Charles Bagot

Charles Bagot, né le , mort le à Alwington, est un diplomate et un administrateur colonial anglais qui occupa le poste de gouverneur général de la province du Canada de 1841 à 1843.

Charles Bagot
Charles Bagot
Fonctions
Lieutenant-gouverneur du Québec
-
Richard Downes Jackson (en)
Lieutenant gouverneur de l'Ontario
-
Richard Downes Jackson (en)
Gouverneur général du Province du Canada (en)
-
Ambassadeur du Royaume-Uni aux Pays-Bas (d)
-
Ambassadeur du Royaume-Uni en Russie (en)
-
Ambassadeur du Royaume Uni aux États-Unis (d)
-
Membre du 4e Parlement du Royaume-Uni (d)
Biographie
Naissance

Blithfield Hall (en)
Décès
(à 61 ans)
Kingston
Nationalités
Formation
Activités
Père
Mère
Elizabeth Louisa St. John (d)
Conjointe
Mary Charlotte Anne Wellesley-Pole (d) (depuis )
Enfants
Charles Bagot (d)
Henrietta Maria Bagot (d)
George Talbot Bagot (d)
Georgiana Augusta Bagot (d)
Emily Georgiana Bagot (d)
Wilhelmina Frederica Bagot (d)
Alexander Bagot (d)
Autres informations
A travaillé pour
Foreign Office (d)
Membre de
4e Parlement du Royaume-Uni (d)
Distinction

Accord sur les forces navales des Grands Lacs et du lac Champlain

Mémorial à Charles Bagot, bas-relief à Fort Niagara, NY

Bagot laissa son nom à l’accord Rush-Bagot sur la réduction des forces navales sur les Grands Lacs et le lac Champlain. L’entente fut confirmée les 28 et 29 avril 1817, puis ratifiée par le Sénat américain[1].

Première extradition

On doit à Bagot, alors qu’il était gouverneur général, d’avoir ordonné la première extradition criminelle du Canada-Ouest aux États-Unis de l’esclave fugitif, Nelson Hacket (ou Hackett), qui avait été le valet et maître d’hôtel d’un riche propriétaire d’esclaves d’Arkansa. Il avait pris la fuite pour le Canada-Ouest en 1841, après avoir volé un manteau de castor et une jument de course à son maître, ainsi qu’une montre en or et une selle à deux autres. Son maître l’ayant rattrapé à Chatham, il avait été emprisonné. Le gouverneur général procéda à l’extradition de Hacket en statuant qu’il avait commis un délit en volant des biens inutiles à son évasion. La consternation de la population du Canada-Ouest, ainsi que des abolitionnistes aux États-Unis et au Canada, fut telle que leur mécontentement conduisit à un traité formel codifiant les règles d’extradition, qui en retour émut considérablement les fugitifs, les abolitionnistes et les propriétaires d’esclaves[2].

Hommages

Bagotville au Québec fut nommée en l'honneur de Bagot.

Notes

  1. Jacques Monet, « BAGOT, sir CHARLES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 7, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 8 août 2016.
  2. Robin W. Winks, « The Blacks in Canada : A History (second edition). » McGill-Queen’s University Press. 1997. p. 172-3.

Liens externes

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