Bourg-Blanc

Bourg-Blanc [buʁ blɑ̃] (en breton Ar Vourc'h-Wenn) est une commune française du département du Finistère et de la région Bretagne.

Bourg-Blanc

Bourg-Blanc vu du cimetière.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Plabennec
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Abers
Maire
Mandat
Bernard Gibergues
2014-2020
Code postal 29860
Code commune 29015
Démographie
Gentilé Blanc-Bourgeois
Population
municipale
3 568 hab. (2017 )
Densité 126 hab./km2
Population
aire urbaine
37 226 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 01″ nord, 4° 30′ 13″ ouest
Superficie 28,31 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Bourg-Blanc
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Bourg-Blanc
Géolocalisation sur la carte : France
Bourg-Blanc
Géolocalisation sur la carte : France
Bourg-Blanc
Liens
Site web http://www.mairie-bourgblanc.fr/

    Géographie

    Les altitudes au sein du finage communal vont de 25 mètres à 98 mètres, le bourg étant vers 65 mètres d'altitude[1]. Le bourg est arrosé par le ruisseau de Bourg-Blanc, affluent de l'Aber Benoît. L'agriculture a longtemps été l'activité dominante et reste importante avec une cinquantaine d'exploitations spécialisées dans l’élevage bovin, porcin et la production légumière (Ceinture dorée bretonne).

    Toutefois la commune a connu depuis une vingtaine d'années un essor des activités artisanales et industrielles et de nombreux migrants pendulaires ayant le plus souvent leur travail à Brest sont venus s'y installer ces dernières années.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Bourg-Blanc
    Coat-Méal Plouvien
    Plabennec
    Milizac Gouesnou

    Lacs de Bourg-Blanc

    Bourg-Blanc possède plusieurs lacs de création assez récente : entre 1960 et 1975, la COMIREN (Compagnie Minière Renanaise) creusa les prairies des vallées pour y rechercher le minerai d'étain (cassitérite) se trouvant dans les alluvions des lits majeurs des cours d'eau locaux[2]. Ces lacs constituent désormais des réserves de pêche et des lieux de détente et de promenade ; c'est en particulier le cas du lac communal de Breignou[3].

    Toponymie

    Borg-Blanc en 1318, Burgus Albus en 1336 et en 1363[4].

    Bourg-Blanc est la traduction littérale du breton Bourc'h-wenn. Si Bourc'h ne fait aucun doute quant à sa signification, le mot « bourg » du « burg » germanique, évoquant ainsi l’emplacement d’un lieu fortifié; le sens de Gwenn (blanc) soulève de nombreuses questions car Gwenn en gaélique signifie aussi pur, immaculé, sacré ou voué aux divinités[5].

    Simple lieu-dit de la paroisse de Plouvien à l'origine, Bourg-Blanc devient une trève de Plouvien en 1607, transformée en commune en 1793. La commune a été dénommée Bourgblanc en 1793, Le Bourg-Blanc en 1801 avant de s'appeler tout simplement Bourg-Blanc ensuite[6].

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Pointes de flèches et poignard triangulaire de type armoricain trouvés dans la chambre funéraire de Coatanéa (Musée de la préhistoire finistérienne de Penmarc'h).

    Le territoire a été habité dès la Préhistoire comme en témoignent de nombreux vestiges préhistoriques et en particulier la chambre funéraire de Coatanéa (vieille de 3 000 ans environ), lieu où des pointes de flèches de « type ogival long » ont aussi été trouvées, ainsi qu'un « poignard triangulaire armoricain à quatre rivets »[7].

    Des vestiges de l'occupation romaine ont aussi été trouvés, en particulier le « trésor de Kergonc »[8] (826 pièces romaines, enfouies dans le sol probablement vers 276 apr. J.-C.), trouvé en 1980, et le « trésor de Kerdidrun »[8] qui compte 1 200 pièces romaines, trouvé en 1989.

    Une stèle, située au bord de l'ancienne voie romaine qui va de Kerilien en Plounéventer à la Pointe Saint-Mathieu[9], présente seize cannelures verticales[10]. Ces objets se trouvent désormais au musée de la Préhistoire finistérienne à Penmarc'h.

    Moyen Âge

    Saint Urfold et saint Ivy

    Au VIe siècle, saint Urfold vint vivre en ermite dans la forêt de Dunan sur le territoire de la commune actuelle de Bourg-Blanc et saint Ivy en fit autant un peu plus tard (la famille noble des Coëtivy reprit son nom). En 1328, Grallo Faber (Grallon Le Fèvre) fonde un hôpital et une chapelle sous le patronage de saint Ivy, qui fut dotée le par un testament d'Hervé de Léon pour l'entretien de 12 lits et d'un chapelain[11], pour accueillir les pèlerins et les infirmes[5].

    La châtellenie du Breignou, dans l'ancien château connu sous le nom de Castel Gleb, fut successivement possédé par les familles Langoueznou (jusqu'au XVIe siècle), Plœuc, Kerlec'h et Thépault[12]. Le manoir actuel a été construit en 1864 seulement.

    Seigneurie de Coëtivy

    En 1497, la seigneurie de Coëtivy (le nom des Coëtivy reprend le nom de saint Ivy qui vécut en ermite à proximité au VIe siècle) se composait de sept manoirs situés dans les paroisses de Plouvien, Plouguerneau, Plouédern et Guipavas. La famille de Coëtivy était seigneur des fiefs de Coëtivy (paroisse de Plouvien à l'époque, commune de Bourg-Blanc actuellement), du Ménant, de Froutgel, de Runinisi (les trois en Plouguerneau), du Forestic (en Plouédern), de Trégouroy et de Kerhuon (paroisse de Guipavas, commune du Relecq-Kerhuon pour le dernier cité désormais). Le fief de Coëtivy fut acheté en 1497 par la famille du Juch et passa, par mariage, aux mains de la famille du Chastel en 1501 (mariage de Marie du Juch avec Tanguy V du Chastel)[13].

    L'historien Arthur de La Borderie en parle en ces termes :

    « La terre de Coëtivi, qui eût l'honneur de donner son nom à une race illustre,dont les exploits, les talents et les vertus suppléèrent fort largement à tout ce qui pouvait manquer à son berceau en terme d'importance féodale[14]. »

    Révolution française

    Le Tiers-état de la trève de Bourg-Blanc envoya deux députés, François Mailloux et François Le Roi, pour la réaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven[15].

    Claude Chapalain[16], vicaire à Sizun, Tanguy Jacob, né le à Saint-Pabu, vicaire dans sa paroisse natale, tous deux prêtres réfractaires, et la sœur du premier cité, Marie Chapalain, née le à Bourg-Blanc, qui les avait cachés à Plouguin[17]. Ils furent arrêté sur dénonciation ; tous les trois furent guillotinés à Brest le 24 vendémiaire an III ()[18]. Le , l'évêque de Quimper et de Léon célébra une messe en leur mémoire en présence d'une foule immense où figuraient 2 500 descendants de Marie Chapalain[19].

    XIXe siècle

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Bourg-Blanc en 1843 :

    « Bourgblanc : commune formée de l'ancienne trève de Plouvien, aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...) Principaux villages : Labou, Kerivinoc, Kervalanoc, Lagadozic, Coat-an-Ea, Cleuziou, Lingoat, Lavilleneuve. Superficie totale : 2 825 hectares, dont (...) terres labourables 955 ha, prés et pâtures 127 ha, bois 50 ha, vergers et jardins 15 ha, marais, étangs 23 ha, landes et incultes 1532 ha (...). Moulins : 5 (de Pontalénec, Pontpren, Breignou, Tromeur, à eau). Chapelles Saint-Ursol, Saint-Julien. L'église paroissiale est seule desservie. Pardon annuel. Marais de Penanéa. Étang de Breignou. On exploite et on brûle de la tourbe. Fontaines nombreuses. Eaux très potables. Une partie de la population se compose de bouchers et est essentiellement nomade. Les mendiants sont nombreux. Depuis quelques années, on a donné une grande extension à la culture de la pomme de terre. La rivière l'Aber Benoît traverse la commune du nord au sud. Géologie : constitution granitique. Presque tous les habitants comprennent le français, mais parlent le breton[20]. »

    En 1896, un document indique que les sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Bourg-Blanc à domicile[21].

    Au hameau de Breignou (Breignoux) existait à la fin du XIXe siècle une usine de produits chimiques produisant de l'iode à partir du goémon[22].

    XXe siècle

    Querelles liées à la laïcité au début du XXe siècle

    La lutte contre l'emploi de la langue bretonne par le clergé (journal La Croix du ).

    Armand de Riverieux, maire de Bourg-Blanc, fit partie des onze maires du canton de Plabennec qui adressèrent en octobre 1902 une protestation au préfet du Finistère à propos de la circulaire interdisant l'usage de la langue bretonne dans les églises[23]. En 1903, il refuse d'accomplir « l'inique besogne » qu'on veut lui imposer et refuse en conséquence de préciser sur le certificat de résidence du curé qu'il doit signer tous les trois mois afin que celui-ci puisse percevoir son traitement[24] si celui-ci enseigne le catéchisme en français. Il écrit aussi qu'il « approuve » les desservants de sa paroisse qui « en faisant le catéchisme en breton ne font que leur devoir »[25].

    La décision de construire une école primaire publique de filles est prise en 1906[26].

    Les querelles liées à l'application de la Loi de séparation des Églises et de l'État, votée en 1905, ont été particulièrement vives dans le Léon au début du XXe siècle ; en voici un exemple qui concerne Bourg-Blanc en 1907, paru dans le journal L'Ouest-Éclair sous le titre « Les crucifix des écoles » :

    « C'est à une véritable rafle de crucifix scolaires que MM. les instituteurs se sont livrés pendant les vacances du premier de l'an dans l'arrondissement de Brest, d'après les instructions de M. l'inspecteur primaire. Les classes étant vides, l'opération n'a offert aucune difficulté, mais la rentrée a été mouvementée dans certaines communes.
    Au Bourg-Blanc, où après un premier décrochage, les christs avaient été remis en place, il y eut des manquants dès le jour de la rentrée, parce qu'on avait appris que l'enlèvement des symboles religieux avait été exécuté à nouveau. Le lendemain, le nombre des absents s'était notablement accru. Lundi dernier, il ne restait plus qu'un quarantaine d'élèves sur les 130 qui fréquentaient auparavant l'école ; mardi, il n'en restait plus que 25 ; le mercredi et les jours suivants, leur nombre était réduit à une petite vingtaine, composée excusivement d'enfants de fonctionnaires ou de pensionnés de l'État[27]. »

    Première Guerre mondiale

    Monument aux morts de la Première Guerre mondiale.
    Bourg-Blanc : la plaque apposée sur le monument aux morts.

    Le monument aux morts de Bourg-Blanc porte les noms de 71 personnes mortes pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; 5 (Jean Marie Balcon, Ambroise Floc'h, Eugène Le Goaziou, François Le Hir, Jean Traon) sont des soldats morts sur le front belge ; Jean Fourn et Jean Petton sont morts alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne ; tous les autres sont décédés sur le sol français dont Charles Appéré[28] et René Huguen[29], tous deux décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et François Gouès[30], cité à l'Ordre de l'Armée[31].

    Seconde Guerre mondiale

    Joseph Riou[32], quartier-maître chauffeur à bord du cuirassé Bretagne, est décédé le lors du naufrage de son bateau pendant la bataille de Mers el-Kébir[33].

    Une photo montre une femme tondue à Bourg-Blanc lors de la Libération en 1944[34].

    Michel Tréguer, qui a passé son enfance à Bourg-Blanc, a écrit un livre Avec le temps ; Chronique d'un village breton sous l'Occupation allemande[35] où il évoque entre autres des faits de collaboration, y compris les amours entre des femmes du village et des soldats allemands. Ce livre polémique[36] suscita une plainte d'une personne citée et à la suite du procès[37] qui s'est ensuivi, tenu à Brest, le livre a été interdit par la justice le pour diffamation dans la mesure où il citait des noms de personnes encore vivantes ou de leurs descendants, le juge estimant que « l'équilibre entre liberté d'expression et respect de la vie privée penchait en faveur du plaignant »[38].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Bourg-Blanc : la mairie et la médiathèque.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1797 1803 Pierre-Marie Perrot    
    1803 1808 Gabriel Sanquer    
    1808 1816 Guillaume Simon    
    1816 1825 Servais-Marie Le Guen    
    1825 1837 Hervé Billant    
    1837 1851 Adolphe-Théophile Levasseur    
    1852 1871 Hervé Billant    
    1871 1885 Michel-Marie Crozon    
    1885 1906 Armand de Riverieux    
    1907 1908 Gabriel Crozon    
    1908 1912 Armand de Riverieux    
    1912 1919 Gabriel Crozon    
    1919 1929 Georges de Riverieux   Fils d'Armand de Riverieux
    1929 1935 Jean-François Lichou    
    1935 1943 Alain de Kergariou    
    1969 1969 Jean-Marie Bleuven    
    1971 1989 Bertrand de Kergariou   Fils d'Alain de Kergariou
    1989 2008 Gilles Falc'hun    
    mars 2008 2014 Jean-Paul Berthouloux    
    mars 2014 En cours Bernard Gibergues UMP-LR Retraité, Conseiller départemental
    Les données manquantes sont à compléter.

    Jumelages

    Bourg-Blanc et la commune voisine de Coat-Méal sont liées avec une charte d'amitié depuis 2005 avec la localité de La Balme-de-Sillingy (Haute-Savoie) et un jumelage est envisagé[39].

    Population et société

    Démographie

    Vers 1890, le hameau de Saint-Urfold avait 50 habitants[40] et celui de Lagadeuzic 60 habitants[41].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[43].

    En 2017, la commune comptait 3 568 habitants[Note 1], en augmentation de 4,88 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 4441 5611 6171 7461 7291 8681 8311 8411 920
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 8671 8481 8241 7611 8081 8261 7671 7081 666
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 6841 7121 7621 6101 5931 6261 6511 6991 675
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    1 6821 7842 2902 6592 9713 0773 1743 3993 537
    2017 - - - - - - - -
    3 568--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La population de Bourg-Blanc a augmenté de 1 824 habitants entre 1793 et 2008 (+126,3 % en 215 ans). Elle n'a connu pendant longtemps que de très faibles évolutions, oscillant en permanence entre 1 444 (en 1793) et moins de 1 800 habitants jusqu'en 1968 inclus (un tout petit maximum fut atteint en 1911 avec 1 762 habitants) et ne connaissant pas de déclin démographique marqué contrairement à bon nombre d'autres communes rurales frappées par l'exode rural. Par contre, concernée par la périurbanisation liée à la proximité de l'agglomération brestoise, qui a attiré de nombreux migrants pendulaires, la population communale a fortement augmenté, gagnant 1 390 habitants en 40 ans (+77,9 %) entre 1968 et 2008.

    Depuis 1968, la commune connaît un accroissement naturel constamment positif, mais assez faible désormais (le taux d'accroissement naturel étant de +0,2 % l'an entre 1999 et 2008) et le solde migratoire l'est également (+0,4 % l'an entre 1999 et 2008) même s'il fut plus important par le passé (+3,0 % l'an entre 1968 et 1975). La population est relativement jeune (22,2 % de 0 à 14 ans contre 14,8 % de 65 ans et plus). Le nombre des naissances l'emporte modérément sur celui des décès : 423 naissances pour 352 décès pour la période 200-2009 inclus[46].

    La croissance démographique a entraîné la construction de nombreux lotissements : le nombre des logements dans la commune est passé de 455 en 1968 à 1 276 en 2008, avec une nette prédominance des maisons individuelles (1 185 en 2008, soit 92,9 % du parc immobilier total) et des résidences principales (0,8 % de résidences secondaires seulement). C'est entre 1975 et 1989 que les constructions neuves ont été les plus nombreuses (366 logements) contre seulement 266 pour la période 1990-2005[47].

    Manifestations culturelles et festivités

    Championnat du Finistère d'orthographe chaque année organisé par le club les Fêlés de l'orthographe sous la présidence de Jean-François Coatmeur et Laurent Ségalen fin mars 2008.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • La chapelle de Saint-Urfold, du XVe siècle est courte mais assez large. Elle renferme un tombeau de l'ermite et était un lieu de pèlerinage très fréquenté encore à la fin du XIXe siècle[48]. Un vaste chevet est ajouré par deux fenêtres flamboyantes jumelées. Au-dessus de la porte du pignon ouest, on remarque les armoiries des familles de Coëtivy (Coativy)[49] et Du Chastel[50] est simplifiée et reste lacunaire[51]. Ces deux familles nobles furent très puissantes pendant de nombreuses générations. On vit même plusieurs du Chastel jouer un rôle capital à la cour du roi de France. On retrouve cette famille dans tout le Léon et particulièrement à Trémazan. C'est également Tanguy Ier du Chastel qui fit construire la tour Tanguy à Brest.
    Bourg-Blanc : la chapelle Saint-Urfold, vue générale.
    Bourg-Blanc : le calvaire près de la chapelle Saint-Urfold.

    Dans la chapelle, on peut reconnaître saint Urfold, mais aussi Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ainsi que saint Jean l'Évangéliste, saint Yves. sainte Marguerite est également reconnaissable à son dragon. Comme les autres chapelles, elle a une fontaine consacrée, à niche gothique. Comme son nom l'indique, la chapelle est sous le patronage de saint Urfold, oncle de saint Hervé, fils de Harvian et Rivanone. Vers 14 ans, saint Hervé vint voir son oncle Urfold qui vivait solitairement entre Plouvien et Plabennec. Peu après l'arrivée de son neveu, Urfold quitta Plouvien et vint à Bourg-Blanc bâtir un oratoire. Là, il vécut désormais dans la solitude, se consacrant exclusivement à Dieu.

    Son neveu, saint Hervé, eut par révélation connaissance de la mort de saint Urfold et se mit en route vers l’oratoire de son oncle. Il s’y prosterna pour prier et au cours de son oraison, le sol trembla si fort que tous ceux qui étaient avec lui furent jetés à terre ; la terre s’ouvrit et de cette ouverture sortit une odeur suave et odoriférante. Saint Hervé, ayant, par ce miracle, connu et trouvé le tombeau de son oncle l’accommoda de pierres et le lieu devint bientôt le cadre de miracles. C’est sûrement là l’origine du culte qui est encore rendu à saint Urfold[52].

    On peut encore aujourd'hui voir ce tombeau, sarcophage uni percé d'une arcade en voûte. Le jour du pardon, des pèlerins passent et repassent sous l'arcade du tombeau, à genoux, à cause de sa faible hauteur pour implorer la protection du saint et guérir leurs rhumatismes. Cette chapelle « renferme le tombeau de ce saint ermite, qui consiste en un sarcophage uni, sans inscription, mais ayant dans son intérieur une arcade allongée, par laquelle passent et repassent les pèlerins ; ce sarcophage, élevé de terre de trois pieds, repose sur la pierre même dont saint Hervé avait recouvert jadis le tombeau de son oncle » écrit Miorac de Kerdanet dans une note à sa réédition du livre d'Albert Le Grand[53].

    Le pardon de Saint-Urfold a longtemps été très fréquenté. M. Tosser en fait la description suivante dans Le Finistère pittoresque en 1906 :

    « Si vous voulez jouir d’un curieux coup d’œil, allez à Bourg-Blanc le jour du pardon de saint Urfold, qui a lieu le lundi de Pentecôte. Les pèlerins passent et repassent sous cette arcade pour implorer la protection du saint. Ce n’est pas un spectacle ordinaire que le défilé de toutes ces personnes obligées de marcher sur les mains et sur les genoux, en raison du peu de hauteur laissée par l’ouverture du monument ; on ne saurait s’en offusquer quand on voit avec quelle conviction les dévots de saint Urfold accomplissent cette partie du pèlerinage[54]. »

    La fontaine Saint-Urfold se trouve à proximité[55].

    • L’église paroissiale Notre-Dame date de 1770 ; elle a été construite sur un tertre au bord de la rivière à l'emplacement d'une chapelle ancienne consacrée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ; le clocher de l'ancienne chapelle fut conservé, mais lorsque l'église fut agrandie entre 1859 et 1862, le clocher avec ses deux galeries saillantes et ses dômes, fut démonté, et reconstruit en étant surélevé ; il a été classé monument historique par arrêté du [1]. L'église a été restaurée en 1996. Le porche date de 1770, donc de la construction initiale de l'église. Une pietà se trouve dans l'église[56]. Le retable de l'Assomption, situé dans le transept, représente l'Assomption de la Vierge au-dessus d'un paysage représentant Bourg-Blanc au XIXe siècle[57].

    L'ancien ossuaire, désormais dénommé chapelle des Trépassés[58], date du XVIe siècle[59]. Le nom provient de la confrérie des Trépassés qui existait à Bourg-Blanc au XVIIIe siècle[60]. Dédiée à saint Éloi, patron des orfèvres et des forgerons, et à saint Herbot, patron des bêtes à cornes, la chapelle est un ancien ossuaire. Le bâtiment est restauré en 1842 et à nouveau en 1990. Il sert désormais de musée local.

    • Le manoir du Breignou fut construit en 1864 par M. de Riverieux à l'emplacement d'un ancien château dénommé Castel Gleb, propriété au Moyen Âge de la famille de Langoesnou, détruit lors de la Révolution française et dont les pierres servirent à la construction des fortifications de Brest[61]. Depuis 1926, la famille de Kergariou est propriétaire de ce manoir. la chapelle et la fontaine Sainte-Julitte rappellent l'ancienne chapellenie de Sainte-Julitte qui dépendait du manoir[5]. La fontaine Sainte-Julitte a été déplacée lors des travaux de recherche de l'étain par la COMIREN[62].
    • Seize croix et calvaires[63] sont recensés à Bourg-Blanc dont la croix d'Ar Groaz Hir[64], l'une des plus anciennes de la région, à Kerviliou ; celle de Lagaduzic, qui date du Haut Moyen Âge ; celle de Kerviliou, accompagnée d'une inscription ancienne ; celle du cimetière à statues géminées ; celles près de l'église paroissiale et celles près de la chapelle Saint-Urfold ; etc.

    Personnalités célèbres liées à la commune

    • La famille de Coëtivy, qui trouve son origine dans le manoir de Coëtivy, situé alors dans la paroisse de Plouvien, mais désormais dans la commune de Bourg-Blanc. Sa devise était Bepret en breton (Toujours) (généalogie simplifiée)[49] :
      • Prigent I de Coëtivy ou Prégent I de Coëtivy, seigneur de Ploequin (Plouguin), chevalier banneret, marié en 1180 à Plouvien avec Adelice de Léon, décédé en 1220.
        • Alain I de Coëtivy, seigneur de Ploequin, décédé en 1270.
          • Prigent II de Coëtivy ou Prégent II de Coëtivy, né en 1220 à Ploequin, décédé en 1280, chevalier, seigneur de Coëtivy, marié avec Plezou de Kerlech. Il participa en 1270 à la huitième croisade[66].
            • Sybille de Coëtivy (1246 - 1272), dame de Kerlec’h, marié avec Bernard du Chastel (1242 – 1312).
            • Prigent III de Coëtivy ou Prégent III de Coëtivy (1240 - 1312), chevalier, seigneur de Coëtivy, marié avec Bérande de Saulx (1244 – 1309)

    (mais la seigneurie de Coëtivy a été vendue le à Jean VI du Juch et les descendants nobles de la famille de Coëtivy n'habiteront plus Plouvien)

    • Jean de Langoueznou, né au château du Breignou, paroisse de Plouvien (désormais commune de Bourg-Blanc), abbé de l'abbaye de Landévennec en 1350, fut le narrateur du récit semi-légendaire du lys de Salaün, le pauvre fou du bois du Folgoët :

    « Je, Jean de Langoueznou, abbé dudit lieu de Landévennec, ay esté présent au miracle cy-dessus (le lys sortant par la bouche de Salaün, dans le tombeau), l'ay vue, ouy et l'ay mis par escrit, à l'honneur de Dieu et de la benoiste Vierge Marie, et afin que je puisse mériter d'avoir une place de repos éternel, avec le simple et pauvre innocent, j'ay composé un cantique en latin pour les trépassés, auquel il y a six fois O Maria ! O Maria !, lequel est encore aujourd'hui solennellement chanté en très grande dévotion, en notre royal moustier [monastère] et par tous les prieurés qui en dépendent[68]. »

    • La famille de Riverieux (habitait le manoir du Breignou) :
      • Armand de Riverieux fut maire de Bourg-Blanc de 1886 à 1912.
        • Georges de Riverieux, fils du précédent, fut maire de Bourg-Blanc de 1919 à 1929.
    • La famille de Kergariou (habitait le manoir du Breignou à partir de 1926) :
      • Alain de Kergariou fut maire de Bourg-Blanc.
        • Bertrand de Kergariou, fils du précédent, fut maire de Bourg-Blanc.
        • Caroline de Kergariou (1959-2019), auteure, scénariste et dramaturge.

    Espace muséographique

    L'espace photo-cinéma :

    C'est à Yves Simon, un Blanc-Bourgeois passionné, que l'on doit une collection d'appareils photos et de quelques caméras de cinéma exposée dans la galerie de la médiathèque. Recueillis depuis une quarantaine d'années, plus d'un millier d'appareils[réf. nécessaire] témoignent de l'évolution de la photographie. Une partie de cette collection est visible aux heures d'ouverture de la médiathèque.

    École de pêche

    Les deux étangs de Bourg-Blanc sont particulièrement adaptés à la pêche en famille au « blanc » ou la truite : aires de pique-nique et de jeux aménagées à cette intention. L'aménagement récent d'un ponton rend désormais les berges accessibles aux pêcheurs handicapés.

    Implantée sur le site, l'école de pêche peut proposer des stages de découverte ou de perfectionnement en période de vacances.

    Culture, enseignement, langue bretonne

    • L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg label 2 a été votée par le conseil municipal le 8 juillet 2010.
    • La commune possède deux écoles primaires :
      • l'école primaire publique du bourg ;
      • l'école primaire privée Saint-Yves-Notre-Dame.
    • L'Écho Blanc-Bourgeois est le nom de la revue municipale d'information[71].

    Héraldique

    Le blason de Bourg-Blanc.
    D'or à une fasce de sable ondée en pointe, chargée d'un dragon d'argent.
    Ornements extérieurs : accompagné de la devise bretonne Vourc’h ven dinam atao (Bourg-Blanc toujours sans tache) sur une banderole d’or ; l’écu sommé d’une grande moucheture d’hermine de sable accompagnée d’une macle d’or à dextre et d’une croisette aussi d’or à senestre ; soutenu de deux truites adossées en chevron renversé d’argent issant d’une mer de sinople, le tout posé sur le manteau de la Vierge Marie d’azur à l’orle d’or, doublé d’argent. Le dragon rappelle la légende du dragon de Prat-ar-Zarp qui terrorisait les habitants en crachant du feu. Ses maléfices furent réduits à néant par l’intervention salutaire de saint Urfold. Les poissons (2 truites) rappellent que Bourg-Blanc est sillonnée par des rivières très poissonneuses en particulier l’aber Benouhic qui traverse l’agglomération.
    Conseil municipal du . Arrêté préfectoral du .

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Annuaire Mairies
    2. R. Moussu, Le gisement d'étain de Saint-Renan, géologie et prospection, "Annales des mines", janvier 1963, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9764319j/f647.image.r=Plouarzel
    3. Geocaching-Le lac de Breignou et Mairie de Bourg-Blanc - lac communal
    4. Mairie de Bourg-Blanc
    5. InfoBretagne
    6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
    7. J. Briard et P.-R. Giot, Typologie et chronologie du bronze ancien et du premier bronze moyen en Bretagne, Bulletin de la Société préhistorique française, 1956, volume 53, n° 7-8, Persée
    8. Site de Michel Mauguin
    9. Les mis de Saint Mathieu
    10. Topic-Topos
    11. Abbé Le Guen, « Antiquités du Léon et plus spécialement du canton de Plabennec », in Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, Gallica
    12. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 2e édition, tome 3, 1862, Gallica
    13. Histoire bretonne
    14. Arthur de La Borderie, « La vicomté ou principauté de Léon », Revue de Bretagne et de Vendée, Vannes, 1889, sur Gallica
    15. Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages, série 1, tome 3, 1879, sur Gallica
    16. Claude Chapalain, né le à Bourg-Blanc
    17. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19960625&article=863235&type=ar
    18. https://diocese-quimper.fr/br/se-ressourcer/temoins-de-la-foi/story/689/pretres-et-laics-victimes-de-la-revolution-francaise et Albert Laot, "La bataille de Kerguidu. Révolte contre-révolutionnaire en Basse-Bretagne, mythe et réalité", Skol Vreizh n°65, 2013
    19. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1)
    20. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirtqmMkKLaAhVS3KQKHZ8lCggQ6wEIMzAC#v=snippet&q=Bourg-Blanc&f=false
    21. La France charitable et prévoyante, tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, Gallica
    22. La grande encyclopédie, tome 7, 1885-1902, sur Gallica
    23. Journal L'Univers, n° du 30 octobre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711249b/f4.image.r=drennec?rk=858373;2
    24. Depuis le Concordat, les membres du clergé étaient payés par l'État.
    25. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902 : la IIIe République contre les langues régionales, Spézet, Coop Breizh, , 182 p. (ISBN 2-909924-78-5)
    26. Journal L'Ouest-Éclair n° 3298 du 19 mars 1906, sur Gallica
    27. Journal L'Ouest-Éclair n° 2926 du 15 janvier 1907, Gallica
    28. Charles Appéré, soldat au 77e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Bois Sénécat (Somme)
    29. René Huguen, soldat au 17e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Sommepy (Marne)
    30. François Gouès, soldat au 369e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Mesbrecourt-Richecourt (Aisne)
    31. MemorialGenWeb.org - Bourg-Blanc : monument aux morts
    32. Joseph Riou, né le à Plabennec
    33. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=16741
    34. Le Finistère en 39-45
    35. Michel Tréguer, Avec le temps, Chronique d'un village breton sous l'Occupation allemande, Cloître imprimeur, éditions Dialogues, 2009
    36. Eireann, littérature d'Irlande, de Bretagne et aussi d'ailleurs
    37. Le Monde en Guerre, Forum de la Seconde Guerre mondiale
    38. Observatoire de la censure
    39. Mairie de Bourg-Blanc
    40. Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, tome 6, 1890-1905, sur Gallica
    41. Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, Tome 6, 1890-1905, sur Gallica
    42. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    43. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    46. INSEE
    47. INSEE
    48. Benjamin Girard, La Bretagne maritime, 1889, Gallica
    49. Site de Maryvonne Morvan et Jean-Jacques Abaléa, Racines et histoire et Forum de duché de Bretagne
    50. Mercure de France, décembre 1757, Google Books
    51. Allain Ferrand, Tableau généalogique de la famille du Chatel, Bulletin de la Société académique de Brest, 1903, Gallica
    52. Ergué-Gabéric, Historial du Grand Terrier
    53. Miorac de Kerdanet, Les vies des saints de la Bretagne-Armorique d'Albert le Grand et Dom Lobineau, Google Books
    54. M. Tosser, Le Finistère pittoresque, 1906, Ergué-Gabéric, Historial du Grand Terrier
    55. Répertoire des Fontaines de Bretagne
    56. Mairie de Bourg-Blanc
    57. Topic-Topos
    58. Topic-Topos
    59. Web-Libre - Bourg-Blanc
    60. Ses comptes pour la période 1718-1755 ont été conservés, voir Bulletin philologique et historique jusqu'à 1715 du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1926-1927, Gallica
    61. Mairie de Bourg-Blanc
    62. Regard de la pointe de Bretagne
    63. Croix et calvaires du Finistère
    64. Topic-Topos
    65. Il s'agit d'une brisure des armes de la famille de sa mère, Catherine du Chastel ( d'or à trois fasces de gueules), héritière de la branche aînée des comtes de Léon ( d'or au lion de sable), la branche cadette, les seigneurs de Léon, ayant survécu et adopté un lion morné. C'est ce qui explique peut-être la couleur des fasces
    66. Son blason se trouve dans les salles des Croisades du musée de Versailles selon René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les Bretons. 9, CHES-COND, 1886-1908, Gallica
    67. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les Bretons. 9, CHES-COND, 1886-1908, Gallica
    68. Joseph-Marie de Kersauzon de Penandreff, Histoire généalogique de la maison de Kersauson, 1888, Gallica
    69. J. Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790), tome 1, 1905, Gallica
    70. Société d’entraide des membres de la Légion d’honneur
    71. Mairie de Bourg-Blanc

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Liens externes

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