EuroLigue de basket-ball

L’EuroLigue (EuroLeague), officiellement Turkish Airlines EuroLeague et anciennement dénommée Coupe des champions européens (de sa création en 1958 jusqu'en 1991), est une compétition annuelle de basket-ball masculin. Organisée par Euroleague Commercial Assets (ECA)[1], c'est la compétition interclubs la plus prestigieuse en Europe et son vainqueur est, de ce fait, sacré champion d'Europe[2].

Turkish Airlines EuroLeague
Généralités
Sport Basket-ball
Création 1958
Autre(s) nom(s) Coupe des champions européens (1958-1991)
Organisateur(s) ULEB
Catégorie Continentale
Périodicité Annuelle
Lieu(x) Europe
Participants 18 équipes
Statut des participants Professionnel
Senior masculin
Site web officiel (en) Site officiel
Hiérarchie
Hiérarchie 1er échelon européen
Niveau inférieur EuroCoupe

Palmarès
Tenant du titre CSKA Moscou
Plus titré(s) Real Madrid (10)
Pour la compétition en cours voir :
EuroLigue 2019-2020

Elle se dispute dans un système de ligue semi-fermée regroupant 18 équipes, 11 d'entre elles bénéficiant d'une licence leur assurant une place pendant plusieurs saisons[3],[4].

La compétition se déroule en deux phases : une saison régulière sous forme de championnat opposant toutes les équipes, puis un tournoi à élimination directe culminant lors du Final Four, où les 4 dernières équipes en lice se disputent le titre sur un week-end.

Historique

La naissance de la Coupe des Champions

Le journal l'Équipe est généralement considéré comme l'initiateur de l'idée d'une compétition européenne des clubs. Des discussions se déroulent pendant le championnat d'Europe 1957 qui a lieu en Bulgarie. Ces discussions se déroulent au sein d'une commission regroupant le Yougoslave Borislav Stanković, l'Espagnol Raimundo Saporta, le Français Robert Busnel, le Tchécoslovaque Miloslav Kříž et le Soviétique Nikolaï Semachko.

Le résultat de cette commission est la création d'une compétition regroupant les clubs champions de leur championnat national. Le journal fournit le trophée pour la première édition, dont la finale se déroule en 1958, et qui regroupe 22 équipes. Le club soviétique de ASK Riga est le premier vainqueur, battant en deux manches le représentant bulgare Academic Sofia[5]. Dès cette première édition, la politique internationale a des répercussions sur la compétition : lors des demi-finales, le Real Madrid n'est pas autorisé par Franco à se rendre en URSS. La FIBA déclare le club soviétique vainqueur de la série par 2 victoires à 0.

La deuxième édition voit de nouveau des événements extra sportifs décider du vainqueur : Simenthal Milan est déclaré vaincu en deux manches par le club égyptien de Gezira of Cairo. Cette décision de la FIBA fait suite au refus des Italiens d'évoluer sur un terrain en extérieur en Égypte. La finale oppose les deux finalistes de la première édition, Riga et Sofia. Riga remporte les deux rencontres et conserve son trophée.

Lors de la troisième édition, un deuxième club soviétique est autorisé à participer à la compétition : Dinamo Tbilissi. La finale voit s'opposer les deux clubs soviétiques, toujours au bénéfice du club de Riga qui remporte son troisième trophée consécutif.

La saison suivante, la FIBA trouve enfin une solution aux problèmes politiques. Les matchs posant problème sont ainsi disputés sur terrain neutre : c'est ainsi que le Real Madrid échoue en demi-finale face au club de Riga : le match aller, disputé à Paris, voit la victoire du club espagnol, mais le club soviétique refait son retard lors du match retour à Prague et s'impose aisément, s'octroyant ainsi le droit de disputer sa quatrième finale consécutive. De nouveau, celle-ci oppose deux clubs d'URSS, le CSKA Moscou, qui met un terme à la domination du club de Riga sur le basket-ball européen.

La saison suivante, la montée en puissance du Real sur la scène européenne se confirme : le club espagnol atteint la finale. Mais de nouveau, le club madrilène se voit confronter à des problèmes politiques, Franco refusant toujours de donner l'autorisation au Real de se rendre sur le sol soviétique pour affronter Tibilissi. Cet obstacle est finalement contourné par le versement de la somme de 200 000 dollars par le club espagnol au club soviétique afin que celui-ci accepte de disputer le titre sur une finale disputée sur une seule rencontre et sur terrain neutre. La rencontre se dispute finalement à Genève, et Tbilissi, par sa victoire 90-83, confirme la domination du basket-ball soviétique sur la scène européenne.

Le Real retrouve la finale lors de la saison suivante. Il se voit opposer à un autre club soviétique, le CSKA Moscou. La finale aller, disputée à Madrid, voit le Real prendre un avantage conséquent grâce à une victoire de 17 points. Le match retour est le premier d'un club espagnol sur le sol soviétique : Moscou remporte la partie, mais surtout comble son retard, l'emportant également de 17 points. Une belle, disputée de nouveau à Moscou au lendemain du match retour, donne le titre au CSKA[6].

Le Real remporte enfin son premier trophée dans cette compétition la saison suivante, en 1964. Il remporte la finale face au club tchèque du Spartak de Brno. Le Real, grâce à une victoire de 20 points lors du match retour à Madrid, comble son retard de 11 points. Lors de cette même saison, la compétition souffre de l'absence du CSKA Moscou, dont les joueurs composent la majorité de l'Équipe d'URSS. Or celle-ci a réquisitionné ses joueurs pour préparer la prochaine échéance olympique de Tokyo.

Le Real, en conservant son trophée lors de la saison suivante, confirme sa prise du pouvoir au sein du basket-ball européen. Cela est d'autant plus convaincant que les Madrilènes battent le CSKA de retour sur la scène européenne.

À partir de la saison suivante, la finale se dispute sur une seule rencontre. Celle-ci oppose deux équipes inédites à ce stade de la compétition, le Simenthal Milan et le club du Slavia Prague. La finale disputée en Italie à Bologne, voit la victoire du club de Milan sur le score de 77 à 72.

Milan rejoint de nouveau la finale la saison suivante. Cette fois le club italien se voit opposer au Real. Celui-ci a l'avantage d'évoluer à domicile, la finale se déroulant à Madrid, et remporte son troisième titre sur le score de 91 à 83.

Dès la saison suivante, le Real enrichit son palmarès d'un quatrième titre en battant le Spartak de Brno.

Puis, en 1969, une nouvelle rencontre CSKA-Real figure au programme de la finale de Barcelone. Cette fois, le titre revient aux Soviétiques qui remportent la rencontre sur le score de 103 à 99 après une double prolongation[6].

Les années 1970-1980 : le grand Varèse

Ottorino Flaborea brandit le premier trophée de Varese en 1970.

La finale de 1970 à Sarajevo voit un nouveau venu, le club italien de Ignis Varèse, atteindre le stade final de la compétition. Les Italiens se voient opposer à un habitué des finales, le CSKA Moscou, mais remportent finalement leur premier trophée sur le score de 79-74[7].

Cette première victoire est le début de la domination du club italien sur le basket-ball européen. Varèse dispute dix finales consécutives, remportant au passage cinq titres. Le pivot italien Dino Meneghin dispute ces dix finales. L'un de ses principaux rivaux est le CSKA : celui-ci prend sa revanche lors de l'édition de 1971, puis perd en 1973[7].

En 1973, c'est le club yougoslave de Yugoplastika Split qui dispute le titre aux Italiens, ceux-ci l'emportant d'un seul point à Tel-Aviv.

L'autre grand rival de Varèse durant cette période est le Real. Les deux clubs se disputent le titre lors des trois finales suivantes, le Real remportant l'édition de 1974, Varèse les deux suivantes.

En 1977, un nouveau club s'inscrit au palmarès de la compétition : le Maccabi Tel-Aviv bat Varèse sur le score de 78 à 77.

Une nouvelle finale Real-Varèse figure au programme de l'édition 1978. Le Real remporte son sixième titre, devenant le club le plus titré de la compétition.

La finale de 1979 est la dernière finale de Varèse. Lors de celle-ci, le club italien échoue face au KK Bosna Sarajevo.

Le Real retrouve de nouveau le stade de la finale la saison suivante, rencontrant le Maccabi Tel-Aviv. Grâce à une victoire 89 à 85 à Berlin, le Real remporte son septième titre européen.

Les années 1980-1990

La saison suivante, le Maccabi arrive à remporter le titre face à un club italien, Sinudyne Bologne. Puis c'est le début d'une domination du basket-ball italien sur le basket-ball européen. Les deux saisons suivantes, Cantu remporte le titre face au Maccabi, puis face à un autre club italien Billy Milan[8]. C'est ensuite au tour de Banco di Roma d'ajouter son nom au palmarès face au FC Barcelone.

Le Cibona Zagreb, avec Dražen Petrović, remporte les deux titres suivants, face au Real Madrid, qu'il rejoint en 1986, et le Žalgiris Kaunas, club de l'autre star du basket-ball européen Arvydas Sabonis. La confrontation entre les deux stars tourne à l'avantage de Petrović qui réussit 22 points alors que Sabonis reçoit cinq fautes lors de la première mi-temps.

L'année suivante, la finale voit s'affronter deux clubs habitués de ce stade de la compétition : les Italiens de Tracer Milan sont opposés aux Israéliens du Maccabi Tel-Aviv. Ces deux équipes ont terminé en tête de leur poule de six, au cours desquelles la surprise est venue d'une petite ville française, Orthez (8 000 habitants)[réf. nécessaire], qui a battu à domicile ses 5 concurrents mais a aussi reussi l'exploit de s'imposer sur la parquet du Real de Madrid (95-87, avec en particulier 9 paniers à 3 points du meneur Freddy Hufnagel), échouant de peu à se qualifier pour la finale. La victoire est finalement remportée par les Italiens sur le score de 71 à 69.

À partir de la saison 1987-1988, la compétition se termine par un carré final (en anglais « Final Four »). La première édition de ce Final Four se déroule à Gand et voit s'affronter le Maccabi Tel-Aviv face au Partizan Belgrade d'une part, et Milan face à l'Aris Salonique d'autre part. Le Maccabi et Milan se qualifient pour la finale. Comme la saison précédente, le club italien remporte la rencontre[8].

Le Final Four de 1989 voit le club de Yugosplatika Split atteindre le Final Four. Les experts donnent peu de chance à cette équipe composée de jeunes joueurs de pouvoir inscrire son nom au palmarès face à de grands clubs européens comme Barcelone, que Split doit rencontrer en demi-finale, ou les Grecs de Salonique de Níkos Gális qui rencontrent le Maccabi. Split se débarrasse de Barcelone puis remporte la finale face au Maccabi sur le score de 75-70.

L'équipe de Božidar Maljković, avec des individualités comme Toni Kukoč, Dino Rađa ou Velimir Perasović, confirme dès la saison suivante, remportant le Final Four de Saragosse. En demi-finale, Split élimine sèchement les Français de Limoges avant d'empêcher Barcelone de remporter pour la première fois cette compétition.

Les années 1990-2000

Malgré quelques départs, dont Rađa, Split se présente de nouveau au Final Four de 1991. Après avoir éliminé les Italiens de Pesaro, Split retrouve de nouveau Barcelone, qui a battu le Maccabi. Barcelone est dirigé par l'ancien entraîneur de Split, Maljković, mais cela n'empêche pas le club yougoslave de remporter son troisième titre consécutif. Cet exploit a seulement été réalisé par Riga dans le passé et n'a toujours pas été réalisé depuis.

Le basket-ball yougoslave remporte un quatrième titre avec la victoire du Partizan Belgrade au Final Four d'Istanbul. Ce dernier est d'autant plus remarquable que Belgrade, en raison des événements politiques en Yougoslavie, doit disputer toutes ses rencontres à domicile en dehors du pays. Le Partizan disputera finalement une seule rencontre à Belgrade, lors du quart de finale. Le club, grâce à ses deux arrières Predrag Danilović et Aleksandar Djordjević, remporte la finale sur un dernier « jump shoot » à 3 points sur la sirène.

Le Final Four de 1993 à Athènes voit Maljković emmener un troisième club à ce stade de la compétition, le CSP Limoges. Les Français éliminent le Real Madrid en demi-finale, alors qu'un ancien joueur de Maljković, Kukoč, qualifie son club de Benetton Trévise dans l'autre demi-finale qui l'oppose au club grec de Salonique. Dans une finale hyper défensive, le CSP Limoges remporte le premier titre français dans cette compétition. Kukoč se console avec un troisième titre de MVP du Final Four.

L'année suivante, Željko Obradović, qui avait déjà remporté le titre avec le Partizan, remporte le titre avec le club espagnol de la Joventut Badalona face à l'Olympiakós le Pirée, premier club grec à atteindre la finale. Il remporte de nouveau la compétition l'année suivante avec un autre club espagnol, le Real Madrid, de nouveau face à l'Olympiakós. Le Real remporte son huitième titre, conduit sur le terrain par Arvydas Sabonis qui remporte le titre de MVP du Final Four[9].

L'année suivante voit un club grec s'inscrire pour la première fois au palmarès de l'épreuve. Cet honneur est réservé au Panathinaïkos, dirigé par... Maljković, qui remporte avec cette victoire son quatrième titre avec trois clubs différents. Ce dernier titre est toutefois l'objet d'une controverse, Stojko Vranković contrant à l'ultime seconde un dernier tir de Barcelone. Or le ballon ayant auparavant touché le panneau, le panier aurait dû être accordé, ce qui aurait donné le titre aux Espagnols[10]

Le basket-ball grec assoit sa domination sur la scène européenne avec la victoire des rouges de l'Olympiakos en 1997. Le club grec élimine Union Olimpija en demi-finale, puis le FC Barcelone sur le score sans appel de 73 à 58 en finale. C'est la première édition qui porte le nom d'Euroligue.

Le club italien de Kinder Bologne, dirigé par Ettore Messina, ajoute un nouveau nom au palmarès de la compétition en 1998.

L'année suivante, c'est le club lituanien de Žalgiris Kaunas qui empêche le club d'Ettore Messina de réaliser le doublé.

En 2000, le final four de l'Euroligue se dispute à Thessalonique en Grèce. Le Panathinaïkós y remporte son 2e titre européen en venant à bout du Maccabi Tel-Aviv 73 à 67.

La bataille FIBA - ULEB

En 2000, un nouvel organisme prend de l'ampleur : l'ULEB. Celui-ci, qui est une association des ligues professionnelles européennes, se plie bien souvent à la volonté de la plupart des très grands clubs européens, plus particulièrement les Italiens et les Espagnols. Cette ligue, indépendante de la FIBA, crée pour la saison 2000-2001 une nouvelle compétition : l'Euroligue.

Celle-ci verra la victoire du Kinder Bologne, tandis que la compétition toujours organisée par la FIBA, la Suproligue, verra la victoire du Maccabi Tel-Aviv.

La compétition est depuis lors coorganisée par la FIBA, bien que ce soit l’ULEB qui en soit majoritairement représentative au point que l'on appelle parfois la compétition ULEB Euroleague.

Les années 2000

Après la saison 2000-2001 et ses deux compétitions majeures, le retour à une compétition unique voit les clubs du Panathinaïkos, du Maccabi, du Benetton Trévise et du Kinder Bologne atteindre le Final Four de Bologne. Le Panathinaïkos remporte la finale face à Bologne[11]. Željko Obradović devient l'entraîneur le plus titré dans la compétition majeure européenne, remportant son cinquième titre.

Le Final Four de 2003 se déroule à Barcelone. Le club local, dirigé par Dejan Bodiroga, en profite pour inscrire enfin son nom au palmarès. Les Catalans battent le CSKA Moscou en demi-finale, puis le Benetton Trévise en finale sur le score de 76 à 65[12].

Tel-Aviv est le club hôte du Final Four de 2004. Le Maccabi parvient à s'y qualifier. En demi-finale, il élimine le CSKA puis écrase la Fortitudo Bologne en finale[13].

Le Panathinaikos, lors de l'Euroligue 2007-08

La saison suivante, certains estiment que le CSKA Moscou remportera la compétition, d'autant plus que le Final Four se déroule à Moscou. Mais les Espagnols de Tau Vitoria éliminent le club russe en demi-finale avant d'échouer en finale face au Maccabi qui réalise le doublé, ce qui n'a plus été réalisé depuis les victoires de Split[14].

En 2006, Molten est choisi pour réaliser le ballon officiel de la compétition. Le CSKA Moscou prend sa revanche en remportant cette édition, mettant fin aux espoirs du Maccabi de réaliser le triplé[15].

Le CSKA Moscou est de nouveau au rendez-vous du Final Four de 2007, Final Four qui a lieu dans la salle du Panathinaïkos. Celui-ci, dirigé par Željko Obradović, remporte la finale face au CSKA Moscou sur le score de 93-91[16].

Le Final Four 2008 de Madrid abrite les festivités commémorant le cinquantenaire de la compétition, qui voit le CSKA Moscou d'Ettore Messina reprendre son trophée en triomphant du Maccabi[17].

2009 marque l'année de la domination du Panathinaïkos, qui remporte son cinquième titre en finale face au CSKA Moscou sur le score de 73 à 71.

Format de la compétition

Format résumé

18 équipes s'affrontent en deux phases :

  • une saison régulière qualifiant 8 équipes
  • une phase finale se déroulant en deux temps :
    • des quarts de finale disputées au meilleur des cinq manches
    • un Final Four, avec demi-finales et finale en manche sèche

Format détaillé

18 équipes prennent part à la compétition, qui se déroule en deux phases (phase de groupe puis phase finale) :

  • la première phase consiste en une saison régulière se disputant sous forme de championnat où chaque équipe affronte successivement les 17 autres en match aller-retour, soit 34 matchs par club. À l'issue de cette saison régulière, les 8 premières équipes du classement de cette poule unique se qualifient pour la phase finale.
  • la seconde phase se joue par élimination directe et a lieu en deux temps :
    • d'abord, les 8 équipes qualifiées s'affrontent lors des quarts de finale, les oppositions étant déterminées par le classement de la première phase (le 1er face au 8e, le 4e face au 5e, le 2e face au 7e et le 3e face au 6e). Ces quarts de finale se disputent sous la forme de série au meilleur des cinq matchs, l'équipe la mieux classée ayant l'avantage d'accueillir les deux premières manches et surtout la cinquième, décisive, jouée si nécessaire.
    • les vainqueurs des quarts de finale se retrouvent pour l'ultime étape de la compétition, le Final Four, qui se dispute sur un week-end dans une ville désignée avant la saison. Les quatre clubs encore en lice s'affrontent en demi-finales (les oppositions étant déterminées par le tableau des quarts de finale), match pour la 3e place et enfin finale. Chaque tour se joue en une manche sèche. Le vainqueur de la finale remporte l'EuroLigue et est sacré champion d'Europe.

Palmarès

Année Lieu de la finale Vainqueur Finaliste 1re manche 2e manche 3e manche 4e manche 5e manche
Coupe d’Europe des clubs champions : finale en 2 manches aller-retour
1958- ASK Riga (1) Academic Sofia*86-8184-*71-
1959- ASK Riga (2) Academic Sofia*79-5869-*67-
1960- ASK Riga (3) Dinamo Tbilisi61-*51*69-62-
1961- CSKA Moscou (1) ASK Riga*61-6687-*62-
1962 Genève Dinamo Tbilissi (1) Real Madrid90-83-
1963- CSKA Moscou (2) Real Madrid69-*86*91-74*99-80-
1964- Real Madrid (1) Spartak Brno99-*110*84-64-
1965- Real Madrid (2) CSKA Moscou81-*88*76-62-
Coupe d’Europe des clubs champions : finale à 4 (Final Four)
1966 Bologne Olimpia Milan (1) Slavia Prague77-72-
1967 Madrid Real Madrid (3) Olimpia Milan91-83-
Coupe d’Europe des clubs champions : finale en 1 manche sèche
1968 Lyon Real Madrid (4) Spartak Brno98-95-
1969 Barcelone CSKA Moscou (3) Real Madrid103-99 (a.2p.)-
1970 Sarajevo Ignis Varèse (1) CSKA Moscou79-74-
1971 Anvers CSKA Moscou (4) Ignis Varèse67-53-
1972 Tel-Aviv Ignis Varèse (2) Jugoplastika Split70-69-
1973 Liège Ignis Varèse (3) CSKA Moscou71-66-
1974 Nantes Real Madrid (5) Ignis Varèse84-82-
1975 Anvers Ignis Varèse (4) Real Madrid79-66-
1976 Genève Mobilgirgi Varèse (5) Real Madrid81-74-
1977 Belgrade Maccabi Tel-Aviv (1) Mobilgirgi Varèse78-77-
1978 Munich Real Madrid (6) Mobilgirgi Varèse75-67-
1979 Grenoble Bosna Sarajevo (1) Emerson Varèse96-93-
1980 Berlin Real Madrid (7) Maccabi Tel-Aviv89-85-
1981 Strasbourg Maccabi Tel-Aviv (2) Synudine Bologne80-79-
1982 Cologne Squibb Cantù (1) Maccabi Tel-Aviv86-80-
1983 Grenoble Ford Cantù (2) Olimpia Milan69-68-
1984 Genève Banco di Roma (1) FC Barcelone79-73-
1985 Le Pirée Cibona Zagreb (1) Real Madrid87-78-
1986 Budapest Cibona Zagreb (2) Žalgiris Kaunas94-82-
1987 Lausanne Olimpia Milan (2) Maccabi Tel-Aviv71-69-
Coupe d’Europe des clubs champions : retour au Final Four
1988 Gand Olimpia Milan (3) Maccabi Tel-Aviv90-84-
1989 Munich Jugoplastika Split (1) Maccabi Tel-Aviv75-69-
1990 Saragosse Jugoplastika Split (2) FC Barcelone72-67-
Ligue des champions d’Europe
1991 Paris Pop 84 Split (3) FC Barcelone70-65-
1992 İstanbul Partizan Belgrade (1) Joventut de Badalone71-70-
1993 Le Pirée CSP Limoges (1) Benetton Trévise59-55-
1994 Tel-Aviv Joventut de Badalone (1) Olympiakós Le Pirée59-57-
1995 Saragosse Real Madrid (8) Olympiakós Le Pirée73-61-
1996 Paris Panathinaïkós Athènes (1) FC Barcelone67-66-
Euroligue
1997 Rome Olympiakós Le Pirée (1) FC Barcelone73-58-
1998 Barcelone Kinder Bologne (1) AEK Athènes58-44-
1999 Munich Žalgiris Kaunas (1) Kinder Bologne82-74-
2000 Thessalonique Panathinaïkós Athènes (2) Maccabi Tel-Aviv73-67-
Euroligue (ULEB) et Suproligue (FIBA Europe)
2001 Paris Maccabi Tel-Aviv (3) Panathinaïkós Athènes81-67-
  Kinder Bologne (2) Tau Vitoria*68-85*94-7380-*6079-*96*82-74
ULEB Euroligue
2002 Bologne Panathinaïkós Athènes (3) Kinder Bologne89-83
2003 Barcelone FC Barcelone (1) Benetton Trévise76-65
2004 Tel-Aviv Maccabi Tel-Aviv (4) Skipper Bologne118-74
2005 Moscou Maccabi Tel-Aviv (5) Tau Vitoria90-78
2006 Prague CSKA Moscou (5) Maccabi Tel-Aviv73-69
2007 Athènes Panathinaïkós Athènes (4) CSKA Moscou93-91
2008 Madrid CSKA Moscou (6) Maccabi Tel-Aviv91-77
2009 Berlin Panathinaïkós Athènes (5) CSKA Moscou73-71
2010 Paris FC Barcelone (2) Olympiakós Le Pirée86-68
2011 Barcelone[18] Panathinaïkós Athènes (6) Maccabi Tel-Aviv78-70
2012 Istanbul Olympiakós Le Pirée (2) CSKA Moscou62-61
2013 Londres Olympiakós Le Pirée (3) Real Madrid100-88
2014 Milan Maccabi Tel-Aviv (6) Real Madrid98-86ap
2015 Madrid Real Madrid (9) Olympiakós Le Pirée78-59
2016 Berlin CSKA Moscou (7) Fenerbahçe101-96ap
2017 Istanbul Fenerbahçe (1) Olympiakós Le Pirée80-64
2018 Belgrade Real Madrid (10) Fenerbahçe85-80
2019 Vitoria-Gasteiz CSKA Moscou (8) Anadolu Efes Istanbul91-83
2020 Cologne-
2021 Athènes-

Lors des finales à plusieurs manches, le signe * précède le score de l’équipe jouant à domicile.

Bilan

Bilan par club

Rang Équipe Titres Finales perdues Années des victoires
1 Real Madrid1081964, 1965, 1967, 1968, 1974, 1978, 1980, 1995, 2015, 2018
2 CSKA Moscou861961, 1963, 1969, 1971, 2006, 2008, 2016, 2019
3 Maccabi Tel-Aviv691977, 1981, 2001, 2004, 2005, 2014
4 Panathinaïkós Athènes611996, 2000, 2002, 2007, 2009, 2011
5 Pallacanestro Varese551970, 1972, 1973, 1975, 1976
6 Olympiakós Le Pirée351997, 2012, 2013
7 Olimpia Milan321966, 1987, 1988
8 ASK Riga311958, 1959, 1960
KK Split311989, 1990, 1991
10 FC Barcelone252003, 2010
11 Virtus Bologne231998, 2001
12 Pallacanestro Cantù201982, 1983
Cibona Zagreb201985, 1986
14 Fenerbahçe122017
15 Dinamo Tbilissi111962
Joventut Badalona111994
Žalgiris Kaunas111999
18 Bosna Sarajevo101979
Virtus Rome101984
Partizan Belgrade101992
CSP Limoges101993
22 Academic Sofia02
BC ŽS Brno02
Benetton Trévise02
Tau Vitoria02
26 Slavia Prague01
AEK Athènes01
Fortitudo Bologne01
Anadolu Efes Istanbul01

Bilan par pays

Rang Pays Titres Finales perdues
1 Espagne1315
2 Italie1313
3 Grèce97
4 Russie 8 6
5 Israël 6 9
6 Croatie51
7 Lettonie31
8 Turquie13
9 Lituanie11
- Géorgie11
11 Bosnie-Herzégovine10
- France10
- Serbie10
14 République tchèque03
15 Bulgarie02

Statistiques

Bilans par entraîneur

Récompenses individuelles

Un certain nombre de récompenses individuelles sont décernées. Des titres de MVP de la semaine et du mois sont attribués au cours de la saison. Le meilleur joueur de la saison et le MVP du Final Four sont désignés en fin de saison. D'autres trophées existent, comme le trophée Alphonso Ford ou le trophée Aleksandr Gomelsky.

MVP de l’Euroligue

Le trophée de MVP de l'Euroligue (All-Euroleague MVP) est attribué au joueur ayant réalisé les meilleures performances au cours de la saison régulière, du Top 16 et des playoffs. Il est attribué depuis la saison 2004-2005.

Année Joueurs Club
2005 Anthony ParkerMaccabi Tel-Aviv
2006 Anthony ParkerMaccabi Tel-Aviv
2007 Theódoros PapaloukásCSKA Moscou
2008 Ramūnas ŠiškauskasCSKA Moscou
2009 Juan Carlos NavarroFC Barcelone
2010 Miloš TeodosićOlympiakós Le Pirée
2011 Dimítris DiamantídisPanathinaïkos
2012 Andreï KirilenkoCSKA Moscou
2013 Vassílis SpanoúlisOlympiakós Le Pirée
2014 Sergio RodríguezReal Madrid
2015 Nemanja BjelicaFenerbahçe
2016 Nando de ColoCSKA Moscou
2017 Sergio LlullReal Madrid
2018 Luka DončićReal Madrid
2019 Jan VeselýFenerbahçe

MVP de la saison régulière de l’Euroligue

Le trophée de MVP de la saison régulière de l'Euroligue (Euroleague Regular Season MVP) est attribué au joueur ayant réalisé les meilleures performances au cours de la saison régulière. Il est décerné pour la première fois lors de la saison 2000-2001 et pour la dernière fois lors de la saison 2003-2004. Il est remplacé par le trophée de MVP de l'Euroligue à compter de la saison 2004-2005.

Année Joueurs Club
2001 Nate HuffmanMaccabi Tel-Aviv (Suproligue)
2001 Dejan TomaševićKK Budućnost Podgorica (Euroligue ULEB)
2002 Mirsad TürkcanCSKA Moscou
2003 Joseph BlairÜlker İstanbul
2004 Arvydas SabonisŽalgiris Kaunas

MVP du Top 16 de l’Euroligue

Le trophée de MVP du Top 16 de l'Euroligue (Euroleague Top 16 MVP) est attribué au joueur ayant réalisé les meilleures performances au cours du Top 16. Il est décerné pour la première fois lors de la saison 2001-2002 et pour la dernière fois lors de la saison 2003-2004. Il est remplacé par le trophée de MVP de l'Euroligue à compter de la saison 2004-2005.

Année Joueurs Club
2002 Dejan BodirogaPanathinaïkós Athènes
2003 Mirsad TürkcanMontepaschi Sienne
2004 Arvydas SabonisŽalgiris Kaunas

MVP du Final Four de l’Euroligue

Depuis l'instauration du Final Four, le trophée de MVP du Final Four de l'Euroligue (Euroleague Final Four MVP) est attribué au meilleur joueur du Final Four.

Toni Kukoč est le seul joueur à avoir obtenu ce titre à trois reprises, deux avec le club de Split et une fois avec le club italien de Benetton Trévise. Ce dernier est obtenu malgré la défaite en finale face au club français du CSP Limoges.

Le Serbe Dejan Bodiroga a pour sa part obtenu deux titres consécutifs et avec deux clubs différents, d'abord sous les couleurs du Panathinaikos puis avec le FC Barcelone.

Année Joueurs Club
1988 Bob McAdooTracer Milan
1989 Dino RađaJugoplastika Split
1990 Toni KukočJugoplastika Split
1991 Toni KukočPop 84 Split
1992 Predrag DanilovićKK Partizan Belgrade
1993 Toni KukočBenetton Trévise
1994 Žarko PaspaljOlympiakós Le Pirée
1995 Arvydas SabonisReal Madrid
1996 Dominique WilkinsPanathinaïkós Athènes
1997 David RiversOlympiakós Le Pirée
1998 Zoran SavićKinder Bologne
1999 Tyus EdneyŽalgiris Kaunas
2000 Željko RebračaPanathinaïkós Athènes
2001 Ariel McDonaldMaccabi Tel-Aviv (FIBA Suproligue)
2001 Emanuel GinóbiliKinder Bologne (ULEB Euroligue)
2002 Dejan BodirogaPanathinaïkós Athènes
2003 Dejan BodirogaFC Barcelone
2004 Anthony ParkerMaccabi Tel-Aviv
2005 Šarūnas JasikevičiusMaccabi Tel-Aviv
2006 Theódoros PapaloukásCSKA Moscou
2007 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2008 Trajan LangdonCSKA Moscou
2009 Vassílis SpanoúlisPanathinaïkós Athènes
2010 Juan Carlos NavarroFC Barcelone
2011 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2012 Vassílis SpanoúlisOlympiakós Le Pirée
2013 Vassílis SpanoúlisOlympiakós Le Pirée
2014 Tyrese RiceMaccabi Tel Aviv
2015 Andrés NocioniReal Madrid
2016 Nando de ColoCSKA Moscou
2017 Ekpe UdohFenerbahçe
2018 Luka DončićReal Madrid
2019 Will ClyburnCSKA Moscou

Trophée Alphonso Ford

Le trophée Alphonso Ford récompense le meilleur marqueur par match de la saison d'Euroligue. Toutefois, pour obtenir le trophée, le joueur doit participer à au moins 50 % d'un total de matches défini ainsi : phase régulière, Top 16 et play-off.

Ce trophée porte ce nom en mémoire du joueur Alphonso Ford qui a été meilleur marqueur en 2001 et 2002 et qui est décédé de leucémie en 2004 [20].

Année Joueurs Club(s)
2005 Charles SmithScavolini Pesaro
2006 Drew NicholasBenetton Trévise
2007 Igor RakočevićTau Vitoria
2008 Marc SalyersChorale Roanne Basket
2009 Igor RakočevićTau Vitoria
2010 Linas KleizaOlympiakós Le Pirée
2011 Igor RakočevićEfes Pilsen
2012 Bo McCalebbMontepaschi Siena
2013 Bobby BrownMontepaschi Siena
2014 Keith LangfordOlimpia Milan
2015 Taylor RochestieBK Nijni Novgorod
2016 Nando de ColoCSKA Moscou
2017 Keith LangfordUNICS Kazan
2018 Alexeï ChvedBC Khimki Moscou
2019 Mike JamesOlimpia Milan

Meilleur défenseur de l’Euroligue

Le trophée de meilleur défenseur de l'Euroligue (Euroleague Best Defender) est attribué au joueur ayant réussi les meilleures performances défensives au cours de la saison, jusqu'au Final Four. Il est décerné depuis la saison 2004-2005.

Année Joueurs Club(s)
2005 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2006 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2007 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2008 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2009 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2010 Viktor KhryapaCSKA Moscou
2011 Dimítris DiamantídisPanathinaïkós Athènes
2012 Andreï KirilenkoCSKA Moscou
2013 Stéphane LasmePanathinaïkos Athènes
2014 Bryant DunstonOlympiakos
2015 Bryant DunstonOlympiakos
2016 Kyle HinesCSKA Moscou
2017 Ádám HangaBaskonia
2018 Kyle HinesCSKA Moscou
2019 Walter TavaresReal Madrid

Meilleur espoir de l’Euroligue

Le trophée de meilleur espoir de l'Euroligue (Euroleague Rising Star) est attribué au meilleur joueur de 22 ans et moins. Il est décerné depuis la saison 2004-2005.

Année Joueurs Club(s)
2005 Erazem LorbekClimamio Bologne
2006 Andrea BargnaniBenetton Trévise
2007 Rudy FernándezJoventut Badalona
2008 Danilo GallinariOlimpia Milan
2009 Novica VeličkovićKK Partizan Belgrade
2010 Ricky RubioFC Barcelone
2011 Nikola MirotićReal Madrid
2012 Nikola MirotićReal Madrid
2013 Kóstas PapanikoláouOlympiakós Le Pirée
2014 Bogdan BogdanovićPartizan Belgrade
2015 Bogdan BogdanovićFenerbahçe
2016 Álex AbrinesFC Barcelone
2017 Luka DončićReal Madrid
2018 Luka DončićReal Madrid
2019 Goga BitadzeKK Budućnost Podgorica

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


  • Portail du basket-ball
  • Portail de l’Europe
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.