Chhattisgarh

Le Chhattisgarh (hindi छत्तीसगढ़ (Chattīsgaṛh)) est un État de l'Inde créé le .

Chhattisgarh
छत्तीसगढ़

Emblème

Localisation de l'État en Inde
Administration
Pays Inde
Capitale Naya Raipur
Plus grande ville Raipur
Création
Langue officielle Hindi
Gouverneur Anusuiya Uikey
Ministre en chef Bhupesh Baghel (Parti du Congrès)
Démographie
Population 25 545 198 hab. (2011[1])
Densité 189 hab./km2
Rang 16e
Géographie
Superficie 135 192 km2
Rang 10e

    Géographie

    Au recensement de 2011, sa population compte 25 545 198 habitants[1] pour une superficie de 135 192 km2[1]. Sa capitale est la ville de Raipur.

    Histoire

    Le Chhattisgarh est une création récente, puisqu'il est l'un des trois nouveaux États qui ont été créés en Inde le 1er novembre 2000. Il fut constitué en prélevant 16 districts de langue chhattisgarhi au sud-est de l'État du Madhya Pradesh.

    Le Chhattisgarh est frontalier du Madhya Pradesh au nord-ouest, du Maharastra au sud-ouest, de l'Andhra Pradesh au sud, de l'Odisha à l'est, du Jharkhand au nord est et de l'Uttar Pradesh au nord.

    Le Chhattisgarh est l'un des États dans lequel évolue la rébellion naxalite. Le sud de l’État est peuplé à 80 % de « tribaux » adivasi, pauvres et majoritairement illettrés. « La détresse des adivasi, exploités et dépossédés, fournissait une situation classique pour démarrer une révolution communiste », souligne le Centre asiatique pour les droits de l’homme dans un rapport de 2006. « Rançonnés par la police, par les gardes forestiers et par les usuriers, paysans et chasseurs-cueilleurs adivasi ont apprécié que la guérilla chasse ou punisse les gêneurs. Les naxalites ont également obtenu que les adivasi vendent à de meilleurs prix leur récolte de feuilles de tendu, avec lesquelles sont roulées les cigarettes bidis. », relève dans un reportage le journaliste Cédric Gouverneur[2].

    Pour faire face à la rébellion, le gouvernement met en place à partir de 2005 une politique similaire à celle menée par Washington lors de la guerre du Vietnam : développement de milices antiguérilla et regroupement forcé des civils dans des « hameaux stratégiques ». Vides, les campagnes ne ravitaillent plus les insurgés, et la voie est dégagée pour les opérations commandos[2].

    Dans les années 2010, des communautés paysannes sont régulièrement expulsées afin de permettre l'exploitation des terres par des industriels[3].

    Politique et administration

    Administration

    Le Chhattisgarh est formé de 27 districts[4],[5],[6],[7],[8],[9] regroupés en cinq divisions:

    Division Districts
    BastarBijapur, Sukma, Dantewada, Bastar, Kondagaon, Narayanpur, Kanker
    BilaspurBilaspur, Mungeli, Korba, Janjgir-Champa, Raigarh
    DurgKawardha, Rajnandgaon, Balod, Durg, Bemetara
    RaipurDhamtari, Gariaband, Raipur, Baloda Bazar, Mahasamund
    SurgujaKoriya, Surajpur, Surguja, Balrampur, Jashpur

    Résultat des élections législatives de 2004

    Notes et références

    1. (en) « Chhattisgarh Population Census data 2011 », Gouvernement de l'Inde (consulté le 10 août 2013)
    2. Cédric Gouverneur, « En Inde, expansion de la guérilla naxalite », sur Le Monde diplomatique,
    3. (en) « Chhattisgarh Polls: ‘This Land is My Mother and I Will Not Give it to Anyone’ » (consulté le 2 décembre 2018)
    4. (en) « Districts of Chhattisgarh », 2011 census of India, Gouvernement de l'Inde, (consulté le 10 août 2013)
    5. (en) « hattisgarh gets New Year gift - 9 new districts », One India (consulté le 10 août 2013)
    6. (en) « Electoral rolls », Office of the Chief Electoral Officer, Chhatisgarh (consulté le 10 août 2013)
    7. (en) « Chhattisgarh at a glance », Gouvernement du Chhattisgarh, (consulté le 10 août 2013)
    8. (en) « District Centres »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?), NIC, Chhatisgarh official Portal (consulté le 10 août 2013)
    9. (ml) K. Mathew, Manorama Yearbook 2008, p. 518, Kottayam, Malayala Manorama (ISSN 0542-5778)

    Annexes

    Article connexe

    Lien externe

    • Portail de l’Inde
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.