Frédéric Perez

Frédéric Perez, né le à Oran (Algérie française), est un ancien handballeur français évoluant au poste de gardien de but. Avec l'Équipe de France, il est notamment médaillé de bronze des Jeux olympiques de 1992 et vice-champion du monde en 1993.

Pour les articles homonymes, voir Perez.

Frédéric Perez
Fiche d’identité
Nationalité France
Naissance
Lieu Oran, (Algérie)
Taille 1,92 m
Masse 95 kg
Poste Gardien de but
Surnom(s) Pinto de la fuentes ou Shimon
Situation en club
Parcours professionnel *
SaisonsClub M. (B.)
1979-1982 Thonon AC
1982-1984 ES St-Martin-d'Hères
1984-1988 Stella Saint-Maur
1988-1991 US Créteil
1991-1994 USM Gagny
1994-1997 Spacer's Toulouse
Sélections en équipe nationale **
Année(s)Équipe M. (B.)
1986-1994 France 138
Équipes entraînées
Année(s)Équipe Stat
2001-? Spacer's Toulouse
2013- France féminine (gardiennes)
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Biographie

Parcours en club

Frédéric Perez évolue pendant quinze saisons au plus haut niveau. Après la relégation du Thonon AC en 1982, il rejoint l'ES Saint-Martin-d'Hères[1]. Deux plus tard, il prend la direction de la Stella Saint-Maur en 1984[2] puis l’US Créteil en 1988. Pendant trois saisons, il vit ces plus belles années sportives[3]. Jean-Claude Tapie y a en effet créé le premier club professionnel du handball français. Autour de joueurs de très haut niveau tels que Pascal Mahé, Denis Tristant ou encore Mile Isaković, il réalise notamment une exceptionnelle saison 1988-1989 avec le doublé coupe-championnat et avec la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. La saison suivante, il atteint aussi la demi-finale de la Coupe des clubs champions européens[3].

En 1991, il rejoint l'USM Gagny[4],[5] puis trois saisons plus tard le Spacer's Toulouse où il termine sa carrière en 1997.

Parcours en équipe nationale

International français à 138 reprises[5], il participe à l'aventure des Barjots qui, à la surprise du handball mondial, obtient la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1992 face à l'Islande, après avoir échoué en demi-finale face à la Suède[6]. L'année suivante, il fait également partie de l'équipe qui obtient l'argent lors du mondial 1993, battue par la Russie.

En 1994, avec notamment Jean-Luc Thiébaut, ils décident de laisser leur place en équipe de France aux jeunes talents qu'étaient Christian Gaudin, Bruno Martini et Yohann Delattre et n'ont donc pas participé au premier titre de champion du monde d'un sport collectif français en championnat du monde 1995[7].

Depuis sa retraite sportive

Après sa carrière sportive, il préfère se consacrer à sa vie familiale et à sa carrière professionnelle de professeur d'éducation physique et sportive. Mais il ne quitte jamais vraiment le handball. Il continue ainsi à s’entretenir et fait même une pige au Spacer's Toulouse en remplacement de Bruno Martini, suspendu[7]. Puis, en 2001, il rejoint Alain Raynal au poste d'entraîneur du Spacer's Toulouse[5],[3], succédant ainsi à Claude Onesta, nouvel entraîneur de l'équipe de France. Par la suite, il intervient au Pôle espoir de Toulouse[7] tout en étant professeur d'EPS au lycée Raymond Naves de Toulouse, aux côtés de son acolyte Alain Raynal. Ponctuellement, il intervient, à la demande de Guy Petitgirard, auprès de l'équipe de France junior en vue des championnats d'Europe et du monde juniors[7].

En 2013, à la suite de la nomination d'Alain Portes à la tête de l'équipe de France féminine, il devient entraîneur des gardiennes de but de la sélection nationale[7].

Palmarès

En club

En équipe de France

Jeux olympiques[6]
Championnats du monde

Notes et références

  1. « Le point et les mouvements de 82-83 », Hand-ball : bulletin fédéral, Fédération française de handball, no 184, (lire en ligne, consulté le 10 octobre 2019)
  2. « Pérez à Stella », Hand-ball : bulletin fédéral, Fédération française de handball, no 201, (lire en ligne, consulté le 10 octobre 2019)
  3. « Pérez: « Je raisonne encore comme un joueur » », sur La Dépêche.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
  4. « Hand-ball : bulletin fédéral n°272 : Migrations », Fédération française de handball, (consulté le 10 octobre 2019), p. 35
  5. « Le grand retour de Frédéric Pérez », sur La Dépêche.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
  6. (en) « Fiche de Frédéric Perez aux Jeux olympiques », sur Sports-reference.com (consulté le 10 octobre 2019)
  7. « L'Entretien du Lundi – Frédéric Pérez : «Gardien, c'est un poste où l'on a des certitudes» », sur Site de la FFHB, (consulté le 10 octobre 2019)

Liens externes

  • Portail du handball
  • Portail de la France
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.