Black Hawk (chef amérindien)

Black Hawk (faucon noir en anglais) (1767-1838) est un chef amérindien de la tribu Sauk et Fox. Son nom original dans sa langue est Ma-ka-ta-i-me-she-kia-kiak (« soit un grand faucon noir »)[1].

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Black Hawk
Le chef Black Hawk, par Charles Bird King.
Fonction
Chef de guerre (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Chef
Autres informations
Conflit
Tombe de Black Hawk au cimetière d'Iowaville.

Il est né dans les environs de l’actuel Rockford, Illinois. Il fut un allié des Britanniques durant la guerre de 1812 et rival du partisan des États-Unis, Keokuk.

Biographie

Naissance

Ma-ka-ta-i-me-she-kia-kiak naît en 1767[2].

Participation à la guerre de 1812

Black Hawk est présent à la bataille de Fort Meigs, et lors de l'attaque de Fort Stephenson. Les Britanniques emmenés par le Major-général Henry Procter et Tecumseh qui conduit la Confédération Indienne, sont repoussés. Les pertes anglaises sont importantes. Black Hawk est désespéré par le nombre de vies perdues, occasionnées par les méthodes d'attaques européennes. Sitôt après la bataille, il abandonne la guerre et rentre chez lui. Vers la fin de la guerre, il rejoint à nouveau les Britanniques lors de la campagne du Mississippi sur le Territoire de l'Illinois.

Guerre de Black Hawk

Chassé en 1831, vers le Mississippi à cause d’un traité imposé par la force en 1804 par les autorités américaines, Black Hawk, en 1832, prend la tête d'un groupe de mille personnes (guerriers, femmes et enfants) qui entament un retour vers leur territoire originel en Illinois. N'obtenant aucun soutien des autres tribus, affamés et poursuivis, ils doivent faire face à l’US Army et à la milice de l’Illinois lors de la bataille de Bad Axe River dans le Wisconsin le . Ils sont vaincus et seul 150 membres du groupe survivent au massacre. Après sa défaite et son arrestation, il est placé sous la tutelle de Keokuk de 1833 jusqu’à sa mort le .

Vaincu et populaire

Il est emprisonné aux Jefferson Barracks du Sud de St-Louis, où il passe l’hiver. Il reçoit la visite de l’écrivain Washington Irving, qui le décrit dans un ouvrage, et du peintre George Catlin qui fait son portrait. Au printemps 1833, Black Hawk et une dizaine d'autres chefs captifs rencontrent à Washington D.C le président des États-Unis Andrew Jackson lors de leur transfert à la prison de Fort Monroe, ils sont ensuite conduits dans un certain nombre de grandes villes : Norfolk, Baltimore, Philadelphie, New York, entre autres, où les foules se pressent pour assister au spectacle. La réaction dans l'Ouest est cependant très différente. À Détroit par exemple, la foule brûle et pend des effigies des prisonniers.

Charles Bird King réalisa un autre portrait de lui en 1837.


Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Black Hawk (Sauk leader) » (voir la liste des auteurs).
  1. Native American Place Names of the United States ; William Bright (2004). Norman: University of Oklahoma Press, p. 66[réf. non conforme]
  2. (en) « Black Hawk », dans Encyclopædia Britannica (lire en ligne)

Annexes

Bibliographie

  • (en) Benjamin Drake, The life and adventures of Black Hawk, Cincinnati, George Conclin, , 266 p. (lire en ligne)
  • (en) Black Hawk, Autobiography of Ma-ka-tai-me-she-kia-kiak, or Black Hawk, Oquawka, J. B. Patterson, , 228 p. (lire en ligne)
  • Black Hawk (trad. de l'anglais par Paulin Dardel), Black Hawk : Chef de guerre : AutobiographieBlack Hawk : an autobiography »], Toulouse, Anacharsis, coll. « Famagouste », , 192 p. (ISBN 979-10-92011-69-2, SUDOC 232369364).
  • The Black Hawk War, Including a Review of Black Hawk's Life; Frank E. Stevens, Chicago, 1903.
  • (en) Frank E. Stevens, The Black Hawk war, including a review of Black Hawk's life, Chicago, Frank E. Stevens, , 460 p. (lire en ligne)

Documentaire

  • Le combat de Black Hawk, de la série Chefs amérindiens, produit par Galafilm & l'ONF, 2002.

Liens externes

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