Frédéric de Lorraine (mort en 1299)

Frédéric de Lorraine ou Ferric de Lorraine, mort en 1299, est évêque d'Orléans de 1297 à 1299.

Pour les articles homonymes, voir Frédéric de Lorraine.

Frédéric de Lorraine
Biographie
Décès
Évêque de l’Église catholique
Dernier titre ou fonction Évêque d'Orléans
évêque d'Orléans

Famille

Il est le fils de Ferry III, duc de Lorraine, et de Marguerite de Champagne[1].

Biographie

Il est d'abord chanoine de la collégiale de Saint-Dié, puis le 13 janvier 1276, prévôt du même établissement. Il est ensuite prévôt de la cathédrale de Toul en 1277[2].

Évêque d'Auxerre : nomination ratée

Après la mort de l'évêque d'Auxerre Guillaume de Grez le 29 janvier "1293" (1294 selon notre calendrier[N 1]), le siège épiscopal d'Auxerre demeure vacant jusqu'en 1295. Dans cet intervalle se déroulent deux élections infructueuses. La première élection donne Ferric de Lorraine ; la deuxième élection donne Pierre de Grez[N 2], chanoine d'Auxerre et parent du défunt évêque. Célestin V charge Pierre Colonna, cardinal-diacre de Saint-Eustache, d'examiner ces élections ; mais Célestin V renonce à sa charge le 13 décembre 1294. Son successeur Boniface VIII, élu le 24 décembre 1294, fait venir à Rome les deux élus, qui tous deux se démettent[3] courant 1295[4] de leurs droits à l'évêché d'Auxerre. Boniface, le plus favorable de tous les papes à l'absolutisme théocratique de la papauté, nomme d'office l'évêque d'Orléans Pierre de Mornay au siège d'Auxerre[3] pour faire cesser "le trouble et la division"[4].

Évêque de Metz : nomination ratée

En 1296, à la mort de Bouchard d'Avesnes, évêque de Metz, il est l'un des candidats en compétition avec Thiébaut de Bar. Finalement, c'est un troisième religieux, Gérard de Rhéninghe, qui est choisi.

Évêque d'Orléans

Le 14 février 1297[5], il est nommé évêque d'Orléans.

Mort

Il est assassiné le 4 juin 1299 par un militaire, père d'une fille que Frédéric avait déshonorée[2].

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Georges Poull, La Maison ducale de Lorraine, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, , 575 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-86480-517-0)

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. L'année à l'époque et pour cette région (le début d'année varie selon les royaumes voire à l'intérieur des royaumes ; voir l'article "Calendrier julien", section "Jour de l'an") commence non au 1er janvier mais le jour de Pâques (donc à dates variables ; voir les dates de Pâques pour le XIIIe siècle). Ainsi toutes les dates depuis le 1er janvier jusqu'à la veille du jour de Pâques sont comptées comme appartenant à ce qui est dans notre calendrier l'année précédente ; en conséquence la mort de Guillaume de Grez le 29 janvier "1293" est arrivée le 29 janvier 1294 selon notre calendrier grégorien actuel. Lebeuf dit : « Ce prélat mourut à la fin du mois de janvier, auquel on comptait encore en France 1293 & le siège vaqua non seulement pendant le reste de l'année... », il s'agit du reste de l'année 1293 telle que comptée à l'époque ; il confirme en poursuivant : « ... jusqu'au jour de Pâques suivant qui commença celle de 1294 ; ». Puis il continue : « mais encore pendant l'année 1294 entière,... » (c.-à-d. jusqu'à Pâques 1295) « ... et au moins pendant la moitié de la suivante » donc 6 mois en plus après Pâques 1295. La vacance du siège a donc duré non pas "au moins jusqu'au 30 juin 1295" mais, Pâques 1295 s'étant déroulé le 3 avril de notre calendrier grégorien, elle a duré "au moins jusqu'au 3 septembre 1295" ou, en tout état de cause, au moins jusqu'à septembre. Voir Lebeuf 1743, vol. 1, p. 415.
  2. L'abbé Mornay appelle Pierre de Grez "Pierre des Grecs". Voir Mornay 1689, p. 34-35.

Références

  1. (en) Charles Cawley, « Ferry III de Lorraine (-1302) », dans « Lorraine », ch. 1 - section A : « Dukes of Lorraine 1048-1431 », sur MedLands – Foundation for Medieval Genealogy (consulté le 18 janvier 2018).
  2. « Ferry de Lorraine (-murdered 4 Jun 1299) », dans « Lorraine », ch. 1 - section A : « Dukes of Lorraine 1048-1431 », p. sur MedLands.
  3. Jean Lebeuf (abbé), Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 416.
  4. René de Mornay de la Villetertre, Vies de plusieurs anciens seigneurs de la maison de Mornay, t. 1, Paris, J.-Baptiste Coignard, (lire en ligne), p. 35.
  5. Charles Vulliez, « Pierre de Mornay, évêque d’Orléans (1288-1296), esquisse de régeste d’un épiscopat partagé entre le service de l’Église et celui de l’État », dans Christine Barralis, Jean-Patrice Boudet, Fabrice Delivré et Jean-Philippe Genet (dir.), Église et État, Église ou État ?, Éditions de la Sorbonne, (lire en ligne), p. 55-71.
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