Eaux de baignade

Les eaux de baignade sont des plans d'eau et cours d'eau considérés depuis le point de vue de leur qualité et leur sécurité quant à la baignade.

Origine de la pollution

Aux États-Unis où des alertes de santé publique ou des fermetures de sites de baignades concernent chaque année environ 1500 plages publiques (donnée 2017), une étude récente (2017) a porté sur un littoral de l'Alabama concerné par des problèmes de contamination fécale des plages ; elle conclut qu'une grande partie de la charge bactérienne (élevée) provient d'excréments humains et non de ceux d'animaux d'élevages situés à proximité (comme des chercheurs l'avaient d'abord suspecté).
Les pics de pollution fécale suivent de grosses tempêtes durant lesquelles des égouts ont débordé, laissant penser qu'ils sont les premiers responsables de ces problèmes[1].

Dans le monde

Là où elles existent, les législations ne considèrent généralement que quelques paramètres, et en particulier quelques microbes d'origine fécale.

Législation européenne

Tout site classé pour la baignade doit faire l'objet d'au moins un prélèvement mensuel pour analyse de la qualité des eaux de baignade par mois lors de la saison balnéaire (et au moins 4 prélèvements dans l'année), le bilan d'état des eaux étant fait sur la base de la moyenne des quatre dernières années de données. Seuls quelques paramètres sont mesurés par ces analyses.

Selon un rapport publié le par l'AEE qui a passé en revue 21 000 sites de baignade, la situation s'améliore globalement avec en 2015 « 96 % des eaux de baignade de qualité suffisante en Europe, soit 0,9 % de plus qu'en 2014 » et un nombre de sites notés « qualité excellente » , passé à 84,4 % (contre 78,1 % en 2014).
Parmi les pays suivis, et selon les données remontées par les responsables de ces mesures, la France est cependant le pays « qui a enregistré le plus de détériorations de la qualité de l'eau ». Les objectifs de bon état écologique de la directive cadre sur l'eau, ni les objectifs que se sont fixés les pays européens ne sont et ne seront atteints en 2015-2016 (la directive sur les eaux de baignade, qui a été modifiée en 2006 demandait que toutes les eaux de baignade soient de qualité suffisante dès 2015)[2].

En 2015, les meilleurs résultats sont obtenus par le Luxembourg, l'Italie, Chypre, Malte, la Grèce, la Croatie, l'Allemagne et l'Autriche (plus de 90 % des eaux de baignade y sont de qualité excellente, selon les normes actuellement retenues, qui ne couvrent pas tous les paramètres de pollution de l'eau).

En France

Selon les services des Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), 76 % des sites sont classés d'excellente qualité pour l'eau de baignade, et si 32 sites ont une eau qui s'est améliorée entre 2014 et 2015, 29 ont été déclassés en « qualité insuffisante » (dont 12 en Bretagne). En 2015, 2,8 % des eaux de baignade étaient « non conformes ».

Conformément à L’article D.1332-23 du code de la santé publique, les contrôles devront à l'avenir être fait par les « gestionnaires d'eau de baignade » (personne publique ou privée) et les analyses doivent être faites par des laboratoires agréés par le ministère de la Santé puis communiquées aux maire et préfets concernés.· En cas de problème, les autorités responsables doivent identifier leurs causes, prendre des mesures préventives, informer le public et si nécessaire procéder à une fermeture temporaire de la baignade.

Ces classements sont influencés par le choix des critères qui privilégient les risques de contamination microbiologique, de gastro-entérite et ORL (seuls 2 paramètres microbiologiques sont à mesurer : entérocoques intestinaux et Escherichia coli) et par le choix des sites retenus pour les analyses. Selon la directive, les prélèvements doivent être effectués là où le plus de baigneurs ou le plus grand risque de pollution sont attendus.

Références

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

Bibliographie

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