Esmoulières

Esmoulières est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Esmoulières

Mairie d'Esmoulières.
Administration
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Mélisey
Intercommunalité Communauté de communes des mille étangs
Maire
Mandat
Martine Poirot
2014-2020
Code postal 70310
Code commune 70217
Démographie
Population
municipale
98 hab. (2009)
Densité 4,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 12″ nord, 6° 36′ 58″ est
Altitude Min. 367 m
Max. 674 m
Superficie 20,11 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
Esmoulières
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
Esmoulières
Géolocalisation sur la carte : France
Esmoulières
Géolocalisation sur la carte : France
Esmoulières
Liens
Site web cc-1000etangs.fr/esmoulieres

    Géographie

    Le territoire regroupe de très nombreux hameaux et si la partie sud et est de la commune se situe dans l'étroite et ancienne vallée glaciaire du Beuletin, présentant un intérêt touristique et géologique, le nord et l'ouest se situent sur un plateau.

    Vue depuis le nord sur le hameau de Saphoz, situé dans la vallée du Beuletin.

    La commune est composé de divers hameaux, les principaux étant le Village, Brumbief (est), Evouhey (nord), Saphoz (ouest) et Beulotte-la-Guillaume (sud). D'autres lieux-dits existent tels que Côte Giroz (deux habitations), Es Vernois (six habitations), Saphoz le haut (une habitation), les Evaux (quatre habitations), le Clos (une habitation), Peute Goutte (2 habitations), les Courmands (deux habitations), les Saulieux, Es Forges (une habitation), l'Agiot (une habitation), ou encore la Charmoye (une habitation).

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Le nom de la commune signifie dans l'ancien français « des terrains rendus mous par l'humidité » référence aux nombreuses tourbières et zones humides présentent sur la commune[réf. nécessaire].

    Histoire

    Découverte d'une station néolithique[réf. nécessaire].

    Depuis le 18ème Siècle jusque dans les années 50, on peut noter la présence de nombreuses fermes et moulins sur la commune.

    Il est également à noter l'exploitation d'une mine de cuivre (comprenant également un stock important d'hématite[1]) sous la commune (lieu dit "Saphoz"). La Société des mines de Faucogney qui la gérait se rendit vite compte de la médiocrité du filon et abandonna rapidement le projet, avant la mise en place d'une exploitation plus industrielle comme dans les mines de la vallée de la Moselle. L'accès aux galeries qui s'étalent sur environ 3km, bien que toujours ouvert, est actuellement interdit au public[2] pour des raisons de sécurité et de protection de l’environnement, dû a la présence de chiroptères (chauve-souris).

    Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la commune fût impacté par différents événements. Ainsi dès le 10 mai 1940, le Commandant Gérard Clicquot de Mentque, ayant décollé du terrain de Luxeuil pour combattre un raid de bombardiers allemands Heinkel He-111, fût abattu à bord de son MS.406. Il s'écrasa entre les hameaux d'Evouhey et d'Es Vernois. Il serait le premier mort de la Bataille de France.

    Plus tard dans la guerre (en 1944 vraisemblablement), la ferme de Tchiptega (ou Miradaxer) fût incendié par les forces d'occupation allemandes, suite à une suspicion d'hébergement de résistants. Selon les témoignages de plusieurs personnes âgées de la commune, il n'y aurait pas eu présence de résistant dans la ferme. Le sort des occupants reste toutefois un mystère. À noter que les ruines, toujours visibles et bien conservées de nos jours, sont recouvertes d'une végétation atypique, composée de buis et de noisetiers aux formes étranges.

    Un autre événement est survenu en 1944. Sur la colline de la vierge Notre Dame de Faucogney, un appareil allemand multi-moteurs de type inconnu s'est écrasé. Les différents témoignages font état d'entre 3 et 8 membres d'équipage.

    Politique et administration

    Carte départementale représentant en rouge la Communauté de communes des 1000 étangs.

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

    La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Faucogney-et-la-Mer[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Mélisey.

    Intercommunalité

    La commune fait partie de la communauté de communes des mille étangs créée fin 2002.

    Liste des maires

    Liste des maires successifs[4]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1959 1977 Robert Collilieux    
    mars 1977 1993 Pierre Géhant    
    1993 2014 Claude Géhant[5]    
    2014[6] En cours
    (au 7 août 2016)
    Martine Poirot    

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

    En 2017, la commune comptait 97 habitants[Note 1], en diminution de 1,02 % par rapport à 2012 (Haute-Saône : -1,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    9609781 0461 0781 3561 1931 2031 2501 158
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0001 0041 028954969888813815752
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    685666626538495475494458376
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    27823619318215712210310198
    2013 2017 - - - - - - -
    9997-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Petit oratoire abritant une statuette de saint Antoine de Padoue.

    Lieux et monuments

    • Notre Dame de Faucogney, statue de la vierge marie.
    • Stèle du Commandant Gérard Clicquot de Mentque.

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Saphoz et ses minéraux (mines de Faucogney en Haute-Saône) », sur Les minéraux, (consulté le 20 septembre 2019)
    2. « Les pilleurs de mines de Faucogney au tribunal », sur www.besac.com (consulté le 20 septembre 2019)
    3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    4. « Les maires de Esmoulières », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 5 novembre 2016).
    5. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
    6. « Martine Poirot élue maire », L'Est républicain, (lire en ligne).
    7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    10. « La mémoire du commandant Clicquot de Mentque honorée », L'Est républicain, (lire en ligne).
    11. « Pour ne pas oublier le commandant Clicquot », L'Est républicain, (lire en ligne).
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