François Lapous

François Lapous est un nom porté par deux orfèvres bretons et parents, exerçant à Morlaix aux XVIe siècle et XVIIe siècle.

François Lapous, père et fils
Biographie
Naissance
Date et lieu inconnus
Décès
Date inconnue
Nationalité
Activité

Leurs réalisations ne soient pas toujours faciles à distinguer, mais on trouve parfois la mention de « François Lapous le Père » et de « François Lapous fils ».

Certaines de leurs pièces font partie des plus belles pièces d'orfèvrerie de Basse-Bretagne, comme le calice de Primelin ou certaines pièces du Trésor de Saint-Jean-du-Doigt.

Poinçons

Le poinçon identifiant les deux orfèvres est le poinçon de maître « FL » entre les lettres, surmontées d'un oiseau de profil. Le différent permet de distinguer les deux orfèvres :

  • François Lapous père aurait pour différent une étoile[1],[2] (l'option la plus souvent considérée) ou une couronne[3] ;
  • François Lapous fils aurait pour différent une hermine[4],[5].

Réalisations remarquables

François Lapous père

Le père aurait exercé principalement au 4e quart du XVIe siècle et au 1er quart du XVIIe siècle.

À Guimaëc (Finistère), un calice et sa patène en argent ciselé et doré, portant l'inscription « I ANA VALO I KVL IO 1583 » sous le pied. Le calice est classé au titre des monuments historiques le [1], la patène est elle classé au titre objet le  après avoir été inscrite au titre objet le [6].

En l'église Saint-Pierre de Plouzévédé, un calice en argent doré portant une inscription concernant le propriétaire sur le pied : « A YVES PARTEVAUX APPARTIENT CE CALICE 1604 »  : Ce calice est classé au titre objet des monuments historiques le [7].

Conservé en l'église Saint-Primel de Primelin (Finistère), un calice fabriqué entre 1585 et 1622[3] (estimé à 1620[2]) pour la chapelle de Saint-Tugen. En argent repoussé, ciselé et gravé, doré et émaillé, doté d'une fausse coupe, le décor du calice, très riche. Le nœud du calice présente sur deux étages des niches où se trouvent 12 statuettes représentant les apôtres. Un évêque, identifié comme « STUJAN » en phylactère et « TVGAN » sur le marli), est également représenté. La patène est d'origine inconnue, datant du XVe siècle[2]. Ce calice est classé au titre objet des monuments historiques le [3]. Ce calice fait partie des plus belles pièces d'orfèvrerie de Basse-Bretagne[8].

Pour l'église Saint-Thurien de Plogonnec, une patène en argent datée de 1620. La patène fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques le , puis d'une classement le [9].

Pour l'église Notre-Dame du Bon-Secours de Guingamp (Côtes-d'Armor), un calice et sa patène en argent doré, fondu et ciselé. Sa base est ornée de palmettes repercées. Une inscription est présente sous le pied : « Légué par olivier le Barazer et fourn.. ont fourni ce présent guallice l'an 1630 à la paroisse de Pouye ». Le poinçon de maître situé sous la coupe est celui de François Lapous père. Le calice et sa patène font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [10].

Pour l'église Saint-Sauveur du Faou, un calice en argent repoussé et ciselé présentant de nombreuses ornementations, et à fausse coupe entièrement dorée. Dans le pied se trouve l'inscription : « pour Sct Sauveur du Faou, 1648 ». Bien que ce calice soit une réalisation de François Lapous, la fausse coupe est un ajout postérieur (ou un remplacement) exécuté par l'orfèvre parisien Capello-Morel, ayant exercé dans la troisième moitié du XIXe siècle (poinçon : M en pointe, deux pipes en croix et deux étoiles)[11].

François Lapous fils

Coffret aux saintes huiles attribué à François Lapous Fils, trésor de Saint-Jean-du-Doigt.

Pour le trésor de Saint-Jean-du-Doigt, un coffret aux saintes huiles en argent, du début du XVIIe siècle[5] ou du XVIIe siècle[12], portant par deux fois le poinçon de maître de (probablement) François Lapous fils[12], classé au titre objet des monuments historiques le [12].

Croix de procession de Lannédern

Pour l'église Saint-Edern de Lannédern, une croix de procession en argent portant une inscription sur le pied « FET LE JOUR 19 D » ainsi que les armes de la famille de Legormel « seigneurs des Touralles en Larm'abern » (dédicace au dessus de l'écusson). L'une des clochettes, à gauche du Christ, a été volée en 1972. La croix fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [13].

Réalisations non attribuées ou auteur non précisé

Calice présent dans le trésor de Saint-Jean-du-Doigt.

En l'église paroissiale Saint-Divy, un calice et sa patène en argent, du XVIIe siècle. Des armoiries sont gravées sur le pied du calice et sur la patène. L'ensemble est classé au titre objet des monuments historiques le [14].

En l'église Saint-Suliau de Sizun, un chef-reliquaire en argent doré, pourtant l'inscription « FAICT LAN 1625 POVR SERVIR A MONSIEVR S CILLIAV PAROYSE DE SIZUN », classé au titre objet des monuments historiques le [15].

Pour le trésor de Saint-Jean-du-Doigt, le calice dit « n°2 » en argent doré et émaux peints, datant du XVIe siècle (ou du début du XVIIe siècle[5]), classé au titre objet des monuments historiques le [16]. Sa confection est attribuée à François Lapous[4], sans savoir s'il s'agit du père ou du fils, le différent n'étant pas visible[5] . Il présente un pied arrondi à frise de palmettes estampées, un nœud avec huit petits émaux noirs et une coupe unie évasée. Sa patène est datée de 1647[5].

Notes

    Références

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