DraftKings

DraftKings est une entreprise américaine spécialisée dans les paris sportifs virtuels de type Ligue fantasy basée à Boston et fondée à 2012. Classée comme seconde derrière FanDuel, la société a grandie au travers de plusieurs acquisitions en 2014 dont le troisième du secteur DraftStreet et StarSreet puis des partenariats avec les ligues de Baseball, de Hockey. En 2017, la tentative de fusion avec FanDuel a été annulée pour un risque de monopole par la FTC.

DraftKings

Création
Forme juridique Société à capitaux privés
Siège social 225 Franklin Street
Boston
 États-Unis
Activité Fantasy sports video game (d) et Pari sportif
Site web www.draftkings.com

Initialement uniquement sur les ligues fantasy, la société a obtenu à partir de 2018 des accords pour proposer des services de pari sportif dans les états le permettant.

Historique

Principaux partenariats entre sites internet et associations sportives.

DraftKings a été fondée en 2012 par Jason Robins, Matthew Kalish et Paul Liberman, d'anciens employés de Vistaprint[1]. Son principal concurrent FanDuel existe lui depuis 2009. La société est basée initialement dans la maison de Liberman et son premier produit est une compétition de Baseball en un-contre-un coïncidant avec la Ligue majeure de baseball 2012, lancée le [1]. En juillet 2012, la société annonce l'arrivée d'un premier lot d'investisseurs en Séries A apportant 1,4 million d'USD mené par Ryan Moore et la société Accomplice de Cambridge[2].

En avril 2013, la Ligue majeure de baseball (MLB) investit une somme non divulguée dans DraftKings au travers de MLB Advanced Media, devenant la première organisation sportive professionnelle américaine à investir dans la Ligue fantasy[3]. En novembre 2013, une seconde campagne d'investissements en série B apporte 23 millions d'USD provenant de Redpoint Ventures, Accomplice, BDS Venture Fund, GGV Capital et Jordan Mendell[2].

En février 2014, la société communique des chiffres pour l'année 2013, dont 50 millions d'USD de gains pour les joueurs de ligues de football hebdomadaires, de ligues journalières de Baseball, hockey et Basketball ainsi que 50 000 joueurs quotidiens et 1 million de joueurs enregistrés[4]. En juillet 2014, la société se classe deuxième mondiale du secteur du pari sportif en ligne derrière FanDuel et annonce l'achat du troisième DraftStreet détenu par l'entreprise new-yorkaise IAC de Barry Diller[5]. DraftKings intègre l'équipe et les locaux de New York[5], tandis que la base d'abonnés permet de faire grossier celle de DraftKings de 50%[6]. Le , la société annonce une nouvelle campagne d'investissements apportant 41 millions d'USD menée par The Raine Group et soutenue par Redpoint Ventures, GGV Capital et Atlas Venture[5],[7]. Le même jour, Dratkings achète un autre concurrent StarSreet basé à Somerville (Massachusetts) mais ne récupère que les actifs, les fondateurs préférant partir sur différents projets[5].

En novembre 2014, DraftKings signe un contrat de deux ans avec la Ligue nationale de hockey (NHL) pour être le service officiel de sa ligue fantasy avec des parrainages de vidéo, du contenu dans les boutiques numériques de la NHL, des jeux gratuits et des publicités physiques lors d'événemments sportifs mais Yahoo! Sports conserve sa place de fournisseur pour la ligue officiel pour la saison[8],[9].

En avril 2015, Dratkings signe un contrat similaire avec la MLB en ajoutant des jeux quotidien co-signés et des possibilités d'accords individuels avec les clubs de la MLB[10]. En parallèle, la société annonce 304 millions d'USD de recettes au travers des frais d'entrées payés par les joueurs pour 2014[10].

Le , la presse annonce que Disney au travers d'ESPN négocierait un contrat de 250 millions d'USD avec DraftKings, peut-être l'achat de 25 % de la société[11],[12],[13],[14],[15],[16]. Le , une rumeur évoque un investissement à hauteur de 250 millions d'USD par Disney via ESPN dans Draftkings qui pourrait être annoncé avant le 15 juin[17]. Le , Draftkings annonce la signature d'un contrat publicitaire de 500 millions d'USD sur trois ans pour diffuser des annonces Draftkings sur les chaînes d'ESPN[18],[19],[20]. Le , un article du New York Times confirme que Disney était bien en discussion pour investir dans DraftKings mais aussi son concurrent FanDuel[21],[22]. Le , DraftKings annonce qu'il paiera 250 millions d'USD à ESPN sur deux ans pour diffuser des publicités[23].

Aussi en juillet 2015, DraftKings annonce une campagne d'investissements de 300 millions d'USD menée par Fox Sports comprenant Kraft Group (en) (propriétaires des Patriots de la Nouvelle-Angleterre) et Wellington Management Company[24]. L'accord, similaire à celui évoqué pour Disney, prévoyait que DraftKings dépensent 250 millions d'USD en publicité sur Fox Sports durant une période de 3 ans[6]. Le , la Gambling Commission (en) britannique accorde à DraftKings une licence de service de mise en commun de paris au Royaume-Uni tandis que la société annonce la création d'un bureau à Londres et la nomination du spécialiste du poker en ligne Jeffrey Haas comme Chief International Officer devant développer l'entreprise à l'international[25].

La déclinaison britannique du site DraftKings est lancée le avec une ligue fantasy de football quotidienne ainsi qu'une mise en avant de ce sport au niveau nord-américain[26]. Le , ESPN stoppe son contrat avec DraftKings en raison de potentiels problèmes judiciaires liés à la définition des jeux d'argent et des paris en ligne pour les ligues fantasy[27]. L'état du Nevada considère depuis octobre 2015 que les jeux de ligue fantasy comme des paris en ligne et les a interdit alors que les sociétés considèrent que ce ne sont que des droits d'entrées et non des paris[27]. Une bataille judiciaire est en cours dans l'état de New York et en Floride tandis que le FBI a lancé une enquête[27]. Le même jour, dans un rapport financier 21st Century Fox déclare une perte comptable pour sa participation de 11% achetée 160 millions d'USD en juillet 2015 désormais valorisée 65 millions d'USD[28].

Le , FanDuel et DraftKings annoncent un projet de fusion revendiquant un total de 5 millions d'utilisateurs[29].

Le , Malte accorde une licence de jeux contrôlés permettant à DraftKings de pouvoir opérer dans les autres pays de l'Union européenne[30].

Le , la Federal Trade Commission (FTC) dépose une injonction pour bloquer la fusion en raison d'un risque de monopole avec une part de marché proche des 90 % pour la combinaison[31],[32]. Le , la fusion est annulée officiellement avec raison les menaces de litige[33],[34].

Le , DraftKings et FanDuel paient chacun 1,3 million d'USD pour clore les actions judiciaires menées par le procureur général du Massachusetts sur des allégations de pratiques déloyales et trompeuses de la part des entreprises avant 2016[35].

En août 2018, DraftKings lance son premier service de pari sportif en ligne dans le New Jersey, premier service en dehors du Nevada mais n'acceptant que les habitants de l'état[36]. Le , le DraftKings Sportsbook annonce avoir validé un million de paris[37]. Entre septembre 2018 et octobre 2019, DraftKings a lancé différents services de paris dans les états de New York, de Virginie-Occidentale, de l'Indiana, de l'Iowa et du Mississippi ainsi que des versions mobiles et dans des boutiques[38].

En mars 2019, suite à l'acquisition de la 21st Century Fox par Disney, la participation de Fox Sports a été transférée à la Walt Disney Company malgré les ventes de Fox Sports Net à Sinclair Broadcasting et le transfert par scission de Fox Sports à News Corp, comme le confirme le site spécialisé Legal Sports Report en mai 2019[39],[40]. Cette appartenance est confirmée par la création par Fox Sports d'un service de pari en ligne Fox Bet en partenariat avec le canadien The Stars Group le 8 mai 2019 et l'accord en ESPN et Caesars Entertainment le 14 mai 2019[39].

Activités

  • Ligue fantasy pour plusieurs sports au travers de partenariat avec les vraies ligues : NFL, MLB, NBA, NHL, Golf, Football masculin et féminin, Tennis, CFL, NASCAR, UFC, eSports et AFL
  • pari sportif avec DraftKings Sportsbook, disponible dans certains états américains ou pays uniquement en raison des législations
    • version mobile
    • dans des hôtels-casinos : le Resorts Casino Hotel dans in New Jersey, Scarlet Pearl Casino dans le Mississippi, les Wild Rose Resorts dans l'Iowa, le Del Lago Resort and Casino à New York et The Meadows Racetrack and Casino en Pennsylvanie.

Références

  1. « Two local companies, StarStreet and DraftKings, prepare to launch new fantasy sports sites », boston.com, (consulté le 21 juillet 2015)
  2. « Crunchbase: DraftKings Funding Rounds », crunchbase.com, (consulté le 21 juillet 2015)
  3. « Daily fantasy sports Web sites find riches in Internet gaming law loophole », washingtonpost.com, (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2015)
  4. « The Super Bowl of Startups: Interview with DraftKings CEO Jason Robins » [archive du ], redpoint.com, (consulté le 20 juillet 2015)
  5. « DraftKings Raises Another $41M And Acquires Daily Fantasy Sports Competitor StarStreet », techcrunch.com, (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2015)
  6. « DraftKings acquires DraftStreet, combining major daily fantasy platforms », betaboston.com, (consulté le 21 juillet 2015)
  7. « DraftKings raises $41 million, acquires Cambridge competitor StarStreet », betaboston.com, (consulté le 21 juillet 2015)
  8. « NHL Signs Two-Year Deal With DraftKings As Rise Of Daily Fantasy Games Continues », sur Sports Business Journal (consulté le 20 juin 2017)
  9. « NHL Does Multi-Year Exclusive Deal With DraftKings », sur Forbes, (consulté le 21 juillet 2015)
  10. « DraftKings And Major League Baseball Extend Exclusive Partnership », forbes.com, (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2015)
  11. (en) Callum Borchers et Curt Woodward, « DraftKings reportedly getting $250 million investment from Disney », sur The Boston Globe, (consulté le 20 août 2015)
  12. (en) Shalini Ramachandran, Amol Sharma, « Disney to Invest $250 Million in Fantasy Site DraftKings », sur The Wall Street Journal (blog), (consulté le 20 août 2015)
  13. (en) Shalini Ramachandran, Amol Sharma, « Disney Makes Bet on Sports’ DraftKings », sur The Wall Street Journal, (consulté le 20 août 2015)
  14. (en) Glenn Brock, « Walt Disney To Invest $250 Million Into DraftKings », sur The Inquisitr, (consulté le 20 août 2015)
  15. (en) Martin Blanc, « Walt Disney Co (DIS) Makes $250 Million Investment In Fantasy Sports Site, DraftKings », sur Bidness Etc, (consulté le 20 août 2015)
  16. (en) Martin Blanc, « Disney, through ESPN, entering daily fantasy sports », sur Sun Sentinel, (consulté le 20 août 2015)
  17. (en) Matt Yoder, « Disney $250 Million Investment In Draftkings Expected To Close This Week And Value Company At $1 Billion », sur awfulannouncing, (consulté le 12 novembre 2015)
  18. (en) Zach Bergson, « DraftKings Isn't Getting $250 Million From Disney After All », sur Forbes, (consulté le 6 janvier 2016)
  19. (en) « DraftKings wins big ESPN ad deal, but no Disney investment in upcoming $250m round », sur betaboston (consulté le 6 janvier 2016)
  20. (en) Dustin Gouker, « Disney Won’t Invest In DraftKings, Which Gets Exclusive ESPN Deal », sur Legal Sports Report, (consulté le 6 janvier 2016)
  21. (en) Richard Sandomir, « FanDuel and DraftKings, Leaders in Daily Fantasy Sports, Are Quickly Gaining Clout », sur The New York Times, (consulté le 21 janvier 2016)
  22. (en) Dustin Gouker, « Why Disney’s DraftKings Investment Deal Didn’t Happen: DFS An ‘Adult Product,’ Not A Good Fit », sur Legal Sports Report, (consulté le 21 janvier 2016)
  23. (en) Kurt Wagner, « DraftKings Will Pay ESPN $250 Million for Ads Over the Next Two Years », sur Re/code, (consulté le 22 janvier 2016)
  24. « DraftKings raises $300m in frenzied fantasy sports land-grab », betaboston.com, (consulté le 29 juillet 2015)
  25. Modèle:Lien web news
  26. Pauline Bock, « DraftKings on why the UK is ready for one-day fantasy sport », Wired UK, (lire en ligne, consulté le 13 juillet 2017)
  27. « ESPN ends DraftKings deal », sur Las Vegas Review-Journal, (consulté le 29 mars 2016)
  28. (en) « Fox Marks Down $160M Investment In DraftKings By About 60% », sur Sports Business Journal, (consulté le 6 février 2020)
  29. « DraftKings and FanDuel Agree to Merge », sur The Wall Street Journal (consulté le 18 novembre 2016)
  30. Fitz Tepper, « DraftKings has received a Malta gaming license, paving the way for European expansion », sur TechCrunch (consulté le 13 juillet 2017)
  31. « The FTC is attempting to block the DraftKings-Fanduel merger », sur TechCrunch, Oath (consulté le 19 juin 2017)
  32. (en) Alex Schiffer, « Federal judge orders temporary stop to DraftKings, FanDuel merger », sur The Washington Post, (consulté le 6 février 2020)
  33. (en) Fitz Tepper, « DraftKings and FanDuel will no longer merge », sur TechCrunch, (consulté le 6 février 2020)
  34. (en) Todd Spangler, « DraftKings, FanDuel Scrap Merger Plans After FTC Opposition », sur Variety, (consulté le 6 février 2020)
  35. « DraftKings, FanDuel settle with Massachusetts for $1.3M apiece », ESPN,
  36. « DraftKings Sportsbook App Goes Fully Live For NJ Online Sports Betting », Legal Sports Report, (lire en ligne, consulté le 14 août 2018)
  37. « DraftKings Sportsbook Celebrates One Million Bets Just One Month In », Play USA, (lire en ligne, consulté le 11 septembre 2018)
  38. (en-US) « DraftKings Sportsbook Gets OK To Take Online Bets In Indiana Tomorrow », sur Legal Sports Report, (consulté le 30 octobre 2019)
  39. (en) Dustin Gouker, « Sports Betting Plot Twist: ESPN Owner Disney Now Holds Stake In DraftKings », sur Legal Sports Report, (consulté le 6 février 2020)
  40. (en) Jen Booton, « ESPN-Parent Disney Acquired a Stake in DraftKings in Fox Deal », sur SportTechie, (consulté le 6 février 2020)
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