Compte

Le mot compte peut référer au verbe compter, au sens de dénombrer. Un compte peut aussi référer à des unités de valeur, et à des listes utilisées par exemple par des entreprises, comme les banques et instituts financiers.

Pour les articles ayant des titres homophones, voir Comte (homonymie) et Conte (homonymie).

L'origine de compte et du comput

Le verbe compter et le substantif compte, autrefois comput dans sa forme savante ou mathématique, proviennent respectivement de l'évolution du verbe latin computāre, signifiant "égaliser des sommes d'argent, des montants de même valeur pour assurer une transaction équilibrée..., faire des calculs avec des chiffres (compter ou calculer), établir des budgets, faire entrer en compte ou prendre en ligne de compte... " et du mot latin compǔtus, signifiant "calcul, compte".

Le verbe latin putare possède le sens concret en arboriculture romaine de "couper des branches". L'action du préfixe "cum" ou "com", c'est-à-dire la locution signifiant "avec" indique l'intervention d'une mesure ou la nécessité d'une régulation, voire la détermination d'un ordre parmi les choix ou branchements possibles d'où l'idée d'égaliser, d'équilibrer... L'existence de ces choix possibles, présents dans la signification primitive de "computare" a marqué l'autre sens figuré, cette fois-ci appliqué à des événements possibles ou à une mise en valeur ou une présentation délibérément choisie, observable autrefois dans le même mot que compte, mais à graphie simplifiée ou romane conte ou les verbes des expressions "conter, raconter une histoire". L'orthographe française ne commence à être régulée qu'à partir du règne du roi de France François Ier, par exemple déjà préoccupé de l'écriture administrative par l'édit de Villers-Cotterêts. En ancien français, le verbe conter pouvait signifier au choix "compter" ou "raconter"[1].

Comptage ou dénombrement

Il s'agit dans ce cas d'un dénombrement, utilisé d'habitude pour savoir combien il y a d'objets dans un ensemble de taille finie, ou bien pour mettre de côté un nombre désiré d'objets (en commençant par un pour le premier objet et en continuant avec une correspondance un-à-un ou bijection).

Compter est également une opération réalisée par des enfants pour montrer leur connaissance des nombres. Compter implique parfois des nombres autres que un (par exemple : quand on compte de l'argent ou quand on « compte par cinq » : 5, 10, 15, 20, 25, etc.) ; mais des nombres simples (le plus souvent des entiers) sont généralement utilisés.

Il existe des preuves archéologiques que les humains savent compter depuis au moins 50 000 ans[2].

Le développement du comptage a conduit au développement de notations mathématiques et au système numérique. On a commencé à compter, dans les anciennes cultures, pour garder trace de données économiques, notamment pour connaître la production agricole et lever les impôts, par exemple dans l'Égypte antique.

Sens propre à certains domaines professionnels

Comptabilité

En comptabilité, un compte est la plus petite unité retenue pour le classement et l'enregistrement des flux qui traversent l'entreprise (achats, ventes, dépenses, recettes, etc.). La liste des comptes est référencée dans un plan comptable. Le compte peut se présenter sous forme de tableau de nombres à deux colonnes (compte en T) : les débits dans la colonne gauche et les crédits habituellement dans la colonne de droite.

Exemple d'écriture comptable relatives à un achat au comptant sans TVA de 10 000 .

Numéro de CompteIntitulé du compteDébitCrédit
607
Achat
10 000 
512
Banque
10 000 

Banque

Dans une banque, un compte est attribué à chaque client pour un ou plusieurs produits financiers. Il permet de tracer les entrées, sorties et soldes d'argent de ce client pour ce ou ces produits (compte courant, compte d'épargne, compte de titres, compte de prêt, etc.).

Le client détenteur du compte est appelé titulaire du compte. Si le compte est détenu par plusieurs personnes (compte joint entre époux, compte en indivision…), on parle de co-titulaires.

Le titulaire peut également donner une procuration à des tiers qui sont alors mandataires sur le compte (ils sont autorisés à effectuer certaines opérations, éventuellement dans certaines limites).

Le client titulaire d'un compte est également désigné comme contrepartie (notamment dans le domaine de la gestion du risque de contrepartie.

La nature juridique du contenu du compte peux varier. Dans un compte courant, le titulaire a une créance sur la banque du montant du solde du compte. Dans le cas d'un compte titres, la Banque sert d'intermédiaire qui tient l'inventaire des titres détenus.

Marketing

Par extension, dans le marketing et le développement commercial, on désigne fréquemment les clients par le terme « compte ». Cette expression est généralement réservée aux grands clients, appelés « grands comptes », par opposition aux PME ou aux TPE.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Counting » (voir la liste des auteurs).
  1. On écrivait "conter dis solz" pour "compter dix sous".
  2. (en) Howard Eves (en), An Introduction to the History of Mathematics, 6e  éd., p. 9, 1990.

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

Bernard Werber, La relation entre compter et conter

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