Charles Dumont (maire)

Charles Dumont, né à Calais le 18 juin 1850 et mort à Dijon le 17 octobre 1922 est un industriel et homme politique dijonnais, maire de la ville de Dijon pendant la Première Guerre mondiale.

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Charles Dumont
Fonctions
Maire de Dijon
Prédécesseur Henri Barabant
Successeur Gaston Gérard
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Calais
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Dijon
Nationalité française
Profession Entrepreneur

Biographie

Entrepreneur

Ancien combattant de la guerre de 1870, Charles Dumont devient en 1880 directeur de la fabrique d'encre Gardot et crée la société "Produits Dumont" (moutarde, alcools, parfum) qui emploient jusqu'à cent salariés. Il est conseiller municipal de 1888 à 1892 et président de la Chambre de commerce de 1903 à 1907. Il est alors nommé conseiller du commerce extérieur par le gouvernement[1].

Maire de Dijon

Il remporte les élections municipales en mai 1908 à la tête d'un bloc des "anticollectivistes" contre le maire socialiste précédent Henri Barabant, et met en place une politique à rebours de son prédécesseur, pour assainir les comptes de la ville: les impôts augmentent, le nombre de bénéficiaire des cantines gratuites diminue, l'aide au vieillards est limitée, mais il contient l'opposition socialiste en créant une nouvelle crèche et une colonie de vacances. C'est sur l'éducation que le nouveau maire met principalement l'accent. Les 19 écoles et maternelles sont agrandies, rénovées, et le budget qui leur est consacré augmente de 18%.

Lorsque la guerre éclate en 1914, Charles Dumont entame un second mandat. Gestionnaire, il réorganise les transports et fait face aux contraintes de la guerre, mais organise aussi un soutien aux familles les plus démunies encore davantage fragilisée par la mobilisation du père et du mari. Des cantines populaires sont instaurées, elles vont servir plus de 900 000 repas d’août 1914 à mars 1915[2]; des magasins municipaux sont mis en place pour faire face aux problèmes de ravitaillement dus à la forte baisse de la production agricole.

Dans le même temps , la ville doit faire face à un afflux de population: ville de garnison, Dijon devient un lieu de casernement, de transit de troupe, d'accueil : 30 000 réfugiés y trouve refuge, et l'on accueille blessés et services de l'arrière. La dernière année de guerre est particulièrement pénible. Les prix ont augmentés de 156%[1] pendant le conflit, provoquent la misère et des grèves éclatent en 1918 sur les différents sites manufacturiers de la ville: Pernot, Petolat, Terrot, au PLM...

En 1919, il se retire à 69 ans après 12 années au service de la ville, « avec la fierté du travail accompli ». Il s'éteint à son domicile, place Darcy, en 1922.

Distinctions et décorations

Notes et références

  1. « Dijon : Sous l’ère Charles Dumont », sur www.bienpublic.com (consulté le 21 mai 2019)
  2. « Dijon : De la Belle Époque aux horreurs de la guerre », sur www.bienpublic.com (consulté le 21 mai 2019)
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