Ergué-Gabéric

Ergué-Gabéric [ɛʁge gabeʁik] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, dans le Nord-Ouest de la France. Elle est située à quelques kilomètres à l'est de Quimper, appartient à l'arrondissement de Quimper et au canton de Fouesnant.

Ergué-Gabéric

Mairie d'Ergué-Gabéric.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Fouesnant
Intercommunalité Quimper Bretagne Occidentale
Maire
Mandat
Hervé Herry
2014-2020
Code postal 29500
Code commune 29051
Démographie
Gentilé Gabéricois
Population
municipale
8 208 hab. (2017 en augmentation de 0,84 % par rapport à 2012)
Densité 206 hab./km2
Population
aire urbaine
86 162 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 49″ nord, 4° 01′ 15″ ouest
Altitude 63 m
Min. 4 m
Max. 140 m
Superficie 39,87 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Ergué-Gabéric
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Ergué-Gabéric
Liens
Site web Site de la commune

    Géographie

    Entourée par les communes de Quimper, Briec, Landudal, Elliant, Saint-Yvi et Saint-Évarzec, Ergué-Gabéric est située à km au nord-est de Quimper, la plus grande ville des environs. Le fleuve Odet et son affluent le Jet sont les principaux cours d'eau qui délimitent la commune.

    La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik.

    Toponymie

    Ergué-Gabéric

    Son nom breton est An Erge Vras signifiant Le Grand Ergué. La première mention écrite du nom date de 1160 sous la forme Arke qui laisse supposer une forme plus ancienne Arkae . À l'origine le terme Erge en vieux-breton se décompose en ar signifiant aux abords de, en avant de, et kae pour haie, talus défensif. Le territoire d'Erge a été divisé en deux au XIIe siècle : le suffixe Gabéric est probablement issu du patronyme Cabellic, dont un représentant Guy Cabellic fut évêque de Cornouaille de 1267 à 1280[1].

    Villages

    • En 1843, le Dictionnaire historique et géographique de Bretagne indique la présence de trois manoirs : Lezergué, Cleuyou et Kerjenny et cite onze villages : Quélennec, Squividan, Kerourvoas, Salverte, Quilinec (Mélenec), Lostaguiret (Lostarguillec), Kerellou, Kerdilès, Kervéguen, Kerfor, Kerlariou (Kerlaviou). Dans son étude sur les noms de lieux d'Ergué-Gabéric, publiée en breton en 1977, Bernez Rouz indique avoir travaillé sur un corpus de 205 lieux-dits.
    • Keranroux (dérivé de Ker an Roux, en breton « Le village de le Roux ») est situé, au bout de la route provenant de Tréodet, près d'un promontoire qui permet de contrôler l'accès aux gorges du Stangala. Le hameau serait ancien, il remonterait à Saint-Guénolé, deuxième abbé de Landévennec. Certains documents plus récents mentionnent son existence autour de 1750. Le hameau est composé de deux corps d'habitations, l'un assez récent 1800, l'autre très ancien mais rénové, il possède un puits, une fontaine et un four à pain imposant[2].
    • Tréodet (étymologie obscure, soit de tref, « lieu habité et cultivé », soit de treb, « trêve ou église succursale », soit de traon, « colline », soit de treiz, « passage ») est situé au début de la belle vallée du Stangala. Le site est maintenant traversé par une route nationale[3].

    Histoire

    Moyen Âge

    Une motte féodale a existé au lieu-dit « Castel » (Coz-Castel). La maison noble de Kerfort appartenait en 1420 à Anceau de La Marche[4].

    Époque moderne

    « Vers l'an 1640, Gui Autret, seigneur de Missirien, fit bâtir, près de l'avenue de son château d'Ergué, une chapelle dédiée à saint Joachim, dans laquelle il fonda quatre messes par semaine »[4].

    L'abbé A. Favé a étudié les archives paroissiales d'Ergué-Gabéric pour la période allant de 1678 à 1716, présentant la vie de Jan Baudour, curé de la paroisse pendant 38 ans, originaire de Lannilis, décédé en 1716, et la vie de la paroisse à cette époque, ainsi que les notables vivant dans les divers manoirs, ceux de Kerforz (habité par le seigneur Louis-René de La Marche et sa famille), de Pennareün (Jean-Baptiste Gelin, écuyer et seigneur du lieu), de La Salle-Verte (François Delille), de Lézergué (Jacques de Charmoy), etc[5].

    Les multiples interdictions concernant les inhumations dans les églises, décidées par les Évêques dès la fin du XVIe siècle et par le Parlement de Bretagne en 1719 et 1721 suscitèrent parfois des réactions très violentes à l'encontre du clergé de la part des paroissiens : ce fut le cas à Ergué-Gabéric[6].

    En 1759 la paroisse d'Ergué-Gabéric [le nom est écrit Ergué-Gabérit] devait chaque année fournir 25 hommes pour servir de garde-côtes[7].

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Ergué-Gabéric en 1778 :

    « Ergué-Gabéric ; à une lieue un tiers à l'est de Quimper, son évêché, sa subdélégation et son ressort, et à 37 lieues de Rennes. On y compte 1 800 communiants[8] ; la cure est à l'alternative. Son territoire est très fertile en grains, et plein de vallons, où sont de très belles prairies ; mais on y voit beaucoup de landes et de terres incultes. (...) Toute la paroisse relève du Roi, à l'exception des trois villages de Kermorvan, Kernichiren et Kerougan qui se trouvent dans le fief de l'évêque de Quimper[4]. »

    Révolution française

    La paroisse d'Ergué-Gabéric, qui comprenait alors 150 feux, élit deux délégués, Jean Le Signour et Augustin Gillart, pour la représenter à l'assemblée du tiers état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[9].

    Marie-Hyacinthe de Geslin[10] est né le au château de Kerlut en Plobannalec. Seigneur de Pennarun (le manoir de Pennarun se trouve en Ergué-Gabéric]) et de Quimperlé, il fut réputé être, selon un rapport de gendarmerie, « un des plus cruels parmi les chouans qu'il commandait. Surnommé "le chouan de Pennarun", il a dirigé une grande partie des assassinats qui ont eu lieu dans le Finistère »[11]. Il est mort le à Quimperlé[12].

    Les moulins d'Ergué-Gabéric

    En raison de son réseau hydrographique dense 'l'Odet et le Jet, ainsi que certains de leurs affluents), 17 moulins à eau ont été recensés, ayant existé à des époques variables ; neuf existaient encore en 1790, ainsi qu'en 1809. Huit se trouvaient sur l'Odet et ses affluents (les principaux étant le moulin de Kergonan, connu depuis 1540 et Meilh Poul, connu depuis 1426 et en service jusqu'en 1924) et neuf sur le Jet et ses affluents (dont Meilh Jet, Meilh Faou, arrêté en 1976 et Pennarun, qui ferma aussi en 1976. C'était des moulins à farine sauf Meilh Paper, sur l'Odet, qui est à l'origine de l'implantation de la papeterie Bolloré en 1822[13].

    Une histoire semi-légendaire existe à propos d'un cheval du moulin de Meilh Poul : cela se passait vers la fin du XIXe siècle. Le cheval du moulin de Meilh Poul fut une nuit attaqué par un loup affamé. Appuyant son arrière-train contre un têtard de chêne, le cheval fit face toute la nuit. À un moment le lup eût soif et alla boire à l'Odet. Le cheval en profita pour mui écraser la tête avec ses sabots. Cette scène n'eut pas de témoins mais fut reconstituée grâce au cadavre du loup et aux diverses traces laissées sur place par les deux animaux[14].

    Le XIXe siècle

    Les papeteries Bolloré

    C'est à Ergué-Gabéric que fut fondé par René-Guillaume Bolloré et Nicolas Le Marié en 1822, les papeteries d'Odet situées dans le village de Lestonan, au nord-est du bourg. Ces papeteries, qui fabriquent du papier d'emballage, du papier bulle, du papier pour cahiers et du papier à cigarettes, sont dirigées par Jean-René Bolloré[Note 1] à partir de 1861, ont fait depuis, la fortune de la famille Bolloré[15],[16]. René Bolloré I[Note 2] dirige l'entreprise à partir de 1881, René Bolloré II[Note 3] lui succède en 1905, Gaston Thubé (beau-frère du précédent) en 1935, puis René Bolloré III[Note 4] et Michel Bolloré[Note 5] en 1946 et Vincent Bolloré[Note 6] à partir de 1981.

    En 1881, l'usine Bolloré emploie plus de 80 salariés ; Jean-René Bolloré, catholique fervent influencé par les idées de Marc Sangnier, a établi des relations paternalistes au sein de l'entreprise ; conseiller général, il échoua à deux reprises aux élections législatives en 1876 et 1877[17].

    René Bolloré II fait construire en 1910 le manoir d'Odet. En 1914, les deux papeteries d'Odet et de Cascadec (laquelle a ouvert en 1893 à Scaër) comptent en tout 200 ouvriers.

    Ergué-Gabéric dans la première moitié du XIXe siècle

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Ergué-Gabéric en 1845 :

    « Ergué-Gabéric (sous l'invocation de saint Gwenaël, abbé de Landévennec), commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Quélennec, Squividan, Kerourvoas, Salverte, Quilinec, Lostarguirec, Kerellou, Kerdilès, Kervéguen, Kerfor, Kerlarion. Objets remarquables : manoirs de Lezergué, de Cleuyou ; château de Kerjenny. Superficie totale 3 988 hectares, dont (...) terres labourables 1 941 ha, prés et pâturages 365 ha, bois 179 ha, vergers et jardins 39 ha, landes et incultes 1 324 ha (...). Moulins du Ged [Jet], Penarrun, Cleuyou, Coutilli, Poul, Faou, Pont-ar-Marhat. Outre l'église, il y a les chapelles Saint-Guinolé, Notre-Dame-de-Quelen (en ruines) et Kerdévot. Il y a en Ergué-Gabéric un moulin à papier et une tuilerie. La route royale n° 165, dite de Nantes à Audierne, traverse cette commune du sud-est au nord-ouest. Géologie : constitution granitique :; micaschiste au nord du bourg. On parle le breton[18]. »

    Les doubles bidets

    Vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, la commune est connue pour la pratique de la polyculture et l'élevage des doubles bidets.

    L'école de hameau de Lestonan

    Un rapport du Conseil général du Finistère indique en août 1880 qu'Ergué-Gabéric fait partie des 27 communes de plus de 500 habitants du Finistère qui n'ont encore aucune école de filles[19].

    Fin XIXe la construction de 67 écoles de hameaux a été autorisée dans le Finistère par deux décrets :

    • Le décret du qui a délégué une subvention pour 18 écoles de hameaux sur l'arrondissement de Quimperlé ; toutes ont été bâties.
    • Le décret du qui a délégué une subvention pour 50 écoles de hameaux sur les quatre autres arrondissements du département (Brest, Châteaulin, Morlaix, Quimper) à choisir dans les communes « dont le territoire est le plus étendu et les ressources les plus restreintes » ; 49 ont été bâties dont 1 à Ergué-Gabéric (Lestonan)[20].

    Le XXe siècle

    La mine d'antimoine de Kerdévot

    Des paysans découvrirent forfuitement au printemps 1911 le gisement d'antimoine de Kerdévot en défrichant des broussailles, en particulier de la stibine. La "Compagnie des mines de La Lucette" obtint en 1913 une concession de 120 ha, à cheval sur les communes d'Ergué-Gabéric et Elliant, creusa 3 puits et un kilomètre de galeries de mines, les plus profondes descendant jusqu'à une cinquantaine de mètres, employant jusqu'à 54 ouvriers en 1915, le minerai étant expédié à la fonderie du Genest (Mayenne). En 1916, la société arrêta l'exploitation sur ce site et entreprit le démontage des installations, puis reprit des recherches en contrebas de Niverrot en 1927, ce qui provoqua une reprise éphémère de l'exploitation qui cessa définitivement le [21].

    Le Bureau de recherches géologiques et minières a effectué un travail de prospection dans la décennie 1970, trouvant plusieurs gisements, mais de trop faible teneur en minerai pour être économiquement exploitables.

    La "mine de Kerdévot" fait l'objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope en date du « afin de garantir la protection du biotope nécessaire à la reproduction, au repos et à la survie des chauves-souris », attendu que cette mine abrite diverses espèces animales protégées dont le grand rhinolophe, le grand murin, le vespertilion à moustaches, le vespertilion de Daubenton et l'oreillard roux. « La pénétration des personnes dans les parties souterraines de la zone de protection est interdite »[22].

    La Première guerre mondiale

    668 Gabéricois auraient été mobilisés pendant la Première Guerre mondiale, soit 23,1 %de la population communale, estimée en 1914 à 2 887 habitants[23].

    Le monument aux morts d'Ergué-Gabéric[24] porte les noms de 123 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, plusieurs ont été décorés : Corentin Le Gall[Note 7] et René Le Gall[Note 8] ; Joseph Chausse[Note 9] fut décoré de la Légion d'Honneur. Deux au moins (Corentin Le Failler[Note 10] et Louis Bacon[Note 11]) sont morts alors qu'ils étaient membres de l'Armée d'Orient, deux alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne (Mathias Espern et Jean Jaouen, ce dernier le , donc après l'armistice), d'autres sur le front belge comme Simon Himidy[Note 12] et François Gourmelen, certains sont disparus en mer comme Guénolé Le Meur[Note 13] et Jean Le Grand[Note 14], la plupart des autres étant décédés sur le sol français : parmi eux, trois frères Le Menn, de Kerourvois, ont été tués : Henri[Note 15], tué le à Ville-sur-Tourbe (Marne), Jean-Marie[Note 16], tué le à Verdun (Meuse) et Yvon[Note 17], tué le à Méricourt (Somme). Louis Riou, de Quélennec, tué à l'ennemi dès le à Arsimont (Belgique) fut le premier mort gabéricois de la guerre, trois autres (Yves Guillou, Michel Le Bihan et René Philippe) étant tués dès le lors de la Course à la mer dans le Pas-de-Calais. François Moullec, de Menez Groas, fut tué le , donc la veille de l'armistice, mais le dernier mort gabéricois lié à la guerre fut Michel Rannou, de Reunic, mort le dans le port russe d'Odessa.

    Étienne Le Grand, né le à Lestonan en Ergué-Gabéric, qui était employé chez le photographe Joseph-Marie Villard (fils de Joseph Villard) avant la guerre, soldat mobilisé d'abord au 318e régiment d'infanterie, troqua rapidement son fusil contre un appareil photo à la demande des autorités militaires, et son fonds photographique contient environ 700 photos illustrant la Première guerre mondiale dont 200 sont reproduites dans le livre "Étienne Le Grand. Un regard breton dans la Grande Guerre"[25].

    Des Gabéricois ayant survécu à la guerre furent décorés de la Légion d'honneur : par exemple Pierre Le Naour, Louis Le Guay, Jean Louet (après une grave blessure reçue en 1915), Hervé Herry (gravement blessé à la tête le et décoré le ). 105 enfants d'Ergué-Gabéric, appartenant à 56 familles, furent déclarés pupilles de la nation.

    Le monument aux morts, placé dans le nouveau cimetière (ouvert le ), fut inauguré le  : il est composé du socle du calvaire de l'ancien cimetière et représente un immense crucifix dû à René Ménard ; la partie haute du socle porte sur une face une plaque en marbre portant l'inscription : "Aux enfants de la commune d'Ergué-Gabéric morts pour la France priez pour eux" (en lettres capitales) ; sur les autres faces, respectivement l'inscription en breton "EVIT BUGALE AN ERGE VRAS MARO AR BREZEL" ("Aux enfants du Grand Ergué morts à la guerre"), une croix de guerre en bronze entourée de deux palmes et un médaillon en bronze représentant un poilu devant une croix, tenant un drapeau dans ses bras, portant l'inscription "Dieu et Patrie", œuvre du sculpteur Charles Breton[23].

    La papeterie Bolloré à Odet-Lestonan pendant l'Entre-deux-guerres

    La papeterie a été créée par Nicolas Le Marié[26] en 1822 sur les bords de l'Odet, puis développée par plusieurs générations de Bolloré ; la marque « OCB », acronyme de « Odet-Cascadec-Bolloré », est une marque française de papier à rouler (ou papier à cigarette) fondée en 1918, qui dépendait du groupe Bolloré.

    La Cité de Keranna, construite dès 1917 par l'architecte nantais René Ménard pour le compte de la famille Bolloré, était destinée à loger les ouvriers et ingénieurs qui travaillaient à la papeterie toute proche au village de Lestonan[27],[28].

    L'expansion de l'entreprise Bolloré est spectaculaire : en 1930, elle livre 86 millions de cahiers "à rouler" les cigarettes, ce qui représente plus de 50 milliards de cigarettes. Les groupes Reynolds Tobacco Company et British American Tobacco font partie de ses clients.

    Henri Le Gars, ancien ouvrier de cette papeterie entre 1939 et 1941, date de l'arrêt momentané de l'usine, puis à nouveau de janvier 1947, date de la réouverture de la papeterie, à 1981, a décrit ses souvenirs sur un site Internet[29].

    René Bolloré II, alors adjoint au maire d'Ergué-Gabéric, fit ouvrir une école privée pour filles, l'école Sainte-Marie (confiée à la congrégation des Filles du Saint-Esprit), en 1928, et une pour garçons, l'école Saint-Pierre (confiée aux Frères de l'instruction chrétienne), en 1929 à Lestonan ; auparavant il organisait un service de cars pour conduire les enfants de ses ouvriers aux écoles privées du bourg[30].

    La Seconde guerre mondiale

    Le monument aux morts d'Ergué-Gabéric porte les noms de 21 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[24]. Six soldats (Corentin Youinou, Jean Lazou, Jérôme Daoudal, Auguste Tanguy, François Gourmelen, Hervé Laurent) sont décédés pendant la Campagne de France en 1940 ou de ses suites ; deux (Hervé Péron[Note 18] et Eugène Laurent[Note 19]) sont morts hors de France alors qu'ils étaient membres des Forces françaises libres et un autre français libre, Jean Berri, fut tué peu après le débarquement de Normandie le à Ducey (Manche) ; un (Michel Le Cam[Note 20]) est décédé en mer ; un (Alain Le Grand) est mort alors qu'il était en captivité en Allemagne. Trois gabéricois (François Louet, Jacques Le Mouel, Jean-Louis Le Meur) sont des civils victimes des combats lors de la Libération en 1944[31].

    François Balès, né le à Ergué-Gabéric, devint malgré son jeune âge responsable du groupe d'Ergué-Gabéric du mouvement de résistance Libération-Nord ; il participa, en compagnie d'autres résistants gabéricois (Hervé Bénéat, Jean Le Corre, Pierre Le Moigne et Pierre Germaine), ainsi que de résistants quimpérois dont Antoine Le Bris, au vol des dossiers du STO à Quimper le ; il fut tué le près de Plomodiern lors des combats de libération de la presqu'île de Crozon[32].

    Hervé Bénéat[Note 21], fut le plus jeune des gabéricois à avoir participé au coup de main contre les archives du STO à Quimper ; arrêté le et déporté au camp de concentration de Neuengamme, mort en déportation le au camp de concentration de Wöbbelin (Allemagne)[31]. Louis Léost[Note 22] est décédé le au camp de concentration d'Orianenbourg[33].

    René Bolloré III rejoignit les rangs de la France libre à Londres dès août 1940. Son frère Gwen-Aël Bolloré[Note 23] en fit autant dès qu'il atteint ses 17 ans en août 1942 : il fit partie, comme son cousin René Thulé, du commando Kieffer.

    Yves Benoit[Note 24], résistant FFI, qui participait aux combats dans la presqu'île de Crozon, fut tué le à Telgruc-sur-Mer lors d'un bombardement allié effectué par erreur, les aviateurs croyant ce bourg encore occupé par les Allemands[31].

    L'après-Seconde-guerre-mondiale

    Deux soldats (Yves Rouat[Note 25] et René Le Roux[Note 26]) originaires d'Ergué-Gabéric sont morts pendant la guerre d'Indochine et un (Louis Le Roux[Note 27]) pendant la guerre d'Algérie.

    En 1979, l'usine d'Odet, alors contrôlée par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, commence la production de film polypropylène (déjà en cours depuis 1969 à l'usine de Cascadec à Scaër) ; en 1981 l'entreprise est au bord de la faillite quand Vincent Bolloré en prend la direction, après avoir racheté l'entreprise, avec son frère Michel-Yves Bolloré, pour une somme symbolique ; l'usine produit aussi du papier pour condensateurs et du papier carbone. Les papeteries Bolloré sont rebaptisées Bolloré Technologies. François Mitterrand vient visiter les usines d'Odet en 1985.

    Dans la décennie 1990, une usine ultramoderne à Lestonan fabrique du plastique pour condensateurs et du plastique d'emballage. C'est aussi à Lestonan qu'a été conçue la batterie d'accumulateurs équipant la Bolloré Bluecar par la société Batscap.

    Le XXIe siècle

    «Je souhaite (...) que notre Groupe ne perde pas ses racines : il a été créé il y a 178 ans à Ergué-Gabéric ; il doit y garder son siège et veiller à ce que nos activités bretonnes (...) soient toujours à la pointe du progrès technique et social » déclaré Vincent Bolloré lors de la cérémonie de vœux à ses employés en janvier 2 000[34].

    Héraldique

    Armoiries officielles : de gueules à la croix potencée d'argent, cantonnée de quatre croisettes de même ; au chef danché d'argent chargé de trois mouchetures d'hermines de sable[35]

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1791 1795 Jérôme Kergourlay   agriculteur, de Squividan
    1795 1797 Jean Riou   Agriculteur, de Tréodet
    1797 1800 François Laurans   Agriculteur, de Squividan
    1800 1807 Jean Le Jour   Cultivateur, de Boden
    1807 1808 François Caugant   Cultivateur, de Congallic
    1808 1812 François Salomon Bréhier[Note 28]   Avoué, de Quimper. Achète le presbytère d'Ergué-Gabéric pendant la Révolution française.
    1812 1820 Jérôme Crédou   Cultivateur, de Crec'h Ergué. Il avait acheté la chapelle de Kerdévot pendant la Révolution française.
    1820 1824 Hervé Lozac'h   Cultivateur, de La Salle Verte
    1824 1832 René Laurent[Note 29]   Cultivateur, de Squividan
    1832 1832 Nicolas Le Marié[Note 30]   Entrepreneur, d'Odet. Créateur de l'usine de papiers d'Odet.
    1832 1846 René Laurent   Cultivateur, de Squividan. Déjà maire entre 1824 et 1832.
    1846 1855 Pierre Nedelec[Note 31]   Cultivateur, de Kergoant
    1855 1862 Michel Feunteun[Note 32]   Cultivateur, de Congallic
    1862 1881 Joseph Le Roux[Note 33]   Cultivateur, de Lezouanac'h
    1881 1882 Jean Mahé[Note 34] conservateur Cultivateur, du Bourg
    1882 1906 Hervé Le Roux conservateur Cultivateur, de Mélennec
    1906 1925 Louis Le Roux[Note 35] Conservateur Cultivateur, de Kerellou. Réélu en 1919. Souvent qualifié de « réactionnaire »[36].
    1925 1929 Jean-Louis Le Roux[Note 36] Radical Cultivateur, de Lezouanac'h. Fils de Joseph Le Roux, maire entre 1862 et 1871.
    1929 1945 Pierre Tanguy Libéral Cultivateur, de Kerhellou. Ancien combattant.
    1945 1947 Jean Le Menn[Note 37] Radical Cultivateur, de Kerourvois. Ancien combattant de la Première Guerre mondiale.
    1947 1953 Corentin Signour[Note 38] MRP cultivateur, de Kermoysan
    1953 1959 Jean Le Menn Radical Cultivateur, de Kerourvois. Déjà maire entre 1945 et 1947.
    1959 1977 Jean-Marie Puech[Note 39] RPR Cultivateur, de Kerhellou
    1977 1983 Pierre Faucher PS Enseignant, de Lezebel
    1983 1989 Jean Le Reste DVD Haut fonctionnaire, du Bourg
    1989 2001 Pierre Faucher PS Enseignant, du Bourg
    2001 2008 Jean-Pierre Huitric PS Cadre infirmier, de Kerourvois
    2008 En cours Hervé Herry DVD Restaurateur, de Stang-Venn

    Démographie

    Évolution démographique

    D’après le recensement Insee de 2013, Ergué-Gabéric compte 8 136 habitants. La commune occupait le 1 258e rang au niveau national en 2008, alors qu'elle était au 1 317e en 1999, et le 18e au niveau départemental sur 283 communes.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Ergué-Gabéric depuis 1793. Elle a atteint les 2 000 habitants en 1830 pour augmenter progressivement jusqu'à 2 828 habitants avant la Grande Guerre. La guerre 14-18 (123 morts) mais surtout l'émigration et l'exode rural ont fait diminuer la population jusqu'en 1968. Ergué-Gabéric a alors profité du mouvement de rurbanisation notamment dans le quartier du Rouillen : en quarante ans la population a été multipliée par trois.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 6121 7811 8131 8732 0122 0252 0422 0972 158
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 2632 2552 2862 1902 3582 3192 5802 6372 529
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 6422 7372 8282 6902 7922 6842 6022 5832 610
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    2 5842 8213 9505 6796 5176 9257 5007 5777 655
    2013 2017 - - - - - - -
    8 1368 208-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 18 %) ;
    • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 20,3 %).
    Pyramide des âges à Ergué-Gabéric en 2007 en pourcentage[39]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,1 
    90  ans ou +
    0,7 
    4,0 
    75 à 89 ans
    5,9 
    13,9 
    60 à 74 ans
    13,7 
    25,3 
    45 à 59 ans
    24,2 
    21,4 
    30 à 44 ans
    22,4 
    13,6 
    15 à 29 ans
    13,4 
    21,7 
    0 à 14 ans
    19,7 
    Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[40]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90  ans ou +
    1,2 
    6,7 
    75 à 89 ans
    11,6 
    13,6 
    60 à 74 ans
    15,3 
    21,4 
    45 à 59 ans
    20,2 
    20,8 
    30 à 44 ans
    18,9 
    18,4 
    15 à 29 ans
    16,1 
    18,7 
    0 à 14 ans
    16,7 

    Patrimoine culturel et vie associative

    Langue bretonne

    L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 4 juin 2012.

    Le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 2 a été remis à la commune le .

    À la rentrée 2017, 119 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue, créée en 2001, de l'école publique de Lestonan (soit 13,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[41]. Une filière bilingue a aussi été ouverte en 2013 à l'école Saint-Joseph-Sainte-Marie ; elle accueille une quarantaine d'élèves en 2019.

    L'association Brezhonegerien Leston'n œuvre depuis 1984 pour faire vivre la culture bretonne au travers d'activités hebdomadaires de danse, de chant et de cours de langue bretonne[42].

    Promotion du patrimoine local

    L'association Arkae (Association pour la promotion du patrimoine d'Ergué-Gabéric)[43] a constitué depuis 1990 une documentation sur la commune et publié plusieurs dossiers et ouvrages[44].

    Le site Internet GrandTerrier.net - surnom communal et allitération du Grand-Ergué par les cartographes Cassini - propose des thèmes de recherches détaillées sur le patrimoine, l'histoire et la mémoire locale.

    Monuments et lieux touristiques

    • L'église Saint-Guinal (dédiée à saint Gwenaël, dit aussi Saint-Guénal ou Saint-Guinial ou Guinal) date du XVIe siècle ; elle a été construite sur les ruines d’un ancien sanctuaire datant du XIIIe siècle et comprend une nef avec des bas-côtés formés de cinq travées d'inégales longueurs et des chapelles dans ses ailes. Le maître-autel possède deux niches contenant des statues de saint Gwenaël et de la Trinité. L'église possède dans des chapelles adjacentes deux retables du XVIIe siècle, un groupe statuaire représentant un Christ en croix entre la Vierge et saint Jean et de nombreuses autres statues représentant sainte Marguerite, saint Michel, sainte Apolline, etc. La maîtresse-vitre du chœur, qui représente la Passion, divisée en douze panneaux retraçant les scènes de la vie et de la mort de Jésus-Christ, date de 1516 et a été restaurée en 1728 ; des armoiries, dont celles de Jean Autret et Marie de Coatanezre, de Jean de Coatanezre et Catherine de Lescus, couronnent le vitrail. Un autre vitrail, situé sur une petite fenêtre, représente saint François d'Assise présentant le donateur François Liziart, seigneur de Kergonan ou Kercouan, agenouillé et couvert d'une armure, ainsi que sa femme présentée par sainte Marguerite. L'église possède un orgue construit vers 1680 par le facteur Thomas Dallam et orné de peintures figurant des anges musiciens ; il a été restauré en 1845 par François Bardouil d'Arzano . L'église est entourée d'un enclos paroissial contenant un ossuaire du XVIIe siècle.
    • Les autres chapelles :
      • La chapelle Saint-André : de plan rectangulaire, sa construction a commencé le , comme l'indique une inscription située sur la porte sud-est, la chapelle est terminée en 1630. À l'intérieur, le retable de l'autel est en pierre blanche sculptée et peinte ainsi que les statues de saint André et saint Paul. La maîtresse vitre montre un évêque en mitre et chape datée de 1614. La chapelle possède aussi un oculus de pierre formée d'une spirale à quatre feuilles. Parmi les statues, on trouve un crucifix entre la Vierge et saint Jean, saint André (en pierre), saint Paul (en pierre), saint Marc, saint Luc, saint Mathieu, et sainte Barbe.

    Cette chapelle était celle d'une trève qui englobait les deux anciennes trèves de Kergonan et Quillihouarn ; située dans le quart nord-est de la commune d'Ergué-Gabéric, elle comprenait le menhir et la ferme de Kergonan, un tumulus signalé au début du XXe siècle par Paul du Châtellier sous lequel se trouve un caveau fouillé en 1961 contenant un vase en terre cuite et daté de l'âge du bronze moyen, la fontaine Saint-Jacques[45].

      • La chapelle Saint-Guénolé : elle date du XVIe siècle. Elle fut édifiée par les seigneurs de Kerfors au village du Quélennec, qui dépendait de l'abbaye de Landévennec. De plan rectangulaire et toute en pierres de taille, elle possède des contreforts et sa façade sud possède trois fenêtres de style flamboyant surmontées de pignons aigus, une nef avec un bas-côté nord formé de cinq travées séparées par un arc d'un chœur lui-même composé de deux travées avec bas côtés et chevet droit. Le lambris du plafond date de 1679, les sablières sculptées sont de style Renaissance. La chapelle a été restaurée en 1975, sauf le clocher (qui avait été abattu par la foudre en 1911), qui a été restauré en 2000 et est situé sur le pignon ouest, qui possède aussi à sa base une porte en anse de panier. Le maître-autel contient quatre statues en bois polychrome datant du XVIe siècle représentant saint Guénolé, saint Corentin, saint Herbot, et saint Maudez. Dans les bas-côtés se trouvent des statues de saint Guénolé et saint Michel. Le calvaire du placître a été en partie détruit en 1793 ; il n'en subsiste que deux statues géminées en mauvais état. Son pardon se déroule le premier dimanche de juillet.
      • La chapelle Saint-René : c'est un édifice rectangulaire datant de 1922, situé à la Papeterie de l'Odet, et également appelé pour cette raison « chapelle d'Odet » ; elle est dédiée à Notre-Dame. Son clocheton, plat, possède trois chambres de cloches. Les vitraux représentent saint René, saint Michel,saint Joseph, saint Gwenaël, Notre-Dame, sainte Anne, saint Jacques[Lequel ?], sainte Madeleine et sainte Jeanne d'Arc. Trois statues du XVIe siècle représentant saint Pierre, saint Jean, saint Guillaume se trouvent dans sa nef.
      • Trois anciennes chapelles ont disparu : la chapelle Sainte-Apolline (déjà en ruine en 1804), la chapelle Saint-Joachim (construite en 1650 par Guy Autret, seigneur de Lezergué, près de son manoir) et la chapelle Saint-Gildas (située à Loqueltas, elle était déjà en ruine à la fin du XVIIIe siècle).
    • Les gorges creusées par l'Odet : c'est un lieu de randonnées pédestres parcouru par le GR 38 ; sa partie amont entre Stang Luzigou et Coat Piriou longe l'ancien canal de dérivation desservant la papeterie Bolloré et permet de voir le calvaire de Stang Luzigou dont l'origine reste énigmatique[46] ainsi qu'une végétation remarquable ; sa partie aval forme les Gorges du Stangala (Stangala vient de Stang Alar, vallée de saint Alar), vallée très encaissée et site touristique très fréquenté par les Quimpérois. L'éperon barré de Griffonès, situé sur la rive convexe d'un méandre très accentué et très encaissé de l'Odet est un site naturel classé[47].
    Plan de la façade du château de Lézergué vers 1800 peu après sa reconstruction entre 1751 et 1772 par François Louis de la Marche, seigneur de Botmeur.

    « Plus important[50] était le château de Lézergué à un kilomètre au nord du bourg, massive construction du XVIIIe siècle, aujourd'hui convertie en ferme et en partie découverte. Sa sévère façade de granit, à laquelle des lichens verdâtres donnent une patine de bronze, est relevée aux extrémités de deux pavillons décorés d'un fronton courbe offrant à son tympan les armoiries de la famille de La Marche : de gueules au chef d'argent. L'escalier de pierre, au fond du large vestibule, monte au palier dallé du premier étage en formant une voûte plate des plus hardies ... Ce noble château, fier encore dans sa ruine, fut construit sous Louis XIV par les de La Marche, qui habitaient précédemment le manoir voisin de Kerfors[51]. »

    • Le manoir de Pennarun[52] date du XVIIIe siècle dans son état actuel, mais un manoir antérieur fut construit en 1661 comme en témoigne un linteau gravé situé au-dessus de la porte d'entrée. Une légende, Le trésor de Pennarun, le concerne :

    « Au Bourg donc, on parlait encore du seigneur de Pennarun, lequel avait mauvaise réputation. Le seigneur ? Quel seigneur ? Son nom s'était perdu dans la nuit des temps si son souvenir était resté vivace. S'agissait-il d'un seigneur en particulier, d'une lignée de seigneurs ? On ne le savait plus. C'était " le " Seigneur de Pennarun ! On disait qu'il était méchant, qu'il avait opprimé les paysans, qu'il pendait à Lenhesq ceux qui ne lui plaisaient pas. Il était si mauvais que la Justice Divine se devait de lui réserver un châtiment exemplaire ! Et c'est ainsi que l'on racontait toujours, vers 1950, que le Seigneur de Pennarun était condamné à réapparaître tous les ans, sous un chêne de l'ale Goz où il remuait éternellement l'or de son trésor enfoui. Cela, le dimanche des Rameaux, pendant la lecture particulièrement longue de l'Évangile de la Passion du Christ selon St Matthieu. La personne qui le trouverait et accepterait son or, le délivrerait de sa malédiction... mais perdrait ipso facto son âme ! En ce temps-là, manquer la messe du dimanche était un péché mortel[53]! »

    Personnalités

    Célébrités ayant vécu à Ergué-Gabéric

    Personnalités liées à Ergué-Gabéric

    • Vincent Bolloré, industriel, président d'Havas et du groupe d'investissements familial Bolloré.
    • Hervé Jaouen, auteur-écrivain.
    • Marie-Josée Christien, poète et critique, a enseigné à l'école du Rouillen de 2000 à 2015.
    • Willy LeBihan, éducateur et philanthrope américain, fondateur d'écoles franco-américaines[réf. souhaitée]

    Jumelages

    Notes et références

    Notes

    1. Jean-René Bolloré, né le à Douarnenez, décédé le à Ergué-Gabéric.
    2. René Bolloré I, né le à Indret (Loire-Inférieure), décédé le à Ergué-Gabéric.
    3. René Bolloré II, né le à Ergué-Gabéric, décédé le à Paris (16e arrondissement).
    4. René Bolloré III, né le à Ergué-Gabéric, décédé le .
    5. Michel Bolloré, né le à Nantes (Loire-Inférieure), décédé le à Paris (16e arrondissement).
    6. Vincent Bolloré, né le à Boulogne-Billancourt.
    7. Corentin Le Gall, né le à Ergé-Gabéric, soldat au 116e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Perthes-lès-Hurlus (Marne), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre
    8. René Le Gall, né le à Ergué-Gabéric, soldat au 19e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Vaux (Meuse)
    9. Joseph Chausse, capitaine au 77e régiment d'infanterie, mort de ses blessures le à Mourmelon-le-Grand (Marne)
    10. Corentin Le Failler, né le à Tréguennec, soldat au 148e régiment d'infanterie, mort de maladie le à Salonique (Grèce)
    11. Louis Bacon, né le à Ergué-Gabéric, tué à l'ennemi le à Monastir (Macédoine), alors en Serbie
    12. Simon Himidy, né le à Ergué-Gabéric, mort des suites de ses blessures le à Maissin Belgique
    13. Guénolé Le Meur, né le à Ergué-Gabéric, matelot canonnier à bord du Suffren, torpillé en mer au large de Lisbonne le
    14. Jean Le Grand, né le à Ergué-Gabéric, matelot boulanger sur l' Amérique, un chalutier reconverti en patrouilleur auxiliaire, qui sauta sur une mine allemande le devant Penmarch
    15. Henri Le Menn, né en 1885, caporal au 2e régiment d'infanterie coloniale.
    16. Jean-Marie Le Men, né en 1887, maître-pointeur au 28e régiment d'artillerie.
    17. Yvon Le Menn, soldat au 9e régiment de zouaves.
    18. Hervé Péron, décédé le à Dakar (Sénégal)
    19. Eugène Laurent, décédé le dans un accident d'avion au Liban
    20. Michel Le Cam, décédé en mer le à bord du vapeur Paul de Rouziers, voir http://uim.marine.free.fr/hisnav/archives/carpass/paul_de_rousiers.htm
    21. Hervé Bénéat, né le à Ergué-Gabéric
    22. Louis Léost, né le à Ergué-Gabéric.
    23. Gwen-Aël Bolloré, né le à Ergué-Gabéric, décédé le à Ergué-Gabéric.
    24. Yves Benoit, né le à Landudal (Finistère)
    25. Yves Rouat, né le à Ergué-Gabéric, soldat au Groupement blindé du Tonkin, tué à l'ennemi le à Lạng Sơn (Tonkin)
    26. René Le Roux, né le à Ergué-Gabéric, sergent au 4e bataillon de marche d'Extrême-Orient, tué au combat le à Đồng Xoài (Viêt Nam)
    27. Louis Le Roux, décédé le à Bohars
    28. François Salomon Bréhier, baptisé le , paroisse Saint-Ronan à Quimper, décédé le à Mézanlez en Ergué-Gabéric.
    29. René Laurent, né le à Squividan en Ergué-Gabéric, décédé le à Ergué-Gabéric.
    30. Nicolas Le Marié, né le à Quimper, décédé le à Ergué-Gabéric.
    31. Pierre Nedelec, né le 2 thermidor an XI () à Kerhoant en Ergué-Gabéric, décédé le à Kerlaeron en Ergué-Gabéric.
    32. Michel Feunteun, né le à Creach Ergué en Ergué-Gabéric, décédé le à Ergué-Gabéric.
    33. Joseph Le Roux, né le à Kerhelou en Ergué-Gabéric, décédé le au bourg d'Ergué-Gabéric.
    34. Jean Mahé, né le à Kerdévot en Ergué-Gabéric, décédé le à Ergué-Gabéric.
    35. Louis Le Roux, né le à Ergué-Gabéric.
    36. Jean-Louis Le Roux, né le à Lezouanac'h en Ergué-Gabéric, décédé le à Ergué-Gabéric.
    37. Jean Le Menn, né le à Kerourvois en Ergué-Gabéric, décédé le à Ergué-Gabéric.
    38. Corentin Signour, né le à Kerrous en Ergué-Gabéric.
    39. Jean-Marie Puech, né le à Penhars, décédé le à Ergué-Gabéric.

    Références

    1. Bernez Rouz, Les noms de lieux d'Ergué-Gabéric, Ergué-Gabéric, Arkae, , 82 p. (ISBN 978-2-9520223-9-2), pp 11-13
    2. http://arkaevraz.net/wiki/index.php?title=Hameau_de_Kerrous_ou_Keranroux
    3. http://arkaevraz.net/wiki/index.php?title=Village_de_Tr%C3%A9odet
    4. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og/page/90
    5. Abbé A. Favé, Monographies paroissiales : Ergué-Gabéric (1678-1716), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1891, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f230.image
    6. Jean Rohou, Fils de ploucs, tome 1, 2005, éditions Ouest-France, (ISBN 2-7373-3452-7)
    7. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne...", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f6.image.r=Pleuven?rk=107296;4
    8. Personnes en âge de communier.
    9. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
    10. Fils de Jean-Marie de Geslin et de Malouine-Josèphe du Breil de Névet
    11. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Marie-Hyacinthe_de_Geslin%2C_chouan%2C_seigneur_de_Pennarun_et_de_Quimperl%C3%A9.
    12. Daniel Bernard, "Recherches sur la chouannerie dans le Finistère", revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f109.image.r=Plobannalec.langFR
    13. Pierre Faucher, "Au fil de l'eau : rivières, ruisseaux et moulins. Les 17 moulins d'Ergué-Gabéric", Cahiers d'Arkae no 16, 2013, (ISBN 978-2-917877-10-4)
    14. Jean-François Douguet, "Le Stangala", Cahiers d'Arkae no 1, 2003, (ISBN 2-9520223-0-5)
    15. Index chronologique de l'histoire de la papeterie d'Odet - Historial du Grand Terrier.
    16. Ergué-Gabéric : le berceau des papeteries Bolloré - Historial du Grand Terrier.
    17. Jean Bothorel, "Vincent Bolloré. Une histoire de famille", Jean Picollec éditeur, 2007, (ISBN 978-2-86477-229-3).
    18. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=Ekk-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwinpsrRhdbgAhUImhQKHcO4A64Q6AEILjAB#v=onepage&q=Ergu%C3%A9-Armel&f=false
    19. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", août 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5668228b/f436.image.r=Pleuven?rk=107296;4
    20. Marie-Paule et Bernard Kernéis, Les écoles de hameaux : deux programmes d' envergure à la fin du XIXe siècle dans le Finistère, revue "Le Lien", Centre généalogique du Finistère, no 151, septembre 2019. Site des auteurs http://www.roch-gad.eu
    21. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Antimoine_%C3%A0_Kerd%C3%A9vot/Niverrot_en_Ergu%C3%A9-_Gab%C3%A9ric
    22. http://inpn.mnhn.fr/docs/apb/FR380049319981006.pdf
    23. Jean-François Douguet, Ergué-Gabéric dans la Grande Guerre, "Les cahiers d'Arkae" no 18, 2014, (ISBN 978-2-917877-13-5)
    24. Memorialgenweb.org - Quessoy : monument aux morts
    25. Jean-François Douguet, "Étienne Le Grand. Un regard breton dans la Grande Guerre", Les cahiers d'Arkae, no 10, 2008, [ (ISBN 978-2-917877-01-2)]
    26. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Nicolas_Le_Mari%C3%A9_%281797-1870%29%2C_maire_et_entrepreneur
    27. Une cité d'ingénieurs et ouvriers du 20e siècle à Keranna-Odet - Historial du Grand Terrier.
    28. L'histoire de la cité de Keranna par Henri Le Gars - Historial du Grand Terrier.
    29. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Henri_Le_Gars%2C_employ%C3%A9_aux_usines_Bollor%C3%A9_en_novembre_1939
    30. http://www.grandterrier.net/wiki/index.php?title=Ecoles_priv%C3%A9es_Saint-Joseph_et_Sainte-Marie_de_Lestonan
    31. http://www.arkae.fr/index.php/tresors-darchives/239
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    33. http://www.lesmortsdanslescamps.com/general_fichiers/l.xml
    34. Jean Bothorel, "Vincent Bolloré. Une histoire de famille", Jean Picollec éditeur, (ISBN 978-2-86477-229-3)
    35. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=1980_-_Choix_d%27un_blason_communal
    36. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Histoire_des_maires_d%27Ergu%C3%A9-Gab%C3%A9ric
    37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    39. « Évolution et structure de la population à Ergué-Gabéric en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
    40. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
    41. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
    42. http://bl29500.canalblog.com/archives/2012/10/13/25326639.html
    43. Site de l'association Arkae/
    44. Publications de l'association Arkae
    45. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=La_chapelle_de_Saint-Andr%C3%A9_et_la_fontaine_Saint-Jacques
    46. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Le_calvaire_de_Stang-Luzigou
    47. http://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=54CF4FE39A5DFE8FD99F9FA8D1F25353.tpdjo16v_2?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104572&ordre=CROISSANT&nature=&g=ls
    48. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Le_manoir_de_Lezergu%C3%A9
    49. http://www.arkae.fr/index.php/ergue-gaberic/11
    50. Par comparaison avec le manoir de Pennarun
    51. Louis Le Guennec, Article paru en 1927 dans le journal L'Ouest-Éclair et cité dans "Histoire de Quimper Corentin et son canton", Les amis de Louis Le Guennec, Quimper, 1984, [ (ISBN 2-901-935-04-4)]
    52. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Le_manoir_de_Pennarun
    53. Suzanne Lozach, Le trésor du seigneur de Pennarun, revue "Kelier Arkae" n° 15, http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Keleier_15#Le_trésor_du_seigneur_de_Pennarun

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Jean-Marie Déguignet, Mémoires d'un paysan bas-breton, Ergué-Gabéric, Arkae, , 462 p. (ISBN 978-2-917877-00-5)
    • Jean-Marie Déguignet, Histoire de ma vie : texte intégral des "Mémoires d'un paysan bas-breton", Ar Releg-Kerhuon Le Relecq-Kerhuon Ergué-Gabéric (29500, An Here Association Arkae, , 943 p. (ISBN 2-86843-226-3)
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    • Bernez Rouz, Les noms de lieux d'Ergué-Gabéric, Ergué-Gabéric, Assoc. Arkae, , 82 p. (ISBN 978-2-9520223-9-2)
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    • Fañch Morvannou (trad. du latin), Saint Guénaël : études et documents, Brest Landévennec, Centre de recherche bretonne et celtique Centre de recherche et de documentation sur le monachisme celtique, , 150 p. (ISBN 2-901737-25-0)
    • Alain Le Grand, La mine d'antimoine de Kerdévot en Ergué Gabéric dans "Quimper Corentin en Cornouaille", Récits et anecdotes, Éditions de la Cité, Rennes, 1968, pages 167-170.

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