Christian Adolph Klotz

Christian Adolph Klotz ( à Bischofswerda, Lusace – mort le à Halle) était un philologue et polémiste allemand. Son œuvre s'inscrit dans la transition littéraire et philosophique entre les Lumières et l'ère du Sturm und Drang[1].

Christian Adolph Klotz
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Le professeur Klotz.

Éducation

Klotz, fils d'un pasteur de Lusace, fréquenta le lycée Sainte-Afra de Meissen puis le lycée de Görlitz. De 1758 à 1760, il étudia la littérature classique à l'université de Leipzig et publia dès ce moment ses premiers essais de philologie. Poursuivant ses études à l'Université d'Iéna, il attaqua dans différents libelles Pieter Burmann le Jeune. Promu docteur, il fut admis à donner des conférences sur Horace à l'université d'Iéna.

Carrière académique

En 1762, il était recruté comme professeur associé et en 1763, obtenait la chaire de philologie de l'Université de Göttingen ; mais dès 1765, Klotz optait pour la chaire de philosophie et d'éloquence de Halle. Il s'y rendit très populaire par ses essais littéraires et exerça par là une influence grandissante sur le goût et la pensée de ses contemporains. Il comptait parmi ses admirateurs le poète Johann Georg Jacobi. Klotz publiait dans plusieurs journaux littéraires, entre autres les Acta Litteraria, et fit connaître à ses étudiants la poésie italienne, particulièrement celle du Tasse. En désaccord sur le programme, il mit un terme à sa collaboration au projet de l’Allgemeine Bibliothek.

En 1766, Klotz était nommé conseiller princier après avoir refusé une offre de la cour de Varsovie. En 1769 il obtint pour Karl Friedrich Bahrdt la chaire d'antiquités biblique à la faculté de philosophie d'Erfurt. Bahrdt, tout comme Klotz, était originaire de Bischofswerda, et il avait été démis deux ans plus tôt de ses fonctions par suite de scandales dans sa conduite privée.

Doué d'un style agréable en latin comme en allemand, Klotz pouvait traiter avec un égal bonheur une large palette de sujets, mais il fut parfois critiqué pour son manque d'originalité et sa superficialité, et Herder ou le poète Lessing l'égratignèrent plus d'une fois. Ce dernier répondit vivement dans ses Briefe antiquarischen Inhalts (1768–69) aux attaques que Klotz (publiées dans Ueber den Nutzen und Gebrauch der alten geschnittenen Steine, 1768) avait lancées contre son Laocoon.

Œuvres

Klotz se fit une réputation d'érudit avec son recueil de poèmes en latin (Opuscula poetica, 1766), son édition des œuvres de Tyrtée (1764), et quelques essais de rhétorique latine : Opuscula varii argumenti (1766), Opuscula philologica et oratoria (1772). Ses critiques contre divers auteurs pont paru dans les Acta Literaria et la Deutsche Bibliothek der schönen Wissenschaften (1767–72), dont il était le rédacteur, au même titre que les Neue Hallischen gelehrten Zeitungen. Il a publié trois satires : Genius Saeculi (1760), Mores Eruditorum et Opuscula Latina (1760). Enfin, il a composé Vindiciae Horatianae (1764), Lectiones Venusinae (1771), et donné une édition de l'art poétique de Marco Girolamo Vida (1776).

Notes

  1. Achim Aurnhammer: Torquato Tasso in Deutschland, Walter de Gruyter, 1995

Sources

Voir également

  • Portail des Lumières
  • Portail du Saint-Empire romain germanique
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