Campagne du Gabon

La campagne du Gabon ou bataille de Libreville est une campagne militaire qui eut lieu au Gabon, en novembre 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle se termina par la prise de Libreville au Gabon par les Forces françaises libres (FFL) sous les ordres du général de Gaulle et le ralliement de l’Afrique-Équatoriale française (AEF) à la France libre.

Campagne du Gabon
La 1re Compagnie de Chars de Combat de la France Libre durant la campagne du Gabon avec ses H39
Informations générales
Date -
Lieu Gabon, Afrique-Équatoriale française
Issue victoire des Alliés
Belligérants
 France libre
Royaume-Uni
 État français
Commandants
Philippe Leclerc
Pierre Kœnig
John Cunningham
Marcel Têtu
Forces en présence
1500 hommes[1]
Pertes
une vingtaine de tués[2]1 sous-marin, 1 aviso colonial

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Coordonnées 0° 23′ 24″ nord, 9° 27′ 06″ est
Géolocalisation sur la carte : Afrique
Géolocalisation sur la carte : Gabon

Contexte

Le , le général de Gaulle arrive à Douala, avant d'autoriser, le 12 octobre, la mise en place de plans pour l'invasion du Gabon. Il désirait utiliser l'Afrique-Équatoriale française (AEF) comme base arrière d'où il pourrait lancer des attaques contre la Libye, contrôlée alors par les forces de l'Axe, mais qui servirait également à surveiller la situation au Tchad, au nord[3].

Le 27 octobre, les Forces françaises libres (FFL) traversent le Gabon et prennent la ville de Mitzic[1]. Le 5 novembre, la garnison vichyste de Lambaréné capitule alors que le gros des Forces françaises libres (FFL), sous les ordres du colonel Leclerc et du chef de bataillon Koenig, quittent Douala, au Cameroun français, pour prendre Libreville (Gabon)[3].

Déroulement de la campagne

Le , le HMS Milford coula le sous-marin Poncelet appartenant aux forces de Vichy[4]. Les hommes de Koenig, comprenant des soldats de la Légion étrangère (avec notamment la 13e demi-brigade), des tirailleurs sénégalais et des Camerounais, débarquèrent à la Pointe La Mondah[3].

Le 9 novembre, des Lysanders partis de Douala bombardèrent l’aérodrome de Libreville. Koenig rencontra une importante résistance à l’approche de la ville, mais parvint à s’emparer de l’aérodrome. Les Forces navales françaises libres (FNFL), à bord de l’aviso colonial Savorgnan de Brazza, attaquèrent et coulèrent l’aviso colonial Bougainville[3],[4].

Le 12 novembre, le reste des forces de Vichy capitula à Port-Gentil suite à l'arrivée par avion de deux gaullistes en ville, en réalité non-mandatés mais prétendant précéder une troupe d'assaut plus grande. Le gouverneur Masson se suicida par désespoir[3].

Développement ultérieurs

Le 15 novembre, l’appel personnel de De Gaulle ne convainc pas les hommes de Vichy, qui, avec le général Têtu, sont internés comme prisonniers de guerre[3] au Congo pendant deux ans avant de se rallier au général Giraud pour la plupart[5].

Références

  1. Yannis Kadari, « L'épopée du Royal Cambouis : La compagnie de chars des FFL au combat (1040-41 - première partie) », Batailles et Blindés, Caraktère, no 1, , p. 4-15
  2. Colonel A. Goutard, « L'aventure de Leclerc », HISTORIA-Magazine - Deuxième Guerre Mondiale, no 48, , p. 1317-1324.
  3. « The Second World War in the French Overseas Empire » (consulté le 27 février 2007)
  4. « Gabon Timeline » (consulté le 28 février 2007)
  5. Edgard de Larminat, Chroniques irrévérencieuses, chap.  « Dans la forêt gabonaise », p. 204

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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