Citadelle de Namur

La citadelle de Namur, en Belgique, est une ancienne place forte dominant la ville et le confluent. Il s'agit d'une des plus grandes citadelles d'Europe et son vaste réseau de souterrains lui valut d'être surnommée "La termitière de l'Europe" par Napoléon Ier. Des vestiges du château comtal aux bastions et terrasses à canons plus récents, elle témoigne de plus de mille ans d'histoire.

Citadelle de Namur

Namur, la Meuse, le parlement wallon et la citadelle. Embouchure de la Sambre à l'extrême droite.
Nom local La Citadelle
Type Citadelle
Architecte Vauban, Coehoorn
Début construction au IIIe et IVe siècles par les Romains
Fin construction 1692 (mais de nombreuses modifications et restaurations eurent lieues par après et jusqu'à aujourd'hui)
Propriétaire initial Comtes de Namur
Destination initiale Citadelle
Propriétaire actuel Ville de Namur
Destination actuelle Monument, Musée
Protection  Patrimoine classé (1991, no 92094-CLT-0105-01)
 Patrimoine exceptionnel (2013, no 92094-PEX-0011-02)
Site web http://www.citadelle.namur.be
Coordonnées 50° 27′ 29″ nord, 4° 51′ 31″ est [1]
Pays Belgique
Région  Région wallonne
Province Province de Namur
Ville Namur
Géolocalisation sur la carte : Province de Namur
Géolocalisation sur la carte : Belgique

Le site est divisé en trois parties (strates) : Donjon, représentant la partie inférieure, Médiane pour la partie intermédiaire et Terra Nova pour la partie supérieure. Son sommet culmine à 190 m d'altitude.

Celle-ci est classée au Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne. Elle est composée de nombreux quartiers résidentiels (arrière du château), d'un cœur historique (les trois strates : fortifications et château) et d'une longue forêt.

Histoire

Des origines à l’an 1000

Les premières traces de campements humains sur le site du confluent remontent à environ 6000 avant Jésus-Christ. De nomade, l’habitat se fera progressivement permanent. Dès le Ier siècle, on note déjà, sur la rive gauche de la Sambre, une bourgade bien structurée, dotée d’un port à la pointe du Grognon. Les monnaies retrouvées attestent que Namur entretient des relations commerciales avec le reste de l’Empire romain. L’évolution du bourg s’accélère et l’importance du port s’intensifie du Ve siècle au IXe siècle. Les premières fortifications sur l’éperon rocheux qui deviendra la citadelle datent au moins de cette époque.

Période comtale : Xe siècle au XVe siècle

Vingt-trois comtes vont se succéder du Xe siècle à 1429. Ils proviennent de l’Entre-Sambre-et-Meuse, puis du Hainaut, de France et de Flandre. Au château, s’ajoutent progressivement la collégiale Saint-Pierre et des habitations de chanoines. Dès la seconde moitié du Xe siècle, Namur est la capitale du comté. Mais le rayonnement de ce comté dépasse les frontières : le comte Baudouin II de Courtenay sera ainsi empereur de Constantinople, Yolande de Courtenay deviendra reine de Hongrie et Blanche de Namur, reine de Suède. La ville s’agrandit et se fortifie. Elle compte 8 000 habitants au XVe siècle. Jean III, dernier comte de Namur, ruiné et sans héritier légitime, vend le comté à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, qui en prend possession en 1429.

Turbulences : XVe siècle au XIXe siècle

Jusqu’à l’indépendance de la Belgique, Namur ne cessera de changer de mains. Convoitée par tous pour sa situation stratégique, prise et reprise, la ville fera successivement partie du Saint-Empire et la restera sous la domination des comtes de Namur, puis sous celle de leurs successeurs les Habsbourg d'Espagne puis d'Autriche, ensuite sous la république et l'empire français et le Royaume uni des Pays-Bas. Sa citadelle, marquée des sceaux de Vauban et Coehoorn, devient une des plus vastes d’Europe. Elle se doublera d’une ceinture de neuf forts autour de la ville, qui compte environ 20 000 habitants au début du XIXe siècle.

XIXe siècle et XXe siècle

Après l’indépendance de la Belgique, les forces armées vont rester sur ce site, qui ne sera partiellement démilitarisé qu’à partir de 1891 par Léopold II. De grands travaux d’aménagement de la citadelle sont alors entamés. En 1975, le Ministre de la Défense rend à la ville les clés de la citadelle et en 1977, les paracommandos quittent les derniers bastions.

Galerie

Dans la culture populaire

Notes et références

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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