Forces armées camerounaises

Les forces militaires camerounaises sont responsables de la défense du Cameroun. Elles représentent environ 50 000[1] à 65 000 hommes dans les armées de terre, de l'air et de la marine[réf. nécessaire]. Selon le classement international Global Fire Power 2018, l'armée camerounaise place le pays au 20e rang africain de la puissance militaire et au 110e rang mondial[2]. En 2019, Global Fire Power classe l'Armée camerounaise au 20e rang africain et 102e mondiale, soit 2 places de gagnées au rang africain et 8 au niveau mondial.

Forces armées camerounaises

Drapeau du Cameroun
Fondation 1960
Branches Armée de terre
Marine nationale
Armée de l'air du Cameroun (AAC)
Gendarmerie
Quartier-général Yaounde
Commandement
Commandant en chef Paul Biya
Chef d'état-major René Claude Meka
Main-d'œuvre
Âges militaires 17
Disponibles au service militaire 6 500 000 hommes
8 500 000 femmes
Aptes au service militaire 2 000 000 hommes
5 000 000 femmes
Actifs 65 000
Troupes régulières 50 000
Déployés hors du pays 5000
Réservistes 30 000

Partenariats

L'armée camerounaise a traditionnellement des liens forts avec les forces armées françaises et des conseillers militaires français restent très impliqués dans les préparations des troupes camerounaises pour occuper la zone contestée de Bakassi. Plusieurs accords ont été signés entre le Cameroun, la Chine, la Russie, les États-Unis pour la fourniture de nouveaux équipements en vue de l'augmentation du personnel dans les différentes branches qui composent les Forces armées camerounaises soit plus de la moitié des effectifs qui la composaient jusqu'à présent [Quand ?].

Organigramme

Ministre et anciens ministres:

Organisation (février 2018)

Le territoire est divisée en 5 régions militaires interarmes (RMIA) :

À chaque région militaire correspond une région de gendarmerie[3].

1re région militaire

Appartiennent à cette région les 11e et 12e brigades d'infanterie motorisée (BRIM)[3].

11e brigade d'Ebolowa 
  • 11e BCS (bataillon de commandement et de soutien) à Ebolowa
  • 11e BIM (bataillon d'infanterie motorisée) à Ebolowa
  • 12e BIM à Djoum
  • 13e BIM à Ambam
  • 11e BA (bataillon d'appui) à Sangmélima
12e brigade de Bertoua
  • 12e BCS à Bertoua
  • 14e BIM à Bertoua (ex-12e BIM)
  • 15e BIM à Yokadouma (ex-13e BIM)
  • 16e BIM à Garoua-Boulaï
  • 12e BA à Bertoua

2e région militaire

21e brigade d'infanterie motorisé de Buéa[3]
Unités aériennes basées sur la base aérienne 201 de Douala[3].
  • 21e escadron de transport aérien : 211e Escadrille de Transport et de Transport d'assaut et 212e Escadrille de Transport et de Transport d'assaut
  • 22e escadron aérien : 221e Escadrille de Transport et de Transport d'assaut et 222e Escadrille de Reconnaissance
Autres unités
  • Bataillon des Fusiliers Commandos de l'Air, basé sur la commune de Mamfé et appartenant à l'armée de l'air[3],
  • 20e groupement de sapeurs pompiers de Douala : 20e Compagnie de Commandement et de Services, 201e Compagnie d'Incendie de Douala, 202e Compagnie d'Incendie d'Edéa, 203e Compagnie d'Incendie de Nkongsamba, 204e Compagnie d'Incendie de Buéa, 205e Compagnie d'Incendie de Limbé, 206e Compagnie d'incendie de Kumba[3].

3e région militaire

Appartiennent à cette région le 31e escadron aérien (311e et 312e escadrilles de chasse et d'appui), le 32e escadron aérien (321e escadrille de liaison et d'observation et 322e escadrille de reconnaissance) et le 33e escadron aérien (331e et Modèle:332 escadrilles de chasse et d'appui et 333e escadrille de reconnaissance). Les deux premiers sont basés sur la base aérienne 301 de Garoua et le dernier sur la base aérienne 302 de Ngaoundéré[3].

4e région militaire

[3]

5e région militaire

Appartient à cette région la 51e brigade d'infanterie motorisée de Bamenda (ex-22e brigade), constituée des 51e BCS, 51e, 52e et 53e BIM et 51e BA[3].

Organisation des bataillons

Chaque BCS est constitué d'un état-major, d'une compagnie de commandement et des services (CCS), d'une compagnie des transports (CT), d'une compagnie des matériels (CMAT), d'une compagnie du commissariat (COM) et infirmerie de la brigade. Chaque BIM est composé d'une compagnie de commandement et des transmissions (CCT), d'une compagnie antichars (CAC) et de trois compagnies d'infanterie motorisée (CIM). Les BA sont constitués d'une CCT, d'une CAC, d'une batterie d'artillerie sol-sol (BASS) et d'une batterie d'artillerie sol-air (BASA)[3].

Voir aussi

Notes et références

  1. « MINDEF », sur www.mindef-online.cm (consulté le 11 décembre 2018)
  2. Agence Ecofin, « Classement des puissances militaires africaines en 2018, selon Global Fire Power », sur Agence Ecofin (consulté le 27 janvier 2019)
  3. « Décrets du président de la République réorganisant l’armée et nommant des officiers au ministère de la défense », Cameroon Tribune, , p. 4-11 (lire en ligne)

Bibliographie

  • (en) Mark Dike DeLancey, Rebecca Mbuh, Mark W. Delancey, « Armed forces », in Historical Dictionary of the Republic of Cameroon, Scarecrow Press, 2010 (4e éd.), p. 42 (ISBN 9780810873995)
  • Victorin Hameni Bieleu, Politique de défense et sécurité nationale du Cameroun, L'Harmattan, 2012, 519 p. (ISBN 9782296964501)
  • Daniel Mbassi, Vécu d'un pionnier de l'armée camerounaise, L'Harmattan, 2014, 154 p. (ISBN 9782336338507)
  • Charles Ossah Eboto, Armée et ethnicisme au CamerounEHESS, Paris, 1990, 52 p. (mémoire DEA)

Article connexe

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