Camors

Camors [kamɔʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

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Camors

La gare de Lambel - Camors.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Pluvigner
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Claude Jarno
2014-2020
Code postal 56330
Code commune 56031
Démographie
Gentilé Camorien, Camorienne
Population
municipale
3 030 hab. (2017 )
Densité 82 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 55″ nord, 2° 59′ 59″ ouest
Altitude 104 m
Min. 27 m
Max. 137 m
Superficie 37,09 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Camors
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Camors
Géolocalisation sur la carte : France
Camors
Géolocalisation sur la carte : France
Camors
Liens
Site web http://www.camors56.fr/

    Géographie

    Communes limitrophes de Camors
    Baud
    La Chapelle-Neuve
    Pluvigner

    La commune s'étend sur 37,1 km2 et est entourée par les communes de Baud, de Pluvigner et de La Chapelle-Neuve. Située à une altitude moyenne de 104 mètres d'altitude, celle-ci culmine à 137 mètres et est à son point le plus bas de 27 mètres. La rivière l'Ével et la rivière le Tarun sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Camors. Ces deux rivières sont respectivement affluent et sous-affluent du Blavet. De nombreux ruisseaux prennent leurs sources sur la commune. Elle est située pour partie sur le massif des landes de Lanvaux dont elle constitue l'extrémité occidentale. Elle est couverte en grande partie par deux massifs forestiers, la forêt domaniale de Camors et la forêt de Floranges. Avec 1 622 ha de bois[1], le taux de boisement de la commune est de 44 %.

    La population se répartit majoritairement autour de trois pôles : le bourg, le village de Lambel-Camors et le village de Locoal-Camors. La commune fait partie du Canton de Pluvigner, de la communauté de communes Auray Quiberon Terre Atlantique et dépend de l'arrondissement de Lorient.

    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné sous les formes Camor en 1204 ; Kemorz en 1228[2].

    De [car / ker], « hameau, village » et [mourz] en vannetais, « humide, bourbeux »[2].

    Le nom breton de la commune est Kamorzh[2].

    Histoire

    Le territoire de la commune de Camors est né tardivement et est constitué d'une partie du territoire de Baud et d'une partie du territoire de Pluvigner. Les habitants de Camors vivaient essentiellement de la forêt. Ils étaient charbonniers, sabotiers, scieurs de long, faiseurs de balais, bucherons... Il y a eu jusqu'à deux cents bucherons et quatre-vingt-dix sabotiers. La religion et l'autorité civile n'avaient que peu d'emprise sur cette population vivant en forêt. Camors est une des seules communes de France où il reste deux scieries et un sabotier.

    Moyen-Âge

    Le XXe siècle

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Camors porte les noms de 141 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : un est décédé au Maroc (Raphaël Allano), quatre sont décédés sur le sol belge, trois en Serbie alors qu'ils faisaient partie de l'Armée française d'Orient, trois alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne ; tous les autres sont décédés sur le sol français[3].

    François Bihouis, né en 1878 à Camors, soldat au 88e régiment d'infanterie territoriale fut fusillé pour l'exemple le à Maizy (Aisne) pour « voies de fait », ayant blessé un sous-lieutenant[4].

    L'Entre-deux-guerres

    À Camors il y avait en 1936 77 sabotier pour 623 foyers. C'est dans la forêt de Camors qu'auraient survécu les dernières huttes de sabotier de Bretagne[5].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le , des feldgendarmes, épaulés de membres du Bezen Perrot (dont Ange Péresse, originaire de Bubry) et du groupe de Guy Vissault de Coëtlogon (dont Joseph Le Ruyet, originaire de Bubry) arrêtent 17 résistants à Baud, Bubry, Camors et Quistinic[6].

    Blasonnement

    Les armoiries de Camors se blasonnent ainsi :
    Ecartelé : au un, d’argent à trois merlettes de sable, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d’argent ; au deux, de sable à sept macles d’argent, trois, trois et un ; au trois, de gueules à neuf besants d’or, trois, trois et trois ; au quatre, d’or à trois fasces ondées d’azur, au chef de gueules ; sur le tout, burelé d’argent et d’azur de dix pièces, trois chevrons de gueules, le premier écimé, brochant.
    (Armes des familles Lannion, Arradon, Malestroit, Langouez, et sur le tout La Rochefoucauld, seigneur de Camors). Conc. M. de Roche et Mme Méeus.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
        Mathurin Le Mer    
    mars 1971 mars 1989 Pierre Jarno    
    mars 1989 juin 1995 François Dudoret DVG Retraité de la Poste
    juin 1995 mars 2001 Joseph Le Tutour DVD  
    mars 2001 mars 2014 Bernadette Desjardins PS  
    mars 2014 En cours Claude Jarno PS Cadre
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

    En 2017, la commune comptait 3 030 habitants[Note 1], en augmentation de 4,12 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 8141 6821 5261 7151 8321 9532 0072 1402 100
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 0402 0862 1962 1682 2102 3222 3842 5122 553
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 6032 6972 8022 7592 8943 0362 9953 0182 545
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    2 5572 4362 3002 3212 3752 3532 6642 7092 753
    2013 2017 - - - - - - -
    2 9543 030-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2016, on recensait 1 501 hommes et 1 511 femmes à Camors. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était la suivante :

    • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 10,9 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 27,0 %) ;
    • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 11,1 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
    Pyramide des âges en nombre d'individus à Camors en 2016 [11].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    10 
    90 ou plus
    12 
    112 
    75 à 90
    132 
    283 
    60 à 74
    298 
    303 
    45 à 59
    286 
    316 
    30 à 44
    303 
    164 
    15 à 29
    168 
    313 
    0 à 14
    311 

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Camors et dans l'ensemble du Morbihan en 2016 sont présentés ci-dessous.

    Revenus des ménages à Camors (56) en 2016.
    Camors[12] Morbihan[13]
    Nombre de ménages fiscaux1 293332 909
    Nombre de personnes dans les ménages fiscaux3 106740 023
    Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros)19 97120 607
    Part des ménages fiscaux imposés43,0 %49,1 %

    Sports

    • La ronde des korrigans, un critérium de cyclisme se déroule à Camors depuis 1961 fin juillet, il regroupe des coureurs élites et amateurs.
    • Le cyclo cross du Petit Bois se déroule également à Camors fin décembre, il regroupe des coureurs élites et amateurs. En 1987, il a accueilli les championnats de France de cyclo-cross.

    Lieux et monuments

    • L'église paroissiale Saint-Sané (elle date du XVIIe siècle, mais a subi de nombreux remaniements depuis).
    • La forêt domaniale de Camors présente sur 650 hectares.
    • La forêt domaniale de Floranges.
    • L’étang et le site du Petit bois, en forêt de Camors, dédiés à la détente, aux loisirs et aux sports.
    • Les mégalithes de la forêt : alignements de Cornevec, menhir Bras, menhir Bihan, tumulus de la ligne du Crénan, menhir de l'Armoirie, ainsi que le menhir de l’étoile, classé au patrimoine des monuments historiques de France depuis 1934. Menhir du roch hir à Kerguelene, menhir de la Croix-Blanche, dolmen à Kermachelle, tertes tumulaires à Coz-Camors, menhir à Kerpenru et à Coët er Gankis...
    • La motte féodale de Tourel-Tallen.
    • La chapelle Saint-Goal du XIVe siècle, la chapelle Saint-Gobrien du XIVe siècle.
    • Les nombreuses fontaines dispersées dans la forêt dont celle du Drolo.
    • Les arboretums qui sont des collections d’arbres rares de certaines régions, plantés dans le but de conserver des espèces.
    • L’atelier de Claude Simon, dernier sabotier du Morbihan[14].
    • Le circuit de l’eau en forêt de Camors (11 km).
    • La gare de Lambel - Camors construite en 1898 - sur la ligne d'Auray à Pontivy.

    Personnalités liées à la commune

    Culture

    Le Bagad Bleidi Kamorh lors du festival interceltique de Lorient.
    • Bagad Bleidi Kamorh (Les loups de Camors).
    • Festival Çarockamorh.
    • Bibliothèque municipale Jean-Markale.

    Enseignement

    Camors compte deux écoles. :

    • école des Lutins,
    • école Saint-Joseph.

    Accès

    Le bourg de Camors est situé au croisement de la route départementale 768 (ancienne RN 168), axe Quiberon - Dinard et de la route départementale 769 (ancienne route nationale 779), axe Vannes - Camors).

    La commune est aussi traversée par la ligne de chemin de fer d'Auray à Pontivy. La gare de Lambel-Camors est une ancienne halte sur cette ligne, désormais uniquement desservie lors de trajets touristiques l'été. Elle a été ouverte au public le 29 juin 1898, et a connu une activité voyageur jusqu'en 1949. L'activité marchandise (transport de bois de mine, pomme à cidre, engrais) a cessé en 1973. L'histoire de cette halte met en avant la détermination des élus de Camors qui

    ront batailler à l'époque pendant 35 ans (6 août 1862/juillet 1897) pour permettre sa construction et ainsi permettre l'expédition du bois au départ de Lambel, et non plus de Baud ou de Pluvigner. La ligne Auray-Pontivy ouverte le 18 décembre 1864 permit un développement sans précédent des communes desservies par les trains de la compagnie des chemins de fer d'Orléans.

    Jumelages

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie

    • Suzanne Le Rouzic, Les forêts domaniales de Camors, Floranges et Lanvaux, Le Faouët, Liv'Éditions, 2010 (ISBN 978-2-8449-7175-3)
    • Louis de Caters, Le Lion de Camors, Épisode des guerres de la Chouannerie 1795-1804, Gravures de Girardet, Editiions Delagrave, 1895

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

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