Château de Dijon

Le château royal de Dijon est un ancien château fort du XVe siècle dont il ne reste rien, situé à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, au centre ville de Dijon, ancienne capitale du duché de Bourgogne / État bourguignon.

Château royal de Dijon

Château royal de Dijon en 1512 (gravure de la bibliothèque municipale de Dijon)
Type Château fort
Début construction 1478
Fin construction 1510
Propriétaire initial Le roi Louis XI de France
Destination initiale Reconquête du duché de Bourgogne
Protection  Inscrit MH (1941)[1]
Coordonnées 47° 19′ 26″ nord, 5° 02′ 10″ est
Pays France
Région historique Duché de Bourgogne
Subdivision administrative Bourgogne-Franche-Comté
Subdivision administrative Côte-d'Or
Localité Dijon
Géolocalisation sur la carte : Dijon
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne
Géolocalisation sur la carte : France

Historique

À la suite de la succession de Charles le Téméraire, mort à la bataille de Nancy en 1477, le roi Louis XI de France entreprend de reconquérir l'État bourguignon resté indépendant durant plus d'un siècle (guerre de Cent Ans) avec les duc de Valois Bourgogne et hérité par la duchesse Marie de Bourgogne.

À partir de 1478, Louis XI ordonne la construction des châteaux forts de Dijon, Beaune et Auxonne pour s'imposer militairement au duché de Bourgogne, pour contrôler ce dernier et pour protéger le royaume de l'empire germanique ; il en confie la maîtrise d'œuvre à Vauzy de Saint-Martin. Il fait massacrer la population résistante et raser plus de 100 châteaux forts de ses vassaux félons (dont le château de Dole de la capitale du comté de Bourgogne...) qui ont farouchement résisté à sa reconquête, pour mater et tenter d'éviter toute récidive.

L'imposant château royal de Dijon est achevé vers 1510 sous le règne du roi Louis XII de France. Il est construit selon un plan carré, avec quatre tours d'angle massives reliées entre elles par des courtines sur fossés, deux boulevards situés côté ville et côté champs et des porteries à pont-levis. Le château est à cheval sur le rempart de 18 tours et 12 portes existant de la ville (à ne pas confondre avec le castrum de Dijon moins étendu et plus ancien), entre la porte Guillaume de la place Darcy, la tour Poinsard Bourgeoise (proche de la rue du château actuelle) et l'actuel Hôtel des Postes bâti sur l'emplacement des derniers murs.

Le château n’empêche pas le siège de Dijon en 1513. Il est assiégé lors des guerres de la Ligue catholique (guerre de religion) et sous la Fronde.

Au XVIIIe siècle, il devient prison d’État où sont incarcérés entre autres le chevalier d’Éon et le comte Mirabeau (qui s'en évade). Après la Révolution française, le château devient une caserne de gendarmerie.

Actuel hôtel des postes de la place Grangier.

Durant le XIXe siècle des intellectuels (dont l'architecte Charles Suisse) obtiennent son classement aux monuments historiques, mais à la suite de l'importante hostilité de l'opinion publique dijonnais à l'encontre de cette Bastille bourguignonne, le château est déclassé le et démoli par morceaux. Les restes imposants sont rasés entre 1891 et 1897.

À ce jour, il ne reste rien du château place Grangier et il ne reste que de très rares vestiges et représentations, exposés entre autres au musée archéologique de Dijon...

Notes et références

Bibliographie

  • 2007 : Le château de Dijon, de la forteresse royale au château des gendarmes par Estelle Jeangrand - Éditions de l'Armançon
  • 2017 : Restauration du Château de Dijon par Charles Suisse (1846-1906) ; Nielrow Éditions ; (ISBN 9782955961919)

Voir aussi

Liens externes

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