Compagnie du chemin de fer de Dendre-et-Waes et de Bruxelles vers Gand par Alost

La Compagnie du chemin de fer de Dendre-et-Waes et de Bruxelles vers Gand par Alost est une société anonyme, à capitaux belges, créée en 1855 pour reprendre la concession du chemin de fer direct de Bruxelles vers Gand par Alost et de Dendre-et-Waes, d'Ath à Lokeren. Elle fit construire ses lignes et stations par la Société générale de Belgique et confia l'exploitation à l'administration des chemins de fer de l’État belge.

Chemin de fer de Dendre-et-Waes
et de Bruxelles vers Gand
par Alost
Création 13 mai 1852
Dates-clés 1876 rachat de la concession
et de la ligne par les chemins de fer de l’État belge

Forme juridique société anonyme
Siège social  Bruxelles (Belgique)

Les lignes sont rachetées par l'État en 1876.

Histoire

Les statuts de la société anonyme du chemin de fer de Dendre-et-Waes et de Bruxelles vers Gand par Alost sont approuvés par l'arrêté royale du 13 mai 1852, publié dans le moniteur du 14 mai 1852. Ces statuts ont été déposés chez Maître Guillaume-Henri Annez notaire à Bruxelles en présence des témoins : comte Ferdinand de Meeûs (gouverneur de la Société générale), Jean-Jacques-Hyacinthe Doffignies (secrétaire de la Société générale), Jean-André de Mot et Jean-Baptiste Gendebien concessionnaires du chemin de fer suivant la loi du 20 décembre 1851 et signataires le 28 juin 1851, avec le ministre des travaux publics, d'une convention provisoire concernant la construction et l'exploitation[1].

Bâtiment de la gare de Zandbergen, dessin de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar.

L'objet de la société est de « faire valoir à son profit pendant quatre-vingt-dix ans, à partir de la construction complète du chemin de fer qui sera exécuté pour elle, à forfait, les avantages et bénéfices attachés à la concession résultant de la convention du 1er mai 1852, annexée à l'arrêté royal du même jour. En conséquence, elle recevra du gouvernement les trois quarts (75 %) des recettes brutes qui seront perçues par l'État, du chef des transports de toute nature ayant, soit pour lieu de départ, soit pour lieu de destination, l'une des stations ou haltes situées sur le chemin de fer de Dendre-et-Waes, depuis celle d'Ath exclusivement jusques et y compris celle de Lokeren », suit quelques réserves[1]

À la fin de l'exercice de l'année 1867, la compagnie a, en exploitation par l'État, 106,667 km de voies qui desservent les stations : à partir de Ath : Rebaix, Papignies, Lessines, Acren, Grammont, Schendelbeke, Ideghem, Zantbergen, Ninove, Denderleeuw, Erembodeghem, Alost, Audeghem, Termonde, Zele, Lokeren ; à partir de Bruxelles : Laeken, Jette, Berchem-Sainte-Agathe, Dlbeek, Bodeghem-Saint-Martin, Ternat et Denderleeuw ; à partir d'Alost : Lede et Schellebelle. Il est remarqué que sa convention d'exploitation avec l'État est la seule à l'être sur la base des trois quarts des recettes brutes perçues[2].

L'État belge rachète la concession et les lignes en 1876[3].

Notes et références

  1. Pasinomie : collection complète des lois, décrets, arrêtés et règlements généraux qui peuvent être invoqués en Belgique, Bruylant, 1852, pp. 242-251 intégral (consulté le 17 avril 2012).
  2. Annuaire spécial des chemins de fer Belges, V. Devaux et Cie, 1869, pp. 135-136 intégral (consulté le 17 avril 2012).
  3. Site tassignon.be « 256 (panneau) », dans 150 ans de chemins de fer belges : Le Musée de Bruxelles-Nord, lire (consulté le 17 avril 2012).

Bibliographie

  • Jean-Pierre Cluysenaar, Stations et maisons de garde du chemin de fer de Dendre et Waes, A. Morel et Cie, Paris, 1862.

Voir aussi

Articles connexes

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