Bydgoszcz

Bydgoszcz (/ˈbɨdɡɔʂt͡ʂ/ ; en allemand Bromberg /ˈbʁɔmbɛɐ̯k/), traditionnellement francisée en Bidgostie[1],[2],[3], est une ville de Pologne, chef-lieu de la voïvodie de Couïavie-Poméranie, dont elle est la plus grande ville, et du powiat de Bydgoszcz.

« Bromberg » redirige ici. Pour les autres significations, voir Bromberg (homonymie).

Bydgoszcz
Bidgostie (fr), Bromberg (de)

Héraldique

Drapeau
Administration
Pays Pologne
Région Couïavie-Poméranie
Powiat Ville-powiat
Maire Rafał Bruski (PO)
Code postal 10-001 à 11-041
Indicatif téléphonique international +(48)
Indicatif téléphonique local 52
Immatriculation CB
Démographie
Gentilé bydgostien,ne
Population 359 428 hab. (2013)
Densité 2 042 hab./km2
Population de l'agglomération 460 000 hab.
Géographie
Coordonnées 53° 07′ nord, 18° 00′ est
Superficie 17 598 ha = 175,98 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pologne
Bydgoszcz
Géolocalisation sur la carte : Pologne
Bydgoszcz
Liens
Site web http://www.bydgoszcz.eu

    Bydgoszcz a fait partie des territoires polonais annexés par la Prusse de 1772 à 1918.

    Histoire

    La vieille ville
    Nouvelle ville
    Digues sur la rivière
    Monument Łuczniczka (L'archère)

    La période du royaume de Pologne

    Bydgoszcz obtient le statut de ville dès 1346, ce qui reflète son importance économique liée à son rôle dans le commerce du blé et du sel. En aout 1409, le grand-maître de l'ordre teutonique Ulrich Von Jungingen prend momentanément la ville[4].

    La période de domination prussienne (1772-1918)

    Lors du Premier partage de la Pologne (1772), Bydgoszcz fait partie des territoires annexés par la Prusse ; elle revient au duché de Varsovie en 1807, mais est réintégrée au royaume de Prusse en 1815 (puis à l'Empire d'Allemagne en 1871) ; la ville est alors appelée Bromberg.

    Elle perd sa prépondérance économique et politique au profit de Thorn (Toruń) jusqu'à ce que la construction des lignes ferroviaires à Dantzig, à Piła et à Thorn change les choses.

    Le XXe siècle

    Quand la Pologne retrouve son indépendance en 1918, la ville lui est attribuée et reprend son nom polonais, bien que sa population soit majoritairement allemande.

    En 1939, lors du Dimanche sanglant de Bydgoszcz, une partie de la communauté allemande de la ville est massacrée. Quelques semaines plus tard, en octobre 1939, les nazis utilisent ce prétexte pour faire massacrer 1 200 à 1 400 Polonais et juifs par les Selbstschutz et la Gestapo dans des fosses communes qu'on appellera la "Vallée de la mort".

    De septembre 1944 à janvier 1945, les nazis construisent dans la ville un camp de concentration pour femmes juives, le camp de concentration de Bromberg-Ost, annexe du camp de concentration du Stutthof ; les prisonnières sont contraintes aux travaux forcés pour la maintenance des voies ferroviaires allemandes.

    En 1973, Fordon, à l'est de la ville, sur la Vistule, est rattaché à Bydgoscz.

    La métropole Bydgoszcz-Toruń

    Lors de la réforme territoriale de 1999, le gouvernement polonais décide que la voïvodie de Couïavie-Poméranie aurait deux chefs-lieux, Bydgoszcz et Toruń, afin de ménager la fierté de leurs habitants.

    Bydgoszcz fait partie de la métropole Bydgoszcz-Toruń, ces deux villes s'intègrent rapidement et en 2003 l'Académie médicale de Bydgoszcz rejoint l'Université de Toruń. Bydgoszcz est le siège de plusieurs universités et d'un Musée de la Diplomatie et de l'Émigration Polonaise. La Philharmonie Paderewski est réputée pour l'acoustique exceptionnelle de sa salle de concert[réf. nécessaire].

    Économie

    Parmi les compagnies les plus importantes, on retrouve :

    • Projprzem SA
    • Zachem SA
    • Zespół Elektrociepłowni Bydgoszcz SA
    • PESA (Machines Ferroviaires)
    • OKT Polska

    Transports

    Bydgoszcz est desservie par l'Aéroport de Bydgoszcz (en polonais : Port lotniczy im. Ignacego Jana Paderewskiego Bydgoszcz-Szwederowo, code AITA : BZG, code OACI : EPBY).

    Sports

    Personnalités

    Jumelages

    Galerie

    Notes et références

    1. Andrzej Olszowski (pl), Censure, ou discours politique touchant les prétendants à la couronne de Pologne, (lire en ligne), p. 41
    2. Blaise de Vigenère, Les Chroniques et Annales de Pologne, (lire en ligne), p. 395
    3. Pierre Bertius, Tabularum geographicarum contractarum, (lire en ligne), p. 583
    4. (en) Urban William, Tannenberg and After: Lithuania, Poland and the Teutonic Order in Search of Immortalit (ISBN 978-0-929700-25-0)

    Liens externes

    • Portail de la Pologne
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