Eugène-André Oudiné

Eugène-André Oudiné, né le à Paris où il est mort le , est un sculpteur et médailleur français.

Eugène-André Oudiné
Portrait photographique d’Oudiné par Adolphe Dallemagne.
Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
Paris
Nationalité
Formation
Activités
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A travaillé pour
Maîtres
Distinctions
Œuvres principales
Berthe (d), Georges-Louis Leclerc de Buffon (d)

Biographie

L’un des meilleurs élèves d’André Galle, dont il a épousé la petite-fille[1], Oudiné a ensuite travaillé dans l’atelier de Jean-Auguste-Dominique Ingres et dans celui de Louis Petitot[2]. En 1831, il a obtenu le grand prix de Rome en gravure de médaille et pierre fine[3].

Un de ses envois de Rome, le Gladiateur blessé, très remarqué au Salon de 1837, lui a valu une deuxième médaille. À son retour de Rome, il a été attaché au Timbre, et plus tard à la Monnaie de Paris pendant plus de quarante ans[2]. Sans abandonner complètement la sculpture, il s’est alors occupé plus spécialement de gravures en médailles, où il a bientôt acquis réputation de graveur européenne[1]. On lui doit la plupart des modèles exécutés pour la frappe des pièces et des médailles françaises. Presque toutes celles de cette époque sont de lui[2]. Il est l’auteur de plusieurs monnaies dont la pièce de 5 francs 1849 et 1850 en argent à la tête de Cérès de la Deuxième République, qui remplace l’écu de type Dupré, de 1848. De 1837 à 1887, il a été le graveur officiel du ministère des Finances[4].

Il a également dessiné et gravé les timbres-télégraphe ainsi que les timbres pour journaux émis en 1868. Ses créations concernent également les timbres fiscaux : « Aigle de face » des timbres de dimension, « Aigle de trois-quart » des articles d'argent et des récépissés de chemins de fer, type « Chiffres » des timbres d'affiches, de connaissements, de copies, de quittances et type « Groupe allégorique » qui va servir pour les timbres fiscaux d'effets de commerce entre 1874 et 1885[4].

Très connu à son époque pour les effigies des pièces de cent sous, il a pourtant exécuté bon nombre de statues[5], et a obtenu de nombreuses récompenses aux expositions annuelles[1], ainsi que la croix de chevalier de la Légion d'honneur, le [6]. Il était également membre de l’Académie des beaux-arts de Bruxelles[7].

Il a eu pour élèves, entre autres, Jules Chaplain[8] et Hubert Ponscarme[9].

Par un arrêté du , la Ville de Paris a donné son nom à une rue du 13e arrondissement[10]. En 1861, il a fait construire la villa Oudiné à Étretat par l'architecte Joseph Uchard[11].

Œuvres dans les collections publiques

Bethsabée (1859), Paris, palais du Louvre, façade nord de la cour Carrée.

Notes et références

  1. « Les on-dit », Le Rappel, no 6244, , p. 2 (lire en ligne, consulté le 5 août 2019).
  2. « Choses et gens », Le Matin, no 1145, , p. 3 (lire en ligne, consulté le 5 août 2019).
  3. Catalogue général illustré des éditions de la Monnaie de Paris, sans date (1985).
  4. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. 8, Paris, , p. 59.
  5. « Échos de Pari », Le Gaulois, no 1688, , p. 2 (lire en ligne, consulté le 5 août 2019).
  6. Archives Nationales, « Dossier : LH/2026/71 », sur Base Léonore, (consulté le 5 août 2019).
  7. « Nécrologie », Le Radical, vol. 7, no 105, , p. 2 (lire en ligne, consulté le 5 août 2019).
  8. Anne-Lise Desmas, L’Académie de France à Rome aux XIXe et XXe siècles, Paris, Somogy, , 268 p. (ISBN 978-2-85056-603-5, lire en ligne), p. 36.
  9. (de) Die Weltkunst : entre tradition, modernité et création, t. 66, "Kunst und Technik", (lire en ligne), p. 1770.
  10. Mu, « La rue Eugène-Oudiné - 75013 », sur les Rues de Paris (consulté le 5 août 2019).
  11. Viviane Manase, « Les villas d’Étretat : villégiature et balnéaire 1840-1910 », sur Région Normandie (consulté le 5 août 2019).

Bibliographie

  • (en) Eugène André Oudiné, Artist file : study photographs and reproductions of works of art with accompanying documentation 1920-2000, Frick Art Reference Library, , 1 folder 34 cm (OCLC 85016682).

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