Empirisme organisateur

L'empirisme organisateur est une méthode d'analyse politique créée par Charles Maurras inspirée du positivisme. Cette méthode consiste à analyser le présent à la lumière du passé, pour prévoir les évolutions et y répondre avec les meilleurs solutions. L'application de cette doctrine positiviste, en politique, observe les lois de l'histoire[1] et débouche sur le Nationalisme intégral[2]. Considérant que l'organisation et les institutions de la société doivent être le fruit de la sélection opérée par les siècles, la monarchie est en effet considérée par Maurras comme optimale pour la France.

L'empirisme organisateur est résumé par son auteur comme étant « la mise à profit des bonheurs du passé en vue de l'avenir que tout esprit bien né souhaite à son pays. » Charles Maurras résume également l'empirisme organisateur par la formule : « Notre maîtresse en politique, c'est l'expérience »[3].

Par l'empirisme organisateur, Maurras rejette les philosophies déterministes, qu'elles soient optimistes comme le marxisme ou pessimistes comme le guénonisme, ainsi que l'idée démocratique suivant laquelle l'avenir se construirait sans considération du passé et sur la seule base de l'opinion[2].

Filiation

Charles Maurras place la filiation de l'empirisme organisateur dans la suite du Thomisme et plus largement de la Quaedam perennis philosophia de Socrate, Platon et Aristote[réf. nécessaire].

Charles Maurras s'inspire directement de la méthode d'analyse du critique littéraire Charles-Augustin Sainte-Beuve pour forger l'expression « empirisme organisateur »[réf. nécessaire].

Influence de l'Empirisme organisateur

Pour l'écrivain Jacques Paugam, le Général de Gaulle aurait utilisé le méthode de l'empirisme organisateur pour organiser le processus d'indépendance de l'Afrique Noire[4].

L'empirisme organisateur aurait attiré à l'Action française plusieurs historiens de renom tels que Jacques Bainville, Pierre Gaxotte, Michel Mourre, Philippe Ariès[2] ou Pierre Chardon.

Notes et références

  1. Alain Finkielkraut, Michel De Jaeghere et Martin Motte, « Lire Maurras aujourd'hui », émission « Répliques », France Culture, (consulté le 24 juin 2018).
  2. Stéphane Blanchonnet, Petit dictionnaire maurrassien, Lyon, Nouvelle Marge, , 98 p. (ISBN 978-2-9556200-2-1).
  3. Ch. Maurras, Chateaubriand, Michelet, Sainte-Beuve: trois idées politiques, p. 29 & sq., H. et E. Champion, Paris, 1912.
  4. « Jacques Paugam : "Maurras a compris avant bien d'autres que les idées généreuses et le sentimentalisme pouvaient mener vers la censure, le refus du débat et la remise en cause de la démocratie" », sur atlantico.fr, (consulté le 17 juin 2018).

Voir aussi

Articles connexes

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