Coupe du monde de rugby à XV 2015

La Coupe du monde de rugby à XV 2015 a lieu en Angleterre et au pays de Galles du au . Il s'agit de la huitième édition de cette compétition disputée tous les quatre ans depuis 1987. L'annonce du pays organisateur a lieu le 29 juillet 2009. Les rencontres sont disputées en Angleterre, à l'exception de certains matchs organisés au Millennium Stadium (renommé Principality Stadium pour des raisons commerciales) de Cardiff au pays de Galles. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition en dominant l'Australie en finale.

Coupe du monde 2015 de rugby à XV
Généralités
Sport Rugby à XV
Organisateur(s) World Rugby
Édition 8e
Lieu(x) Angleterre
Pays de Galles
Date -
Participants 20 équipes (phase finale)
Matchs joués 48
Site(s) 13 stades
Site web officiel rugbyworldcup.com

Palmarès
Tenant du titre Nouvelle-Zélande (2e titre)
Vainqueur Nouvelle-Zélande (3e titre)
Finaliste Australie
Troisième Afrique du Sud
Meilleur(s) marqueur(s) Julian Savea (8 essais)
Meilleur(s) réalisateur(s) Nicolás Sánchez (97 pts)

Navigation

Le tirage au sort des quatre poules de cinq équipes est effectué le . Les quatre têtes de série sont l'Australie (poule A), l'Afrique du Sud (poule B), la Nouvelle-Zélande (tenante du titre, poule C) et la France (poule D). Les deux premières équipes de chaque poule se qualifient pour la phase à élimination directe avec les quarts de finale à partir du . Le premier tour est marqué par l'élimination de l'Angleterre après deux défaites en trois matchs, face au pays de Galles (25-28) et à l'Australie (13-33). C'est la première fois en Coupe du monde de rugby que la nation organisatrice, mais aussi que l'équipe d'Angleterre, n'atteint pas au minimum les quarts de finale. Les sept premières nations du classement mondial, avec l'Écosse (neuvième) sont présentes à la phase à élimination directe.
Les quatre quarts de finale se déroulent entre les équipes de l'hémisphère Sud opposées à celles du Nord qui sont toutes battues. Le 17 octobre à Cardiff, la Nouvelle-Zélande élimine la France par 62 à 13, le plus gros score d'un match éliminatoire de Coupe du monde. Pour la première fois, l'hémisphère Nord est absent du dernier carré, les demi-finales opposant les quatre nations de l'hémisphère Sud qui disputent le Rugby Championship.

La Nouvelle-Zélande et l'Australie s'affrontent le 31 octobre à Twickenham dans une finale inédite, après avoir éliminé respectivement l'Afrique du Sud et l'Argentine : les All Blacks s'imposent 34 à 17, devenant la première équipe à remporter trois Coupes du monde, et la première à conserver son titre, après sa victoire en 2011. C'est également la première fois que la Nouvelle-Zélande est sacrée à l'étranger. L'Australie disputait pour sa part sa quatrième finale, avec désormais un bilan de deux victoires et deux défaites. Vainqueur de l'Argentine 24 à 13 la veille dans la finale de bronze, l'Afrique du Sud termine troisième.

Cette Coupe du monde bat des records en termes de remplissage des stades (97 %, pour un total de 2 477 805 entrées payantes), ainsi que de nombre de spectateurs (89 267 à Wembley pour le match de groupe Irlande-Roumanie), et de téléspectateurs pour une rencontre (25 millions de Japonais regardent le match Japon-Samoa). Elle est également la plus profitable avec 210 millions de livres sterling (environ 240 millions d'euros) de produit net pour World Rugby.

Préparation de l’événement

Candidatures

Angleterre

Bien que l'Angleterre soit au même moment également sur les rangs pour organiser la Coupe du monde de football de 2018 et prépare les Jeux olympiques d'été de 2012, c'est pourtant elle qui remporte finalement la mise en juillet 2009[1]. Elle organise la compétition pour la deuxième fois après l'édition de 1991.

Japon

Le Japon était considéré comme un candidat très sérieux pour organiser la Coupe du monde 2015 dans la mesure où il n'avait été battu qu'au dernier tour par la Nouvelle-Zélande pour l'organisation de la Coupe du monde de 2011[2]. En effet, il présente toutes les garanties en matière d'infrastructures et d'organisation et une Coupe du monde au Japon permettrait au rugby de s'implanter en Asie. Le vrai problème concerne la faible popularité du rugby dans ce pays par rapport à l'Océanie, à l'Afrique du Sud et à l'Europe.

Le Japon, officiellement candidat depuis le 30 septembre 2008, s'est vu octroyer l'organisation de la Coupe du monde 2019 le jour où l'Angleterre obtenait celle de 2015.

Italie

L'Italie avait officiellement déposé sa candidature[3]. L'Italie dispose d'infrastructures suffisantes pour accueillir une telle compétition, certaines datant toutefois de la Coupe du monde de football de 1990 et qu'il faudrait rénover.

Écosse

La candidature écossaise avait reçu un fort soutien de la part des politiciens (y compris Gordon Brown) et de la population écossaise. Cette nation est considérée comme l'option de la fiabilité grâce à l'expérience du Championnat du monde junior de rugby à XV organisé en 2004. De nombreuses figures de l'IRB se dirent satisfaites de l'organisation écossaise[4]. Cependant, l'Écosse manque d'infrastructures pour accueillir seule une compétition de cette taille : la construction de nouveaux stades et l'agrandissement des sites existants est un préalable. Une solution alternative consiste à délocaliser l'organisation de certains matchs au Pays de Galles et en Irlande dans le cadre d'un Celtic Bid.

Argentine

La performance des Pumas lors de la Coupe du monde de rugby 2007 et le désir de l'IRB d'organiser la Coupe du monde sur un nouveau continent avaient poussé l'Argentine à déclarer sa candidature. La rivalité locale avec le Brésil a sans doute aussi joué dans la mesure où ce pays avait obtenu l'organisation de la Coupe du monde de football de 2014.

Irlande

L'Irlande ayant reconstruit son vieux stade de Lansdowne Road en le renommant Aviva Stadium, ce dernier aurait pu accueillir le match d'ouverture et la finale. Cependant, tout comme l'Écosse, l'Irlande manque d'infrastructures pour organiser une compétition de cette importance. Elle devrait obtenir l'assistance du Pays de Galles et de l'Écosse dans le cadre d'un Celtic bid : ceci n'aurait été possible que si l'Écosse avait accepté de passer son tour en faveur de sa cousine. Le 1er mai 2009, l'IRU annonce le retrait de sa candidature en raison du manque de soutien des autres nations britanniques, le pays de Galles ayant finalement décidé de soutenir l'Angleterre, en échange de matchs à Cardiff.

Afrique du Sud

En mai 2008, l'Afrique du Sud avait fait connaître son intérêt pour l'organisation de la Coupe du monde de rugby en 2015, l'organisation de la Coupe du monde de football de 2010 permettant la rénovation ou la construction de stades qui auraient été facilement réutilisables pour le rugby. Toutefois, la perspective d'une candidature aux Jeux olympiques de 2020 de Durban ou du Cap a pu freiner l'ardeur des pouvoirs publics, sa situation économique ne lui permettant en effet pas de prétendre à l'organisation des trois plus grands événements planétaires en dix ans.

Ballon officiel

Ballon officiel de la Coupe du monde, au château de Cardiff.

Le 2 septembre 2013, le ballon officiel de la compétition est présenté par l'IRB. Le fournisseur demeure l'équipementier Gilbert. Le ballon a été conçu en collaboration avec des joueurs de différentes nations pour améliorer à la fois son efficacité et son rendement, grâce à certains détails comme la couleur de l'ovale. En effet, le contraste de couleur à la pointe du ballon permettrait aux joueurs de mieux le voir et donc d'éviter les en-avants. Il faut signaler aussi l'apparition d'une mention publicitaire #RWC2015[5] apposée sous le nom du fournisseur, preuve de l'importance prise par les médias sociaux comme Twitter ou Facebook depuis quelques années. Le ballon mis en vente le 23 septembre 2013 et devait être utilisé à partir de 2014, permettant à tous les joueurs du monde de s'y familiariser.

Villes et stades

Douze stades en Angleterre et un au pays de Galles ont été retenus pour la compétition[6].

Londres Londres Londres Cardiff (pays de Galles)
Twickenham
Capacité : 81 605
Wembley Stadium
Capacité : 90 000
Stade olympique
Capacité : 54 000
Millennium Stadium
Capacité : 74 154
Manchester Newcastle upon Tyne Leeds Leicester
Manchester City Stadium
Capacité :

47 800

St James' Park
Capacité : 52 000
Elland Road
Capacité : 37 914
Leicester City Stadium
Capacité : 32 312
Birmingham Gloucester Milton Keynes Brighton
Villa Park
Capacité : 42 785
Kingsholm Stadium
Capacité : 16 500
Stadium mk
Capacité : 30 717
Brighton Community Stadium
Capacité : 30 750
Exeter
Sandy Park
Capacité : 12 000

Dans un premier temps, il a été envisagé d'organiser des matchs à Old Trafford (Manchester), à l'Emirates Stadium (Londres) et à Anfield Road (Liverpool) mais ces stades n'ont finalement pas été retenus pour la phase finale.

Qualifications

L'Angleterre est qualifiée en qualité de pays organisateur. Les douze équipes (dont fait partie l'Angleterre) s'étant classées parmi les trois premières de leur groupe lors de la Coupe du monde 2011sont directement qualifiées. Les huit dernières places sont pourvues par les différents tournois qualificatifs continentaux.

Sélections qualifiées par confédération et nombre d'apparitions en Coupe du monde
Carte Europe (FIRA-AER)
Amérique du Sud (CONSUR)
Afrique (CAR)
  • Pays qualifié
  • Pays ayant participé aux qualifications
  • Pays non membre de l'IRB

Océanie (FORU)

Amérique du Nord, Antilles, Caraïbes

(NACRA)

Asie (ARFU)

  • Japon : 8e phase finale

T : Tenante du titre 2011

  • Les équipes qualifiées pour cette édition 2015 sont les mêmes que pour la Coupe du monde 2003.

Acteurs de la Coupe du monde

Joueurs

Arbitres

La liste est révélée par World Rugby (WR) au mois d'avril 2015. La sélection des arbitres gagne deux représentants par rapport à la précédente Coupe du monde. Aucun arbitre, ni juge de touche des zones Asie et Amérique du Nord n'a été retenu cette fois-ci encore.

Liste des douze arbitres choisis[7]:

L'arbitre français Pascal Gaüzère.
Rugby Europe Oceania Rugby Rugby Afrique

Cérémonie d'ouverture

La cérémonie d'ouverture a lieu le vendredi 18 septembre à 20 heures (heure française) au stade de Twickenham avant la rencontre Angleterre-Fidji.

Phase finale

Calendrier

Nombre de rencontres par journée et phase de compétition
Phase de poule V
18
S
19
D
20
L
21
M
22
M
23
J
24
V
25
S
26
D
27
L
28
M
29
M
30
J
1
V
2
S
3
D
4
L
5
M
6
M
7
J
8
V
9
S
10
D
11
Cérémonies O
Poule A 1 1 1 1 1 1 1 1 2
Poule B 1 1 1 1 1 2 1 1 1
Poule C 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Poule D 2 1 1 1 1 1 1 2
Phase finale L
12
M
13
M
14
J
15
V
16
S
17
D
18
L
19
M
20
M
21
J
22
V
23
S
24
D
25
L
26
M
27
M
28
J
29
V
30
S
31
Cérémonies F
Phase finale 2 2 1 1 1 1
Légende
     Cérémonies
Matchs de poule
Phase finale
3e place
Finale

Premier tour

Les vingt équipes sont réparties en quatre poules de cinq équipes. Chaque équipe affronte une fois chacun des adversaires de sa poule. Une victoire en phase de poules rapporte quatre points, un nul deux points et une défaite aucun. Une équipe qui marque au moins quatre essais est gratifiée d'un point de bonus offensif, alors qu'une équipe perdant par sept points ou moins bénéficie d'un point de bonus défensif. Les deux premières équipes de chaque poule sont qualifiées pour les quarts de finale. En cas d'égalité entre deux équipes, celles-ci sont départagées en considérant le vainqueur du match les ayant opposées. Si l'égalité persiste, elles sont départagées en considérant successivement la différence de points, la différence d'essais, le nombre de points marqués, le nombre d'essais marqués et en dernier lieu le rang au classement WR au 14 septembre 2015. Les troisièmes de chaque poule sont éliminés de la compétition mais qualifiés directement pour la Coupe du monde 2019.

Tirage au sort

Le tirage au sort a lieu le 3 décembre 2012. Les équipes sont réparties en cinq différents chapeaux de niveau. La répartition des douze équipes qualifiées d'office dans les trois premiers chapeaux est déterminée par leur position dans le classement WR au 3 décembre 2012. La tournée du mois de novembre revêt donc une importance certaine parce qu'elle fige le classement WR de référence et définit les têtes de séries (chapeau 1)[8]. En particulier, la France a pu souffler à l'Angleterre une place dans le premier chapeau. La répartition se fait comme suit[8] :

Le tirage au sort des poules est le suivant[9],[10] :

Poule A

Poule B

Poule C

Poule D

Légende des classements

Qualifié pour les quarts de finale et directement pour la Coupe du monde 2019.
Éliminé de la compétition mais qualifié directement pour la Coupe du monde 2019.
Éliminé de la compétition, participation requise aux qualifications pour la Coupe du monde 2019.

Poule A

En étant battue par le pays de Galles puis par l'Australie, l'équipe d'Angleterre est mathématiquement éliminée dès son troisième match du premier tour. C'est la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde de rugby que l'équipe d'Angleterre ne passe pas le premier tour et que la nation organisatrice n'atteint pas la phase à élimination directe.

L'Australie et Galles ayant remporté leurs trois premiers matchs, s'affrontent le 10 octobre pour la première place du groupe, dans ce qui peut être considéré comme une « finale de poule ». Les Wallabies s'imposent 15 à 6 dans une rencontre sans essai. L'Australie prend ainsi la première place de la poule avec quatre victoires pour affronter en quarts l'Écosse, deuxième de la poule B. De son côté, le pays de Galles doit défier l'Afrique du Sud en quarts. L'Angleterre termine sur une très large victoire face à l'Uruguay (60–3) et prend la troisième place, synonyme d'une qualification directe pour la Coupe du monde 2019 au Japon. L'équipe des Fidji termine la compétition quatrième avec une victoire et trois défaites.

Rang Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Australie4400 101413510617
2 Pays de Galles4301 10111624913
3 Angleterre4202 21133755811
4 Fidji4103 1084101-175
5 Uruguay4004 0030226-1960

Poule B

Alors que favoris, les Springboks d'Afrique du Sud sont battus lors de leur premier match par le Japon 34 à 32. Malgré cela, ils finissent premiers de la poule après leur dernière rencontre du premier tour remportée 64 à 0 face aux États-Unis, s'assurant un quart de finale dans le haut du tableau face au pays de Galles, deuxième de la poule A. L'Écosse à la deuxième place affronte l'Australie en quart de finale, grâce à sa victoire 36 à 33 sur les îles Samoa (qui réussissent, malgré la défaite, à obtenir les deux bonus), lors de son dernier match du premier tour. Le Japon, qualifié pour la prochaine Coupe du Monde qu'elle accueille en 2019, est la première équipe de l'histoire à être éliminée au tour initial malgré trois victoires[11], ratant la qualification pour les quarts de finale à cause de l'absence de points de bonus.

Rang Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Afrique du Sud4301 311765612016
2 Écosse4301 20136934314
3 Japon4301 0098100-212
4 Samoa4103 1169124-556
5 États-Unis4004 0050156-1060

Poule C

La Nouvelle-Zélande boucle son premier tour avec quatre victoires dont trois bonifiées, soit 19 points sur 20 possibles. Largement premiers de leur poule, les All Blacks affrontent en quart de finale la France, deuxième de la poule D. L'équipe d'Irlande (première de la poule D) est promise à l'Argentine, assurée de la deuxième place avant son dernier match, remporté face à la Namibie. La Géorgie, troisième, est directement qualifiée pour la 2019 au Japon, tandis que la Namibie, qui a enregistré quatre défaites, a toutefois réussi à marquer le tout premier point de son histoire dans cette compétition, grâce à un bonus défensif remporté lors de sa courte défaite d'un point face à la Géorgie.

Rang Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Nouvelle-Zélande4400 301744912519
2 Argentine4301 301797010915
3 Géorgie4202 0053123-708
4 Tonga4103 1170130-606
5 Namibie4004 0170174-1041

Poule D

Toutes deux invaincues après leurs trois premiers matchs, la France et l'Irlande s'affrontent le 11 octobre dans une véritable « finale de poule » avec la première place du groupe comme enjeu. Les Irlandais l'emportent sans discussion, 24 à 9, avec deux essais à rien pour la France. Cela permet à l'Irlande de rencontrer en quart de finale l'Argentine, deuxième de la poule C, alors que la France retrouve en quart, tout comme en 2007 dans la même enceinte (le Millenium de Cardiff) les All Blacks de Nouvelle-Zélande, qu'ils avaient éliminés huit ans plus tôt. Le Canada quitte la compétition avec quatre défaites en autant de rencontres, tandis que l'Italie, vainqueur face à la Roumanie le 11 octobre, se classe à la troisième place, synonyme de qualification directe à la Coupe du monde 2019 au Japon.

Rang Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Irlande4400 20134359918
2 France4301 20120635714
3 Italie4202 117488-1410
4 Roumanie4103 0060129-694
5 Canada4004 0258131-732

Phase à élimination directe

Il n'y a pas de tirage au sort pour déterminer les affiches de la phase à élimination directe[10]. À noter qu'à partir de cette phase, tous les matchs se jouent dans les seules villes de Londres (stades de Twickenham et olympique) et de Cardiff (Millennium Stadium). Aucun outsider ne crée la surprise en passant les poules, avec les sept premières nations du classement mondial, plus l'Écosse qui est neuvième[12]. Les quarts de finale opposent deux à deux des équipes des deux hémisphères. En quart de finale, la France subit une défaite historique face à la Nouvelle-Zélande (62-13) avec un écart de 49 points[13], le plus important jamais enregistré dans un match de phase finale d'une Coupe du monde.

Pour la première fois, les demi-finales se jouent uniquement entre équipes de l'hémisphère Sud[14],[15].

Quarts de finale Demi-finales Finale
 le 17 octobre à Twickenham, Londres      le 24 octobre à Twickenham, Londres      le 31 octobre à Twickenham, Londres
  Afrique du Sud  23
  Pays de Galles  19  
  Afrique du Sud  18
 le 17 octobre au Millennium Stadium, Cardiff
    Nouvelle-Zélande  20  
  Nouvelle-Zélande  62
  France  13  
  Nouvelle-Zélande  34
 le 18 octobre au Millennium Stadium, Cardiff
    Australie  17
  Irlande  20
 le 25 octobre à Twickenham, Londres
  Argentine  43  
  Argentine  15
 le 18 octobre à Twickenham, Londres Troisième place
    Australie  29  
  Australie  35  le 30 octobre au Stade olympique, Londres
  Écosse  34     Afrique du Sud 24
  Argentine 13

Quarts de finale


16 h 00 UTC+1
Afrique du Sud 23 - 19
(12-13)
Pays de Galles Twickenham, Londres
79 572 spectateurs
Arbitre : Wayne Barnes
Essai(s) : Du Preez 75e
Pénalité(s) : 5 Pollard 9e, 13e, 17e, 21e, 62e
Drop(s) : Pollard 52e
Essai(s) : G.Davies 18e
Transformation(s) : Biggar 19e
Pénalité(s) : 3 Biggar 15e, 47e, 64e
Drop(s) : Biggar 40e

Évolution du score : 3-0, 6-0, 6-3, 9-3, 9-10, 12-10, 12-13, mt, 12-16, 15-16, 18-16, 18-19, 23-19

Lors de ce match d'ouverture de la phase éliminatoire entre les Springboks et le pays de Galles, ces deux équipes sont favorites pour atteindre la demi-finale. Pourtant, malgré une meilleure conservation du ballon, les Springboks encaissent un essai de Davies à la 18e minute. Les deux équipes se neutralisent, le score est serré jusqu'à la fin de la première mi-temps, et durant la majeure partie de la seconde. Il faudra attendre la 75e minute pour que Du Preez délivre son équipe et l'envoie en demi-finale.



20 h 00 UTC+1
Nouvelle-Zélande 62 - 13
(29-13)
France Millennium Stadium, Cardiff
71 619 spectateurs
Arbitre : Nigel Owens
Essai(s) : 9
Retallick 11e
Milner-Skudder 23e
Savea 29e, 38e, 59e
Kaino 50e
Read 64e
Kerr-Barlow 68e, 71e
Transformation(s) : 7
Carter 12e, 25e, 31e, 60e, 66e, 68e, 72e
Pénalité(s) : Carter 7e
Essai(s) : Picamoles 36e
Transformation(s) : Parra 37e
Pénalité(s) : 2
Spedding 9e
Parra 15e
Carton(s) jaune(s) : Picamoles 47e-57e

Évolution du score : 3-0, 3-3, 10-3, 10-6, 17-6, 24-6, 24-13, 29-13, mt, 34-13, 41-13, 48-13, 55-13, 62-13

Ce match rappelle le quart-de-finale de la Coupe du monde 2007. En effet, certains éléments sont identiques : les All Blacks, vainqueurs de la poule C, affrontent les Français, sortis deuxièmes de la poule D, dans le Millenium Stadium de Cardiff en quart de finale. Mais, alors que les Bleus furent vainqueurs en 2007, c'est la Nouvelle-Zélande qui donne le ton de cette rencontre, en manquant de marquer un premier essai dès les premières minutes du match. Les Néo-Zélandais inscrivent quatre essais durant la première mi-temps, contre un seul pour les Français à cinq minutes de la pause. Cette domination des Blacks se confirme en deuxième mi-temps, avec cinq essais inscrits, dont quatre transformés, alors que le XV de France ne trouve pas la faille et semble totalement impuissant, n'arrivant pas à inscrire le moindre point supplémentaire. Ainsi, les All Blacks s'imposent 62 à 13. Avec 49 points d'écart, ce match devient la plus lourde défaite pour les Français en Coupe du monde. C'est même leur pire défaite de leur histoire depuis le test match de juin 2007 où les Bleus sont battus 61 à 10 par les Blacks. C'est aussi le score et la différence de points les plus lourds jamais connus en phase à élimination directe de Coupe du monde. Enfin, les All Blacks deviennent alors l'équipe qui a le plus souvent atteint le dernier carré en Coupe du monde (sept fois sur huit, leur seul échec avant les demi-finales étant donc en 2007).



13 h 00 UTC+1
Irlande 20 - 43
(10-20)
Argentine Millennium Stadium, Cardiff
72 316 spectateurs
Arbitre : Jérôme Garcès
Essai(s) : 2
Fitzgerald 26e
Murphy 44e
Transformation(s) : 2/2 Madigan 27e, 45e
Pénalité(s) : 2 Madigan 20e, 53e
Essai(s) : 4
Moroni 3e
Imhoff 10e, 73e
Tuculet 69e
Transformation(s) : 4/4 Sánchez 5e, 10e, 70e, 74e
Pénalité(s) : 5 Sánchez 13e, 22e, 51e, 64e, 77e
Carton(s) jaune(s) : Herrera 17e

Évolution du score : 0-7, 0-14, 0-17, 3-17, 3-20, 10-20, mt, 17-20, 17-23, 20-23, 20-26, 20-33, 20-40, 20-43

Ce quart-de-finale oppose le XV du trèfle aux Pumas, qui dans les dix premières minutes inscrivent deux essais transformés, et une pénalité quelques minutes plus tard (0-17). Les Irlandais commettent beaucoup d'erreurs, en rendant le ballon aux Argentins, même s'ils inscrivent un essai transformé et une pénalité (10-20 à la mi-temps). Au retour des vestiaires, c'est pourtant l'Irlande qui domine le début de la seconde mi-temps jusqu'à la soixantième minute, manquant à certains moments de prendre la tête du match. Mais les Argentins ne cèdent pas et inscrivent deux essais dans le dernier quart d'heure.

L'Irlande échoue une fois de plus aux portes de la demi-finale, stade de la compétition jamais atteint par le XV du trèfle. Et les Pumas filent vers les demi-finales pour la seconde fois, après 2007.



16 h 00 WET
Australie 35 - 34
(15-16)
Écosse Twickenham, Londres
77 110 spectateurs
Arbitre : Craig Joubert
Essai(s) : 5
Ashley-Cooper 9e
Mitchell 30e, 43e
Hooper 40e
Kuridrani 64e
Transformation(s) : 2/5 Foley 44e, 65e
Pénalité(s) : 2 Foley 54e, 80e
Essai(s) : 3
Horne 18e
Seymour 59e
Bennett 74e
Transformation(s) : 2/3 Laidlaw 19e, 75e
Pénalité(s) : 5 Laidlaw 14e, 21e, 34e, 47e, 69e
Carton(s) jaune(s) : Maitland 42e

Évolution du score : 5-0, 5-3, 5-10, 5-13, 10-13, 10-16, 15-16, mt, 22-16, 22-19, 22-24, 29-24, 32-24, 32-27, 32-34, 35-34

Les Australiens, favoris, passent tout près de la défaite. Alors qu'ils ouvrent la marque avec un essai non transformé, ce sont les Écossais qui mènent ensuite au score grâce à la botte de Laidlaw, qui inscrit plusieurs pénalités, alors que les Wallabies sont assez malchanceux avec Foley qui manque plusieurs transformations et pénalités. Au retour des vestiaires, le score reste serré, puis l'Écosse prend l'avantage sous la pluie à cinq minutes de la fin grâce à un essai sur interception inscrit par Bennett et transformé par Laidlaw. L'Écosse semble proche de la qualification mais c'est l'Australie qui remporte ce match d'un point grâce à une pénalité réussie en toute fin de la rencontre. L'arbitre Craig Joubert est a posteriori déjugé par World Rugby au sujet de l'octroi de cette pénalité cruciale sanctionnant un hors-jeu, sur la base d'observations de sa commission d'arbitrage[16]. Avec la qualification de l'Australie, les demi-finales sont, pour la première fois dans l'histoire de la compétition, constituées uniquement d'équipes de l'hémisphère sud.

Demi-finales


16 h 00 UTC+1
Afrique du Sud 18 - 20
(12-7)
Nouvelle-Zélande Twickenham, Londres
80 090 spectateurs
Arbitre : Jérôme Garcès
Pénalité(s) : 6
Pollard 3e, 11e, 21e, 39e, 58e
Lambie 69e
Carton(s) jaune(s) : Habana 52e-62e
Essai(s) : 2
Kaino 6e
Barrett 52e
Transformation(s) : 2/2 Carter 9e, 53e
Pénalité(s) : Carter 60e
Drop(s) : Carter 46e
Carton(s) jaune(s) : Kaino 39e-49e

Évolution du score : 3-0, 3-7, 6-7, 9-7, 12-7, mt, 12-10, 12-17, 15-17, 15-20, 18-20

Après l'ouverture du score par le Sud-Africain Handré Pollard, les All Blacks, inscrivent un essai par Jerome Kaino dès la sixième minute, mais ils commettent beaucoup de fautes, ce qui permet aux Springboks de rester dans la course en marquant des pénalités, allant jusqu'à dominer les Néo-Zélandais au niveau du score à la mi-temps (12-7). Lors de la seconde mi-temps, ces derniers, par la botte de Dan Carter et grâce à un deuxième essai marqué par Beauden Barrett, parviennent à prendre un avantage de deux points et à le conserver jusqu'au bout pour accéder à leur quatrième finale de Coupe du monde après 1987, 2011 (victoires) et 1995 (défaite). Quant à l'Afrique du Sud, elle dispute le match pour la troisième place pour la seconde fois après 1999.



16 h 00 UTC+1
Argentine 15 - 29
(9-19)
Australie Twickenham, Londres
80 025 spectateurs
Arbitre : Wayne Barnes
Pénalité(s) : 5 Sánchez 7e, 24e, 36e, 45e, 55e
Carton(s) jaune(s) : Lavanini 26e-36e
Essai(s) : 4
Simmons 2e
Ashley-Cooper 10e, 32e, 72e
Transformation(s) : 3/4 Foley 2e, 10e, 72e
Pénalité(s) : Foley 48e

Évolution du score : 0-3, 3-7, 3-14, 6-14, 6-19, 9-19, mt, 12-19, 12-22, 15-22, 15-29

Les Australiens se détachent au score dès les dix minutes initiales en marquant d'entrée un premier essai sur interception par Rob Simmons puis un deuxième par Adam Ashley-Cooper pour mener 14 points à 3. L'ailier Wallaby alourdit le score par un essai supplémentaire en supériorité numérique à huit minutes de la fin de la première mi-temps. Maintenue dans le match par la botte de Nicolás Sánchez qui réussit à passer cinq pénalités sur cinq tentatives, l'Argentine ne parvient pas à refaire son retard initial. Elle se rapproche toutefois à sept points — soit la possibilité d'égaliser sur un essai transformé — en deuxième mi-temps (15-22), mais le troisième essai d'Ashley-Cooper, à la conclusion d'un exploit personnel de Drew Mitchell (sept défenseurs éliminés dans la largeur du terrain), met l'Australie hors de portée. Particulièrement appliquée en défense, l'équipe de Michael Cheika interdit aux Pumas de marquer le moindre essai. L'Australie rejoint la Nouvelle-Zélande pour une finale de Coupe du monde inédite, bien que les deux équipes parviennent pour la quatrième fois à ce stade ultime de la compétition, et visent toutes deux une troisième couronne planétaire.

Match pour la 3e place


20 h 00 UTC+1
Afrique du Sud 24 - 13
(16-0)
Argentine Stade olympique, Londres
55 925 spectateurs
Arbitre : John Lacey
Essai(s) : 2
Pietersen 6e
Etzebeth 43e
Transformation(s) : 1/1 Pollard
Pénalité(s) : 4 Pollard 14e, 33e, 40e, 48e
Essai(s) : Orlandi 80e+2
Transformation(s) : Sanchez
Pénalité(s) : Sanchez 53e
Drop(s) : Sanchez 42e
Carton(s) jaune(s) : Cubelli 5e

Évolution du score : 7-0, 10-0, 13-0, 16-0, mt, 16-3, 21-3, 21-6, 24-6, 24-13

Privés de quatre titulaires blessés (Joaquín Tuculet, Juan Martín Hernández, Juan Imhoff et Agustin Creevy), les Argentins démarrent mal le match en encaissant un essai sud-africain d'entrée et en jouant à quatorze à la suite de l'expulsion temporaire du demi de mêlée Tomás Cubelli. Le buteur springbok Handré Pollard porte le score à 16 à 0 à la mi-temps. Malgré les efforts de Nicolas Sanchez qui termine meilleur buteur de cette Coupe du monde avec 97 points, les Pumas ne reviendront pas au score et concéderont même un nouvel essai marqué par le deuxième ligne Eben Etzebeth. Menés 24 à 6, les Argentins parviennent à marquer un essai en force dans les arrêts de jeu. L'Afrique du Sud, double championne du monde, monte sur la troisième marche du podium comme en 1999.

Finale


16 h 00 WET
Nouvelle-Zélande 34 - 17
(16-3)
Australie Twickenham, Londres
80 125 spectateurs
Arbitre : Nigel Owens
Essai(s) : 3
Milner-Skudder 39e
Nonu 42e
Barrett 79e
Transformation(s) : 2/3 Carter 39e, 79e
Pénalité(s) : 4 Carter 8e, 26e, 36e, 75e
Drop(s) : Carter 70e
Carton(s) jaune(s) : B. Smith 52e
Essai(s) : 2 Pocock 53e
Kuridrani 64e
Transformation(s) : 2/2 Foley
Pénalité(s) : Foley 14e

Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 9-3, 16-3, mt, 21-3, 21-10, 21-17, 24-17, 27-17, 34-17

Les Néo-Zélandais sont dominateurs en première mi-temps (71 % de possession de balle, 79 % d’occupation du camp adverse[17]) mais ils ne parviennent à se détacher qu'à la 39e minute sur un essai de leur ailier Nehe Milner-Skudder après une longue séquence de jeu. Ils prennent le large dès le début du second acte grâce à un deuxième essai signé Ma'a Nonu au bout d'une course de 45 mètres (21-3), mais l'expulsion temporaire à la 52e minute de leur arrière Ben Smith change la donne. Coup sur coup, en supériorité numérique, l'Australie marque deux essais transformés par David Pocock et Tevita Kuridrani pour revenir à quatre points à l'heure de jeu (21-17). De nouveau à 15, les All Blacks reprennent ensuite leur domination territoriale, et par un drop tapé sans élan des 40 mètres, puis une pénalité de 50 mètres, Daniel Carter leur redonne dix points d'avance (27-17) à cinq minutes de la fin. L'ouvreur Néo-Zélandais marque dix-neuf points en tout dans cette finale. La victoire des All Blacks est parachevée sur un contre par le remplaçant Beauden Barrett qui part aplatir à la dernière minute. À l'issue de la première finale de Coupe du monde à cinq essais, la Nouvelle-Zélande devient la première équipe triple championne du monde et la première à conserver son titre. Pour la première fois aussi, elle réussit à être sacrée hors de ses terres, puisque ses victoires de 1987 et 2011 avaient été obtenues sur son terrain de l'Eden Park d'Auckland.

Bilan de la Coupe du monde

Équipes et joueurs en évidence

Meilleurs marqueurs d'essais

Top 10 des meilleurs marqueurs d'essais[18]
Rang Joueur Pays Essais
1Julian Savea Nouvelle-Zélande8
2Nehe Milner-Skudder Nouvelle-Zélande6
3Gareth Davies Pays de Galles5
Bryan Habana Afrique du Sud
Juan Imhoff Argentine
JP Pietersen Afrique du Sud
7Adam Ashley-Cooper Australie4
Drew Mitchell Australie
Tommy Seymour Écosse
DTH van der Merwe Canada

Meilleurs réalisateurs

Top 10 des meilleurs réalisateurs[19]
Rang Joueur Équipe Points Essais Transf. Pén. Drops
1Nicolás Sánchez Argentine97113202
2Handré Pollard Afrique du Sud9309232
3Bernard Foley Australie82212160
Daniel Carter Nouvelle-Zélande023102
5Greig Laidlaw Écosse79113160
6Ayumu Goromaru Japon5817130
7Dan Biggar Pays de Galles5604151
8Tommaso Allan Italie441690
9Owen Farrell Angleterre430881
10Julian Savea Nouvelle-Zélande408000

Bilan par équipe

Outre les quatre premiers, les équipes sont classées (à titre indicatif) selon :

1. la phase de la compétition atteinte ;

2. le classement à l'issue du premier tour ;

3. les points de classement à l'issue du premier tour ;

4. la différence de points à la fin des deux tours.

RangPhaseÉquipeMVNDPMPEDiff.PEMEEDiff.ERang
Poule
Pts
Poule
BOBD
1Vainqueur Nouvelle-Zélande770029097+193396+331re193050
2Finaliste Australie7601222118+104288+201re171040
3Troisième Afrique du Sud7502241108+133268+181re163130
4Quatrième Argentine7403250143+1072715+122e153050
51/4 de finale Irlande540115478+76186+121re182020
61/4 de finale Écosse5302170128+421714+32e142030
71/4 de finale France5302133125+81315-22e142010
81/4 de finale Pays de Galles530213085+45123+92e131010
93e poule B Japon430198100-2912-33e120010
103e poule A Angleterre420213375+58165+113e112110
113e poule D Italie42027488-1478-13e101100
123e poule C Géorgie420253123-70516-113e80030
134e poule B Samoa410369124-55713-64e61130
144e poule C Tonga410370130-60817-94e61110
154e poule A Fidji410384101-171011-14e51030
164e poule D Roumanie410360129-69717-104e40040
175e poule D Canada400458131-73716-95e20230
185e poule C Namibie400470174-104825-175e10160
195e poule B États-Unis400450156-106520-155e00010
205e poule A Uruguay400430226-196236-345e00031
Total484804824390271[20]0-191238501
Nombre de
matches
----48-48---40404848
Moyenne----50,8-5,6---0,60,21,040,02

Remarques
L'équipe d'Italie est la plus vertueuse : aucun carton.
La Namibie a le plus grand total de cartons : six jaunes.
Enfin l'équipe d'Uruguay est la seule à avoir un joueur expulsé.

Bilan sportif

Pour sa troisième participation à la Coupe du monde, le Sud-Africain Bryan Habana inscrit cinq essais, portant son total personnel à quinze, après huit en 2007 et deux en 2011. Ce total est égal à celui du Néo-Zélandais Jonah Lomu, établi en 1999. Si Habana marque son cinquième essai de l'édition en phase de poule, il n'en inscrit aucun pendant les phases finales, ce qui lui aurait permis de dépasser le All Black[21].

Le Néo-Zélandais Julian Savea égale aussi un record d'essais sur une édition, celui de Jonah Lomu et Bryan Habana, de huit essais marqués respectivement en 1999 et 2007. Il compte entre autres deux triplés face à la Géorgie et à la France et un doublé contre la Namibie[21].

Avec 271 essais inscrits en 48 matchs, ce total est supérieur à celui de l'édition 2011 de 241 essais. Si ce nombre d'essais ne représente pas le record toutes éditions confondues, c'est le cas de celui de la finale avec cinq réalisations. La rencontre avec le plus grand écart est celle entre l'Afrique du Sud et les États-Unis, conclu sur le score de 64 à rien. Le quart de finale entre la Nouvelle-Zélande et la France voit deux nouveaux records tomber : celui du nombre de points inscrits en phase finale, qui est de 62, ainsi que le plus grand écart sur un match de phase finale, de 49 points[21].

En huit éditions, les nations de l'hémisphère Sud ont réussi à remporter sept fois le trophée, seule l'Angleterre a pu contester leur suprématie en 2003. De plus, seules des nations du Sud sont représentées dans le carré final de cette édition, un scénario qui ne s'était jamais produit depuis la première Coupe du monde[21].

Bilan économique et popularité

Publicité de Land Rover, sponsor de la Coupe du monde.

Le taux de remplissage des stades de 97 % surpasse le record de 93 % de l'édition 2007 jouée en France[22]. Le nombre de billets vendus est de 2 477 805, contre 2 263 223 huit ans plus tôt[23]. En marge des rencontres, des fanzones, proposant des animations pour le public, sont organisées en nombre pour faire face à la demande. Les estimations donnent un nombre entre 1,5 et 2 millions de personnes ayant participé à ces événements sur stand[22].

Le record d'affluence sur un match de Coupe du monde est battu à deux reprises durant cette édition. La rencontre Nouvelle-Zélande - Argentine accueille le 20 septembre 89 019 spectateurs au stade de Wembley. Quelques jours plus tard, ce record est à nouveau battu dans le même stade, avec 89 267 spectateurs venus voir l'Irlande rencontrer la Roumanie le 11 octobre[21]. Le record de téléspectateurs sur un match a également été battu : plus de 25 millions de Japonais étaient devant leur poste de télévision le 3 octobre pour regarder le match de leur équipe contre celle des Samoa. Il était jusqu'alors détenu par les Français, qui étaient 18,3 millions pour voir la demi-finale contre l'Angleterre en 2007[23].

Sur un plan financier, l'organisation de la Coupe du monde a permis de dégager 210 millions £ (livres sterling) de produit net pour World Rugby, surpassant les chiffres des anciennes éditions de la compétition. Ils sont répartis entre les vingt nations participantes : 8,5 millions £ sur quatre ans pour les dix équipes du Tier 1 (correspondant aux nations disputant le Tournoi des Six Nations et le Rugby Championship), et 5 millions £ sur quatre ans pour les dix autres équipes[22]. L'économie britannique bénéficie quant à elle d'un retour net de 1,4 million[21].

Notes et références

Notes

    Références

    1. B. R. et Émilie Dudon, « L'Angleterre puis le Japon », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique, (consulté le 29 juillet 2009)
    2. (en) « Japan declares bid to host 2015 Rugby World Cup », sur www.mg.co.za, Mail&Guardian, (consulté le 1er novembre 2007)
    3. (en) « Italy and Japan enter RWC bid », sur Planet Rugby, (consulté le 23 juin 2009)
    4. (en) Alastair Jamieson, « Big boost to Rugby World Cup bid hopes », sur The Scotsman, (consulté le 1er novembre 2007)
    5. http://sportbuzzbusiness.fr/rugby/le-hashtag-rwc2015-saffiche-sur-le-ballon-de-la-coupe-du-monde-de-rugby-2015-33136
    6. (en) « Rugby World Cup 2015 venues », sur telegraph.co.uk, The Telegraph, (consulté le 23 septembre 2015)
    7. « Match officials announced for Rugby World Cup 2015 », sur www.rugbyworldcup.com, World Rugby, (consulté le 8 juin 2015)
    8. Bertrand Lagacherie, « Tête de série, mais… », sur www.lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le 3 décembre 2012)
    9. Stéphane Moccozet, « Coupe du Monde de Rugby 2015, la France avec l'Irlande et l'Italie », sur auvergne.france3.fr, France Télévisions, (consulté le 4 décembre 2012)
    10. « L'Angleterre ouvrira sa Coupe du monde le 18 septembre 2015 à Twickenham », sur rugbyrama.fr,
    11. « Coupe du monde de rugby : le Japon éliminé, malgré trois victoires... », sur Le Monde.fr, (consulté le 13 octobre 2015)
    12. classement World Rugby du 12 octobre 2012
    13. Coupe du monde: Les Bleus humiliés par les All Blacks,lequipe.fr
    14. « La Coupe du monde de rugby est finie, l'hémisphère Sud l'a gagnée », sur lexpress.fr, L'Express (consulté le 19 octobre 2015)
    15. « Rugby : l’hémisphère sud met la main sur la Coupe du monde », sur europe1.fr, Europe 1 (consulté le 19 octobre 2015)
    16. « Australie-Écosse : World Rugby reconnaît la faute de Craig Joubert ! », francetvsport.fr, 19 octobre 2015
    17. Les All Blacks définitivement seuls au sommet de la planète ovale sur Lefigaro.fr, consulté le 2 novembre 2015
    18. (en) « Rugby World Cup Archive - Espace stats - RWC15 Essais », sur rugbyworldcup.com (consulté le 31 octobre 2015)
    19. (en) « Rugby World Cup Archive - Espace stats - RWC15 Le plus de points marqués », sur rugbyworldcup.com (consulté le 31 octobre 2015)
    20. dont six essais de pénalité
    21. Clément Mazella, « Ces 10 chiffres qui montrent que la Coupe du monde 2015 a été exceptionnelle », sur www.rugbyrama.fr, Eurosport, (consulté le 8 novembre 2015).
    22. AFP, « Avec 210 millions d'euros de ressources dégagées, le Mondial a aussi été un succès commercial », sur www.rugbyrama.fr, Eurosport, (consulté le 8 novembre 2015).
    23. David Reyrat, « Bilan : une huitième édition dans l'histoire », sur sport24.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 8 novembre 2015).

    Annexes

    Articles connexes

    Liens externes

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