Bohars

Bohars [boaʁ] est une commune française du département du Finistère, dans la Région Bretagne, en France.

Bohars

La mairie.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Brest-4
Intercommunalité Brest métropole
Maire
Mandat
Armel Gourvil
2014-2020
Code postal 29820
Code commune 29011
Démographie
Gentilé Boharsiens
Population
municipale
3 491 hab. (2015)
Densité 480 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 49″ nord, 4° 30′ 44″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 93 m
Superficie 7,27 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Bohars
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Bohars
Géolocalisation sur la carte : France
Bohars
Géolocalisation sur la carte : France
Bohars
Liens
Site web http://www.mairie-bohars.fr

    La commune de Bohars fait partie de Brest Métropole avec les communes de Gouesnou, Guilers, Guipavas, Le Relecq-Kerhuon, Plougastel-Daoulas, Plouzané et Brest. Bohars adhère aussi à la démarche du Pays de Brest.

    Bohars se trouve dans la 2e circonscription Brest ville dans le canton de Brest 7, comprenant le quartier de la Cavale Blanche et la commune de Guilers.

    Le maire de Bohars est Armel Gourvil.

    Le député de la circonscription est Jean-Charles Larsonneur, et la conseillère générale, Pascale Mahé.

    Géographie

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Bohars
    Milizac Milizac Milizac, Brest
    Guilers Brest
    Guilers Brest Brest

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    Carte cliquable des communes du Finistère

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Botgars vers 1350, Botgarz en 1467, Bogarz en 1544, Bodhartz en 1543 et 1606[1].

    La commune se nomme Boc'harzh en breton.

    Le toponyme est formé avec le terme breton Bot qui signifie « demeure, résidence », associé à Garz, « haie, retranchement », et pourrait, selon Bernard Tanguy, faire référence à la motte de « Boc'harz ar C'hoat »[1].

    Histoire

    L'église Saint-Pierre-aux-Liens.

    L'Ancien Régime

    Au XVIe siècle, Bohars faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan[2].

    Le manoir du Tromeur, construit au début du XVIIe siècle était une maison forte composée, selon un aveu de 1583 d'un corps de logis entouré d'une cour close, crèche, écurie, grande aire, courtil, chapelle, jardin, verger (le tout cerné de murailles), grand bois de futaie, colombier, étang, deux moulins, etc. Démolie pendant les Guerres de la Ligue, la maison forte fut remplacée par un manoir en 1610. Ruiné pendant la Seconde Guerre mondiale, ce manoir, qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel hôpital psychiatrique de Bohars, a été démoli en 1971, à la suite d'un incendie[3].

    Le XIXe siècle

    En avril 1872, un rapport du conseil général du Finistère indique l'ouverture d'une école de filles à Bohars[4].

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Le « des commissaires de police et des agents du fisc ont procédé ce matin aux inventaires [des biens d'église] dans les communes de Guilers, Milizac et Bohars. Des bagarres ont eu lieu dans cette dernière commune. L'abbé Bizien, vicaire, a été appréhendé par deux gendarmes. Le commissaire de police l'a fait remettre en liberté. Dans les trois communes les portes |de l'église] ont été enfoncées »[5].

    La Première Guerre mondiale

    La Seconde Guerre mondiale

    L'après Seconde Guerre mondiale

    Par décret du , plusieurs villages[6] dépendant de la commune de Milizac sont rattachés à la commune de Bohars[7] :

    « Article 1er. - Les villages de Poulrinon, Kérangall, Kerdonval, Boudiguès et Guillermit, dépendant actuellement de la commune de Milizac, canton de Plabennec (arrondissement de Brest, département du Finistère), tels qu'ils sont représentés limités par une ligne continue bleue sur le plan annexé au présent décret, sont rattachés à la commune de Bohars, canton de Brest (2e) (mêmes arrondissement et département).

    Les divers chemins servant de limites entre les deux communes deviendront la propriété exclusive de la commune de Bohars. »

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1800 1808 Yves-Marie Keraudy    
    1808 1822 Jean-André Hoffait    
    1823 1830 Jean Drogou    
    1830 1843 Jean-Marie Salün    
    1844 1851 Charles Saget de la Jonchère    
    1851 1860 René Drogou    
    1860 1865 Charles Saget de la Jonchère    
    1866 1871 Théodore Revel    
    1888 1897 Camille de Dieuleveult    
    1897 1902 Jean Le Bloas    
    1902 1904 Guillaume Castrec    
    1904 1909 Léon Monot    
    1909 1929 Eugène Feillard    
    1929 1932 Jean Tanguy    
    1932 1971 Prosper-Jean-Hervé Salaün    
    1971 1995 Joseph Le Hir    
    mars 1995 2008 Marcel Le Bars    
    mars 2008 En cours Armel Gourvil DVD Chef d'entreprise

    Jumelages

     Tarporley (Royaume-Uni)

     Ventimiglia di Sicilia (Italie)[8]

    Démographie

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    582734747749787865822804843
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    842695950836826882835910866
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    901859891798734757740854896
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    8409091 3612 8873 0433 1703 2883 3053 512
    2017 - - - - - - - -
    3 458--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Lieux et monuments

    Monument aux morts de 1914-1918.
    • La motte féodale du bois de la Montagne du Diable.
    • La chapelle de Loguillo ou de Notre-Dame-des-Grâces, dédiée à saint Quijau ; dans cet édifice Renaissance, dépendance du manoir de Kérampir, aujourd'hui détruit, reposent l'amiral Antoine Exelmans, décédé à Kérampir le 2 novembre 1944, et son épouse Marie de Penfentenyo.
    • Les moulins le long de la Penfeld.
    • L'église Saint-Pierre-aux-Liens.
    • L'hôpital psychiatrique de Bohars.
    • Le monument aux morts de 1914-1918.
    • Le château de Kerguillau
    • Le château de Monplaisir - XIXe siècle

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

      Références

      1. Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère, Chasse-Marée - ArMen. 1990.
      2. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
      3. http://www.histoire.bohars.net/edifices/tromeur.php
      4. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1872, page 8, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562178s/f8.image.r=Perguet.langFR
      5. Journal L'Intransigeant, n° du 23 novembre 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7843372/f4.image.r=Milizac?rk=21459;2
      6. Le terme village en Finistère est utilisé en lieu et place de celui de hameau. La commune (ou paroisse) comprend son bourg et ses villages.
      7. Journal officiel du 2 juin 1955, page 5602
      8. http://www.communes.com/bretagne/finistere/bohars_29820/
      9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
      10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
      11. Annick Le Douguet, "Crime et justice en Bretagne", éditions Coop Breizh, 2011, [ (ISBN 978-2-84346-526-0)]
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