de l’Église, rue de l’Église et chaussée de Gand) ; un nombre important de maisons ou villas bourgeoises de style cottage anglais, construites au début du XXe siècle, (rue de l’Église, Avenue des Cottages, Avenue Gisseleire-Versé, Avenue René Comhaire et rue Openveld), des maisons ou villas Art-Déco (Avenue du Roi Albert, Avenue Selliers de Moranville et la Cité moderne) et enfin, des constructions contemporaines d’habitations individuelles ou collectives (quartier résidentiel du Kattebroek, t’Hof te Overbeke, drève des Maricoles et logements sociaux de l’Hunderenveld).

    L’urbanisme berchemois est très peu tourné vers l’industrie. Par contre le secteur marchand y est très représenté, particulièrement depuis les années 1980 avec la création du complexe commercial, le Basilix.

    Parmi les richesses architecturales de la commune, la Cité moderne, construite en 1925 par l’architecte Victor Bourgeois, est un des premiers exemples d’architecture cubiste à grande échelle en Europe, selon les idées du Bauhaus de Dessau. On peut voir sur la place des Coopérateurs une géométrie typiquement bauhausienne (maisons disposées en dents de scie, présentant des façades à 45° par rapport à l’alignement de la voirie). Cet édifice valut à Victor Bourgeois d’obtenir le grand prix de l’exposition internationale des arts décoratifs de Paris en 1925.

    Un autre fleuron de Berchem est la villa Marie-Mirande située au no 11 de l’avenue Selliers de Moranville, seule maison classée de la commune. Cette villa constitue un des très rares exemples de façade affiche à Bruxelles. En effet, le céramiste Guillaume Janssens la fit construire en 1912 sur les plans de l’architecte Tinant et fit recouvrir toute la façade de carrelages artisanaux réalisés dans ses ateliers. Une alternance de frises et de tableaux Art Nouveau décore tous les étages.

    Vie politique


    Résultats des élections communales depuis 1976

    Partis10-10-1976[5]10-10-19829-10-19889-10-19948-10-20008-10-2006[6]14-10-2012[7]14-10-2018[8]
    Votes / Sièges%25%25%25%25%25%27%27%27
    LBG/LBR230,53927,79926,38827,33924,83733,9321030,3521025,9628
    FDF/DéFI229,26925,58818,69616,03514,794-8,2329,7022
    PS/PS-SP1/PS-Sp.a215,18413,63317,031514,04411,191213,822413,512418,2525
    PRL/LIB1/MR2/OpenMR38,74112,11312,84313,031318,57523,252719,462622,5837
    PSC5,406,5617,31-----
    ECOLO/ECOLO-Groen2--6,5417112,58310,98211,172314,7324
    PTB-PVDA-0,500,3600,50----
    FN---8,772----
    Vl.Blok/Vl.Belang2-1,1102,8604,7708,5629,33223,4602,040
    N-VA------6,9916,741
    VLAAMS/LNB1/BERCHM210,8926,5617,41116,6219,48227,48216,8221-
    UDRT-RAD-4,760------
    Autres(*)-1,390,591,931,21---
    Total des votes1311112703124021155011221118971244213189
    Participation %--88,9287,4484,1586,7384,8185,50
    Votes blancs ou nuls %4,415,974,633,894,694,855,427,08

    (*)1982 :UDB 1988:EVA 1994:PLUS 2006:Vivant

    Bourgmestres

    Liste des bourgmestres successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1965 1994 Victor Guns CVP, LBG  
    1994 2003 Julien Gooskens LBG  
    2003 En cours Joël Riguelle cdH, LBR  
    Les données manquantes sont à compléter.

    Personnalités nées à Berchem-Sainte-Agathe

    Références

    Articles connexes

    Liens externes

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